Lutte contre le terrorisme : le privé en renfort !

Publié Par Nicolas Lecaussin, le dans Nation et immigration

Par Nicolas Lecaussin.
Un article de l’Iref-Europe

Il n’y a pas de mesure miracle pour vaincre le terrorisme. Tout le monde le sait. Même ceux qui protestent aujourd’hui contre l’inefficacité du gouvernement plus empressé à être présent lors des manifestations larmoyantes après les attaques qu’à agir avant… Néanmoins, le Rapport de l’Assemblée nationale sur les attaques subies par la France en 2015 est extrêmement critique sur la manière dont les forces de l’ordre sont intervenues au Bataclan le 13 novembre et aussi sur le fait que les renseignements ont probablement perdu de vue certains terroristes.

Il est coutume de dire qu’ on ne peut pas surveiller tout le monde. Les propositions des politiques après l’attaque de Nice ont surtout tourné autour de « plus de moyens » (c’est aussi l’une des propositions des Républicains) alors que l’on sait très bien que l’État français qui avale 57 % de la richesse produite par le pays ne manque pas de moyens. Les citoyens ont droit à une autre réponse.

Transparence et lucidité

Il faut d’abord faire preuve de transparence et de lucidité. Comment se fait-il que l’attentat du 14 juillet ait pu avoir lieu dans la deuxième ville de France (après Marseille) en nombre de policiers par habitant ? Si le camion a pu arriver sans problème, et malgré l’état d’urgence ! sur la Promenade des Anglais, il est évident que des mesures de sécurité n’ont pas été respectées malgré le nombre élevé des forces de l’ordre. Dans d’autres pays, on travaille avec des sociétés privées de sécurité pour protéger certains endroits sensibles.

C’est le cas en Israël, pays sous la menace permanente des attentats, où les autorités publiques sous-traitent régulièrement la mise en place de la sécurité dans certains quartiers ou lors des manifestations. D’autres le font aussi de plus en plus : c’est le cas du Royaume-Uni, de l’Australie et de la plupart des pays de l’Est de l’Europe.

Pourquoi, au lieu d’augmenter indéfiniment des budgets et des effectifs, ne ferait-on pas appel au privé pour chercher plus d’efficacité dans le domaine de la sécurité ? L’ouverture à la concurrence des transports aériens a rendu l’avion encore plus sûr. Et la concurrence entre les fabricants de voitures a renforcé la sécurité au volant. Il en va de même pour la lutte contre le terrorisme et la sécurité. C’est l’efficacité qui compte et non pas l’argent dépensé !

Réformer l’État-providence

En 2015, plus de 1 700 combattants islamistes en Syrie et en Irak proviennent de France (contre seulement 760 en provenance d’Allemagne). Et Nice représente la première ville du nombre de combattants partis faire le djihad. Il y a donc un problème au niveau local et le terroriste de Nice en constitue un exemple éloquent. Bien entendu, il faut renforcer les contrôles et la surveillance mais c’est toute la politique d’immigration qu’il faudrait revoir. Ce sont notre fameux « modèle social » et l’État-providence qui ont rendu l’immigration incontrôlable. Il faut changer de politique en fermant d’abord les robinets de l’État-providence.

Inspirons-nous de la réforme britannique sous David Cameron, selon laquelle tout immigré aurait le droit de rester 3 mois sur le territoire, ensuite de quoi il devrait justifier d’un emploi ou démontrer qu’il dispose des ressources nécessaires pour pouvoir rester. Et ceci est valable aussi pour les ressortissants en provenance de l’Union européenne.

Mais aussi de la politique d’immigration de l’Australie qui a mis en place un système par points en fonction des besoins en main d’œuvre. C’est la qualification du demandeur qui détermine ses chances d’obtenir l’asile ainsi que les choix des entreprises qui ont la possibilité d’acheter des quotas d’immigrés selon leurs besoins.

Là-aussi, c’est une forme de sous-traitance car ce sont les entreprises qui décident de la politique d’immigration !

Les Français attendent des réponses concrètes, sinon le vote en faveur des extrêmes et le rejet des politiques vont s’accentuer. Ce ne sont pas les dépenses supplémentaires qui vont permettre de les faire changer d’avis. Faisons donc les réformes nécessaires en sous-traitant les politiques publiques qui ont échoué.

