Pourquoi la gauche déçoit-elle autant ?

Publié Par Fabio Rafael Fiallo, le dans Politique

Par Fabio Rafael Fiallo.

Dead end By: Andrew MasonCC BY 2.0

 

Dans chacun de ses trois versants – réformiste (social-démocrate), populiste et dictatorial – la gauche voit son champ d’action, son lustre, ses certitudes, reculer devant les assauts de la réalité. À chaque fois qu’il lui est donné de gouverner, elle perd ses oriflammes, ses repères, et par voie de conséquence, son ascendant.

Commençons, géographie oblige, par la France, où le Président Hollande est censé incarner (quoique ça se discute) la gauche réformatrice.

En France, une Loi Travail vidée de sa substance

Après s’être fait élire en se présentant comme l’ennemi de la finance, et après les vingt-deux mois gaspillés du gouvernement Ayrault, dont la grande « réalisation » fut l’impôt stérile de 75% sur les grosses fortunes, François Hollande se décide, pour faire face au persistant marasme économique, à amorcer un virage prétendument « social-libéral » menant à la première mouture de la loi El-Khomry.

Il ne lui aura cependant pas pris longtemps, sous la pression des syndicats et de la gauche de la gauche, pour lâcher prise et vider le projet de loi El-Khomry de sa substance. Belle façon de décevoir tout le monde : ceux qui soutenaient la première version du projet de loi et ceux qui, à gauche, ne pardonneront pas à Hollande de s’être permis de mettre en question certains aspects du code du travail.

Un recentrage « social libéral » eut aussi lieu chez la social-démocratie allemande à l’époque du Chancelier Gerhard Schroeder. À la nuance près que, en Allemagne, il n’y eut pas de rétropédalage : le tournant aboutit à une véritable réforme du marché du travail, des retraites et des prestations sociales, et parvint à restaurer la compétitivité de l’économie de ce pays.

Toutefois, les réformes de Schroeder heurtaient les attentes et les convictions antilibérales d’un grand nombre d’électeurs de son parti, le SPD, et auront contribué à l’érosion du poids de celui-ci, lequel est passé de 40,9% en 1998 à 19,5% selon des sondages récents.

Vote-face de la gauche populiste en Grèce

gauche rené le honzecUne volte-face spectaculaire s’est produite du côté de la gauche populiste, celle qui affectionne – comme tous les populismes, d’ailleurs – les solutions simplistes, voire trompeuses. La volte-face en question eut lieu en Grèce avec Alexis Tsipras, leader du mouvement Syriza et pour un temps coqueluche des anticapitalistes.

Après avoir promis d’en découdre avec les réformes structurelles demandées par les créanciers institutionnels de la Grèce en échange de leur aide, et après avoir organisé un référendum autour de ces réformes, parvenant à convaincre ses concitoyens de voter contre, Tsipras fait une tête-à-queue d’anthologie et accepte bredouille un nouveau paquet de mesures réclamé par ses créanciers, lequel était plus contraignant encore que les réformes rejetées quelques jours auparavant par le référendum susmentionné. Inutile de dire que la frustration règne chez ceux qui avaient cru à la rhétorique de campagne de Tsipras.

Les échecs de la gauche outre-altlantique

La gauche populiste de l’autre côté de l’Atlantique (amenée au pouvoir à l’orée des années 2000 notamment par Hugo Chavez au Venezuela, les époux Kirchner en Argentine et Luis Inacio Lula au Brésil) ne cesse de décevoir, elle non plus.

Voici une gauche qui, pour se faire élire, avait juré d’en finir avec la corruption, mais qui se trouve aujourd’hui empêtrée dans des scandales qui n’ont rien à envier, de par leur magnitude et leurs ramifications, à ceux qu’elle avait dénoncés.

Non moins décevant est le fait que ces pays affichent des performances économiques inférieures à la moyenne de l’Amérique latine.

  • Au Vénézuela

Le bilan est carrément catastrophique en ce qui concerne le Venezuela de Hugo Chavez et de son successeur désigné, Nicolas Maduro. Pénurie d’articles de première nécessité, inflation à trois chiffres, chute de près d’un tiers du produit intérieur brut depuis 2013, année de l’arrivée au pouvoir de Maduro, corruption tentaculaire, et taux de pauvreté estimé à 70%, supérieur à celui d’avant Chavez, voilà le résultat concret du « socialisme du XXIème siècle » instauré par Chavez et Maduro.

