Coût du travail : Hollande prendra-t-il enfin les bonnes décisions ?

Publié Par Patrick Aulnas, le dans Fiscalité

Par Patrick Aulnas.

Chacun le sait, même à gauche. Le coût du travail, le temps de travail et la réglementation du licenciement constituent en France trois obstacles à la création d’emplois.

En ce qui concerne la baisse du coût du travail, il s’agit pour l’État d’agir sur les énormes charges qui pèsent aujourd’hui sur toute activité. Une autre solution consiste à augmenter la productivité du travail, mais elle relève du long terme et non de mesures politiciennes. L’épisode du CICE (crédit d’impôt compétitivité-emploi) symbolise toute une politique. Le mécanisme lui-même ne pouvait être validé que par un technocrate-apparatchik sans culture micro-économique ni expérience de l’entreprise. Autrement dit, François Hollande connaît la macro-économie et la fiscalité mais ne sait pas lire un bilan et un compte de résultat. Ce travers français ne lui est pas spécifique. Il concerne presque toute la classe politique. La plupart de nos politiciens prétendent décider de ce qui est bon pour les entreprises sans les connaître de l’intérieur.

Le CICE, chef d’œuvre technocratique inefficace sur le coût du travail

La mesure la plus importante prise par François Hollande à destination des entreprises constitue déjà un chef-d’œuvre de l’aveuglement technocratique à la française. Elle date de 2012 et s’intitule CICE ou crédit d’impôt compétitivité-emploi. L’expression utilisée ferait déjà reculer tout un bataillon d’individus sains d’esprit. Mais il s’agit de la prodigieuse créativité linguistique des énarques. Quant au contenu, il consiste à réduire les charges par diminution de l’impôt sur les sociétés, mais… plus tard. N’entrons pas dans les détails techniques, car ils importent peu. La cible étant les entreprises employant du personnel, l’État leur accorde un crédit d’impôt de 6% de la masse salariale. Un crédit d’impôt s’imputant sur l’impôt futur, il faut évidemment attendre longtemps pour bénéficier effectivement de l’allègement de charges.

La complexité du dispositif n’est pas l’essentiel car ce sont des professionnels spécialisés qui gèrent la fiscalité des entreprises (services comptables des grandes entreprises ou experts-comptables pour les petites entreprises). Mais ajouter de la complexité à la complexité en période de croissance faible ou nulle suppose une incompréhension totale des préoccupations des petites entreprises, d’où pourraient justement venir les créations d’emplois. Le mot d’ordre devrait être à la simplification et aux mesures lisibles, compréhensibles par tous dans leur principe. Au lieu de laisser les fonctionnaires de Bercy concocter une nouvelle usine à gaz fiscale, il suffisait de diminuer les impôts comptabilisés en charges ou certaines charges sociales. Trop simple, trop visible politiquement aussi !

Le grand basculement

Après quatre années de mûre réflexion, François Hollande a, début 2016, un éclair de génie. Il annonce « le temps du basculement du CICE en baisse définitive de charges ». Tout était donc prévu dès le départ ! Le temps du basculement est venu. Comment ne pas sourire devant tant de duplicité. Une telle maladresse voulant passer pour de l’habileté tactique ne touche même plus les fidèles des fidèles.

Mais le temps de l’État-providence n’est pas celui de l’entreprise. Le grand basculement figurera dans une loi de finances rectificative ou dans la loi de finances pour 2017, votée à l’automne 2016, et n’entrera effectivement en vigueur qu’en 2017. La promesse précède de presque deux ans la réalisation. Les entreprises pourront donc effectivement bénéficier d’un simple allègement de charges quand François Hollande sera vraisemblablement parti. Il aura donc fallu un quinquennat entier pour parvenir à comprendre qu’une baisse des charges consiste tout simplement à … baisser les charges.

Un exemple politiquement significatif

L’exemple du CICE a une signification politique forte. Les frondeurs socialistes, les écologistes et la CGT ne cessent de glapir sur l’énorme cadeau fait aux patrons. L’argent public aurait été distribué sans contrepartie. Les entreprises auraient empoché le CICE sans créer d’emplois. Il est bien difficile, voire impossible, de faire un bilan de ce dispositif sur les créations d’emplois. Mais, selon l’INSEE, il a permis de limiter l’augmentation du coût du travail en France, qui a moins augmenté que dans la plupart des pays européens.