Sur le web

  1. « Les Français attendent des réponses concrètes, sinon le vote en faveur des extrêmes et le rejet des politiques vont s’accentuer »
    Ce n’est que sous la pression des « extrêmes » et notamment le FN car l’extrême gauche est anti-sécuritaire, que les politiciens « traditionnels » s’occuperont réellement de ce sujets.
    D’où cet apparent paradoxe, si vous voulez que les politiciens « traditionnels » s’occupent de vos problèmes, votez aux extrêmes et si vous voulez qu’ils s’occupent des problèmes de sécurité, votez FN…
    Il n’y a qu’en France que l’on voit cela !

  2. Je suis perplexe : au lieu d’augmenter les budgets [liés à la securité] pourquoi ne pas faire appel au privé ?
    Le privé n’a pas vocation à faire privé d’altruisme social et économique : sauf à envisager des organismes faisant appels à des bénévoles, il s’agit bien d’entreprises et de salariés. Comme dans les aéroports dont le contrôles de securité sont opérés par des privés.

    Mais alors, si ces sociétés doivent payer des salaires, alors il faudra en financer les interventions. Si une mairie (Nice, par exemple) veut déployer plus de services de sécurité sans dépasser ses budgets, comme fera-t-elle ? La sous-traitance est un choix pertinent (mais complexe en ce qui concerne la sécurité publique), mais coûteux.

    La question mérite flexion, mais elle mène potentiellement à la mise en place de services de sécurité privés pour certains quartiers (ceux des riches habitants privilégiés, ceux des pauvres habitants perclus de dealers et de criminels, ceux des radicaux religieux de tous bords, etc).
    L’étape d’après est l’instauration de milices privées.
    L’étape d’après est un bain de sang et une purge par les armes.

    On y vient, on y vient…

    1. OUI ENFIN ! On y vient !

    2. « Mais alors, si ces sociétés doivent payer des salaires, alors il faudra en financer les interventions. Si une mairie (Nice, par exemple) veut déployer plus de services de sécurité sans dépasser ses budgets, comme fera-t-elle ? »

      Erreur de raisonnement. Vous rajouteriez une charge d’un coté (sécurité privée) sans retirer la charge qui pèse d’un autre coté (taxes nationales) et semblez oublier que si l’état augmente les moyens de son coté (police nationale) il augmentera la charge (taxes nationales). Le problème vient du fait qu’il n’y a pas de subsidiarité et quoique fasse une collectivité, une entreprise ou un particulier il faut cracher au bassinet national, alors que ces initiatives diminuent la charge de la collectivité.

      Une entreprise assurant elle-même le gardiennage et la sécurité de ses installations devraient avoir un dégrèvement de ses charges communales ET nationales. Idem pour une commune qui a une police municipale qui devrait recevoir sa quote-part de budget de l’état qu’elle économise. Et il faudrait arrêter ce mélange sur le terrain des polices municipales et nationales qui, on le voit, alourdisse les procédures (réunios, synchonisation, commandement) et dilue les responsablités.

  3. Oui mais tes moyens privés sont payés par qui si ce n’est l’état. Surprenant: si l’on paye des policiers c’est via un impôt « confiscatoire » mais si on paye une entreprise privée ce n’est plus une taxe mais un service que l’on achète. Voilà la mentalité du libéral.

    C’est ainsi que si l’état se fessait l’argent que sont font les monopolistes privés avec les autoroutes vous crierez à l’impôt.

    Mais pour la même somme (en fait plus), juste par ce qu’elle est prélevée par une multinationale privée vous vous dites c’est normal je paye le service.

    Parce que n’oubliez pas que ne pas payer l’impôt c’est facile mais vous payerez pour les policiers, l’éducation (vous voulez voit l’endettement et le prix exorbitants des études aux US ?), le reste des routes, les transports en général.

    Croyez le ou non mais pour une majorité (écrasant) de la population se serait bien plus chère que payer 30% d’impôt.

    Encore une fois par exemple aux US les gens sont très endetté pour les études et même avec un bon boulot c’est EXTRÊMENT long à rembourser. Pour les uberiser payer aux lance pierre ou pour ceux qui se sont affranchit du SMIC (les sous smicards) je vous en parle pas.

    Après nous sommes d’accord sur le fait que l’état français fait beaucoup de gabegie – surtout du côté des élus – mais ça libéral ou non si les gens votent mal – quand on élit balkani – on a ce qu’on mérite.

  4. alors que l’on sait très bien que l’État français qui avale 57 % de la richesse produite par le pays

    Bah, on fait on a dépassé les 60%. Hors bilan, réglementations abusives, et j’en passe et des meilleures…

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