L’effondrement éducatif français, première cause de déclin

Publié Par Éric Verhaeghe, le dans École & éducation

Par Éric Verhaeghe.

Parti socialiste(CC BY-NC-ND 2.0)

Najat Vallaud Belkacem-Parti socialiste(CC BY-NC-ND 2.0)

 

Et si la première cause du déclin français tenait à notre dramatique effondrement éducatif ? Cette idée, taboue en France, ressort clairement de l’intéressant rapport (en anglais) de la Commission Européenne sur l’économie française. On en recommandera forcément la lecture, en notant de façon anecdotique mais glaçante que la Commission ne l’a pas traduit en français. Preuve qu’à l’approche du Brexit la perte d’influence du français paraît engagée.

L’effondrement éducatif français, ce mal qu’on nous cache

Sur l’effondrement éducatif, mesuré régulièrement par l’enquête PISA, la France aime se voiler la face. Tant que les enfants des beaux quartiers restent éduqués dans de bonnes conditions, nul n’est besoin de dire que le mal existe, et encore moins qu’il progresse… Pourtant, le système éducatif français, piloté au nom de l’égalité et de la solidarité, se transforme année après année en champ de ruines dans les quartiers pauvres et les campagnes déshéritées.

Nous paierons tôt ou tard chèrement le prix de la décérébration d’une partie grandissante de notre jeunesse. Les recruteurs le savent : combien des jeunes diplômés (je ne parle pas ici des jeunes sortis du système scolaire sans diplôme) savent que notre régime s’appelle la Vème République et que le général De Gaulle en fut le premier Président en 1959 ? Un simple sondage sur cette question révèlerait le gouffre ouvert dans la compréhension du monde contemporain par les programmes d’histoire auprès de nos jeunes.

La Commission met des mots sur notre effondrement éducatif

L’intérêt du rapport de la Commission Européenne sur la France est de mettre des mots sur ce mal qui nous ronge en silence, et surtout d’en montrer les conséquences économiques dramatiques. En creux, la doctrine de la Commission (que l’on peut raisonnablement partager) consiste à soutenir que la croissance d’un pays avancé est portée par son niveau éducatif. La baisse du niveau d’éducation pèse donc sur sa capacité à soutenir la concurrence de ses homologues.

Cette baisse se mesure à toutes les étapes de la vie. On lira avec intérêt ces phrases :

« La structure du marché du travail apparaît de plus en plus segmentée et les inégalités scolaires augmentent. Les demandeurs d’emploi ont un accès très limité à la formation, l’accès des moins qualifiés à l’apprentissage décroît et les résultats éducatifs des moins diplômés s’effondrent. » (page1)

Là encore, les recruteurs ajouteront que l’effondrement ne concerne pas que les moins diplômés : il est bien plus lourd qu’on ne le croit.

Effondrement éducatif et inégalités sociales

Le poids de la reproduction sociale (et de l’inégalité des chances) ne cesse de s’accroître dans notre système éducatif. On s’en amusera avec tristesse ! Depuis trente ans, toutes les réformes de l’éducation sont bloquées au nom de l’égalité : pas d’autonomie des établissements scolaires au nom de l’égalité sur tout le territoire, pas d’adaptation locale des programmes scolaires, pas de déconcentration de la gestion des enseignants, au nom de cette sacro-sainte égalité et de la résistance effrénée à une course vers un système à plusieurs vitesses.

Les résultats de ce blocage sont manifestes : au nom de l’égalité, c’est un système inégalitaire qui se construit. La Commission le dit avec force :

« Les inégalités éducatives liées au contexte socio-économique sont parmi les plus élevées des pays de l’OCDE. Le lien entre l’éducation et le marché du travail est toujours plus faible et l’accès à l’apprentissage décroît, spécialement pour les moins qualifiés. Même si la situation sociale reste généralement stable depuis 2008, plusieurs groupes de population sont maintenant plus exposés au risque de pauvreté, à l’exclusion sociale et à des conditions de logement précaires. »

Et dire qu’il faut lire des productions de la Commission Européenne pour trouver des constats objectifs contestant la réalité de bisounours décrite par Najat Vallaud-Belkacem.

L’effondrement éducatif malgré d’importantes dépenses

Les idéologues du système éducatif adorent soutenir que ces contre-performances sont dues à un manque de moyens. Cette façon commode d’éviter toute remise en question du système lui-même, et en particulier de sa conception pédagogique, est totalement démentie par les faits. La Commission le rappelle utilement :

« L’effort d’éducation est inégal selon les différents niveaux de formation. La dépense d’éducation en proportion du PIB est supérieure à la moyenne de la zone euro (5,5% en 2013 contre 4,8%). En comparaison de la moyenne de l’OCDE, la dépense par étudiant en France est légèrement supérieure (2% au-dessus de la moyenne de l’OCDE) suggérant qu’une grande part du supplément de dépense en pourcentage de PIB comparé au reste de la zone euro est dû au nombre d’étudiants. Cependant, Il y a d’importantes différences dans la dépense par étudiant selon les différents niveaux de formation comparés à la moyenne de l’OCDE. La dépense par élève est basse dans l’enseignement maternel, dans l’enseignement primaire (15% de moins), moyen dans l’enseignement supérieur (2% au-dessus), et significativement plus élevé dans l’enseignement secondaire supérieur (35% au-dessus). » (page 50)

Ces constats, au demeurant bien connus, d’un effort majoré au lycée mais minoré à l’école primaire (largement dû à une gestion nationale et syndicale du corps enseignant), soulignent bien que l’effondrement éducatif français ne tient pas à un problème de moyens, mais à un problème de stratégie éducative.

L’effondrement éducatif et l’apprentissage

Dans cette mise en accusation d’un système passée sous silence en France, on notera le graphique, accablant pour Hollande, de l’évolution du nombre d’apprentis depuis 2012 :

Eric Verhaeghe

Eric Verhaeghe

Ce graphique efficace montre que, depuis 2006, la montée de l’apprentissage est portée par les niveaux de formation les plus élevés (I, II, III, c’est-à-dire BTS et plus), alors que les formations les moins qualifiantes (IV et V, c’est-à-dire CAP et baccalauréat) perdent des effectifs.

À partir de 2012, l’ensemble des effectifs d’apprentis a baissé. La gauche n’aime pas cette formule de formation qui permet pourtant de lutter contre le chômage et de valoriser le travail.

C’est tellement mieux d’apprendre dans les beaux quartiers.

Sur le web

  1. Avec plus de 150 000 personnes sortant du système scolaire chaque année sans diplôme on risque d’avoir des problèmes vu qu’on vit dans une société de la connaissance.
    Sur 20 ans ça représente plus de 3 millions de personnes sans perspective d’avenir. Bonjour la future révolte…

  2. Il y a une mesure simple : le chéque education et l’autonomie totale des établissements pour recruter personnels / eleves, pour organiser la pédagogie et les rythmes…

    Et il,suffit d’ouvrir le droit à l’expérimentation, y compris au sein des établissements existants avec un tiers ou la moitié des eleves/enseignants…
    Le vieux systeme s’écroulera de lui meme… Ou se réformera .

    PS : les collègiens qui ne respectent pas le projet pédagogique et les regles de vie commune, seront rendus à leurs parents, chargé à ces derniers de s’en remettre à l’aide judiciaro-sociale pour restructurer leurs enfants.

  3. L’éducation nationale gave nos enfants de bienfaisance hypocrite:
    On ne dit plus qu’un élève est en echec scolaire mais en « réussite différée ».
    Sous prétexte de ne pas démotiver l’éducation nationale n’apprend plus aux élèves a faire des efforts.

    On reconnaît ici le, non pas gentil mais lâche, trait de caractère des bobos.

    De plus l’éducation nationale n’instruit plus les enfants mais elle continue de les endetter, c’est une fabrique de chaire à canons.

    1. « On ne dit plus qu’un élève est en echec scolaire mais en « réussite différée ». »

      Si je dois planter un clou, je n’ai pas besoin qu’un pédant vienne m’expliquer que je dois transmettre une impulsion par l’intermédiaire d’un effecteur massique à l’extrémité opposé au côté pénétrant de l’accessoire de solidarisation. J’ai juste besoin d’un conseil sur la façon de tenir le clou et le marteau et de la liberté de m’adapter dans les cas particuliers.

      Je ne comprends absolument pas qu’on en soit arrivé la (et ça ne date pas d’hier), et que personne ne s’élève contre la pédanterie, l’inutilité et l’action néfaste de ces gens la. Sommes-nous tous des Mr Jourdain ? L’enseignant est dévalorisé, on lui interdit d’adapter sa pédagogie en plus de rendre sa tâche impossible par la diversité dans sa classe. (Alors qu’il a souvent choisi le métier par vocation de transmettre son savoir).

      Est-il utile de chercher les causes ou des solutions dans ces conditions ?

      PS : Comment peut-on étudier une oeuvre aussi subversive que le « bourgeois gentilhomme » à l’école ?

