Brexit : ce bon débat qui n’existe pas en France

Publié Par Gaspard Koenig, le dans Europe

Par Gaspard Koenig.
Un article de Génération Libre

Je suis un bon petit Européen qui se berce d’un lointain idéal fédéraliste, en rêvant qu’un jour la parenthèse historique des États-nations se referme. Je joins volontiers ma voix au concert des bien-pensants pour condamner le retour des protectionnismes. Je m’effraie du nationalisme identitaire comme du patriotisme économique. Pour autant, le débat sur le Brexit est loin d’être aussi binaire qu’on veut bien l’entendre de ce côté-ci de la Manche, où l’on se contente à tort de calquer notre propre querelle entre souverainistes et intégrationnistes.

Le brexit, un débat salutaire

Car les partisans de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne comptent de nombreux libéraux, de plus en plus audibles et mobilisés à mesure que la campagne avance. Un activiste tel que Toby Young, qui se définit comme « classical liberal », multiplie articles, conférences et tweets pour rendre au citoyen britannique les libertés instituées par la Magna Carta. À la différence des grandes institutions, notamment bancaires, les entrepreneurs sont pour le moins partagés : 110 d’entre eux ont récemment signé une lettre dénonçant la paperasserie bruxelloise. Un groupe de huit influents économistes a publié la semaine dernière un rapport en faveur du Brexit ; parmi eux, des thatchériens notoires, comme Warwick Lightfoot ou Ryan Bourne, le jeune directeur de recherche de l’Institute for Economic Affairs (un think tank qui doit son existence à… Friedrich Hayek !).

Rappelons que, lors du premier référendum de 1975 au Royaume-Uni, ces mêmes libéraux se trouvaient dans le camp du « oui ». Dans un pays sclérosé par l’aristocratie et les syndicats, en passe de demander le soutien du FMI, la communauté économique européenne représentait une promesse d’ouverture et de concurrence. Les mêmes raisons qui poussaient les libéraux à intégrer un espace de libre-échange les conduisent aujourd’hui à sortir d’une Union trop centralisée et procédurale. Le représentant le plus achevé de cette évolution est sans doute Nigel Lawson, ministre de l’Économie mythique de Margaret Thatcher, il appelait en 1975 à prendre « la douche froide de la concurrence européenne » pour réveiller une industrie britannique ronronnante. Aujourd’hui, lord Lawson ne ménage pas ses efforts pour le Brexit. Il dénonce l’activisme réglementaire et la folie taxatrice de la Commission, devenue une « monstruosité bureaucratique ». « L’entrée dans le marché commun il y a un demi-siècle a permis une réorientation salutaire de notre économie, écrit-il. Le même résultat sera obtenu aujourd’hui en quittant l’Union, une institution qui a rempli sa mission historique et dépassé sa date limite de péremption. »

Le coût du Brexit pour le Royaume Uni

De nombreux connaisseurs des arcanes de la diplomatie commerciale, à commencer par le président des États-Unis, rappellent alors à raison qu’un Brexit condamnerait le Royaume-Uni à des années de négociations ardues, dans des conditions défavorables, pour conclure des traités de libre-échange avec ses actuels partenaires européens. Mais les plus radicaux des libéraux, comme le professeur Patrick Minford de l’université de Cardiff, balaient cette critique avec une proposition choc : le « libre-échange unilatéral », ouverture des frontières sans contrepartie. Une mesure défendue par Milton Friedman dans Capitalisme et Liberté, la bible du marché libre dont il faut saluer au passage la réédition en français chez Champs-Flammarion : « En vérité, écrit Friedman, nos tarifs nous nuisent aussi bien qu’aux autres pays et nous tirerons avantage de leur suppression même si les autres pays conservent les leurs. » L’industrie britannique n’en souffrirait-elle pas ? Tant mieux, répond le professeur Minford : il est temps pour le Royaume-Uni de se spécialiser dans les secteurs à forte valeur ajoutée, du design à la haute technologie.

Les « brexiters » sont d’irresponsables ratiocineurs, incapables de concevoir un « demos » européen, et souvent non dénués d’arrière-pensées xénophobes. Mais ils ont le mérite de pointer du doigt le véritable danger qui guette l’Europe aujourd’hui : non pas « le dogme de la concurrence », comme le veut la vulgate politicienne française, mais bien au contraire l’endormissement dans la torpeur administrative. J’espère que les Britanniques resteront parmi nous pour maintenir vivante à Bruxelles la flamme des libertés !

Sur le web

  1. L’auteur pourrait citer aussi Daniel Hannan régulièrement traduit ici. Or les conservateurs n’appartiennent pas au PPE et pensent à juste titre que leur vision de la subsidiarité n’est pas partagée les droites socialistes française et allemande qui se rallient à une vision spécieuse du fédéralisme. J’ai un point de désaccord néanmoins, je pense que la destruction objective des états nations ne fait qu’encourager les populismes et les nationalismes. Une confédération d’états nation respectant la subsidiarité ne s’occupant que de ce qui marchait bien – l’organisation du marché commun – est vendable. Un super état bureaucratique qui veut faire disparaître les nations c’est le meilleur moyen de se ramasser le FN en France, le FPO en Autriche etc. Des partis qui en plus dans notre monde orwellien disent défendre les libertés avec des programmes ouvertement fasciste…

    1. Duff ,

      Le FPÖ a , dans son programme , une politique libérale et le ctrl de ses frontières au niveau immigration et …au niveau émigration , il n’empêche personne de partir …

      1. Si le FPÖ ou le PVV néerlandais étaient des partis si libéraux, ils auraient tourné le dos au national socialisme proposé par Marine Le Pen comme Farage et l’UKIP l’ont fait.

