Prostitution : la pénalisation des clients, néfaste pour les prostituées

Publié Par Édouard H., le dans Libertés publiques

Par Édouard H.

Prostitution à Paris (Crédits Gilles Crampes, licence CC-BY-NC-SA 2.0)

Prostitution à Paris (Crédits Gilles Crampes, licence CC-BY-NC-SA 2.0), via Flickr.

Mercredi 6 avril dernier, la terrible nouvelle est tombée : après 2 ans et demi de débats, l’Assemblée nationale a entériné le vote définitif de la proposition de loi sur la prostitution, malgré l’opposition répétée du Sénat. À première vue cette proposition de loi pourrait être vue comme une loi allant dans le sens d’une décriminalisation du travail sexuel puisqu’elle abroge le délit de racolage passif mis en place sous la présidence Sarkozy. Mais ce serait manquer la plus grande partie de la loi, qui instaure un nouveau régime tout autant dangereux pour les travailleurs du sexe : la pénalisation des clients.

La pénalisation des clients est une mesure qui s’apparente à une attaque contre la demande pour des services sexuels, sans s’attaquer à l’offre. La théorie veut qu’en dissuadant la demande de travail sexuel, on met progressivement fin à l’offre de tels services. Le but ultime de cette mesure et de ceux qui la soutiennent est l’abolition de la prostitution par l’éradication de sa demande. On parle souvent de modèle nordique, en référence à la Suède, qui fut le premier pays à mettre en place un tel système à la fin des années 1990.

Modèle nordique paternaliste

Ce « modèle nordique » est un exemple triomphant de paternalisme, où les « progressistes » de gauche s’allient aux conservateurs religieux et se battent pour leurs idéaux utopistes communs, quelles qu’en soient les terribles conséquences. Une des figures les plus connues ayant défendu ce modèle se trouve en la personne de Unilla Ekberg, Co- Executive Director de la Coalition Against Trafficking in Women et ancienne conseillère spéciale auprès du gouvernement suédois, qui déclara :

« Dans la prostitution, les hommes utilisent les corps des femmes et des filles, leurs vagins, anus, bouches pour leurs plaisirs sexuels et comme vaisseaux d’éjaculation, encore et encore. La prostitution n’est pas une libération sexuelle, c’est une humiliation, c’est de la torture, c’est du viol, c’est de l’exploitation sexuelle et ça devrait être appelé comme tel. En conséquence, les hommes qui utilisent les femmes et les filles dans la prostitution sont des prédateurs sexuels et des violeurs. »1

Tous les travailleurs du sexe sont ainsi vus sous le prisme absolument réducteur de celui de victimes passives, niant toute forme d’autonomie. Les opinions de ceux qui sont protégés sont rejetées par ceux qui entendent « protéger » : 98% des travailleurs du sexe sont opposés à la pénalisation des clients. Dans un exemple ici typique de lois paternalistes, les travailleurs du sexe sont vus comme des personnes qui ne se rendent pas compte qu’elles sont des victimes. On sait mieux qu’elles ce qui est bon pour elles.

prostitution h

En France, de nombreuses personnes se déclarant comme féministes ont soutenu la pénalisation des clients. Dans la capture d’écran ci-dessus on retrouve les propos de Pauline Arrighi, ex porte-parole d’Osez le Féminisme, pour qui « l’argent est une contrainte ». Une nouvelle fois, toute possibilité de choix éclairé est rejetée. Il semble impossible pour Pauline Arrigghi qu’une femme adulte fasse un choix délibéré d’exercer un travail sexuel en échange d’une rémunération.

Il ne s’agit aucunement d’idéaliser la situation. Oui, une personne peut être amenée à choisir le travail sexuel par défaut, dans un contexte de chômage de masse où les opportunités sont réduites. Mais il s’agit alors de lutter contre ce chômage de masse, d’offrir un maximum d’opportunités à chacun, plutôt que de nuire à la seule opportunité restante qui permette de survivre.

Consentement entre client et prostituée

De même, il est certain que certains travailleurs et travailleuses du sexe sont exploités et forcés à exercer cette tâche, ce qui est sans conteste une forme d’esclavage, de viols à répétition, et cette prostitution forcée doit à juste titre être combattue. Les personnes menant cette forme d’esclavagisme sont des criminels, et doivent être stoppées et condamnées. Mais cette coercition n’est pas inhérente au travail sexuel. Le travail sexuel suppose un consentement mutuel entre le travailleur du sexe et le client, après négociation sur les termes et le coût du service.

Juliet est travailleuse du sexe et explique dans un papier du British Medical Journal2 :

« La prostitution c’est avoir un rapport sexuel pour de l’argent, et ni avoir un rapport sexuel ni recevoir de l’argent n’est dégradant en soi, abusif, exploiteur ou nocif. Oui, il y a des femmes qui travaillent dans la prostitution qui sont forcées ou dépendantes de drogues ou sans domicile fixe ou dont le contexte a limité leurs choix – mais le problème est l’usage de la force, la dépendance aux drogues, le manque de choix, pas la prostitution en soi. »

La vue simpliste des abolitionnistes s’appuie sur des stéréotypes et ignore que des hommes et des femmes dans le travail sexuel viennent de milieux très divers, ont choisi d’entrer dans l’industrie du sexe après avoir pris en compte différentes options, et ont des motivations diverses pour vendre des services sexuels. La possibilité de gagner de hauts revenus avec des heures de travail flexibles sont des raisons souvent citées pour le travail sexuel3.

Mais acceptons l’argument de Pauline Arrighi tel qu’il est. Si « l’argent est une contrainte », pourquoi se focaliser sur le sexe ? Existe-t-il un vice inhérent au sexe qu’il faille des législations particulières contre cette forme de travail ? Pourquoi avoir passé cette loi de pénalisation des clients du travail sexuel quand, selon cette logique, il aurait fallu pénaliser l’ensemble des employeurs, l’ensemble des personnes qui offrent une rémunération contre un bien ou un service ? Nous n’aurons pas de réponses à ces questions.

Outre ces nombreux problèmes avec l’idéologie qui soutient la pénalisation des clients, l’expérience nous montre à quel point cette politique nuit aux personnes mêmes qu’elle est supposée aider. À propos de la mise en œuvre du modèle de pénalisation en Suède, un rapport du Programme des Nations Unies pour le développement conclut que « depuis son application en 1999, la loi n’a pas amélioré les conditions de vie des travailleurs du sexe, mais au contraire les a empirées ».

Les effets pervers de la pénalisation

En 2013 le Conseil des droits de l’homme de l’ONU publie un rapport4 de la Global Alliance Against Traffic in Women qui conclut que « la criminalisation des clients n’a pas réduit le trafic ou le travail lié au sexe, mais a augmenté la vulnérabilité des travailleuses du sexe à la violence, a nui aux réponses au VIH et a empiété sur les droits des travailleuses du sexe ». Cette conclusion a été reprise dans un papier intitulé Pénaliser les clients de la prostitution : un ticket pour la clandestinité publié dans Mediapart par Médecins du Monde, Arcat, Act Up-Paris, le Planning familial et Aides.

Une étude5 publiée dans le British Medical Journal a étudié l’impact de la pénalisation des clients à Vancouver et rapporte que « ces résultats suggèrent que la pénalisation des clients reproduit les problèmes de la pénalisation des prostitué(e)s, en particulier leur vulnérabilité à la violence et aux IST / SIDA. ».

Ainsi, que ce soit des acteurs médicaux ou associatifs de terrain, ou bien des scientifiques, la conclusion est la même : la pénalisation produit des effets contraires à ceux espérés en augmentant la vulnérabilité des travailleurs du sexe à la violence et aux IST. Par quels mécanismes la pénalisation produit-elle ces effets ?

Au passage de la loi en 1999 en Suède, un des premiers buts affichés était de faire baisser le niveau de travail sexuel dans le pays. Les personnes qui défendent le bilan de cette loi mentionneront une diminution du travail sexuel de rue, mais ceci n’est en aucun cas indicatif d’une baisse générale du travail sexuel. Il est impossible de montrer que ce dernier objectif a été atteint, comme le montre une revue de la littérature sur le sujet6.

