Primaires : la gauche va-t-elle exploser ?

Publié Par Patrick Aulnas, le dans Politique, Pushmobile

Par Patrick Aulnas.

Les candidatures à gauche en vue de la présidentielle se multiplient. Et certains n’envisagent même plus de passer par l’étape des primaires. Arnaud Montebourg, en se déclarant candidat à la présidence de la République, n’a fait aucune allusion aux primaires socialistes. S’y présentera-t-il ou sautera-t-il cette étape ? Nul ne le sait. S’il devait être directement candidat à la présidentielle, il ne pourrait plus appartenir au Parti socialiste, ce qui suppose la création d’une autre formation politique. Après le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon et En marche d’Emmanuel Macron, cela commence à faire beaucoup. L’émiettement de la gauche est en réalité le symptôme de son effondrement idéologique.

Le grand problème : le socialisme, c’est déjà fait !

La société dans laquelle nous vivons est une société sociale-démocrate. Les chiffres suivants, sans cesse répétés mais à juste titre, suffisent à le démontrer. Les prélèvements obligatoires représentent 46% du PIB, les dépenses publiques plus de 57%. La protection sociale (santé, maternité, retraites, chômage, famille, accidents du travail) repose sur des cotisations obligatoires à caractère public. L’effet redistributif global du système est très puissant si l’on tient également compte des dépenses de l’État en matière d’éducation (48 milliards d’€) et des pensions de retraites publiques (46 milliards) qui figurent parmi les postes les plus importants du budget.

Le projet socialiste du début du XXe siècle a donc été réalisé, et même au-delà des rêves les plus fous de l’époque. C’est la croissance économique, basée sur la puissance technologique, qui a permis cette évolution que l’on peut constater dans tous les pays riches. Les facteurs politiques ont cependant accentué la collectivisation dans certains pays, la France se situant aujourd’hui aux plus hauts niveaux mondiaux de pression fiscale.

Que faire désormais ? Voilà bien la grande question à laquelle sont confrontés les sociaux-démocrates. Les incantations concernant les nationalisations et la dictature du prolétariat ayant été abandonnées, sauf à l’extrême-gauche, il ne reste pas grand-chose du corpus idéologique initial. La démagogie devient alors une forte tentation électoraliste. Car il faut bien être élu !

La fuite en avant vers la démagogie

En examinant les propositions des candidats aux primaires socialistes, leur aspect profondément démagogique saute aux yeux. Cela va du SMIC à 1500 € (Marie-Noëlle Lienemann) au revenu universel (Jean-Luc Bennhamias et Benoît Hamon) en passant par la semaine de 32 heures, la retraite à 60 ans pour tous (Gérard Filoche) et bien entendu l’abrogation de la loi travail. À ce rythme-là, dans une trentaine d’années, il faudra proposer la semaine inversée (2 jours de travail, cinq jours de week-end) et un revenu universel supérieur au salaire minimum. Idéal pour encourager l’activité.

Arnaud Montebourg, qui se place pour l’instant hors primaires socialistes, veut favoriser les PME françaises dans le domaine des marchés publics. Mais pour cela, il doit contrevenir aux engagements européens de la France qui n’autorise pas à privilégier les entreprises nationales. Grand marché oblige ! Il prétend consacrer 100 milliards à la rénovation thermique des bâtiments sous forme d’emprunts publics à 50 ans et simultanément revenir sur les hausses d’impôts du quinquennat Hollande. Jusqu’où va alors grimper la dette publique ?

Jean-Luc Mélenchon ne chiffre pas ses propositions, ce qui est plus prudent, mais choisit le lyrisme des révolutionnaires d’antan. « Je crois que le gavage des riches, l’appauvrissement des classes moyennes et les misères du peuple n’ont rien de fatal. […] Protégeons de la finance les salariés et la production en France. Révolutionnons les impôts pour que tout le monde paye et selon ses moyens réels. »

Pour séduire le peuple, la tradition qui remonte à l’Antiquité romaine avec les tribuns de la plèbe, se perpétue donc aujourd’hui. Il est possible de faire rêver en peignant un tableau idyllique de l’avenir avec un vocabulaire à dominante émotive, comme le fait Mélenchon. Reconnaissons-lui une incontestable cohérence intellectuelle : son programme reflète bien ses discours fougueux. La sacralisation du politique, qui peut presque tout s’il en a la volonté, explique cet enthousiasme.