    2. Stéphane Boulots

      @Duff :

      Ce n’est pas le concept d’Etat Nation qui crée les populisme, c’est la rhétorique sur la souveraineté populaire. Faire croire aux gens que l’Europe peut devenir un gouvernement populaire est ridicule : l’Europe n’a de sens que si elle reste un fournisseur de service que les Etats et les citoyens « achètent » ou pas, en fonction de la valeur fournie.

      L’erreur est de vouloir mettre en place un gouvernement, un parlement Européen qui « décide » alors que sa seule légitimité est de proposer. L’Europe doit rester purement technocratique et n’avoir aucun pouvoir. Mais les gauches continentales sont incapables d’imaginer un monde où il n’y aurait pas des dictateurs, des parents qui décident de ce qui est bien pour leurs enfants et qui ne sont satisfait que quand tous les chats sont alignés à la queue leu-leu.

      1. C’est gentiment dit mais ça ne correspond pas à la réalité: non, l’Europe doit trouver sa place: soit le consensus des décisions des nations (par cet infâme Conseil Européen réunissant les patrons des exécutifs nationaux ou par le plus démocratique Parlement Européen) dicte des règles impératives, soit il suggère des conduites que chaque nation suivra ou non, suivant son intérêt de l’instant: dans un cas, elle a toute sa raison d’être, prise au sérieux par les autres blocs mondiaux, dans l’autre, c’est un club pour affairistes désirant des facilités mais refusant les contraintes.

        Ce qui risque de saboter l’Union Européenne, outre son administration trop complexe où l’on retrouve beaucoup de Français, et entrant trop dans les détails règlementaires mais sans contrôle suffisant sur le terrain, ce sont des attitudes comme propose le Brexit: le refus conjoncturel d’ « un grand pays » qui dans une Union qui n’est pas « achevée », quitte le navire pour se replier nationalement, quoiqu’on en dise.

        L’attitude de ce pays devrait le condamner à de nouveaux droits de douane et une double taxation de ses retraités demeurant sur le continent.

        On ne sait que trop bien que le Royaume-Uni n’était intéressé que par le « très libre échange » sans contrepartie. L’Union n’a pas pour seule solidarité internationale, une extrême liberté commerciale: on le voit bien avec le problème des réfugiés syriens accumulés dans une Grèce exsangue ou dans une Turquie, dont on ne veut pas comme partenaire mais avec laquelle on va trouver « un arrangement »! Je suppose que le FN ne propose que de fermer la porte, ce qui est contraire aux traités signés.

        Aucun pays européen isolé ne pourra résister aux « blocs » qui se constituent partout. Si les « grands pays » européens (Allemagne, France, U-K, Italie et Espagne), ne s’attellent pas à la tâche, toute la construction actuelle depuis 1957 se délitera, ce qui aura des conséquences incalculables.

        Qui ne voit pas qu’un gouvernement national, aux objectifs étriqués, n’est plus capable de s’imposer face à une multinationale d’envergure qui a assez d’atouts en main pour imposer des conditions « léonines » aux états, sans risque de refus! Sans les règles d’un bloc de pays solidaires, un état ne compte plus dans la mondialisation.

        Je dis souvent ma conviction que WW3 a déjà commencé et va se dérouler sur le plan économique. Des pays comme la France, avec un état sans pognon, seront, seuls, forcément amenés à des concessions regrettables.

        Il faut encore se poser la question de l’avis de D.Cameron ou de la « City », opposé radicalement au Brexit!

        1. Stéphane Boulots

          Ah bon, parce que les multinationales sont plus intéressées par Malte que par les US ?

          Vous êtes en pleine crise de paranoïa : la France va devoir apprendre à se tenir à sa place et faire preuve d’un peu d’humilité.

          C’est clairement moins sexy que le baratin que nous sortent les politiques, mais franchement les gens en ont marre de se taper chômage et dépression sous le simple prétexte de devoir être une grande puissance mondiale.

          1. Les multinationales sont intéressées par 500 millions de consommateurs aisés de plus, en tout cas, comme par des pays, grands ou petits, si ils sont « accueillants » pour les affaires, pour la recherche ou tout autre avantage local.

            Je ne nie certes pas la « nuance » paradoxale entre les discours politiques et les manifestations de prestige (COP21; Euro Foot …), comme aussi ces 3 fronts de guerre aux motivations plus ou moins mystérieuses, et l’état économique actuel du pays à la « gestion » douteuse. Mais combien de Français pensent que leur patrie a vocation à « l’humilité »??? Ce n’était pas mon impression première quand j’y étais un « travailleur immigré »!

