Bayer avale Monsanto, l’altermonde reprend une aspirine

Publié Par Wackes Seppi, le dans Environnement

Par Wackes Seppi.

14 septembre 2016 : après des mois de négociations, les dirigeants de Bayer et Monsanto annoncent la signature définitive d’un accord sur l’acquisition du second par le premier pour un coût total de 66 milliards de dollars, soit en gros entre 15 et 30 fois les revenus annuels de Monsanto selon les chiffres que l’on prend pour base (le chiffre d’affaire de Monsanto a dégringolé depuis janvier 2015, notamment du fait de la chute des prix agricoles). Pour les actionnaires de Monsanto, cela représente une prime de 44 % sur le cours de l’action tel qu’il s’établissait le 9 mai 2016, quand Bayer a fait sa première offre ; l’affaire est donc alléchante pour eux.

Bayer et Monsanto : une opération rationnelle

Cette opération est rationnelle dans un secteur en consolidation – DuPont et Dow Chemical ont annoncé une fusion « entre égaux » en décembre 2015, laquelle sera suivie par une scission en trois sociétés indépendantes, dont une pour l’agrochimie ; après l’échec des négociations entre Monsanto et Syngenta, celui-ci a accepté en juillet 2016 un rachat par ChemChina. Le secteur est aussi fragilisé par la chute brutale des cours des céréales, c’est le moment des bonnes affaires.

Cette opération s’inscrit aussi dans la perspective d’une planète comptant quelque 10 milliards d’habitants en 2050 et d’une agriculture devant produire, dans une hypothèse basse, moitié plus par rapport à aujourd’hui sur une surface agricole guère extensible et avec des contraintes environnementales de plus en plus grandes.

Bayer et Monsanto ont déployé sur un site commun la rhétorique de l’avenir radieux pour les actionnaires (chronologiquement la première cible à atteindre) et les agriculteurs – en bref, tout le monde.

On peut y croire, ou se montrer plus circonspect. Mais le fait est qu’il s’agit de grosse artillerie. Un fleuron de la chimie agricole, avec d’autres activités dans son portefeuille, s’allie à un fleuron de la génétique qui a commencé sa diversification dans d’autres secteurs stratégiques tels que les systèmes intégrés de production agricole et big data.

À titre d’illustration, la nouvelle entité prévoit de constituer des plate-formes de recherche-développement avec un budget annuel de près de 2,5 milliards d’euros. C’est, à la louche (et rien que pour la recherche liée à l’agriculture), un dixième du budget alloué par la France à l’ensemble de l’enseignement supérieur et de la recherche ; un tiers du budget alloué à la recherche publique ; ou encore trois fois le budget de la recherche agronomique française déployée à l’INRA, devenu un repaire de sociologues et autres adeptes des agricultures « Marie-Antoinette ». C’est aussi 2,5 fois le budget de l’ensemble des centres internationaux de recherche agronomique.

L’obstruction à la fusion Bayer-Monsanto est déjà au rendez-vous

L’altermonde déploie en revanche la rhétorique de l’avenir funeste.

Nous y sommes habitués : cela fait bientôt quarante ans – depuis le Seeds of the Earth : A Private or Public Resource ? de Pat Mooney (1079) – qu’on nous annonce l’Apocalypse par la mainmise des multinationales sur notre alimentation à chaque coup du monopoly géant dans le domaine des variétés et des semences et de l’agrochimie.

Le Monde nous offre une illustration de l’extravagante emphase :

« Le futur numéro un mondial des semences et des pesticides se donne pour ambition de contrôler toute la chaîne agricole, des semences à l’assiette du consommateur. »

Le Point, avec « L’Allemagne s’inquiète du rachat de Monsanto par Bayer » illustre à merveille le concours toxique de médias au mieux naïfs, au pire complices : l’Allemagne, ici, ce sont exclusivement des voix de l’altermonde.

Il y a la rhétorique de l’avenir funeste, mais pas que…

Si vous avez envie de vomir, vous pouvez lire les déclarations de Vandana Shiva sur la « famille Farben ». Par exemple :

« Par des accords de licences croisées, des fusions et des acquisitions, l’industrie des biotechnologies est devenue l’I.G. Farben d’aujourd’hui, avec Monsanto dans le cockpit » !

Sa haine aveugle lui a fait oublier que c’est Monsanto qui se fait racheter… Et dire qu’elle est encensée par le monde alternatif comme une des grandes voix de la sagesse écologique… Et dire qu’elle est invitée à débattre avec Étienne Klein au Monde Festival le 18 septembre prochain de « La science peut-elle aller contre le progrès ? »

Mais ce n’est là que le plus infâme – à ce jour – des arguments déployés dans ce monde du refus, la pointe de l’iceberg.