Si la loi sur la pénalisation des clients n’a pas réduit le niveau de travail sexuel, il l’a déplacé. On observe systématiquement un déplacement du travail sexuel dans des espaces cachés, du fait d’une réduction du nombre de clients prêts à acheter des services sexuels dans des espaces publics. Ces nouveaux espaces sont plus difficilement accessibles aux services sociaux et aux services de santé qui peinent à pouvoir aider les travailleurs du sexe. Un esprit cynique pourrait dire que c’est là le but réel de cette loi : cacher le travail sexuel, le déplacer hors de la vue de ceux qui le honnissent.

En outre, on a noté un accroissement de la propension aux comportements plus risqués parmi les travailleurs du sexe, avec la fourniture de services sexuels à plus haut risque due à une baisse du nombre de clients dans la rue. Le pouvoir et le temps de négociation sont réduits face à des clients qui ont peur de se faire arrêter7. Les pratiques à risque incluent notamment la fourniture de services sexuels sans usage de préservatif. Les travailleurs du sexe exerçant dans la rue étant les personnes disposant du moins de ressource, la loi sur la pénalisation des clients met donc directement en danger celles et ceux parmi les travailleurs du sexe qui étaient déjà les plus vulnérables.

L’enfer est pavé de bonnes intentions, et on pourrait reconnaître aux architectes du modèle suédois d’avoir voulu bien faire, sans connaître les dramatiques conséquences de cette politique. Mais les effets négatifs étant tellement évidents, ne seraient-ils pas intentionnels ? C’est ce que n’a pas peur de reconnaître le chef de l’unité « anti-traffics » suédoise dans une interview : « Je pense bien sûr que la loi a des conséquences négatives pour les femmes dans la prostitution, mais c’est aussi une partie de l’effet que nous voulons obtenir avec la loi. Il ne devrait pas être aussi facile qu’avant de sortir et de vendre du sexe. »

De manière plus large, comme le note cet excellent dossier de presse du STRASS (syndicat du travail sexuel) et du Collectif Droits et Prostitution, les conséquences concrètes de la loi sur la pénalisation des clients sont dangereuses pour les libertés individuelles de tous. Comment en effet mettre en œuvre cette loi, sinon en bafouant le droit au respect de notre vie privée ? « Comment prouver un contact sexuel rémunéré entre deux personnes majeures, libres et éclairées, en l’absence de témoins ? Faudrait-il accorder aux forces de l’ordre le pouvoir de s’introduire dans des lieux privés, de violer l’intimité de toute personne suspectée de vouloir un contact sexuel moyennant rémunération ? Cela conduirait à contrôler la sexualité de tous. »

Plutôt que de prendre exemple sur un « modèle nordique » qui a fait les preuves de son échec, le législateur serait bien avisé de plutôt prendre exemple sur la voie choisie par la Nouvelle-Zélande qui en 2003 décriminalisa complètement le travail sexuel pour les adultes de plus de 18 ans, y compris dans les maisons closes, garantissant les droits et libertés des travailleurs du sexe et améliorant ainsi leurs conditions, le tout sans augmenter les cas de trafics forcés. Nous reviendrons bientôt avec un article détaillant ce modèle néo-zélandais.

Liens utiles :

Travail sexuel, pourquoi pénaliser les clients est une mauvaise idée : dossier de presse conjoint du STRASS et du Collectif Droits et Prostitution.

The criminalisation of clients : dossier de 6 pages bien documenté du Global Network of Sex Work Project (en anglais)

Sweden’s abolitionist discourse and law: Effects on the dynamics of Swedish sex work and on the lives of Sweden’s sex workers : revue de la littérature sur le « modèle » suédois de pénalisation des clients et ses conséquences sur la vie des travailleurs du sexe (en anglais)

The ban on purchasing sex in sweden: the so-called ‘swedish model’ : analyse du « modèle » suédois par la Prostitution Licensing Authority de l’État de Queensland en Australie (en anglais)

  1. Gunilla Ekberg, Statement at the Seminar on the Effects of Legalisation of Prostitution Activities in Stockholm, Novembre 2002, cité sur ProCon.org – www.prostitution.procon.org/viewanswers.asp?questionID=000102.
  2. “Prostitution shake-up : one sex worker’s view”, British Medical Journal, 2006, 332.
  3. Working in Victorian Brothels : An independent report commissioned by Consumer Affairs Victoria into the Victorian brothel sector, June 2009 https://www.consumer.vic.gov.au/library/publications/resources-and-education/research/working-in-victorian-brothels-2009.pdf
  4.  » Written statement submitted by the Global Alliance Against Traffic in Women, a non-governmental organization in special consultative status « , Human Rights Council, United Nations, 2013.
  5. A, Krüsi, K, Pacey, L, Bird, C, Taylor, J, Chettiar, S, Allan, D, Bennett, J S, Montaner, T Kerr & K, Shannon, Criminalisation of clients : reproducing vulnerabilities for violence and poor health among street-based sex workers in Canada—a qualitative study, BMJ Open, 2014.
  6. Levy, J., & Jakobsson, P., Sweden’s abolitionist discourse and law : Effects on the dynamics of Swedish sex work and on the lives of Sweden’s sex workers. Criminology and Criminal Justice, 2014.
  7. Östergren P & Dodillet S, The Swedish Sex Purchase Act : Claimed success and documented effects. Presented at the ‘International Workshop : Decriminalizing Prostitution and Beyond: Practical Experiences and Challenges’, The Hague, 2011.
  1. Nos élus sont hermétiques aux faits. Seule l’idéologie compte.

    1. « Aux Faits » ? Aux faits qu’ en Suède, pays de 10 millions d’habitants, depuis la loi Paix des femmes, de 1999 qui responsabilise les michetons, aucune personne prostituée ne fut tuée par un micheton alors qu’aux Pays Bas il y a eu au moins 28 personnes prostituées assassinées sur la même période, et qu’en Allemagne, rien que depuis la décriminalisation de 2002, il y a eu aux moins 55 personnes prostituées assassinées et 29 autres tentatives d’homicides. (1)
      Qui dit que la décriminalisation de l’industrie du sexe rendrait les michetons moins violents ? Pas les fait !
      Qui dit que la pénalisation des michetons mettrait en danger les personnes prostituées ? Pas les faits ! L’industrie du sexe veut faire croire que le comportement des michetons serait plus sécuritaire s’il était décriminalisé et géré derrière des portes closes par des hommes d’affaires… Mais le faits montrent le contraire.

      L’industrie du sexe tenta injustement d’instrumentaliser la mort d’ une femme prostituée (Petite Jasmine) en Suède alors qu’elle fut tuée par son ex-mari, mais PAS dans un contexte prostitutionnel. Écoutons plutôt une personne assermentée sur la situation des personnes prostituées en Suède:
      « Les femmes prostituées disent que la Suède est un pays plus sûr que les autres. Beaucoup ont vendu du sexe avant dans d’autres pays européens et elles disent que les suédois qui viennent les voir savent qu’il faut qu’ils se conduisent bien parce que s’ils se conduisent mal, la femme peut appeler la police sans être punie, sans encourir aucune pénalité.»  (Simon Häggström, police Stockholm, 2014/05/20) (2)
      Miki Nagata (conseillère sociale Stockholm) s’occupe d’une jeune femme qui, après avoir été escort en Allemagne, exerce aujourd’hui en Suède : « Elle se sent plus protégée car elle sait qu’elle peut aller voir la police si elle est victime d’un mauvais client. La loi rééquilibre un peu le rapport de force en faveur de ces femmes. » (Nouvel Observateur, Stockholm, la ville où le client est invisible, 2013/12/01) (3)

      Ainsi, l’association de prostituées suédoises PRIS est pour la pénalisation des acheteurs et appelle les autres pays d’Europe à adopter la pénalisation des clients.
      http://www.xn--ntverketpris-gcb.se/goals.html

      (1) (Ne sont compté dans ces statistiques que les victimes dans un contexte prostitutionnel quelconque. On n’a pas tenu compte ici des meurtres dans le secteur privé, par jalousie etc.).
      http://sexindustry-kills.de/doku.php?id=prostitutionmurders:start

      (2) Simon Häggström, chef de la brigade antiprostitution de Stockholm, au Sénat le 20mai 2014, à la 30ième minutes :
      http://videos.senat.fr/video/videos/2014/video22850.html

      (3) http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20131128.OBS7529/prostitution-stockholm-la-ville-ou-le-client-est-invisible.html