        2. Oula! Le concept d’état continent, c’est une logique de la guerre froide. Périmé.

          Le fait que la Suisse est hors de l’UE et de l’€ mais a conclu des accords comme la Norvège et ces pays s’en portent très bien.

          Soit on redéfinit le périmètre d’action de l’UE et on rend ses institutions démocratiques soit cette merde va s’écrouler. La première possibilité étant exclue par la ploutocratie bruxelloise et la complicité des médias, cette merde s’effondrera comme toutes les entreprises constructiviste et socialiste.

          1. La fondation d’un « état européen » n’est pas à l’ordre du jour. Et l »‘Europe des nations (souveraines) » date de Ch.De Gaulle, relativement périmée itou!

            Le choix est comme on sait entre une fédération de Pays ou une simple association de pays souverains.

            Entre les 2, le principe de subsidiarité, en équilibre instable créant souvent la confusion parfois entretenue par les politiciens qui se déchargent trop facilement et à tort de leurs propres responsabilités, sur l’Europe, face à leurs nationaux, alors que sur d’autres points qu’ils ont aussi dûment approuvés et cosignés à Bruxelles, ils trainent à faire passer la loi d’application nationale au vote de l’assemblée nationale, théoriquement garante de la démocratie. (La France plusieurs fois condamnée sur ce point). Avec le Parlement européen et l’Assemblée nationale, il y a donc un double contrôle démocratique, ne vous en déplaise.

            La Commission ne peut pas être confondue actuellement avec un gouvernement qui est en fait ce Conseil européen des chefs d’état ou de gouvernement (ou leur ministre concerné par le domaine), des « exécutifs » souvent non élus, véritable « décideur » européen et responsable de la stagnation actuelle quand il ne freine pas des 4 fers pour que le Parlement européen (démocratiquement élu) n’ait pas plus de pouvoir, contrairement à ce qui est prévu dans les traités.

            On voit donc bien que l’Union européenne n’est autorisée à entreprendre que ce que les exécutifs nationaux (en conciliabule plutôt étanche!) lui commandent de faire, encore trop souvent à l’unanimité.

            Il serait donc plus utile d’adresser les récriminations aux exécutifs nationaux qu’à « Bruxelles ».

            On voit bien, d’ailleurs, que ces exécutifs sont bien plus intéressés à pouvoir verbaliser des automobilistes étrangers ou à connaitre les comptes de leurs nationaux dans les autres pays qu’à étudier une vision d’avenir pour l’Europe: leur vrai souci n’est que d’être réélu! D’où cette médiocrité pour définir votre « périmètre d’avenir ».

            La Suisse, qui sert souvent d’exemple sur Contrepoints, est bien une confédération (système mal connu, en France, alors que l’Allemagne comme la Belgique son fédérales et, dans une certaine mesure, le Royaume-Uni), La Suisse ne peut se passer de l’Europe sans dommage. Reste le problème de la gestion de l’€ zone qui, j’en suis bien d’accord, pose encore question comme sa gestion actuelle par M.Draghi au parti pris pour les banques commerciales trop voyant! Je n’ai aucune confiance en lui.

            La ploutocratie: oui, les fonctionnaires européens sont bien payés mais pas plus qu’un fonctionnaire français ou un cadre du privé travaillant outre-mer. De plus leur nombre total (56 000) n’est pas excessif.

            Enfin, le cadre dans lequel nous vivons est déjà très européen: qui sait dire ce qu’il nous arriverait si l’Europe disparaissait. L’Europe a toujours eu besoin de crise pour avancer: faut-il rebrousser chemin au milieu du gué?

        3. Vous devriez aller expliquer tout ça aux Suisses, aux Norvégiens, etc. Les pauvres, ils ne résistent plus aux « blocs » et ils se font tout dicter par les horribles multinationales. Quelle chance d’être français et dans l’UE !

          1. Je n’ai jamais dit que c’était une chance d’être Français: un collègue qui faisait ses début en politique m’a dit, un jour, que je pourrais demander la nationalité française: par charité, je n’ai pas pouffé de rire: autant poser la question à un Monégasque!

            La Suisse comme la Norvège se sont rapprochées de l’Union Européenne: la Suisse résiste à cause de sa « neutralité » et en se demandant ce qu’elle a à y gagner.

            La Norvège, pays récent (1905) a peur de perdre son âme parmi 29 pays. Elle a organisé 2 referendums avec un « non » ne dépassant pas 52 et 54 %: elle craint aussi que sa production pétrolière plombe sa cotisation européenne, et, pays agricole et de pêche, elle craint aussi les règlements communautaires.

            Par contre, la Suisse et la Norvège ont signé de nombreux accords bilatéraux avec l’Union européenne. Il ne s’agit dans aucun de ces cas, d’une opposition!

            1.  » la Suisse et la Norvège ont signé de nombreux accords bilatéraux  »

              Ben oui, c’est exactement ce que je défends… on n’a pas besoin de structure politique et juridique supranationale (et anti-démocratique par essence, puisqu’il n’y pas de « peuple » européen, ni de volonté commune de vivre ensemble – si c’était le cas, les peuples accepteraient par exemple une redistribution fiscale au sein de l’union, comme aux USA, or c’est clairement impensable aujourd’hui).