      1. On peut étudier le « bourgeois gentilhomme » parce que
        1) faire la satire du « bourgeois » c’est bien :-)
        2) l’étude est suffisamment superficielle pour que personne ne voit que si Molière était vivant sa pièce s’appellerait « le professeur bienpensant »

  4. Starsky (mais pas Hutch ...)

    Malheureusement, le mal est encore bien plus profond que ne le laisse imaginer cet article. Et donc, les solutions libérales proposées, pour certaines intéressantes, n’auront que peu d’effets, ou alors provoqueront la chute du système, ce que certains appellent de leur vœux (cette attitude est d’ailleurs frappante de similitude avec celle de Lénine en 1914 vis-à-vis de la 1ère G.M et de l’empire russe ; comme quoi, parfois, les extrêmes se rejoignent …).
    Cela mis à part, plus d’autonomie pour les établissements et les déclinaisons de programmes serait une bonne idée, mais à la conditions expresse que cette autonomie s’applique au niveau professoral, pas à celui de la direction, toujours prompte à jouer aux petits chefs locaux tyranniques. Elle ne pourrait être efficace que si une séparation claire et nette du rôle de chacun est définie : la confusion, sous prétexte de travail en équipe très souvent inefficace, ne fera que rajouter des maux aux problèmes actuels : aux professeurs des programmes sans idéologies, des savoirs précis et scientifiques (y compris contraires aux dogmes religieux) ; aux parents, l’éducation morale de leurs enfants (sans se décharger de ce rôle sur l’état) et avec interdiction formelle de remettre en cause les contenus scientifiques des programmes et de leurs évaluations, sous peine de lourdes sanctions ; aux directions le recrutement, l’évolution des carrières, mais avec interdiction absolue d’empiéter en quoi que ce soit sur le contenu des cours et des méthodes de travail des enseignants (sauf en cas de manquements déontologiques graves, et pas seulement sur des plaintes concernant les notes, les moyennes et les récriminations de petits chéris soi-disant maltraités par des enseignants malveillants les poursuivant d’ne haine sourde et tenace …).
    Cap 2006 a raison de ce point de vue : le chèque éducation permettrait la liberté de renvoyer les éléments perturbateurs qui ne relèvent pas d’une structure normée pour le plus grand nombre. L’illusion du mélange de tous dans la joie et la bonne humeur est profondément mortifère.
    Maintenant, je ne me fais pas beaucoup d’illusions sur l’avenir : par haine des défauts du système actuel, beaucoup ne rêvent que de liberté totale, sans s’apercevoir que le libéralisme est en soi un totalitarisme aussi dangereux que le communisme, le fascisme et le nazisme. Même la IIIème république française, pourtant profondément plus libérale en matière économique que la nôtre, a cru devoir se passer de libéralisme en ce qui concerne l’éducation. Alors certes, l’époque n’est pas la même, mais au prétexte d’adaptation perpétuelle (concept très libéral s’il en est), doit-on se passer des sagesses du passé ? Tout en déplorant par ailleurs que l’histoire ne soit plus maîtrisée par les jeunes générations ? Il y a là un illogisme révélateur d’une pensée parfois contradictoire et donc idéologiquement défaillante.

    1. « le libéralisme est en soi un totalitarisme aussi dangereux que le communisme, le fascisme et le nazisme »

      Rien que cela, il manque la peste et les tsunamis..

      1. Starsky (mais pas Hutch ...)

        Toute idéologie, quelle qu’elle soit, qui prétend imposer aux autres sa vision du monde pour atteindre le bonheur universel, est un totalitarisme et, à ce titre, est donc moralement condamnable. Certes, le libéralisme intégral n’a jamais été appliqué dans ce pays, mais cela n’enlève rien à la nocivité intrinsèque d’un dogme idéologique de type absolutiste, dans le sens où il entend soumettre à sa logique l’ensemble des interactions humaines. La liberté n’a jamais été une fin en soi, mais uniquement un moyen imparfait, comme d’autres, d’atteindre le bonheur terrestre pour l’humanité. Mais cette humanité étant par nature fort disparate dans ses attentes et ses recherches, la liberté ne saurait être la panacée à tous ses maux.
        Et il n’est pas question ici de catastrophes naturelles : la liberté, de même que dieu, n’y étant pour rien (à moins de se prendre pour le père jésuite Malagrida qui, en 1755, prétendit que Lisbonne fut rasée par un châtiment divin mérité ; et qui finit brûlé sur un bûcher, au grand désespoir de Voltaire, qui le combattit pourtant intellectuellement). J’espère que vous n’avez pas convoqué des puissances supérieures hypothétiques pour discréditer mon propos. J’avoue y être fort insensible au point de me réjouir, à la différence de Voltaire le libéral, que Malagrida ait finit en méchoui. Je ne suis pas libéral au point de tolérer qu’on ose professer pareilles billevesées et inepties. Toute liberté doit être limitée (DDHC, 1789).

        1. Toute idéologie, quelle qu’elle soit, qui prétend imposer aux autres sa vision du monde pour atteindre le bonheur universel, est un totalitarisme

          Ben justement, le libéralisme interdit d’imposer aux autres sa vision du monde.

          1. le libéralisme n’est pas une doctrine visant à imposer la liberté mais à exclure la contrainte. Nulle de doit être obliger de faire ce qu’il ne veut pas sous la contrainte. Si vous souhaité devenir une esclave volontairement aucun libéraux ne vous en empêchera mais ne faites pas en sorte que l’esclavagisme devienne obligatoire pour tous.
            L’ombre de la queue du cheval du cousin du libéralisme n’a jamais été aperçu à moins de 1000 km de la France alors parler de libéralisme intégral est assez comique…
            le libéralisme n’a jamais prétendu permettre d’atteindre un quelconque bonheur sur une quelconque terre mais de permettre à chacun de le trouver (ou pas) à sa manière. le libéralisme est la seule doctrine qui ne désire rien imposer, c’est sans doute pour cela qu’elle a si peut de succès. C’est le propres des médiocres de toujours vouloir penser à la place des autres ou de se soumettre à la pensée des puissants mais jamais de le faire part et pour lui même.

        2. « Toute idéologie, quelle qu’elle soit, qui prétend imposer aux autres sa vision du monde pour atteindre le bonheur universel, est un totalitarisme et, à ce titre, est donc moralement condamnable.  »
          De une, le totalitarisme est, et n’est que, la fusion de l’Etat et de la société dans une monade unitaire . Un totalitarisme c’est une pratique (praxis) concrète, pas une idéologie, et c’est compatible avec toutes sorte d’idéologies … sauf le libéralisme !
          De deux, le libéralisme n’est justement pas non plus une idéologie, c’est aussi une praxis, qui est à l’exact opposé du totalitarisme : tenir l’État le plus possible à l’écart et laisser de la diversité dans la société, au lieu de chercher l’unité à tout prix .
          Et de trois, où avez vous vu que le libéralisme prétende « imposer aux autres sa vision du monde », et a fortiori pour « atteindre le bonheur universel » ? une société libérale supporte tout à fait l’existence d’idéologues très variés, adeptes et praticiens de leurs diverses doctrines, qu’elles soient réalistes ou utopiques, et religieuses (monastère), économiques (SCOP, Kiboutz), politiques (associations) ou n’importe quoi (sport, philosophie de vie, régime alimentaires …).

          1. Starsky (mais pas Hutch ...)

            Vous avez du totalitarisme une vision trop étroitement historique, si j’ose dire en tant que professeur d’histoire. Le totalitarisme tel que je l’entend s’extrait des contingences historiques pour s’élargir à une vision plus philosophique de type aristotélicienne à travers la recherche ô combien difficile de l’équilibre politique (mais pas celui qu’Aristote prétendait avoir trouvé, qui me répugne en tant que démocrate).
            Ce cadre une fois posé, le libéralisme apparaît à mes yeux comme une forme de totalitarisme dans le sens où la liberté (forme imparfaite de relations sociales) serait imposée comme cadre régissant les interactions des individus. Même modérée par l’égalité en droits, comment se fait-il que 1789 ait échoué au point de tomber dans les horreurs de 1793 ? C’est bien que la liberté ne saurait être un concept-cadre se suffisant à lui-même pour régir idéalement les relations humaines, car l’être humain n’est pas bon au point de se contenter de respecter les normes du libéralisme, aussi libres qu’elles soient.
            D’autre part, prétendre que le libéralisme s’accommode toutes idéologiques (politiques, économiques, religieuses), c’est la première fois que j’entends pareille affirmation aussi douteuse en principe qu’en pratique. Par exemple, comment s’accommoder libéralement du véganisme, qui prétend interdire toute forme de consommation animale à tout le monde ? Le libéralisme ainsi entendu n’aurait aucun avenir.
            Pour en avoir un de concret, il doit donc s’imposer para force publique de l’état : on rejoint donc les moyens des autres totalitarismes. Parfait en théorie, monstrueux en pratique sous peine d’être rapidement réduit à l’impuissance, le libéralisme aura le même destin funeste que les autres totalitarismes. Il n’a pas plus d’avenir qu’eux.

            1. « C’est bien que la liberté ne saurait être un concept-cadre se suffisant à lui-même pour régir idéalement les relations humaines »
              C’est parfaitement exact, et à ma connaissance personne ne prétend le contraire : il y a par exemple une évidente contradiction, et une égale légitimité, entre la liberté du pasteur nomade qui prétend passer partout et faire paitre à sa guise son troupeau, et celle de l’agriculteur qui prétend se clore et profiter des fruits de son labeur.
              La liberté ne suffit pas. [ce qui l’empêche évidemment d’être totalitaire, car le totalitarisme prétend, lui, être complet]
              Même l’égalité en droit ne suffit pas (la liberté du nomade n’intéresse pas le cultivateur, la liberté du cultivateur n’intéresse pas le pasteur). Et l’égalité « réelle », c’est juste une absurdité (tous cultivateur-pasteur ?) .
              89 a échoué parce qu’ils ont voulu refonder le monde, un monde nouveau, et quand on fait ça il n’y a plus rien pour décider entre la liberté du pasteur et celle du cultivateur, et le chaos est certain. Il y a une absolue nécessité d’être conservateur si on veut être libéral.