L’actuel président vénézuélien se maintient au pouvoir par la répression, seul moyen de contrer le souhait de 7 Vénézuéliens sur 10 de le voir partir avant la fin de son mandat.

L’effritement de la gauche n’épargne pas, tant s’en faut, la dictature castriste, dernier vestige sur terre de l’ancien bloc soviétique.

  • À Cuba

La dégringolade du régime cubain ne date pas d’hier. Seuls les membres du régime et les sots utiles continuent à vanter les supposées réussites de la « Révolution », en particulier un système d’éducation et une sécurité sociale qui en réalité se trouvent dans un état délabré.

Or, après que Raul Castro lui-même eut dit que l’économie de l’île se trouvait au bord du précipice, et que la gérontocratie cubaine, craignant ne pouvoir compter pour longtemps sur l’aide astronomique fournie par le Venezuela chaviste, lui-même au bord du gouffre, a décidé de miser sur une utilisation (certes corsetée) de l’initiative privée et sur un rapprochement diplomatique et commercial avec « l’empire américain », on voit aisément que le régime se bat désormais pour sa survie.

Voilà donc une « Révolution » qui allait, disait-on, enfanter « l’homme nouveau » libéré de « l’aliénation capitaliste », mais qui aujourd’hui est obligé de se prosterner, histoire de sous, devant les touristes de l’empire et les défilés de mode (emblèmes de la société de consommation) et d’accepter l’essor de la prostitution (que le régime prétendait avoir éliminée).

Un échec de toutes les gauches

Ce n’est d’ailleurs pas nouveau que les gauches voient leurs certitudes et leurs attentes s’écrouler. Il suffit de rappeler, du côté de la gauche radicale, l’effondrement du mur de Berlin, les ravages de la « Révolution culturelle » de Mao Tsé-toung et le naufrage du tiers-mondisme de Mugabe, Saddam Hussein et autres Kadhafi. Chez la gauche réformiste, le revirement de François Mitterrand, après le fiasco du programme commun PS-PC et du gouvernement Mauroy, servit de douche froide pour ceux à qui on fit croire que la victoire de la gauche en 1981 allait « changer la vie ».

Bien sûr, ces trois gauches ne sont pas identiques, ne serait-ce que dans leur attachement aux valeurs démocratiques et au respect des droits de l’homme. Mais au-delà de leurs différences, elles partagent une même capacité à décevoir ceux qui leur accordent leurs espoirs et leur confiance.

Les désillusions ainsi causées ont été analysées par le théoricien freudo-marxiste Herbert Marcuse, qui a conclu, dans son Eros et Civilisation, que « chaque révolution a été une révolution trahie ». Marcuse avait à l’esprit la gauche radicale, mais en réalité, le maléfice de la trahison touche la gauche réformiste aussi.

Comment expliquer cette capacité commune à décevoir si ce n’est par le fait que toutes ces gauches croient, à des degrés certes divers, que l’État peut et doit se substituer aux forces du marché, que la promotion de l’assistanat ne porte pas préjudice à la productivité d’une économie, que le capital et la finance sont, non pas des partenaires incontournables, mais des ennemis à assujettir ?

Aussi, les échecs de la gauche, de toutes les gauches, ne sont pas dus à de simples erreurs d’aiguillage, somme toute corrigibles, mais à un défaut de conception inhérent à leur logiciel idéologique.

  1. et si , en fait , la gauche n’existait que dans l’imaginaire d’une population sortant de la misère , une suite nécessaire au ‘sauveur’ du début de l’ère chrétienne ?
    ne soyons pas dupe , le marché n’est pas libre , il est sous contrôle et il n’est pas étonnant que nos ‘sauveurs’ cherchent a le supprimer , solution de facilité sans doute mais que faire d’autre !

    1. « et si , en fait , la gauche n’existait que dans l’imaginaire d’une population »

      +1

      En voulant définir le futur, le bien et le mal, tout règlementer, alors qu’à la base les sympathisants de gauche (comme de n’importe quel parti) sont avant tou intéresser par leur intérêt personnel, la gauche aboutit nécessairement à un éparpillement en bien plus que 3 tendances.