Chez les socialistes, ce sont les arrière-pensées politiciennes qui dominent. La plupart des candidats à la primaire n’ont aucune chance de la gagner et ils le savent. Il s’agit de se positionner en vue de l’après-présidentielle. Quel courant prendra possession du parti ? Lienemann et Hamon, en particulier, spéculent sur l’échec de Hollande pour placer leurs pions en vue de l’avenir. Ce n’est pas très joli mais tout à fait courant en politique, aussi bien à droite qu’à gauche. Les propositions n’ont donc pas grande importance puisque l’on sait d’avance qu’elles n’auront pas à être mises en œuvre. La démagogie peut se déployer tout à loisir.

La difficulté n’est pas mince

Reconnaissons qu’après la réussite mondiale du capitalisme au XXe siècle, construire un projet politique sur la base d’une idéologie moribonde est une gageure. Certains veulent donc se positionner à gauche en abandonnant toute référence idéologique. Emmanuel Macron l’affirme clairement. Manuel Valls le dit à demi-mot. Arnaud Montebourg est beaucoup plus pragmatique que ses discours ne le laissent supposer. Pas facile de gouverner disait Hollande il y a quelques années. Pas facile non plus de conquérir le peuple de gauche sans lui raconter la fable de la lutte des classes.

 

 

 

  1. Philippe GACHET-MAUROZ

    La multiplication des candidatures devient une farce, de la stratégies de communication, auxquelles plus personne ne croie
    Les électeurs ne croient plus en la compétence des politiques, d’ailleurs bien d’entre eux se jugent plus compétents qu’eux, beaucoup le serait si notre démocratie permettait leur ascension
    La multiplications des candidatures, assortie, de propositions plus fantaisistes les unes que les autres, démontrent également leur incapacités à se mettre d’accord, à s’entendre..
    En réalité, chacun sent bien, que toutes ces propositions ne sont que du saupoudrage court termiste et conjoncturel.
    Rien ni personne n’aborde les problèmes structurelles, dont le poids de notre administration, nos fonctionnaires à vie, électeurs de surcroît, sont intouchables.
    Ces politiciens incompétents seront pourtant réélus, car le nombre des personnes qui ont intérêts à ce que rien ne bouge, retraités ( 15 millions), fonctionnaires 6 millions, allocataires divers 6 a 12 millions, sont la majorité, et ont plus à perdre que ceux qui alimentent toute cette solidarité

    1. Mettre les victimes, allocataires, dans le même panier que les bourreaux et les geôliers marque une incompréhension totale de ce qui se trame aujourd’hui.
      Anticipez, la surprise pourrait être fatale.

      1. Philippe GACHET-MAUROZ

        n’imaginez pas que je critique les allocataires, il y a « syndrome de stockholm »…et audelà, il se crée une dépendance aux allocations…impossible d’imaginer qu’un « dépendant » puisse voter pour celui qui voudrait les réformer
        Attention je n’ai pas dit les supprimer.
        En matière d APL, celles ci gonflent le montant des loyers par exemple

        1. Pour les allocataires il y a pourtant une juste solution : mettons les allocations sur le même plan que les autres revenus, c’est à dire comptons les dans le calcul de l’ IR et des futures allocations. Ce ne serait que justice vis à vis des travailleurs et retraités qui payent charges et impôts pour faire vivre ces allocataires. A revenu égal, impôts égaux et allocations égales !!!
          Ceci est valable également pour tous nos politiques qui s’exonèrent d’impôts sous pretexte qu’il s’agit  » d’ indemnités »…

    2. « Ces politiciens incompétents seront pourtant réélus, car le nombre des personnes qui ont intérêts à ce que rien ne bouge sont la majorité ». Je vais être plus précis; il semble que ce sont les socialistes qui seront réélus, c’est pourquoi je parie depuis 3 ans sur la réélection de Pasdebol 1er… Les socialistes ont réussi à créer une ineptocratie. La France est en train de devenir une Ineptocracie, telle que définie par une scientifique anglaise
 « L’ineptocracie est un système de gouvernement où les moins capables de gouverner sont élus par les moins capables de produire et où les autres membres de la société les moins aptes à subvenir à eux-mêmes ou à réussir, sont récompensés par des biens et des services qui ont été payés par la confiscation de la richesse et du travail d’un nombre de producteurs en diminution continuelle. »
      « Les moins capables de produire » qui ont élu Pasdebol1er sont suffisamment nombreux pour le réélire en 2017: ce sont les fonctionnaires et assimilés, les immigrés, les assistés et les bobos. Le total tourne aujourd’hui autour de 50% des inscrits dans ce pays !!