              « Par exemple, comment s’accommoder libéralement du véganisme, qui prétend interdire toute forme de consommation animale à tout le monde ?  »
              Par le mépris, je suppose : une interdiction n’est rien sans force armée, et une forme armée n’est rien sans volonté, sinon de tuer, du moins d’assumer le risque de le faire, ce qui est en contradiction avec les principes végan. Mauvais exemple.
              Mais au-delà de la boutade que j’assume, il est vrai qu’un libéralisme parfaitement pur serait pacifiste et non violent, au risque évidemment de se faire écraser. Et de fait le libéralisme est très marginal …
              Je n’ai pas la réponse, et mes réflexions ne tiennent pas sur un aussi petit volume.

            2. 1789 a échoué parce que la soit disante liberté n’a jamais existé même pas une seconde, même as en rêve. Il ne faut pas confondre ce qui est marqué sur du papier ou sur des pièces de monnaie avec la réalité. 1789 s’est résumé en un changement de despotisme, voilà pourquoi les horreurs de 1793 étaient parfaitement prévisible. la société d’alors n’était pas plus capable de libéralisme que celle d’aujourd’hui parce que les être humain qui la compose sont pour la plupart soit lâche et irresponsable soit lâche et assoiffé de pouvoir.

              1. Laurent: « la société d’alors n’était pas plus capable de libéralisme que celle d’aujourd’hui parce que les être humain qui la compose sont pour la plupart soit lâche et irresponsable soit lâche et assoiffé de pouvoir. »

                Peu de pays on eu des transitions aussi violente qu’en France, on peut lui reconnaitre le mérite d’avoir posé les base d’une idéologie des droits et de la liberté tout en appliquant quasiment l’inverse.
                Je pense que c’est assez culturel: en France les gens conçoivent le pouvoir verticalement, ils ont le culte du chef, de la hiérarchie pyramidale, de l’homme providentiel, du Napoléon Charlemagne, de Gaulle et de l’appareil d’état.

                Hors, une pyramide de pouvoir ne peut QUE finir en despotisme, cours, princes, rois, courtisans, corporations, qui n’ont aucun intérêt à la liberté du bas peuple.

                Je prétends pour ma part qu’en dix référendums, les réformes les plus critiques seraient votées par le peuple sans problème depuis longtemps. « …par le peuple, pour le peuple », un trait de génie, peu appliqué en France.

        3. Lisez JF Revel et ce qu’il pense des socialistes et leur soumission au mode de pensée « prêt à l’emploi ».

          « Le libéralisme n’est pas une idéologie, c.à.d une religion laïque et démocratique, mais une doctrine ouverte qui évolue et se plie à la réalité au lieu d’essayer de forcer la réalité à se plier à elle. » V Llosa

        4. « Toute liberté doit être limitée (DDHC, 1789) »
          Je doute que vous avez compris à la DDHC : elle ne dit nullement que la liberté doit être limité, elle dit que la liberté est naturellement limitée (par les autres droits d’égal importance détenues par les autres citoyens qui ont par principe les même droits : sureté, propriété et résistance à l’oppression. Notez que l’égalité n’est pas un « droit », c’est un principe d’exercice du droit). Ce qui signifie l’exact inverse de ce que vous dites…

          1. Starsky (mais pas Hutch ...)

            Et c’est bien là le fond de notre différent : vous avez raison que votre interprétation de la DDHC, entre libertés et égalité en droits ; mais je ne prétends pas que cette DDHC soit la panacée des contrats sociaux, bien au contraire.
            Bien que constituant un progrès par rapport aux normes de l’époque, je ne la considère pas comme indépassable. Le concept de droits naturels cher aux philosophes des Lumières me dégoûte dans le sens où je récuse toute origine suprahumaine aux droits que je reconnais à tous les hommes. Prétendre que des puissances supérieures (nature, religion) soient à l’origine de ces droits est pour moi un affaiblissement dangereux de ces même droits. Nous les possédons simplement parce que l’évolution a fait de nous plus que des animaux régis par nos instincts. Point final. La DDHC est donc de ce point de vue prisonnière de son époque, et donc intrinsèquement contestable par des gens comme les islamistes, qui prétendent interpréter autrement les volontés des puissances supérieures à l’égard des êtres humains.
            J’ose prétendre que les libertés doivent être limités non pas par l’égalité en droits, que je reconnais certes comme une forme valable de limitation, mais insuffisante. Je prétends par cette phrase que les libertés doivent être limités par l’établissement de normes démocratiquement décidées de contrôle social tendant au respect de droits humains tout aussi importants que les libertés, mais méprisés par le libéralisme politique et surtout économique : le droit à une éducation décente (c.a.d pas celle d’aujourd’hui …) y compris pour les pauvres ayant développé les capacités intellectuelles pour cela, le droit à la solidarité (et non pas la charité libérale, misérabilisme compationnel de riches s’achetant une bonne conduite à peu de frais après avoir maltraité d’autres être humains pour devenir ce qu’ils sont, au nom de la liberté d’entreprendre, horizon indépassable de libéraux plus préoccupés par l’argent que par les gens).
            Tout ceci fait que je ne peux me rallier au totalitarisme libéral, dont certes la théorie n’est pas totalitaire, mais la pratique si ; ce qui en fait une forme plus sournoise de domination de certains êtres humains sur d’autres. Plus attrayant certes, mais au final guère différent de ses semblables, le totalitarisme libéral n’aura pas plus d’avenir qu’eux. Mais il se maintiendra par contre plus longtemps qu’eux, car sa pratique inégalitaire sera masquée par l’apparence de normes juridiques justes, de concepts abscons destinés à endormir des masses mal ou non éduquées. Mais comme en 1914, il restera à la merci d’un accident majeur de parcours qu’il n’aura pas vu venir, englué dans ses certitudes de supériorité.

            1. Il n’y a pas de panacée des contrats sociaux, et la DDHC a des défauts.
              Mais il faut juste être cohérent : à partir du moment où on proclame que la DDHC est le « préambule » de notre constitution, l’expression des principes fondamentaux juridiquement contraignants, il est important de s’y conformer. En ce sens, c’est bien un texte « sacré », au sens religieux du terme, ce qui n’interdit pas la critique ou la relativisation historique, ni même l’adhésion à d’autres valeurs, musulmanes ou communistes (qui peuvent parfaitement se vivre dans un cadre libéral, cependant : d’où vous viens le besoin d’imposer vos valeurs aux autres ? sont-elles si faibles qu’ils vous faille les imposer ?)
              Vous avez tort de considérer que « Prétendre que des puissances supérieures (nature, religion) soient à l’origine de ces droits est pour moi un affaiblissement dangereux de ces même droits. « . Votre conception, qui me rappelle Rousseau et Kafka, est , au contraire, une négation pure et simple du concept de droits, et même de droit (au singulier) et de justice : si les hommes ont le « droit » de changer le droit, il n’y simplement plus de droit du tout, juste des rapports de force et de ruse, façon « le loup et l’agneau » ou « house of cards ». « l’établissement de normes démocratiquement décidées de contrôle social » n’est plus qu’une vaste blague, aussi « démocratique » que la feue-RDA (par contre les normes et le contrôle social, ça oui, pas de problème, il y était bien …). L’instance supérieure (nature, dieu ou autre) a ceci de bon qu’il est certain que le législateur hors du monde des humains (ou son représentant mort depuis longtemps) n’a pas en vue son propre intérêt (même si il a pu l’avoir de son vivant …) et qu’il est donc parfaitement neutre, contrairement au législateur vivant dont nous savons (ce n’est pas un soupçon, c’est un savoir) qu’il agit dans son intérêt celui de sa faction, contre le reste du corps citoyen. Ce qui n’empêche nullement des innovations légales, tant que ceux qui y adhèrent le font de leur plein gré et ne prétendent pas les imposer aux autres.
              Par contre, doter l’État (ou le peuple : ne pas faire la différence est l’essence même du totalitarisme) de tous les caractère de la divine providence (et c’est ce que vous faites !), ça, c’est une forme particulièrement perverse de théocratie.

              Le libéralisme politique ne méprise pas les droits humains que vous évoquez, au contraire, c’est parce qu’il a pour eux la plus haute considération qu’il refuse de les faire rentrer dans la catégorie des interventions de FLICS et de SOLDATS (parce que je vous rappelle que c’est à ça que se résume l’apport de l’État sur un sujet quel qu’il soit).
              La solidarité est un concept de voyous (et de juges qui les condamne « solidairement »), de soldats, et d’aventuriers affrontant une nature hostile (navigateurs, cordée d’alpinistes …). Ce n’est pas un concept civil. Ne vous cachez par derrière une novlangue, la réalité c’est que derrière la « solidarité » telle que vous la proclamez, il n’y a au mieux (!) qu’un esprit de caserne militariste, au pire qu’une charité privée de tout esprit charitable, un misérabilisme compationnel de puissants s’achetant une bonne conduite à peu de frais après avoir maltraité d’autres être humains pour devenir ce qu’ils sont, au nom de l’égalité, horizon indépassable de jaloux plus préoccupés par l’argent des gens que par les gens. Une « idée chrétienne devenue folle ».