      Comment peut-on vouloir déléguer à l’état tous les choix de vies possibles au sein d’une population et espérer que l’état va satisfaire chacun et parvenir à quelque-chose de cohérent et d’efficace. Et même si cela avait été possible il y a un siècle, quand une certaine rigidité « morale » donnait un semblant de cohésion et d’aspirations communes, qu’en est-il aujourd’hui ? Quel point commun peut-il y avoir entre un petit employé retraité pauvre, un syndicaliste de la SNCF, un bobo parisien et un intellectuel trotskiste ?

      1. « Comment peut-on vouloir déléguer à l’état tous les choix de vies possibles au sein d’une population »

        l’état a remplacé la religion mais le but n’a pas changé , récupérer coute que coute la brebis égarée, pas au nom de dieu mais d’une idéologie vague qui mélange savamment la liberté et la contrainte , on libère le corps , c’est la carotte, et on met l’esprit sous tutelle, le bâton ..aucun pouvoir n’est possible sans contrainte …par contre je suis bien incapable de comprendre leur motivation a part..l’argent facile , argent qui semble omniprésent dans chacun de leurs choix ..les 40 deniers de Juda ….oui , un pouvoir dit de gauche n’aime pas le peuple (voir le gvt actuel), il le corrompt car il le méprise.

        1. « par contre je suis bien incapable de comprendre leur motivation »
          cherchez en vous même, il y a en vous cet aspect aussi. Cette partie de vous qui n’a aucune confiance en vous, ni en aucune figure individuelle, et qui donc préfère s’en remettre au jugement d’un groupe. Celle qui déteste la réalité sur laquelle vos souhaits n’ont pas prise, et préfère les abstractions plus dociles. Celle qui cause yaka focon, au lieu de faire les choses. Celle qui refuse sa propre responsabilité, accusant les autres. Celle qui refuse d’entrer dans le jeu du « donnant-donnant », pour rester dans les actions unilatérale ne dépendant que de vous (peu importe qu’il s’agisse de prendre ou de donner, tant que c’est vous seul qui décidez).
          Leur motivation ? C’est probablement l’absence de motivation propre. Il ne leur reste plus qu’à adopter la motivation du groupe auquel ils s’identifient

          1. « Leur motivation ? C’est probablement l’absence de motivation propre. Il ne leur reste plus qu’à adopter la motivation du groupe auquel ils s’identifient »

            Chacun fait ça, et cela ne résiste bien sur pas à l’épreuve des réalités. On ne voit pas très bien comment « Nuit debout » devrait s’intégrer dans la gauche (Quelle gauche ?). On est certain cependant que le mouvement soit ne va nulle-part, soit sera récupéré – et donc dénaturé – par une nième composante d’une gauche déjà bien incapable de gouverner dans sa multiplicité actuelle, sans même parler de réalisme pour aucune de ses composantes. Au lieu de dire que Valls, Hollande, Montebourg, Mélanchon et les écolos sont incompatibles, ils vont rajouter 3 ou 4 tendances supplémentaires ?

            Avec Podemos + idépendantistes + partis traditionnels il semble que l’Espagne est devenue ingouvernable. Bientôt ce sera pareil dans tous les pays.

            1. mais avons nous besoin d’être gouvernés ? je ne le crois pas. Je suis même persuadé du contraire : non seulement nous n’en avons pas besoin, mais c’est carrément nuisible. Même en supposant que le gouvernement ait de bonnes intentions (qui pavent la route vers l’enfer …) plutôt que des mauvaises (et c’est pas les exemples qui manquent …), un gouvernement ne peut de toute façon que punir les gens (corrompre les lois, envoyer les flics ou le fisc), ou puiser dans le trésor « public » pour les acheter.
              Si on peut éviter tout ça, tant mieux

              1. N’est-ce pas la Belgique qui, privée de gouvernement pendant 541 jours, a connu une etonnante croissance en 2010 et 2011 ?

                1. la suppression du gouvernement, donc de l’état, c’est ce que veulent les anarchistes et les marxistes.
                  en guise de libéralisme, c’est assez cocasse.
                  Je note au passage que personne y compris l’auteur de cet article, n’évoque le mot « solidarité » qu’utilisent souvent les leaders de gauche ; serait-il incompatible avec l’idéologie libérale ?