      1. Ineptocrates certes, mais pas quand il s’agit de se gaver comme des porcs sur le dos des créateurs de richesses.

  2. Ce que ne comprennent pas les politiques de gauche comme de droite, et pas seulement eux, c’est que le développement des sociétés industrielles, et donc du bien être global et des acquis sociaux, a été étroitement lié à l’accroissement de la consommation d’énergie, laquelle est à la base de la création de biens matériels. La société actuelle est constituée d’une petite minorité de producteurs de biens matériels à très forte productivité, grâce aux machines, mais dont le poids électoral est très faible, et des autres professions, qui en vivent et les exploitent donc de fait, mais qui ont le plus fort poids électoral. Pratiquement plus personne dans ce pays n’a de notions solides en sciences et en technologie, pourtant à la base de notre civilisation, et au contraire chacun y va de son couplet pour dire à quel point elles sont néfastes et haïssables. C’est la fable des membres et de l’estomac. Si l’énergie ne coule plus à flots, en fait les combustibles fossiles qui en représentent l’essentiel, ce système s’effondre. Attention à la crise pétrolière qui se dessine actuellement !
    Le système politique, à droite comme à gauche, c’est la moisissure sur le fromage. Et comme la moisissure, il va disparaître sous sa forme actuelle avec le fromage.

    1. À BMD :

      Vous avez un problème de poule et d’oeufs dans vos connaissances économiques 🙂

      1. @Stéphane, il n’y a pas de problème de poule et d’oeuf. Je suppose que vous voulez dire que c’est avec l’argent que l’on extrait l’énergie. Mais pas d’énergie pas d’argent. L’énergie vient en premier. Essayer de faire tourner votre petite entreprise avec seulement de l’argent si vous n’avez pas d’énergie.

        1. Votre 1er commentaire est plutôt intéressant. En effet, c’est bien la machine qui permet une productivité élevée et la machine ne fonctionne pas sans énergie. Par contre, votre réponse à Stéphane semble montrer que vous ignorez que la machine est le produit du capitalisme, fils de la liberté. Idem pour « l’énergie ». Il n’y a pas de quantité d’énergie limitée et épuisable mais une energie potentiellement illimitée à découvrir, pour peu qu’on laisse faire la liberté, la concurrence… Au 17e siècle tout le monde ignorait que la terre recelait d’énormes gisements d’énergie sous forme de pétrole par exemple. Il en est de même pour les énergies de demain.

          1. @ Guy et Stephane, je reconnais bien là les arguments classiques des économistes et des politiciens hors sol, qui ne voient aucune limite à ce que la terre peut offrir.
            La machine est le produit du capitalisme ! On croit rêver en lisant çà. La machine est le fruit de l’ingéniosité humaine au cours de la longue histoire de sa domination croissante sur la nature. Est-ce que le feu et la roue, deux inventions majeures de la préhistoire, sont le fruit du capitalisme, et croyez-vous qu’on aurait pu créer la machine à vapeur sans la très longue série de découvertes technologiques puis scientifiques qui l’a précédée ?
            Il y a vraiment du souci à se faire pour les années qui viennent, tant semble faible la connaissance des phénomènes naturels, des lois de la physique et des évolutions technologiques dans votre milieu.

            1. Raisonnement malthusien sur la finitude de la planète, faux depuis 200 ans, et provenant d’une mauvaise conception de la valeur et de la méconnaissance du génie humain.

              Quand à la roue et au feu, il s’agit bien évidemment d’accumulation de capital, mais immatériel ici.

              Chaque génération n’a pas eu à réinventer la roue ou à re-découvrir le feu…

              Mauvaise conception du capital et de son accumulation.. .

              1. @ Stéphane, si vous considérez comme du capital immatériel l’accumulation des observations et des connaissances sur la nature au cours de l’histoire de l’humanité, et encore à condition que ce capital soit transmis de génération en génération, ce qui est loin d’avoir été toujours le cas, alors oui on peut considérer la machine comme un produit de ce capital mais quel est le rapport avec le capitalisme au sens habituel du terme. Quant à considérer, comme semble le faire Guy, l’énergie, grandeur physique universelle accompagnant toute transformation matérielle, comme un produit du capital, mieux vaut en rire !
                Quant à la création de valeur, que vaudra votre Rolls sur le marché si vous n’avez plus de carburant à mettre dedans ?
                Non loin de chez moi, il y a un poulailler en plein air, où 200 poules sont parquées sur 5000 m2. Arrêtez de les alimenter en céréales produites ailleurs, et il n’en restera que 2 ou 3. L’énergie, c’est l’alimentation des sociétés industrielles. Arrêtez l’alimentation par les stockages d’énergie limités que sont les combustibles fossiles et l’uranium, et les sociétés industrielles ne pourront survivre. Avez-vous des idées à proposer sur les nouvelles formes d’énergie, illimitée bien sûr, que l’on pourra utiliser d’ici là, et travaillez vous personnellement à les découvrir, ou comptez-vous sur les autres?