              Tout ceci fait que vous vous êtes rallié au totalitarisme, comme un gribouille qui se jette dans une mare pour éviter d’être mouiller par la pluie.
              Non que le libéralisme soit parfait : les hommes restent ce qu’ils sont, et ils peuvent être méchants ou bêtes (les pires dans le genre restant ceux qui se croient gentils et intelligents et dignes d’imposer leurs vues par la force ou la ruse). Mais il faut être un cinglé pour adhérer à la théorie du chapeau magique, le chapeau qu’un humain ordinaire réclame et obtient de ses concitoyens par des promesses, et qui porte la mention « intérêt général démocratiquement décidé », et qui fait de celui qui le coiffe un parangon de vertu apte à s’opposer efficacement aux vices des hommes …

              1. Starsky (mais pas Hutch ...)

                Je suis totalement en désaccord avec vous sur tous vos points. Prétendre que les droits humains sont issus de puissances supérieures hypothétiques et donc qu’ils sont immuables revient à nier à l’humanité le droit d’évoluer : ce fascisme qui ne dit pas son nom, ce mépris pour la démocratie est quelque chose que je retrouve souvent dans les propos des libéraux. Mais rien sur Terre n’est jamais immuable : faire de la liberté une religion est aussi vain et stupide que de prétendre que l’état doit façonner l’humanité pour faire le bonheur des gens, y compris malgré eux. Tout dogme, quel qu’il soit, finit toujours par être renversé : toute l’histoire humaine en témoigne, depuis la première révolution connue de l’Histoire, celle qui divisa l’ancien empire égyptien vers 2800 av. J.-C.
                De plus, assimiler mes propos à ceux de Rousseau (que j’exècre par ailleurs), c’est montrer que vous connaissez bien mal les idées de ce philosophe. Il était panthéiste naturaliste : vous vous seriez bien entendu, je pense. Quant à moi, je suis totalement opposé à cette vision de l’origine du monde et de l’humanité ainsi que de ses droits, vision qui nous condamne selon moi au pire à l’esclavage mental perpétuel, au mieux à ne jamais progresser car il se trouvera toujours des gens pour interpréter différemment le message des puissances supérieures, condamnant ainsi l’humanité à la stagnation perpétuelle et à l’instabilité des droits humains. Ceux-ci ne doivent pas dépendre que quelque autre puissance que celle démocratiquement installée, de manière libre et égale en droits.
                Je pense que l’humanité en est arrivé à un stade de son évolution conceptuelle ou elle peut et elle doit se passer de toute transcendance pour garantir des droits aux hommes : il faut s’extraire des déterminismes transcendantaux, sans quoi nous sommes condamnés à revivre perpétuellement les erreurs liberticides du passé : nul dieu, nul homme providentiel ne doit plus pouvoir nier ou amoindrir les droits des hommes.
                La fin de votre commentaire, haineuse et insultante, montre là vos limites intellectuelles : vous perdez pied dès que vos arguments ne portent plus. C’est un signe de faiblesse : j’espère que vous saurez le corriger.

                1. Starsky (mais pas Hutch ...)

                  ERRATUM : la première révolution de l’histoire a bien eut lieu en Egypte, mais vers 2100-2070 av. J.-C…

                  1. Starsky (mais pas Hutch ...)

                    ERRATUM de l’ERRATUM : a bien EU lieu …

                2. Starsky (mais pas Hutch …): « ce mépris pour la démocratie est quelque chose que je retrouve souvent dans les propos des libéraux. »

                  Chez certains libéraux français effectivement mais c’est culturel: toutes la population française ne comprend rien à la vraie démocratie, il ne comprend que le pouvoir vertical: l’homme providentiel, le roi, le prince.

                  Pour autant, P ne dit pas que des bêtises et vous ne cessez de coller du « fascisme » et du « totalitarisme » toutes les deux lignes tout en concluant que votre interlocuteur est agressif… !?

                  Starsky (mais pas Hutch …): « je suis totalement opposé à cette vision de l’origine du monde et de l’humanité ainsi que de ses droits, vision qui nous condamne selon moi au pire à l’esclavage mental perpétuel »

                  Dire que je n’ai pas le droit de vous piller, voler, tuer ou violer ça me condamne « à l’esclavage mental perpétuel » ?

                  Starsky (mais pas Hutch …): « le droit à la solidarité »

                  En gros vous êtes aussi socialiste que vos amis des salles de profs et vous obtiendrez les mêmes résultat: pillage d’état, corporatisme, multiplication de la pauvreté et faillite.

                  1. Starsky (mais pas Hutch ...)

                    Vous n’avez pas compris le sens de mon post :
                    Ce que conteste, ce ne sont pas les droits humains inaliénables tels que jouir de sa propriété, mais leur interprétation transcendantale, qui est pour moi une faiblesse intrinsèque utilisable pour leur destruction. C’est la réminiscence d’un passé presque révolu, obscurantiste et auquel sont attachés encore beaucoup de os concitoyens. Les droits humains se suffisent à eux-mêmes : ils n’ont nul besoin d’être justifiés par une quelconque transcendance, génératrice automatique d’esclavage mental, ou pire encore.
                    Si j’ai dit que mon interlocuteur est agressif, c’est parce qu’il a qualifié mes arguments de « stupides », moi de « cinglé », uniquement. Je tiens ces propos pour agressifs, mais sa pensée me préoccupe bien plus gravement, car sous prétexte de faire le bien par la liberté, objectif louable en lui-même, ses méthodes sont contreproductives, car s’appuyant sur du vent théocratique issu de pensées passéistes.
                    Quant à la solidarité, n’en déplaise aux libéraux, elle nous distingue des animaux : le nier, c’est faire régresser l’humanité à un stade de barbarie abjecte. Tant que le libéralisme ne sera pas limité par d’autres contre-pouvoir, il est et restera un totalitarisme idéologique, quoique ses défenseurs pourront y trouver à redire. Tout idée sans limites est un totalitarisme, quels que soient ses méthodes et objectifs. C’est pourtant pas difficile à comprendre, que diantre … J’ai parfois l’impression de parler chinois …

                    1. Starsky (mais pas Hutch …): « Si j’ai dit que mon interlocuteur est agressif, c’est parce qu’il a qualifié mes arguments de « stupides », moi de « cinglé » »

                      Arriver en nous traitant de facho et totalitaires n’était pas la meilleurs manière d’avoir une discussion sereine.

                      Starsky (mais pas Hutch …): « Quant à la solidarité, n’en déplaise aux libéraux, elle nous distingue des animaux »

                      La solidarité c’est un humain qui s’inquiète et donne ou aide directement les autres et les libéraux pourraient justement vous donner des leçon dans ce domaine.

                      Votre « solidarité » socialiste c’est un pillage fonctionnarisé qui assèche les cœurs et rend les gens radins et peu enclin à aider leurs prochains puisqu’on leur a déjà pris le maximum à ce titre. Différentes études avaient déjà montré que le socialisme prédisposait à l’intolérance et à la pingrerie
                      https://www.contrepoints.org/2011/04/13/21001-radins-envieux-racistes-et-intolerants-les-socialistes-et-les-anticapitalistes

                      Et le problème, c’est que l’administration des pays qui appliquent votre « solidarité » se transforment systématiquement en mafia qui détourne les sommes volées, sinon comment expliquer l’état lamentable du social dans le pays qui prélève le plus au titre de cette solidarité ?

                      Bastiat: « L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde.  »
                      http://bastiat.org/fr/l_Etat.html

                3. « Prétendre que les droits humains sont issus de puissances supérieures hypothétiques et donc qu’ils sont immuables revient à nier à l’humanité le droit d’évoluer »
                  c’est quoi ce sophisme de bas étage ? quelle rapport entre les droits humains et l’évolution de l’humanité ? si nos descendant deviennent (par exemple) des machines bionique totalement connectés, ils n’auront plus besoin des droits actuels ? ils leur en faudra de nouveaux ? évidemment non.

                  Mépris pour la démocratie ? contresens absolu aussi. Mépris pour le système politique qui a usurpé le nom de démocratie, ça oui, tant que vous voulez, mais je pense que vous pouvez faire la différence.

                  « il se trouvera toujours des gens pour interpréter différemment le message des puissances supérieures ».
                  Eh oui… mais par quel « miracle » (car au fond c’est bien de ça qu’il s’agit) « la puissance démocratiquement installée » y échapperait mieux qu’une autre puissance supérieure ?
                  Et qu’est-ce que ça veut-dire, d’ailleurs « puissance démocratiquement installée » ? … comme si le mode de désignation de la puissance avait la moindre importance. Comme si un roi avait de meilleures chance d’être un bon roi si il est « démocratiquement installé » que si il était héréditaire ou tiré au sort …

                  Le fond de l’affaire, c’est que le droit est par essence une contradiction : si il est la manifestation de la volonté d’une puissance réelle, ce n’est pas du droit, c’est de la force, une forme de « droit du plus fort ». Et si il est la manifestation d’une puissance impuissante au plan du réel, il est à la merci des intermédiaires qui peuvent lui faire dire ou lui faire faire ce qu’ils veulent. La nature de la puissance et la source de sa légitimité, pas plus que la nature et le mode de désignation des intermédiaires, n’ont pas d’influence sur ce paradoxe. Le meilleur compromis qu’on a trouvé c’est la croyance (irrationnelle !) que la puissance n’agit pas mais pourrait nous punir si nous agissons mal de son point de vue. Le divin est toujours la clef de voute, et vous ne pouvez le retirer que quand il est toujours là, en creux, comme dans les rosaces en façade des cathédrales.
                  Bien sûr, même ça ne suffit pas, « ceux qui craignent dieu » ne sont pas toujours de bons voisins, l’actualité récente le démontre à foison autant que l’histoire. Mais on n’a rien trouver de mieux.
                  Or, vous pouvez toujours sacraliser la « puissance démocratiquement installée » ou « le peuple », ça ne marche pas : par définition, le peuple qui se fait mené par le bout du nez par des intermédiaires qui prétendent agir pour lui, ne leur inspire pas de respect. De la crainte qu’il se lève et les éjecte, parfois, mais pas du respect, ça non. Alors le droit disparait et il n’y a plus que des textes ineptes qu’on décore du titre de lois alors qu’ils ne font que de violer le droit et qu’ils ont même été écrit spécialement pour ça : violer le droit.