                  1. Pas cocasse du tout. Parfaitement cohérent au contraire.
                    Le libéralisme, c’est d’abord et avant tout : personne n’a le droit de contraindre personne. Comment concilier ça avec l’existence d’un Etat qui se définit par « le monopole de la violence » ?

                  2. « la suppression du gouvernement, donc de l’état, c’est ce que veulent les anarchistes et les marxistes. »

                    Après avoir liquidé tous leurs soit-disant ennemis.

                    Tout le contraire du libéralisme.

                  3. solidarité

                    Pourquoi, on devrait le graver sur le front ❓ Le brailler sur les toits ❓

                    N’importe quel libéral sera plus solidaire que n’importe quel sotcialiste. Le libéral agit au lieu de baratiner et de passer son temps à mentir aux autres :mrgreen:

                    1. « personne n’a le droit de convaincre personne »
                      le libéralisme ne fonctionne pas sans contrats entre partenaires économiques donc il faut des lois pour garantir l’exécution de ces contrats, votées par un parlement et appliquées par un gouvernement, et des impôts pour financer les structures étatiques. L’état, et son outil de fonctionnement (le gouvernement, les ministères, les tribunaux…) ne peuvent être abolis dans un système libéral.

                      Les congés payés sont effectivement apparus avant 1936 mais, ils étaient réservés à des privilégiés notamment des fonctionnaires. La question est surtout de savoir si l’économie est capable de nos jours de supporter le volume de tous les congés payés qui ont été attribués ces dernières années (y compris RTT..). Quelles sont en quelque sorte, les limites acceptables dans un régime libéral. Il y a aussi d’autres questions importantes comme la nécessité d’un SMIG en rapport avec la notion de minimum vital et de partage des richesses produites. L’exemple des pays nordiques montrent aussi qu’il est possible dans un régime libéral d’obtenir un niveau des salaires élevés à partir de contrats favorisant l’intégration des salariés aux objectifs de l’entreprise.

                      Quant aux solidarités, je voulais signaler qu’il est dommage que le texte en face l’impasse. Car il faut bien définir quels types de solidarités avec leur financement sont possibles dans un état libéral quand les assurances ne peuvent prendre le relais (privées ou mutuelles) qui permettent de faire face par exemple aux cataclysmes, les maladies graves et coûteuses, comment on soutient les personnes fragiles (comme les handicapés), comment on aide les chômeurs sans que cela ne devient une forme d’assistanat…. Ne pas traiter en détail ces problèmes, c’est laisser croire que les libéraux sont les portes paroles des nantis qui ne pensent qu’à eux mêmes ont le culte de l’élitisme et ne s’intéressent pas au sort des plus faibles.

                2. La Belgique n’est « jamais » sans gouvernement: quand celui-ci démissionne, soit par décision interne soit par motion de défiance du parlement, il continue à gouverner « les affaires courantes », résultat de la législation existante mais sans nouvelle initiative importante (plus ou moins urgente) et donc sans grand débat parlementaire. C’est sans doute là qu’il faut trouver la cause de la stabilité, favorable à toute gestion d’entreprise.

                  Le gouvernement ne tourne pas au ralenti puisqu’il continue le travail, mais sans opposition majeure, forcément.

                  Ça n’a d’ailleurs pas interféré dans la présidence belge de L’union Européenne qui fut assez fructueuse.

                  Lors des 541 jours, il y a eu même une « entorse »: avec l’approbation du parlement mais sans révision (théoriquement nécessaire) de la constitution, ce gouvernement sur le départ a même fait voter un budget, alors que, théoriquement, il gère « des 12ièmes provisoires ».

                  Il est normal que les Français comprennent mal le fonctionnement de ce pays: les différences politiques y sont très importantes et il y a 3 partis qui s’y réclament d’une droite libérale pragmatique, non compatible avec les exigences du libéralisme théorique français que je découvre sur Contrepoints, sans véritable traduction politique.

                  1. Si c est possible de décrire les 3 droites libèrales Belges, dans un article, ce serait très intéressant

  2. La gauche vend du rêve sans réfléchir sur les conséquences, Très vite les belles paroles sont remplacées par le clientélisme et le népotisme.