      1. Ecoutons une autre personne assermentée, Lise Tamm, chef du parquet international de Stockholm Suède, qui est venu s’exprimer devant la Commission spéciale prostitution, 5 novembre 2013:
        « En 1999, quand la loi est passée en Suède, on pensait que ça allait devenir clandestin. Et c’étaient les mêmes inquiétudes que vous avez maintenant. Maintenant, on vit cette loi depuis pas mal d’années, et on n’a absolument pas remarqué que les filles sont plus en danger. Absolument pas. Au contraire, elles sont plus aidées par les services sociaux, par la police qui essaye de les sauver. C’est donc un mythe et il n’y a aucune preuve. Et ceux qui persistent à le dire : montrez-moi les preuves. Moi, je ne les ai jamais vues et je suis sur le terrain. …
        Et il y aura aussi toujours des violences contre les prostituées. Et ces violences ne vont pas, disons, augmenter que parce qu’on pénalise le client. D’où vient cet argument ? ça aussi … ça n’a pas du tout été prouvé. Et c’est un mythe… c’est un argument qui n’a pas de fond.
        … À l’époque, en 1999, je pensais que la prostitution deviendrait clandestine. Et c’était faux ! » Lise Tamm dément « la précarisation » et parlent au contraire une meilleure protection des personnes prostituées.
        https://rememberresistdonotcomply.wordpress.com/2013/11/20/une-procureure-de-stockholm-decrit-la-reussite-de-l-abolitionnisme-en-suede/

        Ecoutons encore une autre personne assermenté à propos des faits en Suède: la Chancelière des affaires juridiques suédoise, Anna Skarhed, en visite en Allemagne, qui déclara devant le Bundestag, en mars 2014 : «chez vous, de nombreux mythes circulent au sujet de la loi suédoise sur la prostitution. Aujourd’hui, vous aurez l’occasion d’entendre les faits… Quand nous avons fait cette loi, nous avions deux espoirs : arriver à dissuader des acheteurs, et que de moins en moins de femmes doivent se résoudre à la prostitution. Nous voulions aussi faire de la Suède un pays moins attrayant pour les trafiquants. Nous avons atteint ces objectifs.»
        Et elle a ajouté une phrase cruciale : «Il ne s’agit pas d’une législation moraliste, mais de droits de la personne et d’égalité des sexes.» (Audience publique au Bundestag, mars 2014)
        http://ressourcesprostitution.wordpress.com/2014/03/23/voie-suedoise-et-impasse-allemande-emma

        1. Et pour la Norvège, quels sont les faits ? Car en 2009, la Norvège a adoptée la loi de pénalisation des acheteurs de sexe et dépénalisation des personnes prostituées sur le modèle suédois. Après cinq ans, il y eut un changement de majorité et le nouveau gouvernement norvégien demanda une évaluation de la loi par un institut indépendant (VISTA Analysis) a conclu que :
          _La loi a conduit à une baisse de la demande, et à une diminution de la prostitution sous toutes ses formes en Norvège; La prostitution «intérieure» (appartement, hôtel…) est estimée elle aussi avoir diminué entre 10 et 20% et la prostitution de rue a diminuée de 15 à 45% (35 à 60% de baisse pour Oslo !).
          _La Norvège est aussi devenue moins attrayante pour les trafiquants et les proxénètes. Cela correspond exactement aux objectifs de la loi et il n’y a pas eu d’effets secondaires imprévus.
          Aucune augmentation de violence envers les personnes prostituées n’a été constatée ni par la police, ni sur 3 études différentes (Brunovskis 2013, Pro Sentret 2012, Utekontakten 2009).
          _ La loi a eu un effet normatif: 70% de la population approuve la loi abolitionniste et le refus de devenir acheteur est particulièrement fort chez les jeunes.
          1_ Le résumé pour la presse de Vista Analyse
          http://www.vista-analyse.no/no/nyheter/prostitusjonsomfanget-i-norge-redusert/
          2_ L’étude document complet (en norvégien) avec un résumé anglais (p11 à 13).
          https://www.regjeringen.no/contentassets/0823f01fb3d646328f20465a2afa9477/evaluering_sexkjoepsloven_2014.pdf
          https://www.regjeringen.no/nb/aktuelt/Sexkjopsloven-er-evaluert/id765653/

          1. Et du coup, sachant que la prostitution est souvent un dernier recours, une fois que ce recours n’existe plus faute de demande, que font les prostituées pour subvenir à leur besoin?

            C’est bien beau d’emballer tout ça dans de la moraline, mais à part mettre des clients dans une misère sexuelle patente (avec potentiellement une augmentation des viols j’imagine, ou une plus grande affluence sur des sites pornographiques dans le meilleur des cas), et mettre des prostituées au chômage, on y gagne quoi à part le fait que les législateurs et les moralisateurs à deux balles dorment sur leur deux oreilles?

            1. Quand plus de 85% des personnes prostituées sont des étrangères pour la plupart contraintes par des proxénètes (rapport parlementaire N°1558, 2013) parler de ce que gagne ces femmes est cynique car l’argent est presque intégralement récupéré par les proxénètes et autres mafieux:
              « Les personnes prostituées étrangères sont, en grande majorité, soumises à des réseaux de prostitution, () qui gèrent toute la filière prostitutionnelle, du recrutement des personnes au rapatriement des produits de la prostitution. De manière significative, il apparaît que les personnes exploitées appartiennent toujours aux groupes ethniques ou sociaux les plus précaires et les plus vulnérables. »
              http://www.assemblee-nationale.fr/14/rapports/r1558.asp

              Des journalistes d’un documentaire TV avaient retrouvé une prostituée de Limoges en Roumanie, elle avait 28 ans, elle etait dans la misère et etait retournée mourir dans la pauvre maison de ses parents. Par contre les maisons des proxénètes (connus de tout le village mais jamais dénoncés) etaient de petits chateaux.

              1. Et donc?

                1. Si ces femmes ne touchent qu’une partie de leur dû à cause des proxénètes, le fait de réduire la demande ne fera que réduire leur dû in fine.
                2. J’en reviens donc à ma question précédente, une fois hors du marché du travail légal, et hors du marché de la prostitution, qu’est-ce qu’ils leur restent à faire comme boulot au juste pour survivre?
                3. En général quand on veut améliorer les conditions d’exercice d’un travail ou plus généralement d’une pratique, on le légalise et on le réglemente (a minima). Pourquoi le marché de la prostitution serait-il différent au juste? Par quelle gymnastique mentale le fait de rendre illégale la prostitution (pour les clients, mais donc par extension le prestataire) va-t-il permettre d’une part de sécuriser cette pratique, et d’autre part de permettre aux prostituées de toucher la totalité de leur dû (cf « Les proxénètes subtilisent une grosse partie de l’argent que se font les prostituées »)?

                1. Par un système de dettes, d’amendes, de revente de proxénète en proxénète… la très grande majorité des femmes prostituées ne gagnent rien ou des clopinettes, et vivent dans la terreur. En décembre 2014, à Paris un vaste réseau de proxénètes roumains a été démentelé… Selon les investigations, les prostituées étaient contraintes de reverser l’intégralité de leurs gains à leurs proxénètes. En cas de résistance, elles étaient humiliées et frappées par ces derniers. (le Parisien, Bois de boulogne, une bande de proxénètes ultra violents démantelée, 14-04-2015)
                  Une écoute téléphonique policière aux Pays Bas: « Mon trésor, t’as beau avoir remboursé ta dette, mais mes revenus baissent. Je ne veux pas en entendre parler. N’oublie pas d’où tu viens, espèce de pute. Tes nichons sont ta source de revenus et si tu ne fais pas plus d’argent, je vais les clouer au mur. ». (Henk Werson, police d’Amsterdam, Le traumatisme des victimes de trafic humain aux Pays-Bas, rnw.nl, 3 février 2012)
                  Un articles de la presse allemande, où des propriétaires de bordels furent condamnés pour traite d’êtres humains. Lorsque l’une des femmes prostituées de Hamburg voulut garder une partie de l’argent pour elle-même, le proxénète la menaça : « de briser ses jambes et de la mettre en fauteuil roulant ». L’article donne un aperçu sur ce trafic clandestin; En 2013, il y eut 425 enquêtes criminelles à l’échelle nationale sur la traite à des fins d’exploitation sexuelle. Selon la police, cela ne reflète que la pointe de l’iceberg car la majorité des victimes ont peur des proxénètes et ne sont pas prêt à témoigner. (Welt.de, Brothers condamné pour trafic, 01/06/2015)