              Donc oui, il suffit pour chaque pays de signer des traités bi/multilatéraux au cas par cas (uniquement si c’est dans leur intérêt et si chacun le souhaite), comme on l’a toujours fait et comme le reste du monde continue d’ailleurs à le faire : avez-vous remarqué que personne dans le monde ne copie l’UE ? (mais ça doit être parce qu’ils ne sont pas assez éclairés)

              A vous entendre, les pro-UE, on se demande comment les pays européens ont pu exister et se développer (plutôt bien) avant l’UE. Or, si l’on regarde du côté des résultats (en oubliant l’aspect philosophique des souverainetés nationales bafouées), le bilan de l’UE n’est vraiment pas brillant. Par quelque bout qu’on le prenne (économique, politique étrangère, sécurité, chômage, immigration massive et assimilation, bien-être des peuples, etc), les choses vont bien plus mal en Europe avec l’UE qu’avant l’UE.

              Certes, il y a des causes multiples, mais le fait est que l’UE n’a pas été en mesure de prévenir la dégradation, et l’a probablement provoquée par bien des aspects, notamment au travers de l’euro (divergence massive des économies de la zone depuis l’adoption de l’euro, alors qu’il y avait convergence auparavant). La zone euro est la pire zone du monde en terme de croissance et de chômage, alors que l’Europe était auparavant une locomotive majeure. Sérieusement, si l’on s’intéresse aux résultats dans le monde réel, comment peut-on défendre l’UE ? Mais vous allez certainement me répondre que c’est parce qu’on n’a pas fait encore « assez d’Europe »… Si j’étais Suisse, je me marrerais bien. Mais là, je suis juste en train de souffrir pour mon pays et ce vieux continent, qui fut jadis un phare pour le monde, et est en train de tourner le dos à tous les principes qui ont fait son succès.

        4. « Le ´tres libre échange’ sans contrepartie »?
          Quelles contrepartie voulez vous? Les seuls qui souffrent réellement du libre échange sont les politiciens et les fonctionnaires qui ne peuvent plus vendre des contrôles arbitraires à leurs clients pour assurer leur réélection ou justifier leur poste.

          1. En fait je voulais dire que l’U-K n’acceptait que des accords de liberté commerciale large, sans mettre en commun quoi qu ce soit d’autre.

            Il n’est plus douteux que des échanges commerciaux soient un facteur de rapprochement entre pays ou entre peuples mais il est quand même souhaitable qu’il s’agisse d’un véritable échange et pas à sens unique par un règlement qui me permette d’exporter mais pas d’importer ce qui pourrait concurrencer ma production.

            C’est tout le problème du TTIP! Je ne crains pas d’oublier ce qu’on m’a dit (je n’étais pas né), pour la Belgique, une des conditions du Plan Marshall était la suspension de construction automobile, pourtant brillante avant-guerre. C’est un détail mais savez-vous que des exportations de crémant américain portant le nom de « Champagne » fait partie de ce traité? Si l’Europe, en bloc, refuse, sans doute ça n’arrivera pas. Si la France isolée refuse, on le vendra dans les autre pays.

            « Le diable se cache dans les détails ».

            Comme étranger je ne vais pas me prononcer sur vos politiciens ou vos fonctionnaires bien associés au pouvoir, mais je n’en pense pas moins!

            1. Pourquoi voulez-vous qu’un traité d’échange soit à sens unique. C’est une négociation. Faudrait être une brêle pour accepter une libre circulation dans un sens sans accepter celle dans l’autre. Et bien souvent c’est l’europe et la france qui mettent des exceptions (cf exceptions culturelles, OGM, etc…), ce qui oblige aussi l’autre partie à faire des exceptions dans d’autres domaines (fromage au lait cru par exemple, sulfites dans le vin etc…)

  2. Le Brexit mettra une telle pagaille en Europe que l’avantage pour le RU d’abandonner celle-ci est une prophétie auto-réalisatrice. Remember 1940.

  3. Je suis sidéré que des libéraux puissent être favorables à l’UE… Avez-vous oublié les fondements de nos idéaux ? La subsidiarité, le gouvernement du Peuple, etc ? Car même un Etat minimal doit être gouverné… et cela est absolument impossible (et monstrueux) sans légitimité populaire. Or, où est la légitimité populaire de l’UE ?

    Les individus ne sont pas que des machines, sans racines, les Peuples existent bel et bien et pour longtemps encore. Vouloir noyer cela dans un pseudo-libéralisme désincarné et universel est une aberration. Le libéralisme, ni aucun régime politique ou juridique, n’a de sens en dehors des Peuples. Le jour où les européens se sentiront un seul Peuple, alors pourquoi pas. Mais on ne doit pas mettre la charrue avant les boeufs, et encore moins par la contrainte et le déni de démocratie permanent que représentent les institutions de l’UE.

    1. Stéphane Boulots

      Le gouvernement du Peuple, la légitimité populaire … sont entièrement antinomiques avec la subsidiarité, c’est carrément l’inverse. Le Peuple n’existe que par l’Etat centralisé.

      C’est justement parce que l’on a commencé à mettre de la souveraineté populaire (parlement européen) dans l’Europe que celle-ci est devenue socialiste.