    1. @ bernard

      Je ne nie évidemment pas les « péchés mignons » de la « gauche », appellation que je comprends mal mais qui a sans doute à voir avec le scrutin majoritaire.

      Mais, franchement, trouvez-vous une grande différence avec la STRUCTURE de la « droite » aussi exposée aux « frères ennemis » et aux clans … et aussi décevante dans les réformes et le redressement promis, en tout cas, ces dernières années?

      On y voit le même carriérisme politique, la même recherche d’honneurs et d’avantages, un sens de l’état qui passe après les intérêts personnels et, ici ou là, les mêmes malversations, non?

      Ce n’est pas une critique française car je crois que le pouvoir réel est en train de quitter la politique pour se retrouver ailleurs, entre autres (« mais pas que! ») dans les multinationales qui, elles, ont bien compris la « mondialisation » et ont appris à l’utiliser efficacement.

      On pourrait donc facilement remplacer « la gauche » par « les multinationales », à la différence près, c’est que ces dernières réfléchissent.

      1. A la nuance près que la droite ne prétend pas donner des leçons de morale à tout le monde. Bien au contraire, il y en a à droite (de moins à moins nombreux heureusement) qui n’osent pas admettre qu’ils sont de droite, tellement la gauche tient (de moins en moins heureusement) le haut du pavé. Mais la gauche fait tellement de bêtises que le complexe de gauche se délite. et tant mieux.

        1. heu … des leçon de morale, j’en entend tous les jours, à droite aussi. Le moralisme, c’est même un fond de commerce traditionnel de la droite historique. Que la gauche, historiquement permissive et résolument a-morale, prétende donner des leçons de morale, au point de reprendre l’ancien combat des vielles bigotes contre la prostitution (par exemple) n’est pas seulement insupportable, c’est un reniement ontologique des plus inquiétant.

  3. Même si la comparaison est un peu outrancière, je pense que le socialisme à la « HOLLANDE » est un mix des 3 gauches définies par l’auteur : tentative de social démocratie (réformisme ?), populiste à tout coup au travers la distribution des subsides de ceux qui créent de la richesse pour acheter les voix des autres avec une malhonnêteté intellectuelle de haut niveau (d’ailleurs le populisme, c’est exactement ça) et dictatorial. Sur ce dernier point il suffit de voir le népotisme de HOLLANDE et le « traitement » des médias non politiquement correct écartés très souvent et surtout les subsides versés à des journaux style Charlie Hebdo et l’Humanité pour assurer leur survie sur le dos du contribuable afin de chanter les louanges du grand leader.

    Absolument consternant…

    1. La gauche en dehors des réalités !!!! analyse simpliste en réalité
      Qui a instauré en France les congés payés, la sécurité sociale…. ? Ces mesures sont-elles des erreurs ? qui est prêt à y renoncer ?
      Il y a certainement beaucoup de choses à écrire sur les erreurs des dirigeants de la gauche, comme de la droite d’ailleurs et surtout en ce qui concerne les leaders extrémistes, mais cette analyse me parait bien partiale et en définitive peu objective.

      1. Lisez la Grande Parade de Jean-François Revel et vous apprendrez des choses (références à l’appui) sur les congés payés, auxquels les communistes s’étaient au départ opposés parce-qu’ils allaient embourgeoiser le prolétariat. Il ne faut pas oublier non plus que ce fut de Gaulle qui ensuite donna forme et consolida la Sécurité sociale. Passons également sur le Pacte germano-soviétique soutenu par le PC par ordre du camarade Staline. Passons, aussi, sur le fait que Déat, Doriat et Laval venaient du camp de la gauche. Mais comme toujours, la gauche prétend que le fascisme se trouvait à droite et l’antifascisme, simplisme oblige, à gauche.

      2. Les congés payés ne sont pas un problème, même vu d’un libéral, vu que tous les pays développés en ont. C’est leur volume qui pose question… (6 semaines). Mais il est vrai que si jamais on y touche un peu, quand vous voyez déjà ce que donne El Khomri…

        1. Les congés payés sont au problème au point de vu d’un libéral car c’est un mensonge.
          Les congés payés ça n’existent pas.
          Est-ce que les professions libérales ont des congés payés?
          Bien sur que non! Quand on ne travaille pas on ne crée pas de richesse donc on ne peut être payé.
          Les salariés bénéficient juste d’un régime ou il touche tous les mois un salaire identique en travaillant en X semaines dans l’années.