En tout cas, si l’acquisition se réalise, et que la dénomination Monsanto disparaît, l’altermonde devra imaginer de nouveaux slogans… C’est bien parti : Bayer est soudainement pire que Monsanto

Obstruction à la fusion Bayer-Monsanto dans le monde politique

Il y a l’altermonde… mais pas seulement… Les Verts allemands se sont manifestés, comme on pouvait s’y attendre :

« Ce deal ne doit pas se faire. Il en résulte un cartel surpuissant qui ne combat pas la faim dans le monde mais l’exacerbe […] Et il n’y a pas que ça. Le pouvoir économique accroît aussi le pouvoir politique de Bayer et Monsanto. »

Quelle sinistre farce, répétée à l’envi ! Où est le pouvoir politique quand on voit les sagas des OGM, du glyphosate, des néonicotinoïdes, etc. en Europe ?

Il y a l’altermonde… mais pas seulement. Mme Margrethe Vestager, commissaire européenne à la concurrence, a ainsi déclaré qu’elle veut que

« les agriculteurs et les consommateurs aient le choix entre différentes sortes de semences, qu’ils ne soient pas coincés par un seul producteur et un seul genre de pesticides ».

Elle aurait mieux fait de se renseigner au préalable… Ainsi, la base de données de l’Office Communautaire des Variétés Végétales fait état pour le maïs – une espèce fort prisée par les grands groupes semenciers –, de… 2244 variétés ayant fait l’objet d’un titre de protection communautaire depuis juillet 1995 ; l’année passée, 321 nouvelles variétés, toutes différentes et inédites, ont été protégées. Pour le blé, ce sont 876 et 128, respectivement.

Quant aux pesticides, on peut fort bien imaginer qu’il n’y en ait plus qu’un seul, voire aucun. Pas à cause de la fusion des entreprises, mais de l’hystérie sécuritaire, de la pusillanimité politique et de la démagogie qui frappent la protection des plantes.

Bayer-Monsanto : un géant de petite taille

L’acquisition de Monsanto par Bayer créerait un géant de l’agrofourniture chimique et génétique ? Cela reste un nain !

En termes de chiffre d’affaires, Monsanto boxe dans la même catégorie que Whole Foods, le grand de la distribution de produits bio des États-Unis d’Amérique, du Canada et du Royaume-Uni. C’est en gros un tiers de Coca Cola, un cinquième de Carrefour, un sixième de Nestlé, un trente-deuxième de Walmart, ou encore la moitié de John Deere (les tracteurs et machines agricoles).

Et dire que pour les adeptes de Monsatan, l’une des compagnies les plus haïssables dans le monde selon eux, au point de créer une imitation de tribunal (le Tribunal Monsanto), celle-ci serait capable de corrompre les dirigeants et acteurs des processus décisionnels du monde entier !

umsaetze

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La route de l’acquisition est encore longue

Imaginons un instant que le deal se fasse. On en est encore loin. Il faut tout d’abord l’accord des actionnaires de Monsanto. C’est probablement le plus facile.

Il faut aussi le feu vert des autorités de la concurrence, possiblement dans un contexte de manœuvres obscures et peu ragoûtantes. Ainsi, le journal le Temps laisse entendre que les autorités américaines ont peut-être marchandé leur accord pour ChemChina-Syngenta contre une ouverture du marché chinois aux OGM américains. À la Commission européenne, on semble vouloir prendre son temps sur la fusion Dow-DuPont, voire la faire capoter. Les États-Unis laisseront-ils filer Monsanto ou succomberont-ils au patriotisme économique, voire à la vengeance en cas d’échec de Dow-DuPont ?

Mais imaginons… les Big Six deviennent les Big Three

Faites-moi peur avec un nouveau monopole !

D’après un document de la petite entreprise de Pat Mooney, l’ETC Group – dont nous apprécions souvent le contenu informatif sous déduction de la ligne militante – la part de Bayer-Monsanto dans l’agrochimie passerait à près de 25 %, à égalité avec ChemChina-Syngenta. Dans les semences, ce serait 30 % contre 23 % pour Dow-DuPont, mais là, on nage en plein fantasme ; en effet, ces chiffres se rapportent aux seuls grands groupes et ne tiennent pas compte de nombreux facteurs, par exemple des semences produites par les agriculteurs eux-mêmes.1

Faut-il néanmoins craindre une mainmise monopolistique ? Il y a quatre réponses.

Il y a, premièrement, les notions élémentaires du business. Les fournisseurs de l’agriculture seraient très mal avisés d’étrangler les agriculteurs, leurs clients.