L’approche du problème est révélatrice. Pour une bonne partie de la gauche, il y a distribution d’argent public aux entreprises en réduisant le coût du travail. Ce qui signifie que les prélèvements obligatoires de 46% du PIB sont la normale. Les réduire constitue une dilapidation de l’argent public, surtout lorsque les entreprises sont bénéficiaires. Le soupçon d’augmentation des profits par la baisse d’impôt hante alors les esprits. L’analyse libérale se situe à l’exact opposé. Il n’est pas acceptable de prélever 46% du PIB et il convient de baisser significativement ce niveau de prélèvement. Le CICE n’est pas analysé comme une distribution d’argent public mais comme une juste réduction des prélèvements pesant sur les entreprises. La réduction des charges induit un renouveau d’activité car la liberté conduit beaucoup d’hommes vers la créativité. D’un côté, le soupçon et le contrôle tatillon, de l’autre la confiance et l’autonomie.

L’habileté rhétorique de la gauche masque une pauvreté conceptuelle affligeante. Réduire les impôts ne représente jamais une dilapidation d’argent public. La dilapidation se situe dans certaines dépenses. Le verbiage technocratique atteint un sommet lorsque l’on considère un crédit d’impôt comme une « dépense fiscale », expression utilisée à Bercy. La justification est simple : une réduction d’impôt est une dérogation au droit commun en vue d’une action spécifique, donc une dépense liée à l’interventionnisme public. Certes, mais ce vocabulaire conduit inéluctablement à semer le trouble dans les esprits en connotant négativement toute réduction d’impôt. Dans ce domaine, la technocratie d’État et les partis de gauche voyagent main dans la main. Le CICE, représentant à ce jour 27,5 milliards de réductions d’impôts, est perçu comme une dépense par les hauts-fonctionnaires car il réduit le montant global dont dispose l’État.

Puisque l’État dépense quand il réduit nos impôts, pourrait-on considérer qu’il économise quand il les augmente ? Nous n’en sommes pas loin. Pour contenir les déficits, c’est d’ailleurs ce choix qui a été fait. Merveilleuse technocratie !

  1. Oui, l’essentiel est que nos gouvernants ont une vision macro-économique, sans parler du fait que nos hommes politiques n’ont que rarement géré une entreprise ni même été actifs dans le monde de l’entreprise ; fonctionnaires, professionnels du syndicalisme ou du monde associatif, énarques, ils pensent que le pouvoir politique, la loi et le règlement peuvent résoudre la question de l’emploi.
    La réduction des déficits publics n’est envisagée que parce que l’Europe demande à la France une gestion plus saine, mais en aucun cas comme un objectif de saine gestion ou une urgence comptable.
    Et comme l’écrit l’auteur, il faut baisser les charges salariales, comme corollaire à la baisse des dépenses.
    Baisser les charges, c’est baisser les charges, tout simplement ; réduire le taux des diverses cotisations sur la fiche de paye de TOUS les salariés.
    Et certainement pas inventer chaque fois une usine à gaz, dont le CICE, avatar de ces dizaines de dispositifs qui prétendent favoriser telle ou telle situation d’emploi. Avec comme seul effet, l’effet d’aubaine qui profite aux plus grosses entreprises et à celles qui sont habilement conseillées pour profiter du dispositif. Qui durera le temps du mandat du ministre du travail…
    C’est la raison pour laquelle ces dispositifs sont présentés comme des « cadeaux » aux entreprises.
    Alors que si la baisse était généralisée pour tous les contrats de travail, les entreprises retrouveraient l’envie d’embaucher et les salariés apprécieraient cette restitution de pouvoir d’achat.
    Mais nos politiques ne fréquentent que des syndicats (patrons et salariés), des capitaines d’industrie, les représentants et les acteurs des grandes entreprises du privé et du public, de la bancassurance, etc.
    Si Martine Aubry avait interrogé un artisan avec deux salariés, sur la question des 35 heures, cet homme lui aurait répondu qu’il ne voyait pas comment il pourrait avoir envie d’embaucher après avoir réduit le temps de travail de ses ouvriers et ce sans baisse de charges.
    C’est pourtant si simple…, trop simple.

    1. « Baisse les charges, c’est baisser les charges, tout simplement, réduire le taux des diverses cotisations sur la fiche de paye ».

      Ce n’est justement pas si simple, et surtout ça ne change pas grand chose au coût du travail.

      N’oubliez pas qu’en face des cotisations, il y a des prestations, en premier lieu les pensions retraite et le système de santé. Par conséquent, réduire les charges ne veut pas dire diminuer le coût du travail, car il faudra penser que les salariés devront se saisir du différentiel pour cotiser dans le privé.

      Or, l’assurance privé ne coûte pas moins cher que la sécurité sociale. Le reste n’est qu’ideologie.