      2. « Rien que cela, il manque la peste et les tsunamis… »

        Sans parler des collisions de trous noirs.

    2. Est-ce que vous ne pourriez pas vous contenter de : « j’ai un doute sur le libéralisme, mais je suis d’accord que l’EN c’est n’importe quoi » ?

    3. « avec interdiction formelle de remettre en cause les contenus scientifiques des programme »
      Je vous comprends bien, mais quand c’est le contenu lui-même qui n’est pas scientifique? (Exemple le chapitre sur l’énergie en sciences physiques qui est parfaitement idéologique).
      L’approche idéologique des contenus d’enseignement est le vrai problème, en histoire, littérature, économie, et maintenant sciences. Au détriment d’un enseignement des faits, une culure du slogan: on apprend aux jeunes ce qu’il faut penser et non pas à penser par eux-mêmes.
      On ne s’étonnera pas qu’à vouloir firmer de parfaits citoyens conformes au modèle déposé socialo-marxisant-repentant, on obtienne des jeunes prêts à suivre n’importe quelle doctrine totalisante.

      1. Starsky (mais pas Hutch ...)

        Vous avez entièrement raison, hélas … Je le vois moi même tous les jours. Etant professeur d’histoire-géo, je dois, en théorie, enseigner que la transition énergétique, c’est l’avenir radieux de l’humanité ! Hum ! Hum … Un simple tableau comparatif des coûts de production d’électricité (sans le biais des subventions publiques) remet tout cela en perspectives. Mais en faisant cela, je fais sauter les clous du cercueil de l’éducation nationale ! Autre exemple : la circulaire Najat de septembre 2015, donc personne n’a parlé, stipule que les professeurs comme moi ne doivent pas opposer sciences et religions, mais présenter objectivement les points vue différents. Et quand la Bible et le Coran, ces tristes ramassis de conneries astronomiques, prétendent que la Terre est le centre de l’univers, et que soleil et planètes tournent autour ? Pour les fanatiques religieux, voici les références des conneries monothéistes sur l’univers : pour les chrétiens Genèse, 1 : 9-18. Pour les mahométans : Sourate Anbiyâ 21, verset 33. lors que dois-je faire ? Obéir à ma très chère (dieu sait qu’elle coûte effectivement cher au contribuable …) Najat ? Ou bien à la vérité scientifique établie ? Et quand des parents musulmans, comme l’année scolaire dernière, viennent se plaindre de cet enseignement « athée » ? A l’époque, ma chef d’établissement, gênée aux entournures, m’avait soutenu du bout des lèvres. Et dans quelques mois, lorsque je referai ce même cours (par esprit de contradiction malveillante, sans doute), que se passera-t-il ? Serait-je voué aux gémonies pédagogistes ? Dieu seul le sait …
        Mais le moyen le plus sûr et le plus indolore que tout cela passe comme une lettre à la poste, c’est encore d’alléger les programmes et les horaires d’enseignement ! Ca fait plaisir aux libéraux qui y voient des économies ; et aux libertaires, qui ne rêvent que de soumettre la science et la Raison au relativisme communautariste. Ce pays est foutu …

        1. « alléger les programmes et les horaires d’enseignement »

          Oui, c’est toute l’absurdité vers laquelle tend la bien-pensance socialiste : l’école laïque obligatoire pour tous mais chez soi pour que les parents soient maitres du contenu.

          J’ai eu des professeurs fascisants et des professeurs marxisants. Ca donne un équilibre naturel à l’enseignement. Il suffirait d’assurer une proportion (naturelle) d’athées et de bigots (de toutes obédiences) dans le corps enseignant pour résoudre le problème. Mais on ne veut surtout pas que les élèves réfléchissent librement par eux-mêmes : ils sont censés réfléchir « bien ». Le bien étant défini précisément dans les circulaires de l’EN.

          1. Starsky (mais pas Hutch ...)

            Entièrement d’accord avec vous sur la bienpensance socialiste : sa moraline sirupeuse me dégoûte …
            En ce qui concerne les professeurs, j’ai vécu dans ma jeunesse passée exactement les mêmes expériences que vous. Et aujourd’hui, même si je n’ai pas vu souvent de professeurs bigots dans le public, les marxisants, je pourrais vous en citer à la pelle, et qui n’hésitent pas à travestir la réalité historique des faits pour la faire coïncider avec leur idéologie.
            Pour moi, votre « remède » à cette situation n’est pas tenable : déjà que les salles des profs sont parfois à couteaux tirés alors qu’ils sont idéologiquement proches ; votre mélange des genres finirait en pugilat dès la première semaine passée après la rentrée de septembre … Non, je pense qu’il faut partir de la base : reprendre la formation des jeunes professeurs, refonder les concours (et pas à la sauce Peillon, cet idéologue collectiviste assumé voulant arracher les enfants aux déterminismes familiaux … On dirait du Mao dans sa plus pure période de révolution culturelle ! Mais personne chez nos journaleux n’a jamais osé le rapprochement, one se demande bien pourquoi …).
            Quant au respect des circulaire de l’EN, tous s’y plient pour leur déroulement de carrière. Et croire que l’autonomie des chefs d’établissement résoudra ce problème est une folle chimère. Elle existait en 1939, et quand on voit ce que ça a donné de 1940 à 1944, on prend peur ! Il faut juste imposer la neutralité politique et religieuse aux enseignants, mais les rendre totalement indépendant de toute hiérarchie, sauf à contrôler ces neutralités.

            1. En suède, quasi n’importe qui (formé) peut monter une école : les citoyens touchent un chèque éducation et sont libre de placer leurs gosses et leur chèque dans n’importe quelle école. Les gens, ô surprise choisissent les meilleures écoles et ni les directeurs ni les profs ne font n’importe quoi : s’ils foirent, leur école coule.

              Des gens qui transpirent pour offrir le meilleur et sont comptable des résultats, ce serait une révolution dans l’Ednat !

              Starsky (mais pas Hutch …) : « l’autonomie des chefs d’établissement résoudra ce problème est une folle chimère. Elle existait en 1939, et quand on voit ce que ça a donné de 1940 à 1944, on prend peur ! »

              L’autonomie des chefs d’établissement serait responsable de la guerre et des massacres ?
              Ce qui me fait peur, c’est qu’on vous laisse des élèves alors que vous avez de sérieux problèmes ne serait-ce qu’avec l’histoire et la logique la plus basique :

              Assurer les droits fondamentaux et la liberté des gens, c’est pour vous du totalitarisme voir du fascisme et laisser les gens libre mais responsable mène à la guerre et aux massacres !?

              On croit rêver !

        2. Le pire est sans doute que  » présenter objectivement les points vue différents » est
          *) très subjectif ! on ne peut matériellement pas exposé tous les points de vues (quid des hindous ? des bouddhistes ? des « libre penseurs » ? des évolutions et divergence au sein même d’une obédience ? des fous qui peuple les asiles et … l’université ? etc.)
          *) très couteux en temps
          *) très mauvais d’un point de vue pédagogique. Déjà pour des trucs différents qui fonctionnent tous (faire des multiplication par exemple : méthode classique, à la russe, à la chinoise au boulier, …), les enseigner tous c’est la catastrophe assurée ; alors pour des trucs pas compatibles…
          Il y a un moment où il faut assumer sa subjectivité…

          Il n’y a rien de plus dangereux que la prétention d’être dans la réalité, la vérité, et pire encore « La vérité scientifique établie » alors que la science n’est pas un catalogue de vérités, c’est une procédure. Une procédure de vérification et de réfutation, conduisant à un catalogue des erreurs connues et, en creux, des idées qui ont pour l’instant résister à l’examen, en attendant de passer un jours à la trappe aussi surement que les axiomes d’Euclide …
          Ainsi, j’ai bien l’impression que vous êtes en tort : vous aussi vous faites dans la religion bornée, le « scientisme », et c’est pourquoi vous vous heurtez de front à d’autres esprits religieux.
          Mais vous n’avez pas besoin de faire ça.
          Si Dieu il y a, et si il parle et écrit, il est clair qu’il tient compte de ce qu’il sait (car il sait !) que son auditoire est en mesure de comprendre au moment où il s’exprime, et il est tout aussi clair qu’il peut écrire ce qui lui semble bon pour le lecteur même si ça semble contradictoire avec ce que le lecteur peut voir par ailleurs.
          Ainsi prétendre que la « réalité »et le texte sacré sont incompatibles est juste absurde : d’un point de vue théologique, si on croit en dieu c’est un blasphème (la réalité est aussi l’œuvre de dieu, qui êtes vous pour accuser dieu de se contredire ?), et si on n’y croit pas c’est impossible (si dieu n’existe pas il ne peut pas contredire la réalité…).