À l’inverse, deuxièmement, les opérateurs de l’aval – en particulier les distributeurs – disposent de grandes marges de manœuvre et ne se privent pas de l’exploiter. On a déjà vu des grandes enseignes vider les rayons de produits de fournisseurs pas assez « coopératifs » ; et inversement des agriculteurs vider des rayons de supermarchés. Quand les agriculteurs se mettent à manifester, c’est la plupart du temps pour protester contre l’aval, pas l’amont.

Les États, troisièmement, disposent d’outils pour lutter contre les abus de positions dominantes. Notons que, s’agissant des brevets, il y a la menace de la licence obligatoire qui, si on voulait bien la mettre en œuvre, est d’un maniement bien plus simple que les instruments du droit de la concurrence.

Quatrièmement, dans ce Kriegsspiel économique, on oublie souvent les caractéristiques particulières de l’agriculture. Les analyses macro-économiques ignorent le fait que la position d’un grand groupe est constituée par la somme de ses positions sur, par exemple, des pesticides dont chacun s’adresse à une espèce cultivée ou un groupe d’espèces et à une ou plusieurs cibles ; dans le cas des variétés et des semences, l’offre doit répondre à des conditions agro-climatiques si diverses qu’il est quasiment impossible de constituer un monopole, même régional… sauf quand les gouvernements et les administrations sèment le parcours vers les autorisations de mise en vente pour la culture de tellement d’embûches que seuls les grands groupes peuvent se lancer dans la démarche.

L’avenir, ce n’est pas ce que l’on voit (croit voir) dans le rétroviseur

Qui a été le meilleur allié de Monsanto – et aussi de Pioneer (DuPont), Syngenta… – dans la montée en puissance d’une élite de producteurs d’OGM ? Les pouvoirs politiques, en tout premier lieu européens avec leurs réglementations dont l’objectif inavoué a été d’empêcher la culture des variétés GM. Mais, si les autorités européennes – communautaires et surtout nationales – ont le pouvoir de brider la recherche, le développement et la diffusion des produits de l’activité inventive et innovatrice, et ainsi d’empêcher l’émergence de nouveaux acteurs, il n’est pas du tout certain que la hiérarchie actuelle perdure.

En particulier, s’agissant des OGM, les premiers brevets sont en train de tomber, à leur échéance. De nouveaux acteurs peuvent entrer sur le marché, pour peu qu’on ne les étrangle pas avec des procédures administratives exorbitantes, soit dans les secteurs devenus libres de brevets, soit pour des espèces négligées par les « grands ». C’est par exemple le cas d’Okanagan Specialty Fruits, avec ses pommes résistantes au brunissement, ou de la J.R. Simplot Company’s Plant Sciences, avec ses pommes de terre Innate qui brunissent moins que leurs homologues « conventionnelles » et, surtout, produisent moins d’acrylamide cancérigène lors de la friture, ou encore résistantes au mildiou (notons que BASF s’est retiré de ce secteur pourtant capital pour l’économie et l’environnement – qu’on se rappelle les famines en Irlande au 19e siècle – devant l’obstruction politique). Des chercheurs indiens viennent de produire un cotonnier GM résistant à l’aleurode. En Afrique, les chercheurs d’un pays comme l’Ouganda travaillent sur une palette de plantes génétiquement modifiées pour combattre soit la malnutrition, soit des maladies de plantes pour lesquelles il n’existe pas d’autre solution que la transgénèse.

Et c’est sans compter les « new plant breeding techniques », dont CRISPR, une source de crispation pour l’altermonde…

Dans le domaine de la protection des plantes, la hiérarchie peut aussi évoluer rapidement. Le glyphosate – que l’on s’obstine à nommer en ajoutant « de Monsanto » – n’est plus sous brevet depuis longtemps, et Monsanto n’a plus qu’un portefeuille de produits limité. Il suffit de l’invention d’un herbicide blockbuster – à l’instar de ce que fut le glyphosate – pour bouleverser la hiérarchie en termes de chiffres d’affaire, lesquels ne reflètent pas nécessairement les positions stratégiques.

Ce qui importe ici, en conclusion, c’est que ce serait une erreur majeure que d’évaluer l’acceptabilité de l’acquisition du Monsanto par Bayer sur la base de la situation actuelle et de sa projection linéaire sur l’avenir.

  1. ces fusions sont malgré tout inquiétantes , moins il y a d’acteurs sur le marché moins d’innovations il y aura ou bien ils ont tous atteint leur seuil d’incompétence et au lieu d’innover , ils optimisent leurs outils productifs, idem pour la pharmacie.
    je n’aime pas être pessimiste mais l’humanité semble arrivée a un carrefour , soit elle progresse soit elle régresse..elle semble avoir choisie de faire l’autruche.