      1. Laisser les salariés choisir et souscrire eux memes aux assurances sociales dont certaines sont obligatoires en Europe, encadrées clairement par des protections pour interdire les désaffiliations par exemple, ne diminuerait pas la masse salariale.

        GAIN pour l’employeur = Il n’a plus besoin de payer des personnes ( interne/prestataires externes) pour gerer une paie reduire au strict minimum : comptage des heures ou jours travaillés x salaire complet … Sans parler de la suppression du risque lié aux reglementations sociales.

        GAIN Pour l’assuré = Il s’assure librement, complete selon ses besoins sa couverture et devient responsable de sa santé… Il est donc en mesure de faire diminuer le risque en choisissant une vie responsable…. Avec baisse des cotisations ou plutot couverture complementaire…

        Ce n’est pas la panacée bien sur… Mais une solution plus juste, plus libre, plus responsabilisante que l’open bar d’aujourd’hui… Décidé à notre place, par un quarteron de syndicats et de politiques aux mains de tous les lobbys

        1. c’est tres vrai, vous choisissez vos maladies, votre mort pendant que vous y êtes. Et en plus dans ce système, vous avez une assurance calculée en fonction. C’est vrai ça m’irait bien en y réfléchissant. J’ai un travail derrière les écrans, pas trop de cancers ni de maladies génétiques dans la famille, je ne suis pas trop vieux alors ça va, je devrais avoir une assurance pas chère. Une assurance santé devrait être calculée comme l’assurance voiture. La santé, les voitures, les accidents du travail, c’est pareil après tout, vous m’avez convaincu.

          1. Quand vous aurez fini de jeter des chatons aux yeux humide partout comme un gamin on pourra discuter sérieusement.

            La sécu c’est 158 milliards de dette en augmentation de 12 milliards chaque année, l’état français c’est 70 milliards de dépenses en trop chaque année et ça dure depuis 40 ans. La dette c’est 5000 milliards d’euros avec les engagements des retraites (cf: cours des comptes).

            Ça fait 227’000 euros par actif en plus des deux personnes qu’il doit soutenir (1/3 des français sont actifs seulement).

            Le social français qui est médiocrement dans la moyenne européenne (y compris pays de l’est ce qui n’est pas flatteur) est payé à crédit alors que le pays est en plus 2eme recordman mondial pour l’imposition.

            Votre tout état à totalement foiré et la faillite qui s’annonce va ramener le social et le médical au niveau d’un pays en développement. Si un jour vous avez envie de comprendre pourquoi c’est arrivé alors que des pays proches pètent la santé, écrivez nous on vous expliquera.

      2. « L’assurance privée ne coûte pas moins cher que la SS ». Quelles sont vos sources, pour affirmer cela ?
        Vous n’en avez pas parce que c’est faux. La SS française coûte beaucoup plus cher que partout ailleurs dans les pays avancés. Et les prestations ne sont pas meilleures non plus.

        1. Et bien prenez par exemple un système de soin authentiquement libérale, celui des États Unis. Vous constaterez que ce système coûte 16% plus cher en terme de cotisation (dépenses de soin dans le PIB), que 30% de la population en est exclu, et que les performances en terme de mortalité et d’espérance de vie y sont moins bonnes qu’à Cuba.

          Le seul argument d’une sécurité liberale est qu’elle est libre de choix, c’est un bon argument, mais qui ne renvoie pas à une question d’efficacité ou de coût du travail. C’est purement idéologique.

          1. D’abord, on pourrait discuter sur le caractère authentiquement libéral des USA, de l’Obamacare, ou sur la fiabilité des statistiques cubaines. Mais la question est celle de la France. Le seul facteur qui pourrait amener le coût d’une assurance privée au niveau de celui de la SS, ce sont très évidemment les frais de justice et les amendes pour ceux qui veulent s’assurer hors SS.
            Si vous pensez le contraire, pourquoi rendre la SS obligatoire, les Français seraient-ils si bêtes qu’ils iraient choisir un système plus coûteux et moins performant si on les laissait faire ?

            1. http://donnees.banquemondiale.org/indicateur/SH.XPD.TOTL.ZS

              Cela s’explique parce que les campagnes de préventions et de dépistage n’y sont pas financées, les privés gagnants plus d’argent à traiter qu’à prévenir, c’est d’autant plus vrai pour les 30% de précaires qui n’ont pas accès au système, d’où l’obamacare, à la marge.

              Et puis dans beaucoup d’autres pays, le système est comme en France un mix public privé. En Allemagne, vous avez le choix de votre mutuelle, mais la mutuelle est obligatoire, et les cotisations hyper encadrées.