                  Quand aux conditions des personnes prostituées dans les pays qui ont légalisé, c’est une dégradation de leurs conditions que l’on constata avec la légalisation :
                  Ainsi aux Pays Bas, l’étude « Daalder » menée pour le Ministère de la Justice révèla que :
                  _« il n’y a pas eu d’amélioration de la situation des prostituées »
                  _ le «bien être émotionnel des prostituées est plus faible qu’en 2001 sur tous les critères»
                  _«L’utilisation de produits sédatifs a augmenté»
                  (Daalder, A. L. (2007). Prostitution in The Netherlands since the lifting of the brothel ban [English version]. The Hague : WODC / Boom Juridische Uitgevers)

                  1. Vos citations sont, pour le moins, à mourir de rire (surtout les dernières). On voit là typiquement les non-arguments par l’exemple « oui mais moi je connais un mec qui … »

                    Ce qui est amusant, et je le répète, c’est qu’à aucun moment vous ne m’expliquez pourquoi en criminalisant les clients vous améliorez le sort de quiconque. J’en viens à croire, encore une fois, que tout ceci n’est qu’une simple légalisation d’un principe moral partagé par une minorité, appliqué à une minorité. A chaque phrase que je lis, je vois juste l’incapacité de la justice à faire respecter les droits de sécurité et de propriété aux prostituées. Et quel est le meilleur moyen de garantir ces droits? En les faisant rentrer dans le giron de la légalité, et non pas en tentant, coûte que coûte, de les faire sortir petit à petit de la ville, puis du pays, comme des malpropres. Et ce tout en recentrant l’activité de l’Etat non pas sur le rejet d’une catégorie de travailleur (par des moyens plus ou moins détournés) mais sur la mise sous les verrous de personnes hors-la-loi. Grosso modo, c’est plus simple de taper sur le client, ensuite si on a le temps sur la prostitué, mais jamais sur le proxénète (trop bien organisés j’imagine). Ca permet de tout foutre sous le tapis et de se donner bonne conscience.

                    Malheureusement, les trois petites citations totalement hors contexte que vous me sortez ne prouvent pas grand chose.

                    « L’utilisation de sédatif augmente », moui, je pense que c’est le cas pour toute la population européenne également.
                    « il n’y a pas eu d’amélioration de la situation des prostituées », mh, il semblerait également que la conjoncture économique nationale fasse que la population entière, et non pas seulement les prostituées, ressentent également cette « non amélioration de la situation »
                    Pour le bien-être, pareil.

                    Grosso modo, vous iriez place de la République faire le même sondage chez les dormeurs debout, vous auriez les mêmes réponses « ma situation s’est dégradé depuis 2001, je consomme plus de drogue, et je pleure tous les soirs dans un mégaphone autour d’un feu ».

                    Le contre-exemple typique, qui est censé être dans un prochain article de l’auteur que j’avoue avoir hâte de lire, est celui de la Nouvelle-Zélande. La légalisation a tellement pas fonctionné là-bas, qu’un nombre non négligeable de prostitués s’y précipite pour travailler. Vraiment masochistes ces prostitué(e)s.

          2. La Suède et la Norvège fonctionnant économiquement sur un modèle libéral avec les résultats connus (faible taux de chômage, croissance, …), pouvez-vous nous apporter la preuve que ce n’est pas le contexte économique qui a apporté les résultats que vous décrivez concernant la baisse du recours à la prostitution pour les prostitué(e)s?

          3. Et en agissant ainsi que se passe t’il avec les femmes sous l’emprise de réseaux? ces femmes se retrouvent dans des pays toujours plus violent, toujours plus décrépit et au final dans la misère totale. Le féminisme abolitionnisme c’est de la pure hypocrisie, sous une couverture de vertu féministe supposément pour défendre les femmes, vous renvoyez aux frontière et vous les stigmatisez tout en les traitant arbitrairement de victime, sans leur demander leur avis. VOUS êtes les bourreau de ces femmes et elles sont victime de VOUS, et non des clients, qui ont au moins la décence de les payer, alors que vous volez leur gagne pain par pure idéologie..

        2. didierbois, les seules statistiques qui ont un sens et sont probantes (ou pas ?) ce sont celles de la criminalité contre les prostitués DE LA SUEDE avant et après la loi.
          Car sinon autant comparer avec les chiffres de la Colombie ou de l’Afrique du Sud.
          Si vous avez ces chiffres qui ont un sens, publiez-les SVP.

      2. « aux Pays Bas il y a eu au moins 28 personnes prostituées assassinées sur la même période »

        Soit 30% de moins que sur la même période de temps, avant la légalisation (http://behindtheredlightdistrict.blogspot.fr/2014/08/false-facts-about-prostitution-murders.html)
        De plus, la Suède ne tenant pas de registre des prostitués, il y est assez difficile d’affirmer que telle victimes d’homicide était une prostitué ou non. Ce qui arrange bien les affaires des prohibitionnistes qui affirment sans honte qu’il n’y a pas eu de meurtres de prostitués en Suède (la loi c’est magique, les comportements des humains changent soudainement lorsque les députés votent une nouvelle loi).

        1. Les prostituées ? Mais quelles prostitué monsieur ? Il n’y en a plus du tout en Suède, en tous cas moi je ne les vois pas, problème résolu !

        2. Le registre des personnes prostituées aux Pays Bas, un registre où elles ont l’obligation de s’inscrire et d’avoir l’étiquette « prostituée »? Les femmes n’en veulent pas et quelle plaisanterie ;
          En 2010, le « RIEC Noord-Holland », organe gouvernemental en charge de la prévention de la criminalité a révélé dans une étude que seules 17% des publicités pour de la prostitution publiées dans les journaux et sur Internet renvoyaient à un établissement du secteur légal de l’industrie du sexe. (RIEC Noord Holland,19 October 2010,. Methodiek ‘Inzicht in prostitutiebranche’). La dépénalisation de l’industrie du sexe aux Pays Bas n’a pas empêché une augmentation de la prostitution illégale ou « cachée » !
          En Suède les personnes prostituées n’ont pas besoin d’être enregistrées pour bénéficier des prestations sociales ou de l’aide des assistantes sociales ou de la protection de la police. Quand au meurtre d’un être humain, la police a vite fait d’établir l’ « activité » du défunt. En Suède, depuis 1999, pas un micheton n’a oser tuer de personne prostituée, contrairement aux Pays qui ont légalisé.

          Mais regardons les Pays Bas : Quelques années après la légalisation, Job Cohen, maire d’Amsterdam (2001 à 2010) déclara : «il ne s’agit plus de petit criminels, mais d’organisations criminelles de grandes ampleurs impliquées dans la traite des êtres humains, le trafic de drogues, des meurtres et d’autres crimes» Et le conseiller municipal Marijke Jansen-Shahsavai: « Nous avons réalisé que c’est devenu pire. La légalisation n’a servi qu’à couvrir la traite des êtres humains » L’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime identifie maintenant les Pays-Bas comme destination de choix pour les victimes de la traite des êtres humains en provenance de Thaïlande, la Chine et l’Europe de l’Est. Environ 80% des personnes prostituées du secteur légal sont des étrangères.
          Dans l’ « affaire Sneep » deux proxénètes Germano-turcs, et 30 de leurs complices, ont été condamnés pour avoir exploité avec violence plus de 100 femmes aux Pays-Bas, en Allemagne et en Belgique. Or, il s’est avéré que toutes les femmes exploitées (avec une extrême violence) aux Pays Bas l’étaient dans le secteur légal, licencié, taxé et contrôlé par l’état néerlandais !
          Un rapport de la Ville d’Amsterdam et du Ministère de la Justice montre que la moitié des « licences d’exploitation » de lieux de prostitution sont détenus par un ou plusieurs entrepreneurs déjà condamnés par la justice. Ce que confirment les soeurs Fokken (50 ans de prostitution à Amsterdam), qui expliquent que : « Les femmes venues de l’est ne se connaissent plus, ne se parlent plus et les bordels sont aux mains des mafias étrangères » (Louise) et sa sœur Martine:  » La légalisation n’a jamais fonctionné. Ce fut juste mieux pour les proxénètes  » (Window Brothels Get the Red Light, Julie Bindel, October 2012, p4)
          http://www.prostitutionresearch.com/Bindel%20Window%20Brothels%20Get%20the%20Red%20Light.pdf

          « aux Pays Bas il y a eu au moins 28 personnes prostituées assassinées sur la même période. Soit 30% de moins que sur la même période de temps, avant la légalisation » Cela n’est pas lié à la légalisation, mais à la diminution générale des taux d’homicides pour l’ensemble des pays de l’Europe.