    1. L’innovation n’est pas une question de taille de la boite (ou de taille de la … — remplacez les trois petits points par ce que vous voulez). C’est une affaire de la manière dont les innovations sont soutenues dans les processus internes à la société, laissées passer par les réglementations publiques, puis proposées, acceptées et vendues au marché. Que ce soient les GAFA ou la santé, les Etats et ceux qui les lobbyisent sont les principaux obstacles à l’innovation. Combien de réussites d’innovateurs français en Californie, et combien en France, vous avez fait le tableau comparatif ?

      1. je suis d’accord avec toi mais lorsqu’on est une multinationale l’innovation passe aussi par l’achat de la concurrence et de start up pourquoi pas californiennes..et pour cela il faut des sous .

  2. Comparer Bayer /Mosanto à Wallmart ou Johne Deer… ! Je ne sais pas si ça a un sens!
    Dire que ce soit le premier producteur mondial de semence, oui!
    Le plus puissant lobby agricole à Washington et à Bruxelles aussi ! Aussi en Amérique du Sud et en Inde.
    Un des plus grand menteurs et manipulateurs de rapports d’experts sur les produits, ça informe! Voulez vous des exemples?
    Un deal très dangereux pour Bayer, c’est Baumann lui même qui le dit! Même au taux des emprunts qu’il vient de signer.
    Que ce sont les rois de l’insecticide et de l’herbicide, on sait déjà! Un peu critiqués.

    Questions: Que font les entreprises qui se regroupent?
    Elles créent des valeurs? Je veux dire elles créent plus de valeur ajoutée qu’auparavant?
    Elles créent des emplois, Elles servent l’Humanité?
    Merci de cette description du monde Bisous Nounours que vous nous faites, mais il est trop amputé de faits et d’histoire pour gagner seulement un sourire. Encore moins de crédit.
    C’est dur de croire encore au Papa Noël en 2016 😉

    1. « Dire que ce soit le premier producteur mondial de semence, oui! » ?

      Non, c’est faux, archi-faux.

      Les premiers producteurs de semences sont les agriculteurs eux-mêmes. Ce n’est pas prêt de changer. En France, en temps normal, quelque 40 % de la sole de blé est issue de « semences de ferme ». Il n’y a malheureusement pas de statistiques mondiales (ou peut-être heureusement, vu les biais cognitifs de la bien-pensance), mais il serait intéressant de voir le rapport semences « commerciales »/ semences de ferme dans le cas du riz.

      On nous balance des chiffres sans les expliquer. Ce sont des chiffres d’affaires de grands groupes qui négligent les réalités agricoles. Monsanto – pour ne citer que lui – « vend » des semences de maïs ? Elles ont été produites par un agriculteur-multiplicateur dont la prestation est incluse dans le chiffre d’affaires de M.

      « Le plus puissant lobby agricole à Washington et à Bruxelles aussi ! » ?

      Vous voulez rire ! Il est tellement puissant, ce lobby, que le glyphosate a failli ne pas passer (provisoirement) la rampe et qu’il n’y a qu’un seul OGM cultivé en Europe – plus précisément en Espagne et un peu au Portugal.

      « …mais il est trop amputé de faits et d’histoire… » ?

      C’est ça ! Définissez l’avenir de vos enfants et petits-enfants à partir de l’hystérie passéiste – purement de circonstance – de l’altermonde.

      Ce n’est pas un plaidoyer pour l’acceptation de l’opération Bayer-Monsanto. Juste un plaidoyer pour une approche rationnelle.

    2. Décidément Bago, vous ne savez pas ce qu’est une entreprise rationnelle :

      Imaginez que vous rencontriez Gretel vôtre âme soeur lors d’un grand rassemblement écologiste et que vous décidiez de vivre ensemble vu que vous avez plein d’affinités et de quoi occuper vos longues soirées d’hiver à faire le procès de toutes les méchantes entreprises de la planète.

      Vous avez chacun votre logement dont vous êtes propriétaires. Vous faites quoi ?

      1- Vous vivez alternativement un mois chez l’un et un mois chez l’autre sans rien changer d’autre.

      2- Vous rationalisez : vous vendez un des logements ce qui vous permettra de baisser vos dépenses en double (électricité, taxes d’habitation, taxes foncières, équipements, femme de ménage) et libérera du capital et permettra de l’épargne pour les études de vos futurs enfants, faire un don annuel à Greenpeace ou vous acheter un yacht avec 2 moteurs de 1000CV pour naviguer de concert avec le Sea Shepherd et pousuivre les flottes baleinières au-delà des pôles.