          Alors si des parents viennent se plaindre d’un enseignement athée, vous pouvez proclamer résolument, et ce sera vrai, que votre enseignement est le produit de l’esprit d’hommes pieux, et que si vous ne comprenez pas bien pourquoi il y a des différences entre ce que Dieu montre dans la réalité et ce que Dieu a écrit, il ne vous appartient pas de juger ce fait. Il vous appartient en revanche de le constater et faire constater, afin que chacun puisse s’interroger sur ce mystère divin, mystère qui ne dit rien de Dieu mais qui parle des hommes et de la façon dont ils gèrent cette apparente contradiction

          1. Starsky (mais pas Hutch ...)

            Votre point de vue est très intéressant, et je le rejoins dans sa première partie, mais est indéfendable dans le cadre normée de l’éducation nationale laïque. Voici pourquoi :
            Je suis entièrement d’accord avec vous sur la subjectivité, je ne m’étendrai donc pas sur ce point.
            Par contre, si je suis aussi entièrement d’accord avec vous sur ce qu’est la science, vous méconnaissez ce que sont les collégiens. Votre point de vue est enseignable et souhaitable en lycée, mais au collège, les élèves actuels ne sauraient vous comprendre. J’ai déjà le plus grand mal à leur faire comprendre que rien sur terre n’est immuable, que tout change, certes parfois lentement, mais qu’à l’aune de l’histoire, le temps d’une vie humaine est bien peu de chose.
            Quant au scientisme, non, cette erreur ne fait pas partie de mes principes. Mais la vérité scientifique relative aux connaissances de son époque doit pour moi primer sur toute autre forme d’enseignement, car il y a inégalité pédagogique intrinsèque entre une vérité prouvé (même relative) et un dogme invérifiable. De plus, certaines connaissances scientifique des temps passés (et donc aussi de leurs erreurs) sont enseignées. Par exemple, j’enseigne en seconde les différentes théories scientifiques erronées sur le système solaire tel que représenté à la Renaissance (Tycho Brahe est à cet égard le plus symptomatique). Cela relativise aux yeux des élèves ce qu’est la réalité scientifique : un aller-retour permanent entre théories, observations et expérimentations. Mais à un moment donné, la vérité est établie : on ne vas réinventer tout le temps le fil à couper le beurre … Il faut donc trancher : les religions ont tort, la science à raison. C’est dur à entendre pour bien des gens, mais c’est ainsi. Se voiler la face, comme aux USA où on enseigne parallèlement le créationnisme débilitant et l’évolutionnisme scientifiquement prouvé ne fait qu’introduire de la confusion dans les jeunes esprits dont avons la lourde tâche d’instruire (et non pas d’éduquer, travail éminament parental s’il en est).
            D’autre part, sur votre dernier point, je vous rappelle deux choses : votre point de vue, très galiléen et platonicien bien avant lui), vous aurait valu le bûcher de l’Inquisition en 1629 si vous aviez croisé la cardinal Bellarmin (surnommé le marteau des hérétiques) pour avoir osé affirmé que la nature est l’ombre du divin, et que les lois naturelles sont à égalité de celles des textes sacrés pour la compréhension de la Création divine. Vous avez de la chance de vivre en France à notre époque.
            Sinon, en tant que membre de l’éducation nationale laïque, je ne peux rétorquer ce que vous avez indiqué à de tels parents d’élèves : je me ferai taper sur les doigts. Toute référence à dieu ou à diverses interprétations du divin pour justifier une position publique est interdite.

            1. Je suis évidemment un produit de mon époque et avec des « si » on peut me faire bruler par Bellarmin, mais la réalité c’est que nous ne pouvions pas nous croisé.

              La science suppose l’existence de lois naturelles, et les lois naturelles, c’est l’autre nom du dieu unique omnipotent (« Deus, sive Natura » comme disait Spinoza, homme de science mais aussi de foi).
              Ainsi la science est une religion, le monothéisme le plus radical ! C’est dur à entendre pour bien des gens, mais c’est ainsi.
              Et donc vous ne pouvez pas opposer la science et les religions, ça revient à opposer une religion à d’autres religions, et ce n’est pas votre rôle.
              Par contre vous pouvez, et vous devez je crois, opposer les faits avec les dits et écrits, et vous pouvez affirmer avec force que les faits sont plus « réels », (plus divins, si j’ose dire, nonobstant Bellarmin) que les dits et les écrits, y compris religieux. Mais les faits ne sont pas « scientifiques », ils sont … des faits. Rien de plus rien de moins.
              La référence à l’enseignement du créationnisme au USA me fait bien marrer. Au moins le créationnisme n’a aucune implication politique et un créationniste n’est pas a priori un plus mauvais citoyen, un plus mauvais voisin, qu’un autre. En France on fait bien pire, de l’endoctrinement socialiste (Ah les manuels d’histoire-géo de 1985 … collectors !) à celui de la transition énergétique que vous évoquez vous même, en passant par le réchauffement climatique qu’aucun enfant scolarisé en ce moment n’a connu (il ne fait pas plus chaud aujourd’hui qu’en 1999), on produit bien consciencieusement des mauvais citoyens qui se croient en droit d’imposer des choses bien concrètes au reste de la population parce qu’ils croient avoir raison … alors qu’ils ont tort.

              « Toute référence à dieu ou à diverses interprétations du divin pour justifier une position publique est interdite. » En droit, je n’en crois rien, mais en pratique je crois volontiers que vous ne pourriez pas vous défendre contre les Bellarmin qui hantent votre institution, alors ça revient un peu au même. Tant pis.
              Cela étant, il me semble qu’il est parfaitement valide, et c’est même la seule façon efficace de faire, d’argumenter en s’appuyant sur les présupposés du contradicteur, y compris ceux qu’on ne partage pas. Et et si c’est interdit, ça revient à vous donner une mission tout en vous privant des moyens de l’exercer, à vous demander de faire de la soupe sans eau. Autant directement interdire l’enseignement…
              J’ai bien l’impression que, au fond, on en revient à ça, d’ailleurs : la quête de la perfection pédagogique, c’est bien, mais quand ça se traduit dans les faits par l’interdiction de tout ce qui n’est pas parfait (et rien ne l’est …), il ne reste rien, rien que ce qui n’est critiqué par personne (personne qui compte, au moins), rien que la doxa (laquelle n’a aucun besoin d’entre enseigné, puisque par définition elle est partagée par tous).

              1. Starsky (mais pas Hutch ...)

                Je ne suis pas du tout d’accord avec vos affirmations : prétendre que la science est une religion n’est rien d’autre qu’un sophisme égalitariste charlatanesque : non, monsieur, tout ne se vaut pas dans le meilleur des mondes des bisounours. Sciences et religions n’ont ni les mêmes méthodes, i les mêmes buts. Prétendre le contraire est de l’obscurantisme ou du fanatisme religieux.
                Prétendre que le créationisme n’a aucune visée politique aux USA, c’est se voiler la face. Il suffit de se promener sur leurs sites internet pour trouver moult preuves du contraire.
                Enfin, je confirme bien que pour les fonctionnaires, l’obligation professionnelle n’est pas la laïcité (ça, c’est pour le public dans l’enceinte d’administrations publiques). Pour les fonctionnaires, l’obligation est à une stricte neutralité dans l’expression d’opinions religieuses (ni signes, ni propos ni écrits religieux d’aucune sorte).

                1. Je constate, que vous faites partie des gens qui ne peuvent pas entendre que la science est une religion, (et même spécifiquement le monothéisme le plus radical, le plus fondamentaliste : appliqué à déchiffrer la parole divine telle qu’elle se manifeste concrètement dans le réel, plutôt qu’à travers des paroles et des écrits qui lui sont attribués) . Je n’en suis pas surpris, mais je me dois de vous retourner l’accusation d’obscurantisme : ce que je dis n’est pas une élucubration personnelle, c’est une thèse universitaire (assez banale) produite par des scientifiques ; libre à vous de la critiquer, bien sûr, mais la rejeter a priori comme « obscurantisme », ça non, désolé, c’est ça, l’obscurantisme.

                  Aller me promener sur des sites débiles, non merci. Les créationnistes sont bien évidement des militants qui ont un agenda. Çà reste un agenda religieux, qui n’a, a mon sens, aucune implication politique : adhérer ou pas au créationnisme ne changera pas, en soit, les lois, les impôts, le commerce, la diplomatie ou les guerres des USA. Même pas les lois sur l’avortement pour prendre un exemple où la religion a un poids considérable.

                  Le public n’a aucune obligation de « laïcité » même dans l’enceinte d’administration publiques. Les mairies ne sont pas interdites aux porteurs d’habit sacerdotaux par exemple. Il y a seulement, depuis 2004, une loi spécifique aux école qui vise à bloquer le prosélytisme, et donc la manifestation ostensible de l’appartenance à un culte. Compromis qui n’a pas grand chose à voir avec la laïcité, et qui, même y contrevient : la laïcité modèle 1905 c’était « la République ne reconnait aucun culte », la laïcité modèle 2004 est bien obligé de « reconnaitre un culte » et un objet lié pour l’interdire.
                  Les agents publics (fonctionnaires ou pas !) sont bien soumis à une obligation de neutralité dans l’expression d’opinions religieuses (dans le cadre ou en rapport avec leur travail ! un fonctionnaire peut faire partie d’un culte et même y jouer un rôle actif ), mais ça n’interdit pas les signes propos ou écrit religieux d’aucune sorte, ce qui serait d’ailleurs un singulier manque de neutralité. Et dans le cas de de l’enseignement de l’histoire et la géographie, je ne vois simplement pas comment on pourrait le faire en passant sous silence le fait religieux et les écrits sous-jacents…

                  1. P: « Je constate, que vous faites partie des gens qui ne peuvent pas entendre que la science est une religion »

                    C’est la seule qui marche d’ailleurs, on multiplie les pains, on transforme l’eau en vin en quantité industrielle, le plomb en or, on se transporte, communique ou se voit à distance, on donne à manger au monde, on l’habille.

                    Coté miracles religieux ça baisse, a part apparaitre sur des toasts Jésus ne fait plus grand chose ces temps pour ses ouailles. 😉

                    On peut tout à fait qualifier la science de religion, ou dire que la guerre, c’est la paix et la liberté l’esclavage aussi, mais je ne partage pas non plus ce goût (typiquement français?) pour le tripotage sémantique.

            2. En tant qu’enseignant, vous avez évidemment le soucis que ce que vous enseignez soit exact et précis. Cependant pour un élève, il restera quelques années plus tard éventuellement quelques vues d’ensemble et quelques points de repères de ce que vous lui avez enseigné. Je pense que ce qui importe par dessus tout est l’apprentissage de la méthode, la réflexion et la compréhension (par opposition à la mémorisation), le développement de l’esprit logique, etc … Bref la tête bien faite et non bien pleine.