                1. @ BMD :

                  la roue, ce n’est pas une observation ou une connaissance de la nature. La domestication du feu et son utilisation, non plus. pour rappel, l’être humain est le seul animal ou l’acquis est plus important que l’innée.

                  L’accumulation de capital matériel ou immatériel est liée à la nature même de l’être humain, ce que ne comprends pas un socialiste par ex.

                  « que ce capital soit transmis de génération en génération » : la mauvais allocation du capital, qu’il soit matériel ou immatériel fait parti de la vie humaine, voilà pourquoi il ne peut être centralisé entre les mains d’un seul décideur comme l’état.

                  « l’énergie, grandeur physique universelle accompagnant toute transformation matérielle » : gloubi boulga ne montrant qu’une chose : vous ne savez pas ce que c’est que la valeur.

                  Ne soyez pas physiocrate ou marxiste, soyez autrichien sur la conception de la valeur.

                  On peut créer beaucoup de valeur sans utilisation matérielle ou énergétique, c’est même le sens premier de la hausse de productivité, qui est le synonyme de la croissance économique.

                  Rapport entre le carburant et la Rolls : mon Dieu, tjrs la même affirmation basique du bobo écolo, c’est désolant de superficialité.

                  A cela une seule réponse : l’age de la pierre ne s’est pas terminé par manque de pierres…

                  « l’énergie, c’est l’alimentation des sociétés industrielles » : l’énergie, ça représente quelque % maximum du PIB pour votre information …

                  Vos affirmations sont parfaitement fantaisistes du point de vue économique : c’est comme si vous affirmiez que si demain nous n’utilisions plus aucune ressources matérielles, nous ne produirions plus de biens matériels !!!

                  Mais rien ne s’arrête du jour au lendemain : une ressource s’épuise lentement, son prix augmente, et compte tenu de cette augmentation, d’autres ressources apparaissent qui deviennent rentables.

                  L’énergie est parfaitement inépuisable sur Terre.

                  Malthus avait raison en 1800, on ne peut nourrir 500 millions de personnes avec les techniques d’agriculture de 1800. Sauf que les 500 millions de personnes seront nourris avec les techniques de 1850, et ainsi de suite.

                  Moi, je ne connais pas le futu ou l’avenir ainsi que les futures découvertes humaines, (mais elles ne font que s’accélérer pour info) alors que vous, vous semblez parfaitement le connaitre et être très pessimiste 🙂

                  1. @Stéphane, quelle belle collection d’absurdités tirée de je ne sais quel catéchisme!
                    L’énergie est une grandeur physique qui est indissociable de toute transformation matérielle, et qui selon le premier principe de la thermodynamique se conserve dans ces transformations. Mais le deuxième principe indique qu’à chaque transformation elle se dégrade en partie sous forme de chaleur inutilisable. En multipliant les transformations successives, il vous faut donc disposer de sources d’énergie non dégradées de plus en plus importantes.
                    D’autre part, sans source d’énergie, mais bien sûr aussi sans matières premières, vous ne produirez donc aucun bien matériel, c’est-à-dire de richesse matérielle. Autant dire que vous pouvez alors mettre tous les économistes de la « valeur » à la retraite.
                    La croissance indéfinie des sources d’énergie, des matières premières et de la population est ce qu’on appelle le rêve cornucopien, qui a nourri et nourri encore la majorité des théories économiques.
                    A titre d’exemple, si la croissance de la population mondiale continuait pendant encore 1000 ans au rythme actuel de 2 % par an, cette population serait multipliée par environ 40 millions et atteindrait donc 280 milliards ! Et consommerait, en consommant par habitant la même quantité d’énergie que maintenant, 400 milliards de tonne-équivalent-pétrole par an. Et huit fois plus avec la consommation actuelle des Etats-Unis. Je ne connais pas le futur des découvertes humaines, mais je sais qu’une telle situation est intenable.
                    Croire que l’énergie est un bien matériel comme les autres dont l’importance ne se mesure qu’à travers sa part du PIB est l’imbécillité la plus classique des économistes. Il est urgent de renforcer chez eux les connaissances de base en leur imposant dans leurs études des cours de physique et en particulier de thermodynamique avec examen éliminatoire.