      1. Le parti majoritaire au Parlement européen est le PPE qui n’est pas socialiste.

        1. Pour nous aussi, libéraux presque tous les partis sont socialistes (UMPSFN qui se déclinent aussi au niveau européen)

    2. Vous raisonnez en fait comme le Front de Gauche. Les problèmes de la france ne sont pas imputables à l’UE. Ce sont nos assemblées nationales qui empiètent sur nos libertés et font du gold plating en en rajoutant toujours une couche sur celle de l’UE. Mais c’est plus facile d’attaquer un monstre froid et éloigné.

      Je ne défends pas l’UE mais force est de constater que les quelques réglementations qui ont mis fin au protectionnisme (ou qui essaient de le faire) et à l’ouverture des marchés nous ont plus apporté coté libéralisme et ont permis de contrecarrer (en partie) l’interventionnisme continuel de l’état.

      Quelques exemples : le marché des télécoms, les transports et les assurances santé quand la france acceptera enfin d’appliquer la déréglementation européenne. Combien aurions-nous encore donné à la SNCM sans le hola de l’Europe ?

      Certes tout n’est pas parfait mais l’UE déréglemente alors que la france réglemente. L’UE essaie de rétablir des conditions de concurrence pendant que la france se protège.

      1. « ’UE déréglemente alors que la france réglemente »
        Non. L’UE réglemente. Les dirigeants français – désœuvrés – ne font que de la sur-enchère dans les quelques domaines laissés pour donner le change.

      2. Parce que partout où les transports et les assurances santés ont été déréglementés, ça a été un carnage. En Angleterre, seul les lignes rentables à 2 chiffres ont été conservées, à des prix plus élevés que partout ailleurs : normal, par définition un train est en monopole sur son horaire.

        Vous pouvez aussi prendre les autoroutes en France, où on paye plus chère pour 300 km qu’une vignette à l’année dans pas mal de pays.

        Les assurances santés, on en a déjà parlé. Et je me suis documenté sur votre modèle hollandais de santé, qui n’a rien de dérégulé car les prestaires (à but non lucratifs) sont obligatoires, à prestations hyper réglementés, et l’état finance les spécialités non rentables ainsi que la solidarité. Le seul système liberale reste les États Unis, c’est pas glorieux.

        Noté que je suis liberal, mais pas pour les services d’intérêts généraux, ni les services qui sont de fait en position de monopole. Votre définition du libéralisme c’est la jungle, le règne des mafias, quelques multinationales qui contrôleront tout petit à petit, bref, du soviétisme privatisé.

        Quant à l’Europe, si elle essayait de rétablir les conditions de la concurrence, alors elle s’attaquerait en premier lieu aux systèmes fiscaux qui permettent aux multinationales de payer 1% d’impôt contre une moyenne européenne de 30% pour les pme.

        1. Stéphane Boulots

          @tigrou777 :

          Quant à l’Europe, si elle essayait de rétablir les conditions de la concurrence, alors elle s’attaquerait en premier lieu aux systèmes fiscaux qui rackettent les multinationales en leur prélevant 30% d’impôts alors qu’un Etat peu très bien vivre avec 1%.

          Ce mensonge sur le chemin de fer anglais est fatigant : le trafic n’a fait qu’augmenter depuis la libéralisation, la sécurité augmenter etc… Jetez un coups d’œil sur le wikipedia en langue anglaise, qui dit exactement le contraire de la version Française, ca vous donnera une bonne idée de la censure et de la propagande dans ce pays.

          wikipedia FR : « Le système ferroviaire britannique (réseau) se caractérise par sa complexité et la multiplicité des intervenants depuis la privatisation de British Rail au milieu des années 1990 et son éclatement en une centaine de sociétés, ainsi que par la mise en place d’organismes de contrôle au niveau étatique. Il ne concerne que la Grande-Bretagne, l’Irlande-du-Nord étant traitée à part. »

          wikipedia UK : « In 2014, there were 1.65 billion journeys on the National Rail network, making the British network the fifth most used in the world (Great Britain ranks 23rd in world population). Unlike a number of other countries, rail travel in the United Kingdom has enjoyed a renaissance in recent years, with passenger numbers reaching their highest ever level (see usage figures below). This has coincided with the privatisation of British Rail, but the effect of this is disputed. The growth is partly attributed to a shift away from private motoring due to growing road congestion and increasing petrol prices, but also to the overall increase in travel due to affluence.[3] However passenger journeys have grown much more quickly than in comparable countries such as France and Germany.[4] »

          Quand au système de santé US, je crois que vous n’avez pas vraiment compris comment il fonctionne.

        2. Tigrou777 nous sommes sur un site sur lequel on argumente. Les « l’histoire regorge », « partout » etc… n’ont pas leur place ici quand on contredit, il faut apporter des éléments.