          1. didierbois1: « En Suède, depuis 1999, pas un micheton n’a oser tuer de personne prostituée, contrairement aux Pays qui ont légalisé. »

            Une logique merveilleuse et hyper crédible: Cessons d’interdire le meurtre et hop, plus aucun meurtre.

    2. Non, ce qui compte, c’est de considérer l’Autre comme un être humain.
      Je ne suis pas d’accord avec l’auteur : le problème, quelle que soit la forme de prostitution, c’est le clientélisme prostitutionnel.
      Y a t ‘il un droit de l’homme à avoir des femmes à disposition quand il a une envie sexuelle ? De gré, par misère économique et/ou sociale, ou de force parce que les volontaires manquent ?
      Demandons-nous à qui profite de ce système.
      D’abord les proxénètes. Exemple : un trafiquant gagne près de huit mille euros par semaine, parfois même par fille dit Wim Bontinck, chef de la cellule des êtres humains à la Police fédérale belge (in De Standaard 15 mai 2015 http://www.standaard.be/cnt/dmf20150514_01682095
      Puis les clients prostitueurs, ces hommes pour qui seul compte leur petit plaisir et qui paient pour qu’une femme qui n’en a pas envie accepte (dans le meilleur des cas) ou dont l’argent va immédiatement dans la poche des proxénètes. Le « client », même s’il le voulait, n’a aucun moyen de savoir si la personne qu’il utilise sexuellement est contrainte par un tiers ou pas, est mineure ou pas. Il devrait donc logiquement s’abstenir ! Son comportement est criminel et notre société a décidé enfin qu’il devait être responsabilisé.
      Il y a aussi la minorité de personnes prostituées indépendantes qui craignent pour leurs revenus, c’est compréhensible. Mais n’oublions pas qu’elles ne sont pas épargnées non plus par la violence ce certains acheteurs (insultes, coups, viols, meurtre parfois) et que la loi d’abolition va opérer un renversement de pouvoir puisque ce sont ces hommes qui sont désormais hors la loi et qu’elles pourront dès lors imposer LEURS conditions.
      Alors, oui, la pénalisation de l’achat de sexe est positive pour tout le monde.
      Pour la majorité des femmes prostituées victimes du proxénétisme qui pourront trouver plus facilement de l’aide, pour les droits des femmes en général puisque qu’il sera acté que le désir sexuel des femmes n’est pas optionnel pour qu’un rapport sexuel ait lieu, et qu’un consentement ne s’achète pas. Cette loi est féministe et progressiste.
      Pour les hommes qui ne sont pas « clients » (la majorité) et qui ne devront plus supporter le soupçon de l’être parce qu’ils sont des hommes (parce qu’un « client » est un homme qui profite de difficultés de femme, ce n’est pas glorieux).

      Cette loi est positive pour la société toute entière, parce qu’elle permet l’émergence d’un modèle égalitaire, donc plus juste. Toutes les mesures contre le sexisme étaient vouées à l’échec tant que le monde de la prostitution était laissé en paix, cet espace ou les hommes avaient le droit de faire aux femmes ce qu’il leur était interdit en société.

      1. Entièrement d’accord, ce que le micheton vient de perdre, c’est le droit de subventionner les mafias ; car la prostitution c’est surtout du crime organisé, de la traite, des femmes étrangères contraintes et déplacées par une violence extrème pour l’enrichissement de mafias sans scrupules. Selon le rapport parlementaire N° 1558 (2013), plus de 85% des personnes prostituées sont des étrangères pour la plupart contraintes par des réseaux de traite, ce qui rend les clients complices d’activités criminelles.
        http://www.assemblee-nationale.fr/14/rapports/r1558.asp

        Selon l’ONUDC, 80% de toute la traite des etres humains est à des fins de prostitution. C’est bien à cause du micheton que les mafias criminelles s’activent. Pénaliser les clients pour les dissuader d’entretenir ces mafias n’est que justice. D’ailleurs, le dernier rapport de l’ONUDC sur le trafic des êtres humain montre que c’est la demande, notamment d’actes sexuels… qui est la responsable de la traite des êtres humains et appellent les états à s’attaquer à la demande. (Joy Ngozi Ezeilo, « S’attaquer à la demande, est la clé de la lutte contre le trafic des êtres humains » 2013/05/31) 
        http://www.un.org/apps/news/story.asp?NewsID=45056&Cr&Cr1#.UcG4XPkvlZ8

        1. Beau morceau de propagande, vous avez un pavé customisé pour chaque site ?

        2. « Selon le rapport parlementaire N° 1558 (2013), plus de 85% des personnes prostituées sont des étrangères pour la plupart contraintes par des réseaux de traite, ce qui rend les clients complices d’activités criminelles. http://www.assemblee-nationale.fr/14/rapports/r1558.asp »
          Oui, le rapport parlementaire affirme cela sans aucune preuve, en écrivant sans se fatiguer l’équation : prostituée étrangère = prostituée soumise à un réseau de traite.
          « 80% de toute la traite des etres humains est à des fins de prostitution. » Cela ne renseigne absolument pas sur la proportion de prostituées soumises à la traite. S’il y a une seule personne dans le monde soumise à la traite des être humains et si c’est une prostituée, alors vous pourrez déclarer fièrement que « 100% de toute la traite des etres humains est à des fins de prostitution », même si au total il y a un million de personnes prostituées dans le monde, donc 0.0001% de prostituées soumises à la traite.
          Vous illustrez à merveille la manipulation et la falsification des chiffres utilisées en permanence par les abolitionnistes pour servir leur propagande.

        3. Le rapport parlementaire est sous influence féministe abolitionniste et one une vision tout aussi manichéenne que celle-ci…

      2. Mais dans ce cas mon petit, si déjà tu veux considérer l’Autre comme un être humain, alors laisse lui la liberté de se prostituer ou non. Ce n’est certainement pas à toi de décider, qu’importe ta volonté de modèle pseudo égalitaire (laissez moi rire), sur ce que doivent ou non faire les Autres.

        C’est au contraire un recul énorme pour le droit des femmes que de ne pas pouvoir user de leur corps librement. Tu représentes le comble du féminisme aujourd’hui ou plutôt l’anti féminisme de la même manière que les antifascistes d’aujourd’hui étaient les fascistes d’y hier : des gens qui agissent en réaction au modèle passé, en imposant par la force leur « progressisme » quitte à bafouer les libertés individuelles les uns, à mettre sur le carreau et plonger dans la misère les autres. Mais au moins, tu auras la croyance pour toi d’être un grand philanthrope qui lutte contre tout ce qui n’est pas acceptable dans son monde de bisounours.

        On se rappèlera de la bonne vieille époque de la prohibition de l’alcool dans les années 30, qui a exceptionnellement bien marché puisque le nombre de meurtres liés a explosé aux Etats-Unis. Ca sera pareil mais avec des viols. Ces mesdames peuvent vous remercier.

        1. Quand le puritanisme protestant rencontre le féminisme.

          1. C’est exactement ça: la gauche progressiste féministe et moraliste qui rencontre la droite religieuse tout aussi moraliste.

        2. Merci « mon grand » d’illustrer si parfaitement ce que je dis en comparant les personnes prostituées à l’alcool. Tu as raison, les clients prostitueurs les consomment, comme ils consomment n’importe quel produit.

          1. Non c’est moi qui vous remercie de me donner raison, puisque vous vous ne semblez pas comprendre que peu importe le sujet, les effets de la prohibition reste les mêmes (ce dont je parle ici). Par ailleurs, à aucun moment vous ne semblez me contredire dans votre négation des droits d’autrui, ce qui pourtant vous tenait visiblement à coeur, curieux.