          1. Pour les congés, je rappelle que je suis pour la diminution de son nombre pour au moins l’aligner sur l’Allemagne (en fait, le fixer par branche plutôt qu’obliger tout le monde à en avoir 6). Mais je suis aussi lucide sur les leçons à tirer de l’hostilité des français à la loi El Khomri…

            J’aime bien les commentaires où vous invalidez vous-mêmes vos propres dires.

            « Les salariés bénéficient juste d’un régime ou il touche tous les mois un salaire identique en travaillant en X semaines dans l’années. »

            A la même façon que les salariés touchent un salaire tous les mois et cela compte dans la masse salariale pour l’année civile, les congés sont aussi fixés par année, sauf les jours de fractionnement (le droit français est très complexe en la matière, toujours l’autre facette de son apparente « générosité »), et sont un droit entre les mains de l’employeur. Et oui, c’est réservé au salarié. Et si, c’est un vrai droit qui existe dans énormément de pays, mais toujours réservé au salarié, et fortement encadré par l’autorité de l’employeur et pris selon SES modalités, ce qui fait que ça tient, en définitive.

            Seuls les système basés sur une économie de marché libre ont pu générer de tels droits sociaux pour le salarié. Vous vous êtes déjà demandé pourquoi? Dans les systèmes collectivistes, vous étiez mort avant de pouvoir demander la moindre amélioration de votre sort au travail, et ceux qui y sont arrivés, comme Solidarnosc en Pologne, ont carrément démoli le régime tellement ce genre de réforme est impossible chez les communistes et autres dictatures.

            Mais sinon vous avez raison, que les salariés aient droit à un petit peu de temps chaque année pour s’occuper d’eux et de leurs proches, quelle horreur! Non, je ne vois pas en quoi votre position est libérale, elle est plutôt corporatiste au nom des indépendants qui n’ont pas droit au congé, ce qui signifie que ça n’existe pas, bien sûr… Le corporatisme n’est JAMAIS libéral, étant donné que c’est ça qui génère du numerus clausus, restrictions d’établissements et autres barrières légales à l’entrée, style licence des taxis qu’on se demande encore QUI va payer pour ces bêtises. Pour ce cas, en France, rassurez-vous, ce sera gratuit, ce sera l’état, autrement dit les contribuables ou leurs enfants qui paieront, comme d’hab. Bravo, continuons!

            1. Je ne vous dit pas qu’il n’est pas normal que les salariés n’aient des jours de congés, je vous dis juste qu’il est illusoire de faire croire qu’ils sont payés.
              Les jours de congés non pris sont payés en fin de contrat ce qui prouve bien que l’argent versée par une entreprise à un salarié durant ses congés est une rémunération qui n’a pas été versée pour un travail préalablement effectué.

              Les congés « payés » sont juste une rémunération différée et concernant leur durée ce n’est pas l’état de décider mais au contrat de travail signé librement par l’employeur et l’employé.

      3. C’est facile de trouver des consensus pour augmenter le nombre de jours de repos ou une allocation de revenu universel – et c’est à l’économie de s’adapter, ce qu’elle fera en pressurant un peu plus les employés durant leur temps de travail.

        Mais quand il s’agit de décider si les merguez doivent être obligatoire parce que c’est une ouverture culturelle ou interdite car pleine de gras et mauvaises pour la santé, c’est plus difficile et la gauche marche à côté de ses pompes.

        Du coup on peut se demander si politiquement la gauche est utile : organiser un rapport de force entre employeurs et employés ne requière pas de hautes considérations philosophiques, décider du bien et du mal pour l’imposer aux autres est une escroquerie.

      4. Qui a instauré en France les congés payés

        Il existaient avant 1936. les gauchistes adorent le révisionnisme

        la sécurité sociale…. ?

        Pétain dont la gauche défend bec et ongles la majorité de ses réalisations sociales.