              1. Vous pensez vraiment que si le dépistage revient moins cher, aucune assurance ne le proposera, toutes s’arrangeant pour maximiser le niveau des primes et aucune ne cherchant à utiliser le moindre coût pour gagner un avantage compétitif ?

                1. Mais pas du tout. Ce n’est pas dans l’intérêt d’une assurance que de réduire ses prestations les plus lucratives. Encore moins des médecins et labo.

                  1. Vous prétendez maintenant que les assurances maladie gagnent de l’argent quand leurs assurés sont malades ? 🙂

                    Vous savez que la constitution place, en principe, le pouvoir sous votre contrôle de citoyen et que vous devriez être normalement au courant des budgets et du fonctionnement des institutions ?

                    Vous ignorez visiblement tout de l’état catastrophique des institutions française et de sa situation financière dramatique:
                    https://www.google.fr/search?q=cour+des+comptes+catastrophique

                    Hors La France pratique ce saint « tout état » que vous prônez. 57% de dépense publique étatisé, un actif sur 4 salarié de l’état, des assurances fonctionnarisées à « la gestion si saine par rapport au privé ».

          2. La Nouvelle-Zélande a fait le choix de privatiser l’assurance maladie en confiant sa gestion à 4 assureurs privés. Résultat: les assurés sociaux ont le libre choix du prestataire et les coûts de gestion ont fortement diminué, pour le plus grand bénéfice des assurés. Rappelons que la gestion de la sécu en France engloutit 17% des cotisations, un vrai scandale.

            1. Mais les frais de gestion d’un privé ne sont pas nul, et vous devez également payer les marges et l’actionnaire, l’un dans l’autre.

              1. Votre « également » est de trop, les marges et les bénéfices distribués font partie intégrante des frais de gestion, alors que vous faites semblant de les ajouter. Et je n’ai jamais rencontré de marge avec un compte en banque. Quant aux actionnaires, s’ils n’étaient pas payés en échange d’un risque de perte considérable qu’ils acceptent de prendre et pas vous, pourquoi n’en feriez-vous pas partie ?

          3. Tigrou vous raisonnez collectivement mais la santé c’est avant tout une responsabilité individuelle.
            Le coût d’une assurance santé INDIVIDUELLE vu du risque est de 200 à 300 euros mensuels avec une cotisation fixe tout au long de la vie professionnelle.

            Si je gagne 5,000 euros par mois, mois et mon employeur payons plus de 1,200 euros par mois rien que pour l’assurance maladie (CSG incluse).

            300 vs 1200 euros… capiche ?

            http://fr.irefeurope.org/Reformer-et-ameliorer-le-systeme-de-Sante-grace-au-prive-et-a-la-concurrence,a2586#titre6

            Sinon aller voir votre intervention d’hier sur la sécu, j’y ai répondu, vous n’avez rien compris à l’article.

            1. Si vous gagnez 5000€ par mois…. À oui c’est vrai, la classe moyenne quoi. Vous parlez de cet article aux chiffres absurdes ?

              1. Décidément vous ne comprenez rien : vous mélangez assurance et solidarité.
                La solidarité c’est les impôts, pas les cotisations d’assurance.
                Votre assurance voiture est-elle fonction de votre salaire ?

                1. Je ne comprends rien je suis un abruti et vous dieu sur terre. Vous seriez disposé à payer plus d’impôt ? Sans blague. Pourquoi d’après vous on appelle la sécurité sociale une assurance sociale ? Parce qu’elle intègre une part de solidarité, de redistribution si vous préférez. Si vous gagnez 5000€, que vous n’avez pas de prė condition génétique pour des maladies grâves, vous avez un travail qui n’est pas spécialement sujet à des accidents, et bien vous payez pour ceux qui en ont, et en plus en fonction de votre revenu, et c’est tant mieux, c’est pour ça que notre système à beau avoir ses défaut, on ne jètera jamais un pauvre devant un hôpital parce qu’il n’a pas les moyens de se payer une assurance. Je sais, Vous préféreriez garder ça pour vous pour acheter une plus grosse voiture et faire l’âme charitable le dimanche à la messe, c’est normal, je vous plaint, ça doit être vraiment trop difficile pour vous de regarder votre fiche de paye et ses sommes astronomiques partir pour une bande d’assisté.