            1. Des difficultés à la lecture? Ou de la mauvaise foi? Je répète plus simplement : les acheteurs considèrent et traitent les personnes prostituées comme si elles étaient des choses, des utilités. Ils les nient comme êtres humains, donc douées de sensibilité physiques et psychiques. Ils leur font subir ce dont ils ne voudraient ni pour eux ni pour ceux qu’ils aiment.
              Ce sont au mieux des égoïstes, au pire des prédateurs.
              Notre société n’accepte plus ces comportements et c’est une avancée sociétale.

              1. D’une part c’est ta vision des choses, de plus en quoi cela légitime-t-il le fait de ne pas pouvoir vendre son corps ? Après tu as aussi le droit de lire l’article et de te rendre compte que beaucoup de prostituées sont contre la prohibition, sont elles masochistes ? Le plus égoïste dans l’histoire, c’est bien celui qui veut interdire des pratiques parce qu’il les considère comme indigne, indépendamment de la volonté de ceux qui les pratiquent. Tu devrais réellement penser à lire le meilleur des mondes de Huxley mon petit.
                Nos législateurs interdisent des pratiques et s’arrogent le droit de décider de la morale de tous, c’est une régression folle et totalitaire.

              2. Vous avez tout à fait raison. De même les employeurs considèrent et traitent leurs employés comme si ils étaient des choses, des utilités (etc.).
                Par conséquent, pénalisons donc les employeurs! Ou ai-je raté quelque chose dans votre raisonnement?
                une petite question quand même: en quoi celui qui donne 8H par jour de son temps de cerveau à son employeur est moins prostitué que celui qui vend ses muscles, ou que celui qui consent à des relations sexuelles?

              3. Et quand je loue les services d’un jardinier, est-ce que je le considère comme une « chose », son corps n’étant qu’un simple outils servant à tondre ma pelouse ( chose que je n’ai pas envie de subir moi-même, ho non ^^ )?
                Merci quand même pour la leçon de morale.

          2. Les clients achètent uniquement un service de la même manière qu’une mamie qui a un conduite d’eau qui casse achète les services d’un plombier.

            1. Ah bon, la main ou le sexe, c’est la même chose? Un viol ne devrait donc pas être plus traumatisant qu’un coup de poing dans la figure? Et le justice se trompe donc en infligeant de plus lourdes peines aux violeurs qu’aux bagarreurs? Et je suppose que vous ne verriez aucun inconvénient à ce que, pour vous dire bonjour, on vous serre le sexe plutôt que la main?

              1. Si j’avais reçu un euro par sophisme que vous avez déballez dans ces commentaires, j’aurais pu me payer une escort.

              2. Quinet: « Et je suppose que vous ne verriez aucun inconvénient à ce que, pour vous dire bonjour, on vous serre le sexe plutôt que la main? »

                Ce serait super amusant… moi ça me va.

                Quinet: « Un viol ne devrait donc pas être plus traumatisant qu’un coup de poing dans la figure? »

                Vous ne faites pas la différence entre un rapport entre adultes consentant et un viol ?
                Ben mon vieux….

        3. Accessoirement, les politocards considèrent les femmes comme des connes incapables de prendre leur destin en main. Et ca se dit féministe…

      3. Et la prostitution homosexuelle ?

      4. « c’est de considérer l’Autre comme un être humain. »

        Dans le logiciel socialiste, il n’y pas d’humains, juste des variables d’ajustement à des théories sociales répugnantes.

  2. Si l’argent est une contrainte nous sommes tous des esclaves. Les esclavagistes sont donc à penaliser, à commencer par les nombreux élus parasites qui vivent sur le dos de la bête

    1. P.L.jesuisunhommelibre

      D’après ce raisonnement, seuls les esclavagistes sont des humanistes : Ils n’utilisent pas la contrainte de l’argent :))

    2. Donc, vous n’auriez aucune objection à ce que votre patron ou patronne ajoute un paragraphe à votre contrat de travail :  » Fournir des « prestations sexuelles » à tout supérieur hiérarchique qui en fera la demande »? Si tout travail est de l’esclavage…

      1. Les belles demoiselles fac à un patron pas trop vieux mais fortuné seraient probablement d’accord.
        Mais elles peuvent très bien s’en passer, et elles s’en passent, pour leur plus grand bonheur.

  3. Une femme a le droit de se prostituer, mais son client commet un délit ; il faut être idiot profond pour légiférer comme cela.

    1. Entièrement d’accord, c’est un non sens : on ne peut pas pénaliser les clients d’une activité autorisée

      J’irai même plus loin. Pour moi, cette loi ne devrait même pas passer un recours devant le conseil constitutionnel.

      Un juriste chevronné pourrait-il nous éclairer sur ce point ?

  4. Un effet pervers non mentionné est l’augmentation drastique du nombre de viols. la Suède est maintenant dans le Top 3 des pays où il y a le plus de viols!!
    La réalité est que la pénalisation des clients ou l’interdiction de la prostitution ne supprime pas le désir. L’étape d’après pour les socialistes sera la castration chimique?

  5. Pourquoi seules les travailleuses du sexe sont menacées?
    Ce sont toutes les femmes de menacées.
    Faute de trouver une prestation tarifé de leurs pulsion, c’est un encouragement aux viols des frustrés de la misère sexuelle.

  6. et pénaliser les proxénètes ? ha oui , c’est vrai , on ne s’en prend pas à ces gens là ……

    1. Les proxénètes, ce sont toutes ces assoces lucratives sans but qui prétendent « soutenir » (eh oui) les prostituées.

  7. « Ce modèle nordique est un exemple triomphant de paternalisme, où les progressistes de gauche s’allient aux conservateurs religieux et se battent pour leurs idéaux utopistes communs, quelles qu’en soient les terribles conséquences. »

    Merci à l’article d’avoir critiqué les conservateurs. Car sur le sujet de la prostitution il ne sert à rien de taper exclusivement sur la gauche et son utopisme étant donné que, comme l’expliquait un précédent article, « l’éthique religieuse de la droite » est tout aussi problématique et utopiste que « l’idéologie moralisatrice de la gauche ». Je cite l’article en question:

    « Le débat sur la prostitution a toujours eu dans les pays de culture chrétienne un arrière-plan moral puisant dans l’approche religieuse des rapports sexuels. La prostitution fait partie du domaine du « Mal », comme d’ailleurs toutes les relations sexuelles hors mariage… Pour [la plupart de ceux] qui adhèrent à cette morale (c’est-à-dire à la morale conservatrice) il est inenvisageable de faire de la prostitution une activité économique comme une autre. »

    Lorsqu’ils sont libéraux, les conservateurs ont le mérite d’admettre que les vices ne sont pas des crimes. Cependant ils n’ont pas le culot de se demander : pourquoi continuer à considérer que ce que fait la prostituée est un « vice », c’est-à-dire une chose qui, bien qu’elle n’est pas illégitime, ne mérite que du mépris ?

    Soit ces conservateurs manquent de culot pour se poser les bonnes questions, soit ce sont en réalité des hypocrites qui comprennent justement trop bien le problème : s’ils cessent de mépriser publiquement les prostituées ils perdront leur apparence de respectabilité basée sur du vent. Les conservateurs, même lorsqu’ils sont libéraux, veulent d’une société qui méprise, ostracise, discrimine, les prostituées, parce qu’ils veulent paraître respectables, parce que cette respectabilité basée sur du vent leur confère des avantages (pour ne pas dire des privilèges.)

    Les conservateurs se sentent supérieurs aux prostituées, parfois sans trop savoir pourquoi. C’est stupide, mais c’est leur droit. Le problème c’est qu’au lieu de mépriser à leur tour les conservateurs, les prostituées tendent à se mépriser elles-mêmes !

    Il faut que les prostituées cessent de se mépriser elles-mêmes, mais pour parvenir à ce résultat l’absence de mépris de la part des conservateurs faciliterait grandement les choses. Sans remise en question des conservateurs, la situation mettra d’une part plus de temps à s’améliorer, mais d’autre part il persistera un risque que la situation se dégrade plus rapidement.

    En conclusion : Nous autres libéraux ne pouvons pas d’un côté nous opposer au mépris du socialiste (généralement de gauche) envers le riche, et de l’autre côté rester silencieux face au mépris du conservateur (qu’il soit ou non libéral) envers la prostituée. Ces deux formes de mépris proviennent d’un même complexe de supériorité qui engendre de la frustration et des calomnies. Ces deux formes de mépris se renforcent mutuellement.

