Armes anti-drones : fusil DroneDefender et bazooka SkyWall (vidéo)

Publié Par Charles Bwele, le dans Technologies

Par Charles Bwele

Les petits drones commerciaux/civils prolifèrent à la vitesse TGV et survolent ou approchent des lieux plus ou moins interdits que leurs opérateurs feraient mieux d’éviter ou d’oublier : aéroports, prisons, bases militaires, centrales nucléaires, bâtiments gouvernementaux, etc. D’où la nécessité de concevoir des armes portables anti-drones inspirées des armes à feu..

Conçu à partir d’un fusil d’assaut AR-15, le DroneDefender intercepte un drone intrus avec une impulsion électromagnétique (dans la bande ISM) d’une portée de 400 mètres. Brutalement privé de géolocalisation et de communication avec son opérateur, l’appareil visé déclenche son protocole d’urgence (atterrissage, vol stationnaire ou retour au point d’origine) et passe sous le contrôle du porteur de l’arme anti-drone.

Le fabricant américain Battelle avait dévoilé le DroneDefender (autonomie : 5 heures, masse : 4,5 kg) en octobre 2015 puis l’avait retiré de son site Internet en janvier 2016. Motif : la législation américaine interdit la commercialisation ou la vente de ce dispositif à des entités autres que les organismes gouvernementaux des États-Unis (47 CFR 15).

Évoquant grandement un lance-missiles portable (MANPADS) et doté d’un système de visée intelligent, le SkyWall projette une capsule qui capture le drone visé (à une portée de 100 mètres) avec un filet, puis ouvre un parachute qui ramène doucement l’ensemble vers la terre ferme sans causer de dommages. Conçu par des ingénieurs britanniques réunis sous la bannière du OpenWorks Engineering, le bazooka anti-drone n’est pas disponible à la vente mais sera exclusivement destiné aux gouvernements et aux entreprises courant 2016.

Nul doute que d’autres firmes technologiques ou des makers de par le monde saisiront tôt ou tard ce marché très prometteur des armes portables/personnelles anti-drones (ou APAD ?) et séduiront le grand public. Vivement des drones anti-drones équipés de projectiles innovants et de technologies électromagnétiques ?

Sur le web

  1. sinon, nous dans nos campagnes , nous avons aussi le juxtaposé calibre 12 hérité de pépé.

    1. il y a un peu plus de recul !

  2. La course permanente entre l’arme et la cuirasse, épisode 2. Et ce n’est pas fini.

  3. J’ai la solution! Une bonne canardière calibre 12 magnum avec du plomb de 6 ou de 4. A la campagne bien sûr.

  4. Le risque viendra des drones rapides. Concrètement ce qu’on entend par drone dans cet article, ce sont hélicoptères multi rotor télécommandés ou autonomes. Il est largement possible de fabriquer des drones plus rapides avec des mini réacteurs ou même des turboprop. Le bazooka portée 100 mètres fera grise mine quand le drone volera à 100m/s (360km/h).
    De meme pour l’implusion electromagnétique. Je me demande la portée de l’engin.
    Parce que finalement, un simple brouillage peut déjà rompre la liaison entre le drone et le pilote. ce flingue il sert à faire un brouillage localisé, mais rien de plus. Un drone bien programmé avec une navigation optique et qui vole rapidement, sera vraiment plus chaud à intercepter.

    un autre point que l’on néglige souvent est l’avantage des drones sur les chasseurs avec pilot en dogfight. Ils s’en foutent des G et peuvent donc virer plus sec.

    Sinon effectivement pour les drones télécommandés vendus à Carrefour, un coup de petits plombs de chasse suffit largement. Pas besoin de réinventer l’eau chaude. Cet armement ne me semble donc pas promis à un grand avenir. honnêtement les drones en question je ne suis même pas certains qu’ils résisteraient à un coup de paint ball chargé un fort (genre 4 bars contre les 2 habituels).

  5. Si on « neutralise » l’électronique de communication et de localisation du drone avec une impulsion électromagnétique, j’ai comme dans l’idée que les accéléromètres doivent en prendre un coup et le drone tomber comme une pierre.

    Dans ce cas la solution du fusil de chasse est quand même la plus simple pour un résultat identique.

    1. L’idée est seulement de perturber le drone pour que son contrôleur de vol enclenche la procédure d’urgence.

      Par contre ce qui n’est pas clair dans l’article c’est que cette procédure d’urgence ne permet pas a l’arme de prendre le contrôle. Au mieux le drone ne sachant pas ou il s’arrête atterrit, au pire il fait demi tour. Sinon capturer un drône en bonne état peut être utile pour savoir son trajet de vol si il s’agit d’un vol programmé dans le cadre d’un trafic illégal. (histoire de choper les mecs qui attendent les drônes)

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