                  1. tigrou777: « Pourquoi d’après vous on appelle la sécurité sociale une assurance sociale ? »

                    On appelle bien la France « démocratie » alors que les élus le sont avec 1,9 électeurs sur 10 en moyenne et que le peuple n’a strictement aucun pouvoirs:

                    tigrou777: « c’est pour ça que notre système à beau avoir ses défaut, on ne jètera jamais un pauvre devant un hôpital parce qu’il n’a pas les moyens de se payer une assurance. »

                    Vous qui prétendez ne pas parler sans savoir on aimerait bien vos données, parce que je ne vois pas des tas de malades abandonnés devant nos hôpitaux.

                  2. Mhhh pas de données….
                    Pour un type qui se targue d’examiner les choses vous êtes venu avec trois slogans en tout et pour tout.

          4. tigrou777: « Et bien prenez par exemple un système de soin authentiquement libérale, celui des États Unis. »

            Qualifier leur système de santé de « libéral » est une plaisanterie. Le qualifier de « merdier semi/privé » est plus exact au vu des données des budgets fédéraux et celles consternante sur leurs performances.

            Comparez plutôt avec la Suisse et les Pays-Bas qui font mieux et moitié moins cher et qui défoncent aussi la France en terme de gestion et de qualité.

            tigrou777: « mais qui ne renvoie pas à une question d’efficacité ou de coût du travail. C’est purement idéologique. »

            Croire qu’une officine dont les employés n’ont aucune contrainte ni pression au niveau de la rentabilité et des résultats peux faire mieux que d’autres qui ont les deux relèvent du non-sens. Vous n’avez visiblement jamais lu un rapport de la cour des comptes.

            Regardez la France: un classement de deuxième mondial pour les impôts, un des premiers pays au monde pour la dépense sociale et elle affiche des résultats sociaux minable à peine dans la moyenne européenne et bien en dessous des meilleurs pays qui sont bien gérés.

            Et elle le fait avec toutes ses caisses sociale en faillite (sauf la caisse de retraite des élus qui est la seule par capitalisation) et un déficit et une dette qui tutoient les records aussi.

            Avec 20% de moins d’impôts et d’état, la Suisse à toutes ses caisses sociale dans le vert et une dette à 35% en diminution.

            1. http://donnees.banquemondiale.org/indicateur/SH.XPD.TOTL.ZS

              Non, la France n’est pas l’un des premiers au monde en terme de dépenses de soins, et vous constaterez dans ce tableau que la suisses et les pays bas on à peut près les mêmes dépenses. Quant aux prestations et données de mortalités, elles ne diffèrent pas fondamentalement non plus. Des systèmes totalement libéraux et non réglementés payent en revanche bien plus. Cela s’explique parce que les campagnes de préventions et de dépistage n’y sont pas financés, les privés gagnants plus d’argent à traiter qu’à prévenir, c’est d’autant plus vrai pour les 30% de précaires qui n’ont pas accès au système.

              1. Votre indicateur est correct mais la lecture que vous en faites ne l’est pas puisque cet indicateur agglomère des dépenses vitales et des dépenses de confort..
                Les dépenses de santé sont fonction du niveau de développement ET de ce que l’état vous laisse pour subvenir à vos besoins.
                Si l’état vous en laisse assez il est normal que cet argent aille à vos dépenses de santé et que vous puissiez le consacrer à de meilleurs soins : chirurgie esthétique ou vous faire repaver la bouche.

                Vous auriez un indicateur de consommation automobile ça serait pareil. Un max d’options aux USA qui ont été les premiers à intégrer il y a plus de 50 ans le cruise control, clim etc…

                1. Je ne sais pas si la proportion marginale de ce qui reste à la fin du mois aurait plus tendance à aller en chirurgie esthétique, en bien de consommation ou en épargne. Pour le coup si vous avez des chiffres, mais là ça va être plus difficile à trouver.

              2. tigrou777: « Non, la France n’est pas l’un des premiers au monde en terme de dépenses de soins »

                J’ai marqué « dépenses sociale » pas « dépenses de soins ».

                tigrou777: « Des systèmes totalement libéraux et non réglementés payent en revanche bien plus. »

                Affirmation gratuite et ridicule vu que votre tableau précédent démontre le contraire.
                La Suisse est comparable à la France, les Pays-Bas payent beaucoup moins.
                Par contre les hôpitaux suisse sont luxueux par rapport à la France, il n’y a quasi pas d’attente (93% de rendez vous rapide contre 62% pour la France et 82% pour un spécialiste en Suisse contre 52% en France)

                Plus important: toutes les assurances sociales Française sont en fort déficit voir en faillite, alors que celles des pays-bas et de la suisse sont bénéficiaires.