      Solution 2 ? Mais rendez-vous compte c’est horrible toutes ces dépenses en moins, c’est des taxes en moins pour l’état, des fonctionnaires qu’on ne pourra plus payer, une femme de ménage qui va perdre une partie de ses revenus, France TV qui va avoir moins de sous pour produire des daubes, des fabricants de machines à laver qui vont licencier, des éoliennes qu’il va falloir arrêter…
      En fait vous êtes un gros égoiste et vous ne pensez qu’à vous.
      ___________
      Une entreprise qui se rationalise c’est comme vous avec Gretel le but est de faire autant avec moins, voire plus avec autant vu que celui qui n’avance pas recule.
      Je me demande bien de quoi vous vous mêlez de savoir si ça va créer des emplois ou pas. Quand vous avez refourgué la machine à laver de Gretel sur le bon coin ou que vous avez réduit le nombre d’heures de la femme de ménage, on s’en est mêlé ?

      Vous avez servi l’Humanité en vous mettant à la colle avec Gretel ?

    3. Bago: Dire que ce soit le premier producteur mondial de semence, oui!

      Si le monde ne produisait que pour 8 milliards d’euros de semence chaque année, le « problème » de la surpopulation mondiale serait réglé en trois mois.

  3. « surface agricole guère extensible » on peut parier que grâce au réchauffement climatique cette surface va considérablement augmenter…

    1. Ou régresser …. sans compter les effets de l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des événements climatiques extrêmes tels que les inondations, les sécheresses et les tempêtes.
      La nécessité, comme rappelé par M Seppi « d’une agriculture devant produire, dans une hypothèse basse, moitié plus par rapport à aujourd’hui » est un fait. Que propose l’altermonde ?

      1. Ieatrabbit: sans compter les effets de l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des événements climatiques extrêmes tels que les inondations, les sécheresses et les tempêtes.

        Sur le dernier siècle de réchauffement, on ne constate rien de semblable, les projections dans ce sens sont justes la marque de l’hystérie catastrophiste et de biais ridicules (constructions effrénées en zone inondable ou à risque qui font augmenter le coût des catastrophes).

    2. Déjà on arrêtera la subvention des bio-carburants, ça fera de la place

      1. « Déjà on arrêtera la subvention des bio-carburants, ça fera de la place »
        Exactement.
        Qui plus est, il y a des millions d’hectares non mis en valeur ou tres peu productifs. 2 M d’ha rien qu’en France, subventionnés par l’UE pour limiter l’offre. Et a l’instar des prix du pétrole, les prix des produits agricoles ont fortement chuté, preuve qu’il n’y a pas de pénurie.

        1. Sur le blé il y en a une bonne avec l’Egypte qui est le plus gros importateur mondial de blé et qui déstabilise les cours mondiaux à cause de son imprévisibilité alors que l’Egypte était le grenier à blé à l’époque des romains.

          Mais que s’est-il passé qui se passe donc depuis ?

          En fait le prix d’achat ET de vente du blé produit en Egypte est fixé par l’état et donc les producteurs font des choix d’autres cultures ou font du blé de m…. ou l’exporte mais illégalement puisque c’est interdit.

          L’état importe donc du blé pour compenser mais vu le prix du marché il est obligé de le subventionner et il est si peu cher que les égyptiens sont les plus gros consommateurs de la planète en kg par an.

          Mais ça ne s’arrête pas là, ça serait trop beau ! Le blé importé est de bonne qualité et est échangé lot pour lot avec du blé de mauvaise qualité produit en Egypte et le blé importé se retrouve réexporté ! Et les égyptiens consomment donc beaucoup de blé de m… subventionné 2 fois.

          Il y a 1 ou 2 ans, du blé local s’est retrouvé dans un lot de blé livré par la france et c’est donc la france qui a été accusée de livrer du blé de m… alors que c’est à cause de la corruption à tous les étages.
          Donc les Egyptiens ont relevé depuis leur standard de qualité et le paie encore plus cher…

          1. En fait pour conclure les Egyptiens ne savent pas combien ils produisent ni consomment de blé.
            Il se pourrait simplement que leur forte consommation soit due en partie au blé qui rentre légalement avec des subventions et ressorte illégalement.

    3. Ou diminuer sur d’autres zones. Voyez le pourtour méditérranéen par exemple. Les projections ne vont pas dans votre sens.

  4. J’aime bien le titre. Quand on sait que l’aspirine était initialement un brevet de Bayer…

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