          Donc sur les assurances santé en Suisse faudra argumenter et expliquer pourquoi des frontaliers préfèrent s’assurer en Suisse plutôt qu’en france sauf à croire qu’ils sont idiots. Ils vont même devant les tribunaux pour cela.
          Vous devriez lire plus avant les documents fournis en lien, les comprendre, voir leur différence etc…
          Certains pays obligent leur système de santé à ne pas faire de bénéfices sur les prestations de base mais à se rattraper sur les complémentaires et ce sont des axes de réflexion mais toujours est-il que ces systèmes sont équilibrés. Oui il y a des prestations obligatoires dans le régime de base mais en Suisse par exemple vous pouvez déroger en demandant une franchise annuelle jusqu’à 2500CHF et ainsi profiter d’une réduction très importante de prime.

          http://dievolkswirtschaft.ch/content/uploads/2009/11/05F_Leu.pdf

          « …je suis liberal, mais… »
          Le libéralisme « mais » ça n’existe pas, c’est comme les gens qui sont contre la peine de mort « sauf » : on est pour ou contre et ce n’est pas à vous qu’on va demander de juger sauf si vous faites partie des 12 jurés.

          Pour ce qui est du transport, Stephane Boulots a répondu. Méfiez vous des études franco-françaises commandées par la SNCF et dont le Net regorge.

          TER : la SNCF admet avoir des coûts 30 % plus élevés que ceux de ses concurrents en Europe
          http://www.lesechos.fr/24/02/2011/LesEchos/20877-138-ECH_ter—la-sncf-admet-avoir-des-couts-30—plus-eleves-que-ceux-de-ses-concurrents-en-europe.htm

          1. Et bien argumentez, la dernière fois vous l’avez fait avec le système de soin en Hollande, votre argumentation était bidon puisque la Hollande est tout sauf un système deregulé. Quid des autoroutes ? Je ne conteste absolument pas que les lignes anglaises soient bien remplies, pour ce qu’il en reste. Vous pourriez aussi reconnaître que si la sncf a des coûts plus élevés, c’est à mettre en relief dans un territoire où la ruralité est bien plus forte, les densités de population moins élevés, d’où une productivité par agent plus faible. Quant aux comparaisons avec la Suisse et la Norvège, comparer un paradis fiscal et un autre qui vit de ses rentes pétrolières, c’est toujours limite et pas très rigoureux, tenez vous en à des pays comparables, Espagne, Angleterre, Allemagne, Italie.

            « On est liberal ou on ne l’est pas » montre que vous avez un une conception tres binaire de l’économie, avec d’un côté le dogme du tout liberal contre celui des méchants communistes, rien au milieu. Au contraire, je considère que l’économie n’est qu’un ensemble d’équilibre entre opposés, avec des acteurs publics et privés complémentaires. C’est d’ailleurs de cette complémentarité dont decoule les meilleures œuvres des sociétés humaines, qu’elles se disent liberales, socialistes, théologiques, ou ce que vous voudrez.

            1. Tigrou777 Bidon ? Je ne vous comprends pas, nous ne sommes pas en train de vous proposer le système libéral parfait mais ce qui se fait dans d’autres pays et qui fonctionne et qui est incomparable avec la france. Aux Pays-Bas (la Hollande n’est pas un pays) ça n’existe que depuis 2006 donc faut quand même leur laisser le temps, ça ne se fait pas en 1 jour de réformer un système
              Y a-t-il des assurances privées : oui dans les 2 pays
              Y a-t-il de la concurrence : oui dans les 2 pays et suffisamment de compagnies pour avoir cette concurrence.
              Y a-t-il un panier mini réglementé ; oui, dans les 2 pays, c’est quoi le problème ?
              Y a-t-il des latitudes : oui dans les 2 pays

              … et aux Pays Bas les assurances de base peuvent faire un bénéfice, pas en Suisse. Les systèmes s’améliorent petit à petit.
              Les hopitaux sont privés à 100% aux Pays Bas et pas en Suisse : justement ça permet de comparer.

              Vous voulez quoi ? Un système parfait de suite ? La perfection n’est pas de ce monde.
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              Les autoroutes : 40% du prix payé sur les autoroutes va à l’état directement. L’état n’ayant pas les moyens de payer les nouvelles infrastructures, il allonge les concessions des anciennes autoroutes pour payer les nouvelles… que vous payerez donc 2 fois. De plus l’état s’est fait baiser car les sociétés d’autoroute ont racheté leurs actions et elles peuvent maintenant amortir le coût des emprunts ayant permis de financer la privatisation. Ce système n’est pas libéral.
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              SNCF : vous n’avez manifestement pas lu la circulaire de la SNCF qui reconnaît le surcoût mais pour aucune raison que vous donnez ruralité etc) : ce sont seulement les coûts des avantages du personnel. Mais je me demande si vous lisez en fait.
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              Le libéralisme ce n’est pas un dogme. Si vous voulez vivre votre socialisme ou communisme en marge vous pouvez. Le libéralisme est juste une philosophie. Les acteurs publics : les réseaux de transport privés (route, train) ont existé bien avant les réseaux publics qui se sont contentés de nationaliser, idem pour l’électricité, l’aérien, la santé, la retraite… ça a existé au départ comme systèmes privés avant d’être nationalisé. Le public peut effectivement exister mais exactement en concurrence avec le privé sans aucune faveur.