                1. Oui les hôpitaux suisses sont luxueux, mais pas pour les mêmes raisons. Je ne connais pas le système hollandais alors je préfère pas parler dans l’ignorance comme le font bon nombre d’idéalistes sur ce forum.

                  1. tigrou777 : « Oui les hôpitaux suisses sont luxueux, mais pas pour les mêmes raisons. »

                    Je suis suisse j’ai hâte de vous voir m’expliquer pourquoi nos hôpitaux sont luxueux.
                    Ça va être une telle tempête de poncifs et de slogans que j’en ris d’avance….

          5. Un anti-américain qui prends exemple sur l’amérique (USA) « autentiquement libéral »e » »…
            Mon exemple a méditer.
            1968 je prends la suite de mon père décédé depuis peu a la tête de l’entreprise artisanale familiale. Je ne suis pas obligé de m’assurer mais je contracte une assurance (mutuelle) pour me couvrir et couvrir ma femme. Je paye 150000F (de l’époque) par ans et je suis (nous) couvert au même barème que la sécu (en gros 75% des dépenses)… Les caisses sont dans le vert (gestion).
            Quelques années plus tard sous la pression d’un certain Nicou, le gouvernement oblige les travailleurs indépendants à cotiser à une caisse (privée mais appliquant des critères du gouvernement), les cotisations passent à 145000F par trimestre pour une couverture réduite à 50% du barème Sécu et la gestion des caisses passent dans le rouge ??? Depuis j’ai fait ma route comme d’autres et je vois que les remboursements « DE LA SECU » n’ont cessé de diminuer pour passer en dessous des 50% et que le déficit ne fait qu’augmenter, malgré les augmentations « massives » des cotisations et des prélèvements sociaux (rds…)…
            « Vous constaterez que ce système coûte 16% plus cher en terme de cotisation »… donc ça leur coute 66% du pib ??? Relisez vos sources et vos bulletins de salaire.

          6. Bonjour tigrou777

            C’est marrant mais des collectivistes de votre acabit deviennent avec le fil du temps de moins en moins sûr de leur position.

            On est passé du système que le monde entier nous envie à une défense molle d’un système qui s’écroule sous VOS yeux.

            La retraite qui s’éloigne plus on avance, bientôt le minimun vieillesse à 70 ans, mais les cotisations tjs plein pot (pour notre bien).

            Les traitements anti-cancereux que l’on ne veut(peut) plus payer, des lits fermés (on n’a plus de personnel), un reste à charge qui s’enfle de jours, avec les mutuelles qui suivent le mouvement et bien sûr les cotisations tjs plein pot (pour notre bien).

            « Le seul argument d’une sécurité libérale est qu’elle est libre de choix, » Ben oui, choisir cela reste tjs la base de la liberté. Bienvenue chez les libéraux.

            1. Collectiviste ? Pour vous il n’y a que 2 modèles, le collectivisme et le chacun pour sa gueule. C’est pas un peu binaire ?

              1. Tout à fait, il n’y a que deux choix:

                – Soit on considère que l’individu est la mesure de toute chose et que l’intérêt générale est une fiction ( derrière laquelle il y a des intérêts particuliers).
                – Soit l’intérêt général prime sur les intérêts des individus.

                Ces deux choix sont exclusifs.

              2. tigrou777 : « Pour vous il n’y a que 2 modèles, le collectivisme et le chacun pour sa gueule. »

                C’est vous qui ne cessez de dire qu’en dehors du tout état n’existe que la sauvagerie totale. Regardez vous dans la glace, vous êtes totalement binaire. Nous considérons que l’état est là pour édicter des règles de droits simple qui permettent aux humains de coopérer le plus efficacement.

                Quand il se mêle de tout et fonctionnarise tout ça fini systématiquement en catastrophe.

                La France, pour l’avoir oublié est en faillite dans tous ses aspects, sociaux, financier, économique et la vraie facture de votre « solidarité étatique super efficace » n’est même pas encore arrivée.

      3. Notre système de protection sociale c’est comme le Titanic … Il coule en chantant.
        C’est le résultat mirobolant d’une gestion dite paritaire par les syndicats.
        Si vous voulez un système scléreux qui ne protège, et encore QUE ses mandants … inventez un « syndicat »
        Pour avoir été longtemps membre de la Commission Paritaire Locale à la CPAM de mon département, je sais ce dont je parle.
        Il en est de même pour la « gestion » d’une profession … si vous voulez aller dans le mur le syndicat vous y amène direct … pas d’innovation, pas de remise en question d’une situation acquise malgré l’évolution de la société … and so on !!!!
        « ON » se gargarise encore en haut lieu d’avoir le meilleur système de couverture du risque santé alors que ce même « ON » fait tout pour le couler … et il y arrive avec une maestria digne d’éloges.
        Il existe pourtant des systèmes syndicaux efficaces et utiles ailleurs en Europe mais pas question d’aller s’en inspirer …
        « ON » a des idées mais « ON » va dans le mur
        Quand à copier le soit disant modèle américain cela relève du suicide et de la santé et des finances … il coûte beaucoup plus cher pour un si piètre résultat

  2. La solution:
    Faire payer le salarié à qui l’employeur a eu la générosité de lui procurer une activité
    Plus de salaire, plus de charges …
    Génial …. Non ?????