  8. « Un esprit cynique pourrait dire que c’est là le but réel de cette loi : cacher le travail sexuel, le déplacer hors de la vue de ceux qui le honnissent. »

    Ça me fait penser à la phrase d’Hervé Mariton dans l’article de hier (sur un tout autre sujet) :

    « On peut se contenter de considérer que l’important est que certains comportements soient officiellement interdits, quitte à s’accommoder du fait de savoir qu’ils existent, de manière cachée. »

  9. Je sais que c’est relativement marginal mais je constate qu’il n’y a pas une seule ligne sur les prostitués hommes.

    1. Même si le phénomène peut effectivement être considéré comme marginal comparé à la prostitution féminine, l’orientation des débats ayant accouché de cette loi sous le seul angle « femmes prostituées – clients hommes » est très éclairant sur l’influence de l’idéologie fémino-victimaire appliquée au traitement du sujet. Je parie que jamais on ira chercher pour la punir une femme qui aura recruté son escort boy en ligne. Certains « bipolaires intellectuels » nous sortiront même que dans ce sens, c’est une merveilleuse émancipation tandis que dans l’autre c’est de la brutalité phalocrate.

    2. Pas marginale dans la communauté homo ni chez les trans.
      Réponse féministe pré-enregistrer : ce sont des « victimes collatéral de la société patriarcale ».

    3. Et les femmes qui vont coucher avec des femmes pour du pognon, victimes aussi du patriarcat ?

  10. Je vois bien le mec aller payer pour se faire foueter et se faire embarquer parce qu’il « viol » sa maitresse par l’intermédiaire de la société patriarcale.

  11. modèle nordique == modèle merdique
    modèle français == modèle hypocrite

  12. La Nouvelle Zélande le paradis pour qui ? Pour les prostitueurs c’est un fait !
    Depuis la légalisation il y a eu une augmentation importante de la prostitution de chinoises, plus d’un tiers des prostituées, mais c’est bien connu pour les pro prostitutions les chinoises sont de grandes voyageuses !
    La plupart des autres sont Maori ou proviennent des Iles du pacifique !
    des cas de prostitution de mineurs victimes des réseaux proviennent aussi de ces communautés, peut être pouvons nous imaginer qu’en légalisant la prostitution des mineurs ils pourront échapper aux réseaux et ainsi mieux vivre leur prostitution !
    Ce qui guide le plus grand nombre des abolitionnistes ce n’est pas une vision rétrograde de la sexualité mais bien au contraire une véritable révolution qui inscrit la réciprocité des désirs sexuels comme fondement libérant celle ci des contraintes qu’elles soient, physique, psychique ou économique !

    1. des cas de prostitution de mineurs victimes des réseaux proviennent aussi de ces communautés

      Il n’y a pas de contrôles de police ❓ Ben non, c’est caché, pas au grand jour… ❓ Mais comment avez-vous les stats ❓ Et quelles sont-elles ❓

      1. Fondation Scelle pour les données !

        1. Fondation Scelle : Connaître, comprendre, combattre l’exploitation sexuelle – la Fondation Scelles estime que toute personne doit pouvoir vivre sans avoir recours à la prostitution.

          C’est à dire une association biaisé, partial, sans aucune crédibilité.

    2. Bévélacqua: « Depuis la légalisation il y a eu une augmentation importante de la prostitution de chinoises »

      Rien à voir évidemment avec le fait que dorénavant elle sont déclarées, comptabilisées et ont droit à des protections juridiques et sociale qui ne les laissent plus à la merci de la mafia.

      Magie des prohibitionnistes: si c’est caché, ça n’existe pas et peu importe ce qui se passe dans la pénombre des alcôves, ils vont enfin pouvoir regarder leur feuilleton tranquillement.

      1. A l’abri des mafias, Monsieur, les mafieux ne sont justes devenues que d’honnêtes chefs d’entreprises ! Comme c’est le cas actuellement en Catalogne ! Oseriez vous dire que les chinoises ne sont plus sous la coupe des mafias et autres réseaux de proxénétismes ?

        1. En France les prostituées chinoises ne sont pas sous la coupe de mafias. Ceux qui les connaissent vraiment le savent.
          C’est contraire à la propagande du gouvernement socialiste qui les fait traquer et brutaliser par la police. Et là, curieusement, il n’y a aucune voix
          abolitionniste pour défendre ces femmes.

  13. il va y avoir beacoup d’hommes politiques penalises… vous verrez la suite…

    1. Quand il s’agit d’aller à la pèche aux voix, ils n’hésitent pourtant pas un instant à racoler sur le trottoir et, parité oblige, y envoyer leur femme voire leur fille ou leur nièce.

      1. Oui. Pourtant ils (PS-FDG-PC) ont p-ê électoralement commis une grosse bourde : On recense 37 000 prostituées en France (RMC , E Brunet

        le 6/4/2016 et autes sources ) un calcul grossier donne à 5 passes /jour et 20 jrs/mois…soit environ 3 700 000 clients

        mensuels de professionnelles et qui votent! en disant en gros moitié de gauche ceux là risquent de ne plus voter à gauche

        ou de ne plus s’abstenir pour, refusant la criminilisation d’un échange vénal entre adultes libres et consentants (« la femme est

        libre de son corps » de Simone Weil repris depuis 50 ans par toutes les féministes) aller voter à droite voire…au FN dont les

        2 députés MMLP et Collard ont voté clairement contre cette loi. Bourde « moralo-protestanto-idéologique » qu’ils pourraient essayer de rattraper.

        Le PS Le Guen, le PS marseillais Menucci viennent depuis 15 jrs de mettre le débat sur orbite !(avec plan occulte de communication média déjà

        en place ?) concernant la légalisation du cannabis, au moins 7 millions d’utilisateurs selon Le Guen et d’autres ( Christianre Taubira

        a affirmé officiellement elle 35% de la population voir 40% chez les plus jeunes ce qui fait sûrement un chiffre bien supérieur plutôt 8/10 millions,

        ce qui fait du monde…électeur . Avec des « bonnes »raisons…la santé, la détente, les contrôles de qualité etc..pourtant pour ceux qui connaissent de

        près le problème, si le tabac attaque les poumons,l’alcool le comportement et le foie, indiscutablement, le chit attaque les neurones et parfois grave,

        avec une augmentation ambiante collective de la violence verbale, de proximité…routière. Mais la démagogie électorale est sans borne pour se faire

        élire : tous les fumeurs de chit, surtout les « Cités », attendent cette légalisation avec une grande impatience qui serait pour eux un grand soulagement et

        les porteraient à une grande reconnaissance… par vote « gauche ». Un « bassin » électoral de 7/8 millions vers « la gauche » qui compenserait avec la

        légalisation , les 3/4 millions perdus chez les utilisateurs pénalisables de prostituées. Impossible Un tel machiavélisme calculateur électoraliste en

        arrière pensée ? seraient-ils aussi « saints » qu’ils sentencient et s’affirment péremptoirement ? à suivre durant un an jusqu’à la Présidentielle de 2017.

  14. Vous devriez vous attaquer également à la pornographie et aux publicités ou pour faire vendre on exibe des femmes et des hommews dans des poses douteuses…Comme à Singapour ou en Malaisie…La Suède devrait etre logiques jusqu’au bout…

  15. Un aspect qui n’a pas été abordé (ni dans l’article ni dans les commentaires) est celui de savoir faire respecter la loi. Le proxenetisme est interdit, mais nos faibles dirigeants n’ont jamais vraiment cherché à le faire disparaître : les mafieux sont mieux organisés, lieux cachés, que sais-je.
    Pénaliser le client est plus facile : il est isolé (ce n’est pas une bande organisée), il est solvable, est facilement joignable et identifiable. On peut le taxer à loisir sans qu’il ne puisse y faire quoi que ce soit. Plutôt que combattre le crime organisé, on s’en prend aux petits consommateurs finaux. Classique et facile.
    Et puis pénaliser le client c’est se doter de la possibilité de récupérer facilement, quotidiennement et massivement pas mal de pognon. Bien plus que les PV pour stationnement gênant ou petit excès de vitesse.
    Comme les caisses sont vides, il n’y a qu’un pas à faire pour édicter une telle loi de pénalisation des clients, tant l’adhésion émotionnelle, sociale ou morale sera massive. Mais je crains que le fond de cette loi ne soit plus trivial.