  4. Simple parce que la gauche prône des choses irréalistes. Donc, elle est coincé dans un dilemme: soit trahir les idéaux de gauche et faire preuve de réalisme soit remplir ses promesses et ruiner le pays qu’elle dirige.
    La gauche a comme but de changer la société et la nature humaine. Elle veut remodeler l’être humain selon ses désirs.
    Alors, forcément, être conservateur est beaucoup plus facile.
    La gauche se préoccupe beaucoup de redistribuer les richesses mais néglige complètement de créer les richesses. or, pour redistribuer, il faut d’abord créer. Redistribuer les richesses peut marcher un temps mais cela conduit à détruire les richesses. Dans un état providence, on prends de l’argent à ceux qui réussissent pour payer ceux qui ont ratés. la gauche transforme les pauvres en assistés tandis que ceux qui créent les richesses étant donné le fait que l’on leur prends leurs richesses sont incités à ne plus en créer et à trouver des mécanismes pour échapper à l’impôt.
    L’égalitarisme prôné par la gauche est juste le nivellement vers le bas.
    En plus, la gauche néglige complètement la nature de l’état qui est un instrument de domination aux mains de l’état qui le contrôle. Le pouvoir corrompt. Ils négligent totalement des choses comme le capitalisme de connivence (ce qui tends à les décrébiliser). Ils partent du principe que l’état sert l’intérêt général et que celui ci est parfait sauf que tout cela est faux (voir l’école des choix publiques.
    Les gens de gauche -(en particulier les politiciens) ont souvent des difficultés à appliquer ce qu’ils prônent ce qui les décrébilisent. par exemple, la plupart des politiciens critiquent le fameux 1 % alors qu’eux même en font parti. Ou ils critiquent les méchants riches et leurs cupidité tout en étant attirés par l’argent. La gauche a aussi un sérieux problème de cohérence (par exemple, être progressiste tout en étant lié à l’islam radical).

  5. Il y a une plusieurs raisons à l’échec avéré de toutes les gauches décrites par le journaliste: 1) la confrontation de l’idéologie – moteur fort des gauches surtout en position d’opposition – à la réalité de gestion dans un ou monde ouvert, globalement capitalistique, et concurrentiel. 2) l’égalitarisme incompatible avec le moteur du succès de ceux qui font la croissance, entrepreneurs, investisseurs et même salariés motivés 3) l’étatisme nécessaire aux socialistes pour conduire et maîtriser leur système dont le coût et l’inefficacité finit par étouffer totalement l’activité. La gauche ne fonctionne réellement que dans un monde idéal, c’est à dire nulle part.

  6. Article injuste : la droite déçoit tout autant que la gauche. Les promesses de la droite sont différentes, mais le processus est le même et le résultat identique.

    1. @P : l’auteur parlait en fait du socialisme dans ses différents apparats.

      La droite français étant socialiste, l’article fonctionne 🙂

      1. pirouette rigolote mais fumeuse. Vous pouvez regarder tous les sujets (politique fiscale, liberté scolaire, régimes spéciaux, « grenelle de l’environnement », rénovation urbaine, justice et police, union européenne, etc. ) : ça va être très difficile de trouvez un cas où l’électeur de droite a vu les élus de droite au pouvoir mener une politique conforme à ce qu’il voulait et à ce qui lui était promis par ces même élus en campagne … il faudrait remonter à Pompidou, éventuellement Giscard (dans la mesure ou Giscard avait clairement choisi et annoncé un progressisme social)

        1. La pirouette est évidemment de dire que « la droite » (notion simpliste pour un parti « unique » aussi divisé) est « socialiste » comme « la gauche » (aussi diverse, bien sûr).

          Mais, de fait, on a rarement vu une « droite », restant critique, évidemment, mais relativement absente du débat argumenté: seul le candidat de 2017 a une importance.

          On a l’impression que le débat (ou l’opposition) se déplace de « droite » – « gauche » à « citoyens » contre « politiciens », peut-être bien pas sans raison!

          1. La déception de l’électeur est l’élément central de la vie politique, le principal facteur qui fait perdre les élus en place. Une force politique qui serait capable de ne pas décevoir garderait ses électeurs et serait assurée de garder le pouvoir. Manifestement, cette force politique n’existe pas

        2. La droite mongaullienne n’a jamais été libérale.

          1. peut-être(*), mais elle était capable de satisfaire ses électeurs et donc de rester au pouvoir
            (*) de toute façon même Friedman, Hayek ou Mises ne sont pas assez libéraux pour toi, alors l’influence d’un Jacques Rueff ça ne compte forcément pas…

            1. La présence de Rueff n’a jamais empêché le grand Charles de servir la soupe aux bolchveiks et de préférer Moscou et Pékin à Washington.