  3. dilapidation de l’argent public….la bonne blague …concernant ce sujet , le ps n’a pas de leçon à donner ; s’il y a une chose qu’ils savent trés bien faire , c’est bien celle là ; claquer notre argent n’importe comment sans contrepartie pour les contribuables ;

  4. P Aulnas démontre la duplicité du CICE et de celui (Hollande) qui l’a inventé. On peut ajouter à ce constat édifiant l’incohérence économique que le CICE sous tend en encourageant les entreprises à conserver des emplois non qualifiés et subventionnés (le CICE étant versé exclusivement au prorata des bas salaires de l’entreprise) alors que la compétition mondiale exigerait au contraire que nos entreprises montent le plus vite possible en valeur ajoutée en privilégiant les emplois surqualifiés !!!
    Autre exemple de mesure gouvernementale exactement à l’opposé de celle qu’il faudrait prendre : la taxation des CDD. L’énarque imbécile, encouragé par Valls qui a imaginé cette grosse connerie pense qu’une nouvelle taxe sur les CDD va encourager les entreprises à embaucher des salariés directement en CDI pour éviter la taxe. Il aurait fallu au contraire 1) donner aux entreprises plus de lisibilité sur les conditions de licenciement économique (contractualisation des délais et indemnités) 2) allonger la période d’essai des CDI 3) encourager fiscalement les passages de CDD en CDI.
    Non seulement les socialistes ne pompent rien en économie ce qui n’a rien d’étonnant étant donné leur origine majoritaire fonctionnaire ou assimilé, mais ils prennent systématiquement des mesures contre productives lorsqu’ils sont aux commandes…

  5. Les hauts fonctionnaires, les fonctionnaires, et les employés des sociétés publiques savent parfaitement ce que sont les charges. L’impôt, c’est leur gamelle. Leur statut.

    La dépense publique, c’est leur job, leurs avantages. Quand on a goutté aux statuts, aux privilèges, aux droits différenciés, on ne peut plus s’en passer.

    L’étonnant c’est de croire que dans cette caste un seul souhaite changer les choses. Hollande en 2012 et 2013 n’était-il pas un « fonctionnaire » en disponibilité cumulant poste de président?
    Durant sa campagne présidentielle, absolument AUCUNE question des statuts, régimes spéciaux posée.

    Ce sera encore pareil en 2017, entre un choix d’Enarque statutaire de gauche contre un Enarque statutaire de droite.

  6. Une seule petite question anodine:
    quelle est l’incidence positive sur notre économie de ces fameuses charges sociales.
    A quelle hauteur ces charges interviennent elles dans le PIB en positif, en activité, en emplois
    J’entends toujours raisonner en coût, jamais en positif.
    Exemple la santé: elle a un coût certain en charges mais elle participe à l’activité du pays, en emplois: industrie pharmaceutique, emplois dans les hôpitaux et autres structures … etc … qui participent positivement dans le PIB

    1. La question n’est pas anodine, mais pleine de sous-entendus qui ont pourtant été démontés il y a plus d’un siècle et demi et sont depuis universellement reconnus comme des sophismes :
      https://fr.wikisource.org/wiki/Ce_qu%E2%80%99on_voit_et_ce_qu%E2%80%99on_ne_voit_pas/Chapitre_1

      1. Conclusion: on retourne au paradis des béatitudes et on ne fait plus rien puisque toute activité est dépendante des autres

        1. Vous raisonnez collectivement au lieu de prendre en compte l’individu et ses motivations.

        2. Conclusion : on oublie le PIB, on travaille en fonction des besoins et des désirs qu’on constate et non pour améliorer les statistiques d’Etat.

        3. Conclusion il faut payer ce qu’il faut et est possible de payer au niveau santé, ça ne peut absolument pas êtres fixé par le législateur ni par des officines fonctionnarisées qui n’ont aucune obligation de résultats et de bonne gestion.
          L’état peut, comme en suisse rendre simplement l’assurance obligatoire et laisser les assurances privées et le marché faire.

