[Replay] L’introuvable « Plan choc » de Nicolas Sarkozy

Publié Par Jacques Garello, le dans Fiscalité

Par Jacques Garello.
Un article de l’IREF-Europe

Nicolas Sarkozy à Londres (Crédits Downing Street, licence Creative Commons)

Nicolas Sarkozy à Londres (Crédits Downing Street, licence Creative Commons)

Dans l’interview accordée aux Échos le 4 février dernier, Nicolas Sarkozy aurait révélé un « plan choc » (c’est le titre de l’article) comprenant notamment un « contre-choc fiscal » de 25 milliards par an.

Il est vrai qu’un « contre-choc » est plus impressionnant qu’un choc, mais 25 milliards de prélèvements en moins, c’est bien peu par rapport à la ponction fiscale et sociale que subissent les Français. Au point de vue de la méthode, se donner des objectifs chiffrés n’a aucun sens, même s’ils impressionnent le peuple. Car en quoi consisterait le contre-choc ? Certes on annonce la suppression de l’ISF, promise en 2007 et jamais réalisée (la crise, monsieur, la crise !).

La réduction de 10 % de l’IRPP s’appliquerait à tous les contribuables, mais garde-t-on la progressivité actuelle, et quid de la fiscalité des entreprises et du capital ? De même, peut-on croire à une réduction des charges sans rien toucher au système de la Sécurité sociale ? La retraite à 63 ans est-elle une façon de sauver les pensions ? Aucune réforme systémique en vue. Assouplir les 35 heures ce n’est pas supprimer la durée légale du travail, Macron fait mieux. Sortir les allocations chômage des mains des partenaires sociaux pour les mettre entre celles de l’État n’est réellement pas un progrès.

Nous voilà donc sous un amas de mesurettes sans grande cohérence, les principes ne sont pas importants aux yeux de Sarkozy, qui manque visiblement de souffle.

Lire sur Contrepoints notre dossier spécial fiscalité

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  1. bah , dis moi qui tu fréquentes je dirais qui tu es…et il n’y a pas de miracles , les artistes, les milliardaires…et le PSG tandis qu’un socialiste fait son marché tout seul et passe son temps dans sa cuisine …, l’un se fait voir , l’autre s’empiffre…. vaut mieux un humain demandant de l’amour qu’un estomac !
    bien , il n’a pas de solutions miracles (existent t elles?) pour sauver la France mais il essaiera pour être aimé .

  2. Oui Sarkozy fait partie ni plus ni moins de la classe politique actuelle qui est à bannir… Les français ne veulent plus de ces politocards mais on ne voit rien poindre à l’horizon pour les remplacer. On peut rêver de la société civile avec un mouvement politique comme Nous Citoyens…

    1. Je crois qu’il ne faut plus craindre de présidence de N.Sarkozy depuis qu’il a été inculpé, hier, pour une partie de ses magouilles (sa personne et son parti confondus: aux juges de faire le détail des délits et infractions), témoin assisté pour le reste.

      Innocent jusqu’à preuve du contraire, bien sûr (voilà qui est dit), mais il reste difficile, vu les antécédents de se convaincre qu’il soit « tout blanc ».

      Dans aucune entreprise privée, un « loser » n’aurait la chance de redevenir un président directeur général, à l’exception de gens exceptionnels, comme Steve Job, évidemment.

      De plus, les sondages sont déjà suffisamment parlants: A.Juppé le devance et F.Fillon comme B.Lemaire le talonnent.

      Je sais qu’A.Juppé ne jouit pas des faveurs libérales. J’ai cependant le souvenir que sa condamnation lui est venue pour protéger les erreurs dont il n’était ni l’initiateur ni le seul responsable. Et il a quand même « protégé » celui qui savait ce qu’il pouvait bien dire: « qu’il était le meilleur d’entre nous »!

      Mais si j’ai un reproche à faire aux libéraux français, c’est bien de vouloir « tout, tout de suite! ». Ce ne sera évidemment pas possible et ces changements radicaux, tous azimuts, « ça ne passera évidemment pas, d’ici, 2017 »!