  7. je ne suis pas du tout d’accord avec l’auteur.

    Si le socialisme ne réussit pas, c’est tout simplement parce que la réalité est fasciste 🙂

    1. tututut, le socialisme réussit toujours. Il n’a juste jamais été mis en application.
      La preuve en est donnée par l’échec des tentatives qui prouvent que ce n’était pas du socialisme.

      1. Pour ma part, je dirais plus que le socialisme réussit toujours: son but avoué n’a jamais été de créer la prospérité mais bien de réduire les inégalités. De ce côté, là c’est quand même assez bien réussi: moins de riches et plus de pauvres, pourquoi se plaindre, l’objectif est atteint.

  8. Votre article est très honnête et très détaillée mais je crains que vous n’ayez saisi le fondamental. Vous ne parlez que d’économie, vous plaçant dans le même paradigme que Hollande qui a décidé que les Français le jugeraient sur ses résultats économiques, rejetant à priori l’idée que tout le reste était accepté à priori ou du moins faire comme si ce n’était pas négociable… Certes pour la personne en difficulté économique grave et pour laquelle manger est le premier souci, cela peut se concevoir, pour les autres, quoique que puisse croire la gauche, dire « nauséabond » comme on jette de l’eau bénite sur le diable, ne fait qu’aggraver le problème.
    Pour avoir vu mes libertés fondamentales se réduire au fil des ans sous des prétextes idéologiques de gauche (droit naturel de choisir devenu « discrimination », liberté d’expression de plus en plus remise en cause) pour voir à quel point le prix de la vie ou l’importance de l’intégrité des personnes physiques a diminué si on considère le laxisme judiciaire mis en oeuvre par la gauche pour les crimes ou agressions physiques graves, quand je vois que dans la France de Hollande on peut se voir coller deux ans de prison pour des seuls propos alors que des agressions sur des personnes sont moins sanctionnées, que le droit reconnu de propriété pour les gens modestes est de plus en plus mis en cause (le squat favorisé par la loi et surtout l’application des lois au profit des délinquants), pour moi ce pays est irrespirable et même si l’économie repartait (pour des causes extérieures) cela n’y changerait rien… Alors que mes propos seraient balayés d’un revers de main par un membre de cette supposé élite et qualifiés de « nauséabonds », c’est moi qui ait l’impression de vivre dans une fosse à purin qui pue littéralement……La France à gauche, elle pue !
    Une économie ne peut fonctionner que si la société repose sur des règles acceptées par un consensus général. Aux USA où les juges sont élus, je parierais que peu de magistrats appartenant au syndicat dit « du mur des cons » trouveraient des électeurs. Or l’extrême gauche ayant imposé son paradigme, elle a fait de la France un pays où relancer l’économie sans reprendre ses délires pour y mettre un terme revient à repeindre une maison rongée par les termites.

    1. Je crois que vous touchez là un point extrêmement sensible.
      J’ajouterais simplement que même si la liberté était de retour, il faudrait de sérieuses garanties pour que cela ait un effet.
      Après tout, on sais comment la NEP ou les 100 fleurs se sont terminées pour ceux qui y ont cru…

    2. La gauche ne représente plus que le centre gauche et les intellectuels idéologues. En gros, les bobos et les fonctionnaires. Les employés et les ouvriers sont passés au FN. L’électorat de gauche est moins touché par le chômage, l’insécurité, les difficultés de la vie quotidienne ou les nuisances. D’où le dédain des politiques pour ces questions, ce qui renforce inexorablement le FN.

      Le problème économique n’est qu’une facette de ce qui ne va pas, mais comme tout est lié, donner priorité à l’économie n’est pas forcément un contre-sens. A condition de cesser de croire que l’économie peut être dirigée et planifiée – et la, avec la gauche des bobos on va au mur de toutes façons …

  9. Regardez Hollande, Aubry, Melenchon, Hamon, Désir, les économistes atterrés, les ecolos, les frondeurs, la nuit debout. .Des hurluberlus, des arrivistes.
    Que voulez vous qu’ils fassent de cohérent, de sensé, de durable ?

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