          Le PIB n’a pas une grand pertinence économique, on y agrège même les catastrophes: vous détruisez une partie du pays et votre PIB augmente.

          1. « vous détruisez une partie du pays et votre PIB augmente. » Bien sûr que non. Il n’y a pas un seul exemple de situation de catastrophe qui ait conduit à un accroissement du PIB ; même si la production nécessaire à la réparation des dégâts est comptée dans le PIB (et c’est bien normal, c’est effectivement une production), elle ne s’ajoute pas à la production normale, elle la remplace, et toujours à perte.

            1. « Dans le cas d’une catastrophe naturelle (ouragan, tremblement de terre), le PIB ne comptabilise les destructions d’actifs (maisons, routes…) qu’indirectement, à la hauteur de l’impact sur la production (donc moins que la perte nette des actifs). En revanche, le PIB prend en compte les reconstructions qui font suite à la catastrophe »

              La perte de production pour, par exemple, des routes est moindre que le coût de reconstruction. La démonstration manque de pertinence, j’aurais dû prendre l’exemple des administrations publiques dont la contribution au PIB est égale aux coûts, plus elles dépensent même inutilement, plus le PIB est élevé. Et coté gaspillage la France est championne.

              Conclusion: « Le PIB n’as pas une grande pertinence économique ».

  7. En France si tu veux bénéficier d’un droit il faut le réclamer, se battre pour l’avoir… le RSA, le CICE c’est la meme chose, un « truc » a destination des gens qui ne veulent rien glander, mais qui veulent bien l’effort de le réclamer.
    Le CICE c’est le pire « truc » qu’on puisse donner, c’est le genre de mesure qui tuera le libéralisme… car pour 99% de la population, donner une subvention a une entreprise, c’est privilégié les patrons, donc…. libéral… CQFD. Dans la réalité libérale, il est évident que le CICE est le pire « truc » qui puisse etre mis en place, on prend de l’argent public pour le donner a des individus, ce qui est du pure étatisme donc.
    Si on supprimait toutes les subventions faites, et que on équilibrait en supprimant autant de charges… la on serait dans une notion libérale. Surtout que le CICE (et toutes les autres subventions, c’est pas Hollande qui a inventé le concept) c’est création d’un comité de blaireaux qui vont réfléchir pendant des mois, payé très grassement par le contribuable, a réfléchir a étudier,…. l’interet du CICE, ensuite il faut un coin dans le ministère de la subvention ou on va mettre tous les nouveaux fonctionnaires pour mettre en place le machin… ensuite il faudra controler toute cette argent bien sur, donc on mettra un gros dispositif de flicage…. au lieu de juste réduire les charges de tous, mais voila, les syndicats patronaux qui sont aussi représentatif que la CGT, sont content, eux savent que c’est uniquement pour eux, et donc qu’ils pourront continuer a se payer grassement aux frais du contribuables…. c’est beau le communisme.

    1. Donner de l’argent à une entreprise n’est absolument pas libéral… Il s’agit ni plus ni moins que de l’assistanat…..

    2. Liberté adorée: « le CICE […] on prend de l’argent public pour le donner a des individus »

      Si même certains libéraux croient à cette fable, c’est mal barré.
      L’état promet juste qu’il rackettera un peux moins votre entreprise et c’est un mensonge en plus.

      En 2012 le mongolien a augmenté les impôts de 18 milliards par an, fin 2015 le CICE avait rendu (ou moins pris) 20 milliards au total.
      Le « don » s’établit à 34 milliards de racket en plus par rapport à 2011.

    3. « …on prend de l’argent public pour le donner a des individus… »

      C’est quoi de l’argent public ?
      Si je vous prends 100 euros et que 1 an après je vous en rend 30 : selon vous on peut dire que je vous subventionne ?

  8. Chers amis, vous n’avez rien compris!
    L’ensemble de la richesse créée appartient à l’Etat, et ce qu’il vous laisse est un cadeau dû à son infinie bonté.
    Entendu de la bouche de Bartolone: « lorsqu’on met deux milliards sur la table, on est en droit d’exiger des contreparties »
    Baisser les prélèvements, c’est « mettre de l’argent sur la table ».
    Vous êtes esclaves de l’Etat, et le maître vous donne des récompenses quand il veut bien.

    1. « et le maître vous donne des récompenses moins de coup de bâtons quand il veut bien. »

      Fixé 🙂
      La récompense du maître consiste uniquement à moins vous tabasser fiscalement et législativement… (cf: « Cadeaux » dans le dictionnaire socialiste)

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