    1. Et puis pénaliser le client c’est se doter de la possibilité de récupérer facilement, quotidiennement et massivement pas mal de pognon. Bien plus que les PV pour stationnement gênant ou petit excès de vitesse.

      Bonne idée. Bientôt l’horodateur ou le radar pour détecter les infractions au code de la prostitution…

      1. En implant ?

  16. Parce que seules les prostituées se font violer ? Faut sortir de chez vous mon vieux.

  17. Derrière ce projet, encore une fois cette volonté constructiviste de purification de la société. Ca ne vous rappelle rien ?

  18. Quinet

    « les acheteurs considèrent et traitent les personnes prostituées comme si elles étaient des choses, des utilités. Ils les nient comme êtres humains, donc douées de sensibilité physiques et psychiques. Ils leur font subir ce dont ils ne voudraient ni pour eux ni pour ceux qu’ils aiment. »

    Vision totalement biaisée par la morale et l’idéologie.
    Pourquoi ne pourrait-on pas dire que les personnes prostituées utilisent le désir et la libido de pauvres victimes afin de leur soutirer de l’argent ?

    1. Pourquoi ne pourrait-on pas dire que les socialistes utilisent la jalousie et l’envie des pauvres afin de leur soutirer des votes ?

      Corrigé. 😀

  19. La loi de « pénalisation du client est votée » par la majorité (64 pour contre 12 dont pour, « l’extrême gauche » FDG de Mélenchon et PCF de Laurent) des 577 de l’A-N et… du Sénat: car qui ne dit rien contre et regarde ailleurs consent. Même si elle est passée maintenant aux oubliettes des actualités.Elle va opérer et sûrement durer puisque chez les dirigeants suivants quels qu’ils soient aucuns n’auront jamais la « virilité » ou courage de l’annuler ou de présenter quelque chose de plus humain et de plus rationnel. »Maman chaisière sacristie…protestante souvent chez les PS ou héterophobe féministe, cache moi ton zizi » a réussi à culpabiliser et réduire au silence « honteux » de « petits garçons » zélés ou contrariés quasi tous les élus. Tout a été politiquement habilement mélangé, les réseaux souvent télécommandés de l’étranger et les personnes sous proxénétisme eux à traquer et réduire et les personnes adultes choisissant librement cette activité d’échange vénal entre adulte consentants (« chaquefemme est libre de son corps » ce fût le slogan de Simone Weil pour obtenir la loi sur l’avortement, « louer son vagin c’est comme un ouvrier qui loue ses bras »Pierre Bergé pour justifier la GPA ), ce qui existe et pas dans une mince proportion malgré des affirmations incontrôlables et non sourcées. Pour cette seconde catégorie un statut social et une reconnaissance respectueuse comme pour tout autre profession avec retraite ! eût été plus juste, plus moderne et plus nécessaire, vraiment « de gauche ». Avec une aide collective et psychologique réelle pour celles qui voudraient quitter cette activité.

    Les conséquences vont être dures pour les « toutes victimes » qu’on affirme vouloir protéger, qui pratiquement vont être
    survictimées: des clients (eux aussi quelque part victimes de la vie et eux aussi méprisés par l’opinion ) apeurés à juste titre vont provoquer une grande baisse de leur revenus !souvent elles ont des enfants.Concernant les réseaux exploiteurs dirigés depuis l’étranger, la diminution des « clients », va conduire à la baisse des prix et à une pression « d’abattage » encore plus dure de la part des proxénètes.

    « Qui veut faire l’ange (théorique ici) fait la bête » disait en son temps Blaise Pascal, qui peut bien aujourd’hui s’appliquer
    sur ce sujet à l’AN et au Sénat.

    D’autre part les sondages habilement repoussés et peu nombreux indiquaient de 70 à 80 % d’opposition à cette loi…pas
    très démocratique et de confiance au bon sens de la majorité des gens dans le concret de la vie donc.

    Ensuite au niveau du Droit il y a incohérence de la part de l’Etat : imaginez un magasin d’armes autorisé à l’ouverture
    et à l’exposition, criminalisant tout curieux qui se ferait acheteur . Ce serait absurde et c’est exactement ce qui se passe dans cette loi de « pénalisation des clients de prostitu-é-es ». En droit le Srass et d’autres juristes pourrait attaquer le fond de cette loi au Conseil constitutionnel ou à l’UE : pour « harcélement moral » contre les prostituées adultes et libres ou « incitation à la consommation sexuelle pour pénaliser ensuite ». Car ils n’ont pas voulu l’interdiction absolue,la prohibition car ils savaient que là ça bloquerait total dans l’opinion : faire comme le firent Saint-Louis, Hitler ou Mao-Tsé-Tsoung ? impossible en notre temps. Donc les manoeuvres ont été bien plus fûtées et serpentines pour arriver à ce résultat,une loi avec contradiction interne,absurde mais effectivement gagnée légalement et dans l’esprit des gens un peu moutonniers.

    En l’état actuel de l’Humanité, la prostitution si elle est bien gérée et organisée (en traquant impitoyablement
    l’esclavage sexuel et ses esclavagistes) est un stabilisateur sociologique et une necessité pour la misère sexuelle d’encore trop d’humains, la « monogamocratie » obligatoire et généralisée qu’elle soit d’ordonnance religieuse ou de tradition n’étant
    pas non plus la bonne et seule option. La Suède qui applique la loi de pénalisation depuis plus de 15 ans a son taux de viols multiplé par cinq (50/100.000)vis à vis de la moyenne européenne et de plus de dix vis à vis des pays d’Europe où c’est légalisé (Espagne, Allemagne etc…où maintenant les « abolitionnistes » par leurs réseaux UE et plans de communication média voudraient bien faire tâche d’huile) in  » Globometer » et autres sources officielles mais fait qui fût médiatiquement finememnt zappé dans tous les débats.

    Si j’avais été Député ou Sénateur j’aurais voté contre cette Loi inadéquate voire cruelle ! point ! Et s’il faut une loi , Pour la légalisation contrôlée. Et hommage aux rares des Radicaux de gauche et de EELV qui s’y sont à juste raison et humanité opposés. . Un jour viendra on espère où le plaisir sexuel humain contrôlé et raisonné voire amoureux, le plus beau, ne sera plus pour la majorité l’endroit du « Mal » et du Dégoût ,comme pour des adhérents religieux ( Dieu éventuel n’est pas du tout « sexophobe », au contraire il aurait créé « le sexe » , le plaisir
    la volupté, et pas seulement pour la procréation …il ne demanderait que respect de l’autre et de soi-même) ou laïques « monogamocrates ». Car si le couple habituel heureux est une belle chose il n’y a pas de droit à l’imposer comme le seul modèle.

    Là est le fond du problème « plaisir= mal » et pourtant la psychanalyse du moralisateur est faite depuis longtemps même si elle est peu diffusée. Les philosophies pays d’Orient ont selon moi une bien meilleure vision sur le sujet, mêmes s’ils ont de grands progrès pratiques à réaliser vue leur misère globale actuelle et leur sur-démographie .

    On est toujours dans le mythe de Marie- Madeleine prostituée repentie qui devint Sainte en « cessant », alors qu’elle fût
    sûrement d’après les apocryphes la compagne ou l’épouse du Christ, lequel respectait les prostitué-es de son temps (exple: le lavement de ses pieds par une prostituée) .

    Alors que le réel c’est Cosette de Victor Hugo dans « les Misérables », qui vend plus que ses cheveux pour vivre et le plus souvent survivre. Mener un grand effort sur l’école et l’obtention d’un travail pour les filles un peu partout ici et dans le monde serait à terme une action collective bien plus efficace vers la liberté et l’autonomie humaine et la diminution du phénomène…que la judiciarisation comminatoire.

    Regret du non-engagement public à haut niveau des homos (Pierre Bergé, Romero etc…que le peit Act-up courageux minoritaire qui les soutient ) pour les prostituées vers une reconnaissance et un statut sociaux ENFIN , et la fin radicale de leur stigmatisation, insécurité et souffrance qui vont de pair avec cette nouvelle loi et être objectivement redoublées. Alors qu’on est nombreux à s’être battu inlassablement pour que les homos obtiennent le respect,l’égalité et maintenant le mariage.

Les commentaires sont fermés.