    3. Ce n’est-il la faute de personne si le Parlement Européen n’a pas encore, dans l’Union, cette représentation populaire suffisante au Parlement Européen (où la France n’envoie que des seconds ou troisièmes coûteaux, brillants par leur absence et inconnus du peuple français! Mais comme pour Fr.Hollande, aussi critiqué, c’est vous qui les avez élus!!!) pour décider en dernier recours mais n’est-ce pas l’esprit de la Vième République que d’avoir un exécutif fort, s’imposant à +/- 50 % de la population: bonjour la démocratie! Et vous croyez que la France n’est pour rien dans cette organisation? Vous avez 10% des députés européens qui sont Français!

      Avec cette proportionnelle en France, 100 fois promise mais toujours pas réalisée! Et ne croyez pas que l’Europe de 1957, à 6 pays, a été construite sans aucune influence française!

      Il faut savoir assumer son passé!

      Mais je suis tout à fait d’accord qu’on diminue le pouvoir des exécutifs nationaux réunis dans le Conseil Européen des chefs d’état et de gouvernement qui prend encore les grandes décisions (plus souvent à la majorité et moins à l’unanimité) après des conciliabules opaques où les marchandages ne doivent pas sentir la rose! Ces gens au pouvoir n’ont, comme on sait, que leur réélection nationale en ligne de mire.

    4. La légitimité de l’Union Européenne existe bien, de façon démocratique (représentative) à deux niveaux: au niveau du Parlement européen, élu démocratiquement (Bon! La France envoie surtout des « recasés » de la politique ou des seconds ou troisièmes couteaux des partis, inconnus du peuple, qui brillent d’ailleurs souvent par leur absence, en séance: tant pis!). Mais toute décision prise dans l’Union européenne revient dans chaque pays pour y être traduite en loi d’application nationale, soumise au vote de l’Assemblée nationale: il y a donc bien un double contrôle démocratique.

      Même si les jeunes se sentent plus européens que leurs aînés (grâce à Erasmus et à une plus grande facilité de voyager), non, il n’y a pas encore un « peuple européen ». Mais la construction de l’Union européenne n’est pas achevée! C’est bien pour cela qu’il n’est sans doute pas raisonnable de rebrousser chemin au milieu du gué. Quelle aura été le rôle constructif de Fr.Hollande au niveau européen? 0!

      1. Je ne suis pas d’accord, je vais essayer de résumer :

        1) le parlement européen est une parodie de parlement, pour de multiples raisons, que je vous laisse découvrir. Il se rapproche bien plus d’une chambre d’enregistrement type soviet suprême que du « mother of all parliaments »

        2) sur le papier, l’URSS aussi était démocratique… et il y avait des élections, à de multiples niveaux

        3) toute loi européenne votée DOIT être ratifiée par les parlements nationaux, qui n’ont pas le choix : il n’y a rien de démocratique là-dedans

        4) quand bien même le parlement européen respecterait les grands principes issus du XVIIIe, de la démocratie anglaise et des Lumières, il ne pourrait pas être démocratique pour la simple raison qu’il viole le Droit fondamental des peuples à disposer d’eux-mêmes : en effet, si l’on demande demain aux peuples européens de se prononcer pour la souveraineté de leurs Parlements nationaux, ou bien celui de l’UE, je peux vous assurer que les réponses ne seront pas en faveur de ce dernier (il suffit pour s’en convaincre de regarder les résultats aux multiples referendum des années 2000, et qu’on a choisi d’ignorer superbement – comme toujours lorsque le Peuple vote « mal »)

        5) une démocratie, ce n’est pas un Parlement, c’est un ensemble d’institutions dans lesquelles règne un subtil équilibre des pouvoirs, chaque représentant pouvant être révoqué facilement par le Peuple. Essayez de révoquer Juncker pour voir, ou machin-Van Rompuy, dont personne n’a compris à quoi il servait

        6) le Peuple précède la Démocratie et non l’inverse : vous pourrez créer tous les ersatz de démocraties au niveau européen que vous voudrez, ils n’auront aucune légitimité si les gens, les vrais (pas leurs représentants corrompus) ne veulent pas leur déléguer le pouvoir. Si demain je crée un poste de chef du monde, et que j’organise des élections mondiales pour le choisir, pensez-vous que cela donnera une quelconque légitimité à ce poste ?

        7) Penser qu’il faut faire une construction européenne à marche forcée pour justement « créer » un peuple européen est une démarche totalitaire, exactement dans la lignée de « l’homme nouveau » promu par toutes les dictatures rouges-brunes.

  4. C est quoi cette conclusion a la con? Vous pointez du doigt le reel probleme de l’Europe, a savoir sa transformation en une machine bureaucratique infernal, mais vous concluez que les partisans du brexit sont des cons rascistes et qu’il faudra que l’EU reste dans l’Europe parce que.. parce que c’est une bonne idee d’abord….

    Desesperant. Ne croyez pas que l’europe ira jamais vers le liberalisme. La centralisation du pouvoir a sa propre dynamique, et le seul moyen de lutter contre cette dynamique est du diviser le pouvoir. Ie le brexit. Casser l’Europe.

    1. « Les « brexiters » sont d’irresponsables ratiocineurs, incapables de concevoir un « demos » européen, et souvent non dénués d’arrière-pensées xénophobes. »

      Je me suis fait la même réflexion sur ce paragraphe de fin. Koenig est indécrottable et utilise les mêmes ficelles que les socialistes pour éjecter ceux qui ne pensent pas comme lui et sa clique de jacobins.