                    1. @BMD :

                      Renseignez vous d’abord sur ce que c’est que la valeur et donc la production de richesses…

                      « la croissance indéfinie » : il y a une seule croissance infinie, celle du génie humain.

                      Pour information, la science économique est la science de la rareté et de sa gestion. L’être humain a toujours vécu dans un environnement de rareté, et c’est l’utilisation de plus en plus optimale des ressources qui a permis sont élévation matérielle.

                      « quelle belle collection d’absurdités tirée de je ne sais quel catéchisme! »

                      => Vous parlez de vous j’espère ? ce que j’avance, c’est des absurdité, un catéchisme, mais vérifié vrai depuis 200 ans pour information….

                      Alors que dans votre dernier post (celui ou la population atteint 280 milliard) vous nous faites encore une fois un raisonnement typiquement malthusien.

                      Vous avez lu mon post ? Malthus avait raison, la Terre ne peut nourrir 500 millions d’habitants en 1800 avec les techniques d’agriculture de 1800. Sauf qu’aujourd’hui, la Terre en nourrit 7 milliards grâce aux techniques d’aujourd’hui, et non celles de 1800.

                      Malthus, comme vous, ne connaissait pas le futur des découvertes humaines, mais savait qu’une telle situation était intenable, et pourtant …

                      Alors, prévoir déjà que la situation sera intenable avec les techniques de dans 1000 ans, soit vous êtes Nostradamus, soit vous avez tout faux comme Malthus (je penche pour la seconde option).

                      Mais bien sûr, l’énergie n’est pas un bien matériel comme les autres, comme la santé, la nourriture, les médicaments, etc etc etc …

                      Vous avez sûrement fait de bonnes études de physique, mais hélas aucune en économie, alors avant de vous prononcez sur des sujets où vous ne connaissez rien (et n’avez aucune connaissances des faits les corroborant pourtant) imposez vous à vous même de « renforcer vos connaissances de base en vous imposant des cours d’économies et en particulier les cours de l’école autrichienne d’économie avec examen éliminatoire ».

                      Allez, je vous aide un peu, quel est la différence entre la valeur objective et la valeur subjective ?

                      En tout cas, un malthusien de vivant et de croyant au 21 ième siècle, c’est beau, on croyait que cela n’existait plus !!!!

        2. À BMD :
          Manifestement, vous ne comprenez pas grand chose au phénomène de production de valeur. C’est parce qu’il y a la liberté que le capital peut s’accumuler et l’innovation apparaître, et ainsi nécessiter la consommation d’énergie (fossile ou autre) pour produire. Cela n’a jamais été la consommation d’énergie qui a suscité la croissance économique, cela en est juste une des conséquences. Accorder un rôle de production à l’argent est une ineptie, il a un rôle dans l’échange et donc l’allocation de ressources. Enfin, on peut avoir énormément de production sans consommation d’énergie, vous avez une mauvaise conception de la valeur, Bien cordialement

          1. Stephane, la valeur d’un bien matériel, qu’elle soit objective pour l’école anglaise, ou subjective pour l’école autrichienne, n’a guère de rapports avec la réalité physique. La même maison va valoir 10 fois plus si elle est situé dans un quartier chic de Paris ou dans une bourgade de province. Et pourtant il aura fallu la même quantité de matériaux et d’énergie pour la construire. Cette notion n’a donc aucune pertinence pour décrire le système physique dans lequel nous vivons et son évolution, mais les économistes persistent à ne pas s’en rendre compte.

  3. Vous écrivez: (je cite) « Chez les socialistes, ce sont les arrière-pensées politiciennes qui dominent. ». Bien entendu, cela, selon vous, ne toucherait QUE la gauche? J’avais pourtant cru comprendre qu’à droite, les calculs politiciens » étaient, au moins, aussi virulents qu’à gauche! Non? Il est vrai que, comme « Contrepoints » roule résolument à droite, en particulier, pour le compte de Fillon, On explique facilement quelques « oublis » et contrevérités!…

    1. C’est bien là le problème : dans la pléthore de candidats déclarés même à droite il n’y a personne pour représenter un libéralisme digne de ce nom.
      Pas même Fillon …

    2. Ne vous laissez pas abuser par cet « échiquier » politique stupide. La « droite » est comme la « gauche », à une différence près : la première n’assume pas son socialisme, contrairement à la seconde.