      Il faut rester pragmatique en politique qui n’est que « l’art du possible ». Seule une révolution radicale pourrait parvenir à ces changements radicaux, avec de gros dégâts collatéraux, puis la prise du pouvoir par une nouvelle clique, rarement préférable à la précédente.

      Par contre, une VIième république peut (doit?) être envisagée, sans ce président-monarque provisoire qui doit être réputé compétent dans tous les dossiers et désigné comme responsable pour chacun d’eux, ce qui est matériellement impossible! Il n’est pas difficile de comprendre que la situation et la politique ont changé depuis 1958.

      On se rend compte aussi que le fait électoral est bien trop prégnant et trop fréquent sur les décisions politiques qui cherchent trop à « ne pas déplaire », quitte à être moins efficaces.

      Résultat: en 7 ans, on pouvait faire des choses (et en obtenir les premiers résultats), ce qui parait bien difficile en 5 ans.

      Et l’ajout des régions au « mille-feuille » (sans suppression) n’a fait qu’amplifier le phénomène … et la pléthore déjà criante de mandataires politiques.

      Or, tant que les autorités s’attribueront 57,5 % du PIB, sans même parvenir à boucler le budget à moins de 4,.. % de déficit, l’état n’aura jamais les moyens de ses ambitions.

      Les réformes structurelles sont donc aussi nombreuses qu’urgentes et je m’étonne que le nombre de candidats à la présidence soit si grand!!!

      1. Arretons-nous une minute sur la cas de Juppé en nous focalisant sur les faits :
        – c’est un repris de justice. Il a été condamné pour des faits avérés. Cela suffit à mes yeux pour le disqualifiées. L’histoire compte peu, les faits sont incontestables. Est-ce trop demander qu’un candidat à la présidentielle ait un casier vierge ?
        – il n’offre aucun projet clair. Mesurettes, ajustements paramétriques voilà son programme. Nul. L’avenir d’Alain Juppé, c’est la maison de retraitr., point barre.

        1. Ce correcteur orthographique me gonfle… Désolé pour les fautes.

      2. Juppé fait valoir qu’il ne cherchera pas à être réélu et sera donc libre de réformer. Le problème, c’est que je vois bien ses motivations pour vouloir le poste, et beaucoup moins celles qu’il pourrait avoir de se fatiguer à réformer une fois qu’il l’aurait.

  3. Comment faire confiance à un type qui dépensait à tout va, dépassant sciemment le plafond autorisé, et qui a fait payer par le contribuable ( via reduction d’impôt) 66% de l’ardoise….

    Imaginons qu’il ait été élu en 2012!

    Son election aurait elle ete invalidée ?

    Non. Ces types sont au dessus des lois.

    1. D’où le ridicule des lois sur les dépenses électorales, qui ne s’appliquent qu’aux perdants et qui n’ont en même temps pour justification que d’assurer l’égalité entre candidats.

  4. En tout cas, Fillon semble avoir un plan choc (relativement à ce qui peut être fait en France).
    C’est peut être pour cela que l’on ne parle pas de lui dans les médias.

    exemple sur l’entreprise:
    – baisser les charges patronales significativement quel que soit le niveau de salaire, ainsi que les impôts pesant sur la production.
    – supprimer l’ISF.
    – autoriser le licenciement pour réorganisation économique.
    – augmenter les seuils sociaux.
    – supprimer les 35 h.

    1. Fillon, l homme politique qui ne sera jamais un homme d état.
      Ministre de 1993-1997 puis de 2002-2012…..bilan ridicule pour le salaire payé….Comme il aime les bagnoles, je dirais que c est comme acheter une 2CV le prix d une rolls sauf que la 2CV, elle, est marrante au moins.

  5. sarkozy veut sa revanche …et récupérer le pouvoir ; le reste c’est du sable ;

    1. …et éviter la case prison sans toucher de bonus!

  6. Si on ne savait pas que Garello détestait Sarko, maintenant on le sait. Et pour Mikylux, juste une petite chose qui pourrait avoir son importance:

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