    2. Vous avez raison, évidemment! Il est d’ailleurs moins question de xénophobie, à ce niveau (du moins j’ose l’espérer) que des mauvais coups bas à voir venir entre ces chefs d’état et de gouvernement réunis dans des conciliabules secrets, discutant jusqu’à plus d’heure, pour protéger leur « bout de gras » national, obsédés qu’ils sont de ce que leur position pourrait apporter à leur réélection.

      Pas étonnant que ces « crabes » se fichent bien de toute vision de l’avenir de l’Union européenne! Et pourtant, c’est eux qui prennent, trop souvent à l’unanimité, toutes les grandes décisions européennes!

      Mais on ne va pas accabler ce jeune Gaspard pour un mot malheureux!

      1. On ne parle pas des chefs d’état là mais de Koenig l’auteur de l’article qui pose au début un appel à un débat sur le Brexit et qui en conclusion vous traite de xénophobe si vous êtes pour !

  5. Je vous fais la même?

    Les Gaspard sont des ignares ce qui ne les empêchent aucunement d’être pétris de certitudes, dotés d’un certain ego, qui les rend responsables (plus que les autres) et visionnaires par dessus le marché, tout a fait incapables de catégoriser des millions de gens en désaccord avec eux en leur collant des adjectifs négatifs, parce que, xénophobie, ah non hein, pas Gaspard.
    Sacré Gaspard.

    Ca doit être mon coté xénophobe, mais Gaspard and company, thanks but no thanks.

    Dommage, c’était effectivement un bon sujet, et l’occasion de constater que l’UE est aujourd’hui une menace pour la Perfide, une bouée de sauvetage pour notre bonne vieille France. Ce qui en dit très long sur leur gouvernance respective durant ces trois dernières décennies.

    Ce qui, d’un point de vue libéral, est peut être le vrai sujet?

    1. Voilà une idée claire qui ne cache pas que le libéralisme est applicable aux états: si on prend la liberté, on accepte forcément la responsabilité: tout se passe comme si la France n’avait pas fondé l’Europe, qu’elle n’en avait pas influencé le fonctionnement, qu’elle n’avait pas eu un droit de veto sur toutes les grandes décisions et les traités, qu’elle n’était pour rien dans l’administration, copie conforme de la française, que ce n’était pas le président français qui était passé par dessus le référendum ou que la France qui a signé les critères de convergence dès 1997 n’est pour rien dans le fait de n’y être pas encore parvenue.

      Non l’Europe n’est pas responsable de l’état actuel de la France.

      Maintenant, faire demi-tour au milieu du gué n’est pas forcément la solution et n’arrangera rien sur le plan français! Et on peut pardonner à Gaspard ses erreurs de jeunesse: si ses arguments étaient mieux choisis, sa position serait au moins défendable!

  6. Depuis 2008, la crise a révélé de profonde divergence de vue (ou du moins d’aborder les problèmes et d’y répondre dans les urnes). Peut-on faire une Europe avec des réformistes britaniques qui se sont serré la ceinture, des Allemands ou des Nordiques rigoureux (ou psychorigides au choix), des cigales française et italiennes, des Syriza et des Podemos, des PiS ou des BZÖ …

    C’est dans les situations de crises que se révèlent les problèmes. Mais à propos, qu’a-t’on fait pour corriger le tir ?

    1. Il n’y avait plus rien à faire si ce n’est de « coller une amende » aux désobéissants qui ont le moins de moyens pour la payer! Donc on a raisonnablement laissé tomber.

      Si des pays comme la France, qui sans drame exceptionnel comme le problème immobilier espagnol ou l’accumulation des années de mauvaises habitudes grecques, ne parvient pas, malgré toutes ses promesses renouvelées régulièrement, à arriver à une gestion nationale qui la rapproche chaque année des « critères de convergences » de l’€, c’est à désespérer! Une inflation maîtrisée, un déficit budgétaire bien réduit et une dette qui reste payable, tout « bon père de famille » fait ça! « C’est pas sorcier »! Depuis 2012, Fr.Hollandesait qu’il « faudrait » faire des réformes de fond sur le train de vie de l’état, au lieu de taxer toujours plus toute somme apparaissant! Il veut pas! C’est lui, le chef!

  7. « incapables de concevoir un « demos » européen »

    Ce sont les peuples qui décident, dans leur coeur, s’il y a un « demos européen », et ce n’est pas le cas. Il serait temps que les élites l’admettent et cessent la construction d’une Union (qui contre les peuples, si libérales qu’elle soit ou fût, ne ressemblera qu’a une URSS bis) et alors revienne à la seule Europe reelle, admissible (et souhaitée, elle, par les peuples) celle de la Communauté européenne.

    Communauté Européenne VS Union fédérale européenne

    le réel, le concret historique, et le souhaité par les peuples VS l’utopie totalitaire hors sol du « démos européen » comme jadis « l’homme nouveau soviet »;

    Gaspard, intelligent comme vous l’êtes, je ne comprends pas cet entêtement et aveuglement là dessus.

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