    3. Bien entendu, cela, selon vous, ne toucherait QUE la gauche?

      Mais la droite est aussi socialiste. Elle est aussi visée régulièrement.

    4. Et vous oubliez que la gauche est conservatrice dans ses idées.
      Mal à droite.

  4. La gauche a déjà explosé. Jusqu’à maintenant, chacun se retenait parce que la gauche est au pouvoir, et que personne n’a intérêt à perdre trop tôt son fauteuil et ses avantages (à l’image des frondeurs qui promettent mais qui se gardent bien de faire tomber la majorité). Mais maintenant que l’élection approche et que Hollande est hors course, ils sortent tous du bois.

  5. La « gauche » est un zombie depuis longtemps. il y a une contradiction fondamentale entre la gauche et le pouvoir, il y en a même deux.
    1) la gauche c’est du rêve, or le pouvoir se coltine avec le réel
    2) le pouvoir c’est l’autorité, et l’autorité c’est de droite. Le pouvoir est de droite, par nature.
    Et donc, toutes les expériences de gauche au pouvoir se termine mal, l’exercice du pouvoir faisant éclater la contradiction entre les « réalistes » qui finalement ne se distinguent plus tellement des populistes de droite, et les « purs » qui ne peuvent pas se satisfaire des forcément trop maigres avancées vers leur utopie.

    Mais en fait OSEF que la gauche explose. Tant qu’elle n’explose pas le pays entier, comme ça arrive régulièrement…

    1. « Tant qu’elle n’explose pas le pays entier »

      Les 36 millions d’électeurs socialistes de 2012 méritent quand même de subir les conséquences de leurs actes.

      1. le « mérite », en politique, … LOL.
        Si ça peut vous satisfaire, assez clairement les 36 millions d’électeurs socialistes de 2012 sont bel et bien en train de subir les conséquences de leurs actes, et donc ils font ce à quoi on peut s’attendre : punir les 30 millions d’innocents.

  6. Tout ça c’est du théâtre.

    La seule chose qui les unissent réellement c’est l’accès a la gamelle de l’argent gratuit. Les grandes idées, les leçons de morale c’est juste pour faire oublier ce fait.

    Quand viendra l »élection, ils se rallieront tous au candidat socialiste mainstream , quelle que soit sa tendance affichée ou son passif, parce qu’ils savent que c’est avec lui qu’ils auront le moins de rognage sur leurs privilèges.

    Ça fait 30 ans que ce pays vote majoritairement a droite, extrême ou pas, 30 ans que le socialisme aurait du rejoindre le communisme dans les poubelles de l’histoire.

    Et a chaque élection , c’est la même combine, la gauche « se rassemble » et traite de nazis la droite si la pensée d’en faire autant l »effleurait.

    L’hémiplégie comme système de gouvernement….

  7. depuis l extreme excitation post 11 septembre les politiciens pro type Hollande Sarkozy sont obliger de se consacrer a 100% au maintient de l ordre

  8. Patrick AULNAS analyse la fracturation de la gauche et en déduit son effondrement idéologique.

    Dans notre pays, il existe deux catégories de citoyens : ceux qui vivent des rémunérations étatiques ou des collectivités territoriales et, ceux qui s’échinent à produire des services et des biens, c’est à dire tout le secteur privé, salariés et dirigeants confondus.

    Ces deux catégories de citoyens sont en opposition et, la situation économique actuelle de la France est causée par la prépondérance en nombre et en influence de ceux qui vivent des rémunérations et des prébendes publiques sans se préoccuper des « gains de productivité » car étant bien à l’abri de leur « légitimité » de « service public ».
    C’est donc cette catégorie d’électeurs qui est majoritairement concernée par le tropisme de gauche; une catégorie qui déteste le secteur dit « marchand ».

    L’idéologie de cette même catégorie de français c’est uniquement toujours plus de rémunérations, plus d’avantages sociaux et de retraites confortables, la sécurité de l’emploi à vie….peu important la façon et le quantum des prélèvements sur le secteur « marchand ».

    Une catégorie de français qui saura donc, le moment venu, soit réélire notre président actuel soit, faire en sorte qu’une éventuelle alternance respecte ses privilèges.

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