              Qu’un professeur d’histoire marxiste « arrange » un peu la réalité historique ne me gêne pas tant que ça, car au final – tant qu’il y a diversité des enseignants et pourvu que les élèves ne soient pas lobotomisés par l’ensemble du système – ce genre de professeurs est bien perçu par ce qu’il est par les élèves. Certains scientifiques sont profondément croyants – un prof de sciences peut parfaitement expliquer la science (connue et reconnue) tout en affirmant à ses élèves que Dieu a créé les lois de la physique. TANT QUE le programme est respecté à la lettre (en tant que minimum) ET que le programme correspond à des connaissances matérielles utiles et donc indiscutables car incontournables.

              Pour le cas de la science en particulier, je fais la distinction entre ce qu’on ne peut remettre en cause car cela est à la base de notre technologie, et le reste qui n’a simplement pas sa place dans les programmes du secondaire. Tout ce qui n’est pas prouvé par l’application que l’on peut en faire a peu d’intérêt en tant que connaissance de base. Cela ne signifie pas qu’il faut interdire aux professeurs de le mentionner afin de capter l’attention et rendre son cours plus intéressant. Et un autre professeur – même dont ce n’est pas la matière – peut contredire un collègue en toute légitimité sur des aspects hors programme. Notez bien que je trouve l’histoire des sciences – et surtout de ses à-peu-près et de ses égarements – infiniment instructive et insuffisamment enseignée.

              Il faudrait donc d’abord purger les programmes de l’inutile et de l’idéologie (quelques impulsions par l’extrémité du membre inférieur dans la partie postérieure charnue des responsables), et ensuite redonner à l’enseignant la possibilité et la mission d’intéresser, donner goût à l’apprentissage et faire réfléchir ses élèves. En histoire – à laquelle les enseignants ont toujours échoué à m’intéresser, ce que je regrette maintenant – il est tabou de parler d’histoire de fesses ou de politique. Stupidité ! Cela doit être hors programme et parfaitement admis comme outil pédagogique permettant de rendre le contenu attractif et expliquer la dynamique des événements. On peut très bien dire aux élèves de poser leur stylo et leur interdire de mentionner ce qui est « tabou » et hors programme dans une interrogation écrite. Aurait-on peur que les élèves comprennent trop tôt que la plupart des vérités ne sont dites que « offline » ?

              J’ai eu quelques rares prof qui ne se privaient pas d’un discours non officiel. Et ils m’ont probablement plus appris que les autres. Je sais bien que la liberté des enseignants vis à vis de l’EN et des parents d’élèves s’est considérablement réduite. Mais c’est justement cette dérive qu’il faut dénoncer (quitte à entrer en conflit avec la plupart des parents) parce que c’est une impasse de l’EN . Cette erreur fondamentale rend nécessaire l’enseignement familial ou privé pour ceux qui ont le soucis de la qualité de l’enseignement délivré à leurs enfants. Que les parents qui ne sont pas d’accord passent directement à la case enseignement privé au lieu de détruire l’enseignement public.

    4. Starsky (mais pas Hutch …): « le libéralisme est en soi un totalitarisme aussi dangereux »

      Il faudra nous expliquer comment une doctrine basée sur le respect des libertés et des droits des humains peut se transformer en totalitarisme ?

      Il y a quelque chose que vous n’avez pas saisis, ou alors vous êtes très mal renseigné sur le libéralisme (ce qui n’est pas étonnant en France)

      1. Starsky (mais pas Hutch ...)

        Désolé de ne pas vous avoir répondu directement, mais je l’ai fait en réponse à des posts précédants critiquant mon point de vue de manière identique au vôtre. Cordialement.

        1. Pas de problème, si je vous ai bien lu, vous serez bien ici parce que vous êtes un peu isolé idéologiquement en France et dans l’ednat. Comment ne pas l’être dans un pays à la doctrine marxisante ?

          J’ai un peu un parcours similaire et le libéralisme réel a été une révélation pour moi qui suis humaniste.
          Non seulement c’est en accord avec mes idées, mais c’est la seule doctrine qui marche en vrai:

          La libéralisme ne prétend pas donner des leçons ni ne veut imposer à personne une manière de vivre. Il prétend que l’homme s’en sort parfaitement bien pourvu qu’on assure ses droit fondamentaux et ses libertés, c’est la, le rôle de l’état. Droits et libertés, rien d’autre !

          Le pays voisin fait tout l’inverse de la France: une réelle démocratie, un classement de 4eme pour la liberté alors que la France est 72eme en dessous du Ghana, un classement Pisa excellent, un salaire moyen qui est le double du salaire français, un chômage des jeunes à 3% (25%) des caisses sociales bénéficiaires (toutes en faillite en France). une dette à 30% en diminution (100%) malgré un taux d’imposition qui est moitié moins élevé, un état relativement minimal qui s’occupe avant tout du DROIT et de la LIBERTÉ et ou le peuple est réellement souverain. (Ce qui évite l’état léviathan d’ailleurs)

          Le libéralisme, c’est ça:
          Indice liberté économique – Classement des pays

          1. « le libéralisme prétend que l’homme s’en sort parfaitement bien pourvu qu’on assure ses droit fondamentaux et ses libertés »

            Explication complémentaire: quand le DROIT est assuré, les gens sont forcés de coopérer plutôt que de s’affronter ou de se voler (légalement via les corporatismes ou criminellement) et il le font d’autant mieux que leurs LIBERTÉ est assurée, ce qui assure le dynamisme économique, la richesse, l’ascenseur social et la réduction de la pauvreté.

            1. Starsky (mais pas Hutch ...)

              C’est là où je ne suis pas d’accord : votre vision de l’humanité, très positive, est contredite par la réalité de ce nous sommes : des animaux évolués, pas des parangons de vertu.
              Même la république romaine, après des siècles de droits garantis aux citoyens, s’est fourvoyée dans le principat augustéen, car rien n’est jamais acquis définitivement. Je prétends donc que le libéralisme en tant que doctrine, certes théoriquement plus louable que les autres totalitarismes, est en pratique contraint de recourir à la force étatique pour se maintenir dans la durée : il devient donc en pratique ce qu’il voulait éviter. Mais au final, cela revient au même. Avoir des idéaux purs n’avait jamais prémuni des dévoiements de la réalité pratique : l’enfer est pavé de bonnes intentions.
              Mon idée est qu’une authentique démocratie (pas celle dans laquelle nous vivons …) est la seule à même de garantir certains droits humains en en limitant d’autres au nom de l’intérêt général. Car compter sur l’égoïsme individuel pour faire société, c’est s’appuyer sur une jambe de bois : ce pauvre Adam Smith ne l’avait pas compris.

              1. Starsky (mais pas Hutch …): « votre vision de l’humanité, très positive »

                On tue, vol et agresse très peu dans les pays libéraux ou le droit et la liberté est assurée comme le proche voisin la suisse ou les pays du nord. On y est riche, socialement soutenu, la coopération et le dynamisme économique est maximum (l’adaptabilité au monde) , l’écologie une préoccupation majeure, la suisse compte 4 fois plus d’étrangers que la France en proportion, rien ne brule, il n’y a pas de zones de non-droit et les budgets de l’état sont en moyenne bien mieux, ou excellemment tenus.

                Starsky (mais pas Hutch …): « Je prétends donc que le libéralisme en tant que doctrine, certes théoriquement plus louable que les autres totalitarismes »

                Pitié pas cette rhétorique de salle de prof syndiqué… les mots on un sens quand même. Je sais que la propagande anti-libérale est maximum en France mais détachez vous en, le totalitarisme c’est l’inverse du droit et de la liberté, c’est absurde.

                Starsky (mais pas Hutch …): « Mon idée est qu’une authentique démocratie (pas celle dans laquelle nous vivons …) est la seule à même de garantir certains droits humains en en limitant d’autres au nom de l’intérêt général. »

                On se rejoint totalement sur ce point, la seule vraie démocratie c’est celle ou le peuple VOTE LES LOIS, c’est à dire qu’il a VRAIMENT le pouvoir et pas seulement le vague droit d’élire un roi et quelques princes choisis dans une cours immuable comme en France.

                Une des rare vraie démocratie est d’ailleurs la suisse, on y a voté 700 fois en 30 ans, mais vous avez besoin d’un état de droit pour assurer cette démocratie.

              2. Starsky (mais pas Hutch …) :« Car compter sur l’égoïsme individuel pour faire société, c’est s’appuyer sur une jambe de bois « 

                La France est un des pays les plus mal classé de l’occident développé pour la charité et c’est aussi un des plus corrompu:
                Indice de la charité – Classement des pays
                Indice de la corruption – Classement des pays

                ça, c’est l’effet du socialisme: Il pense comme vous le dite que les gens sont égoïste et qu’il faut les forcer à être solidaire. Il se substitue même à eux et la France est devenue la reine du pillage légal. Une partie des privilégiés d’état organisés en corporations rackettent tout azimut les autres au nom de la « solidarité ».

                J’ai déjà parlé des résultats de cette « solidarité » qui s’oppose à « l’égoïsme naturel des gens ».

                -Quand le droit n’existe pas des gens pillent et volent les autres.
                -Mais quand l’état prétend prendre en charge la solidarité et l’égalité, il devient le bras armé qui permet le pillage légal. Regardez la haute administration, regardez les cadeaux qu’ils font aux « clients », regardez les sommes monstrueuses prélevées et le résultat minable: ou va l’argent ?

                Vous devriez lire Bastiat, les « sophisme économique », c’est une base.

                1. Starsky (mais pas Hutch ...)

                  Nous sommes d’accords sur la vraie démocratie (et à cet égard, j’éprouve de l’admiration pour nos voisins suisses, infiniment meilleurs que nous dans ce domaines, même si leur gouvernement fédéral ne respecte pas toujours les résultats des référendum d’initiative populaire, il y aurait beaucoup à dire là-dessus, mais ce serait trop long). En tous cas, la démocratie suisse est bien plus aboutie que la nôtre, c’est sûr.
                  Mais sur la solidarité, on sent le mépris de classe en vous : ce n’est pas parce que vous avez réussi qu’il faut contenter de jeter les miettes (la charité) aux autres : c’est certes plus évolué qu’un comportement bestial, mais guère plus. Alors certes, notre modèle sociale de solidarité est obèse et inefficace : faut-il donc jeter le bébé avec l’eau du bain ? Vu de l’étranger, certainement… Les guerres civiles, c’est tellement meilleur chez les autres, pas vrai ? Réformer vers plus de libertés mais sans que celles-ci, sans limites, mènent au totalitarisme de quelque uns qui ont réussi au détriment des autres, c’est plus compliqué. C’est tout le problème de la troisième voie : elle est toujours victime de tous les extrémismes. Peut-être que la solution réside dans la démocratie à la suisse, après tout ? Le système français se réformerait ainsi plus vite et plus fort qu’actuellement. Je veux bien le croire. Mais vos idées extrêmes, appliquées avec extrémisme, ne produiront que des résultats catastrophiques, quel que soit le pays où elles seront appliquées. Un peu de mesure en toute chose n’a jamais fait de mal …

                  1. La suisse est un des pays les plus libéral du monde, on ne laisse pas les gens au bord de la route ne racontez pas n’importe quoi, les hôpitaux sont même meilleurs, le taux d’équipement est plus élevé qu’en France les plus pauvres sont aussi aidés qu’en France et elle le fait avec une dette qui se réduit à 30% et deux fois moins d’impôts ce qui donne une idée de l’ampleur du désastre français..

                    Ce que vous ne comprenez pas, c’est que la « solidarité » socialiste qui consiste à voler les richesses des un pour les donner aux autres fini immanquablement en pillage légal sans que les sommes aillent là ou elle devraient, la France est l’exemple le plus parfait:
                    http://www.observatoiredesgaspillages.com/2009/05/associations-les-subventions-les-plus-delirantes/

                    Starsky (mais pas Hutch …): « Mais vos idées extrêmes, appliquées avec extrémisme »

                    Vous êtes fatiguant, vous montez des homme de pailles que vous démolissez soigneusement. Quand vous aurez fini de plaquer les fantasmes de vos collègue marxiste sur ce qu’est le libéralisme, revenez me voir et relisez bien pour voir si vous trouvez un quelconque extrémisme dans mes écrits.

  5. pour les socialistes, c’est simple:

    1-ce qui marche bien est à réformer car suspect et susceptible de fournir de futurs électeurs de droite..
    2-les nouveaux programmes doivent tenir compte d’un endoctrinement collectiviste obligatoire
    3-il faut persévérer dans ce qui dysfonctionne mais avec toujours plus de moyens.

    Il est bien entendu conseillé pour cela de se référer aux « travaux » de nos grands sociologues/pédagogues et en particulier au pape du domaine: Philippe Meirieu

  6. La situation est objectivée par ce rapport et c’est un progrès.

    Mais rappelons-nous qu’une pensée idéologique n’a que faire des données objectives et du réel …. Donc c’est mal barré.

  7. Dans la classe de ma fille, il n’y a plus de classement des élèves car il parait que cela traumatise trop les enfants.

    Pauvre France !

  8. L’enfer c’est l’égalitarisme, et pas uniquement pour l’éducation, mais pour tous les points de la société.
    Pourquoi essayer de faire mieux si cela ne me rapporte rien.
    Et notre pays continue de s’enfoncer dans cette philosophie égalitariste. Plus elle crée de problèmes, plus elle se renforce. C’est vraiment la spirale négative par excellence.

    1. Bonjour;
      C ‘est le nivellement par le bas imposé par ce que j’appelle désormais La Nouvelle Inquisition .
      Politiquement correct
      Vivre ensemble
      Pas d’amalgame
      Outisl pédagoqiues d’un totalitarisme principalement de gauche car si les gens se mettent à réfléchir c’est mauvais pour les ps .
      Ces électeurs passent à droite ou au centre .
      Donc moins d’argent dans les caisses
      Un jour poutant cela changera car de tout ces gens tous ne sont pas MOUTONS

  9. Paradoxe; qu’est ce que l’effondrement éducatif français?
    Trois remarques:
    – le test « Pisa » , soit disant « gold standard » de l’évaluation éducative, n’est qu’une daube correspondant grosso modo aux jeux intellectuels proposés par des revues grands public
    je sais que je ne vais pas me faire d’amis en disant celà, mais je suis de l’école « classique », de l’enseignement disciplinaire approfondi…………
    – Croyez vous que les classes cultivées, ou simplement lucides, se contentent de l’enseignement actuellement dispensé? En réalité, les profs particuliers et les « acadomia » prospèrent…*

    – les différentes réformes conduisant à la catastrophe actuelle se concrétisent par la réforme Belkacem…jusqu’à la prochaine réforme.
    Ayant trois petits enfants, avec parents universitaires, aux USA, je constate que la l’educ nat française ne fait que transposer les items déjà largement implémentés aux USA, avec les résultats « cancresques » qui ne peuvent qu’en découler , dans l’enseignement primaire et secondaire américain ( y compris le volet « mixité sociale forcée, absence de classement, etc ..).
    résultat: un enseignement privé quasiment obligatoire pour échapper à ce nivellement par le bas, à 30.000 $/ an et par enfant , pour avoir tout simplement ce que les plus « mûrs » d’entre nous on eu à moindre prix…

    L’effondrement de l’enseignement français, conséquence d’un égalitarisme forcé, d’un refus de la sélection, d’un refus de la hiérarchie des dons, est similaire à ce qu’on n’ose pas nommer: la cancrisation de l’enseignement US

  10. Sinon comme autre explication il ya une étude qui est sortie :
    THE COGNITIVE COMPETENCES OF IMMIGRANT AND
    NATIVE STUDENTS ACROSS THE WORLD: AN ANALYSIS
    OF GAPS, POSSIBLE CAUSES AND IMPACT.

    Ils utilise le classement PISA pour voir l’impact des immigrants sur un pays.
    Les immigrants en France ont en moyenne un QI 8 points en dessous des locaux.

    Comme le QI est le premier prédicateur de réussite scolaire, plus il arrivera de migrant a QI inférieur à la moyenne local plus le niveau baissera, quel que soit les politiques éducatives mise en place.

    Mais il faut accepter de retirer ses oeillères.

  11. Sur ce sujet, la Fondation pour l’innovation politique vous invite à lire la note de Erwan Le Noan et de Dominique Reynié « Pour une complémentaire éducation: l’école des classes moyennes » (http://www.fondapol.org/etude/erwan-le-noan-et-dominique-reynie-pour-une-complementaire-education-lecole-des-classes-moyennes/)

  12. La version en Français est désormais disponible : http://ec.europa.eu/europe2020/pdf/csr2016/cr2016_france_fr.pdf
    Bonne lecture !

  13. Tout ceci est dit et écrit depuis longtemps. En 2001 (ou 2002 ?) par exemple :

    http://le-sages.org/documents/2001/iufmJpd.html

    L’erreur fondamentale est de confondre l’égalité des chances et l’égalité des parcours scolaires. La première notion est par essence républicaine. La seconde est une utopie, dans le meilleur des cas génératrice de blocage de l’ascenseur social, dans le pire des cas prélude à la dictature. Mais soyons clairs et revenons aux fondamentaux : dans l’idéologie qui inspirait MM Langevin et Wallon, il y avait bien comme but ultime la dictature du prolétariat, non ?

  14. Je repasse le code en ce moment (permis moto). Je suis allé quelque fois à l’auto-école.

    Effarant : 1/3 de la salle maitrise – très – mal la lecture.

  15. P.L.jesuisunhommelibre

    Je conseille à ceux qui pensent que réformer l’EDNat est impossible de lire (ou relire) cet article de contrepoint : https://www.contrepoints.org/2011/07/06/33825-reduire-letat-a-ses-justes-proportions-la-nouvelle-zelande

  16. P.L.jesuisunhommelibre

    @ Starky

    « où la liberté […] serait imposée ».

    Fallait oser la faire celle-là !!!

  17. Depuis les années 1980, sous la pression d’une idéologie dominante au sein de l’Education nationale, et avec la complicité des énarques, on a délibérément choisi de privilégier la baisse du niveau éducatif au détriment de la diversification des filières. Il s’agissait de laisser croire au plus grand nombre que tout le monde pourrait aller au bac et continuer à l’université. En réalité, il s’agissait de faciliter le parcours du gros des élèves à travers un système dévalorisé tout en maintenant les filières (section E, options sélectives) qui alimentaient l’accès au grandes écoles. En même temps, on a laissé libre cours à la folie des pédagogols (lecture globale, maths modernes, et maintenant pluridisciplinarité et programmation informatique), avec le beau résultat d’un illettrisme galopant en début de cycle et un taux de chômage carabiné au sortir des études. Le plus dingue, c’est que ça dure depuis 30 ans, et que le bon peuple n’y voit toujours que du feu. Alors que le système scolaire est devenu scandaleusement inégalitaire, pour un coût budgétaire exorbitant !

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