Une tuerie évitée grâce au droit au port d’armes

Publié Par Contrepoints, le dans Sujets de société

Quelques jours après la tuerie de Newtown qui a fait la une de tous les médias, une tuerie semblable a pu être évitée grâce au droit au port d’armes. Sans surprise, les médias n’ont pas abordé le sujet….

Par la rédaction de Contrepoints.

Dimanche 17 décembre, à peine trois jours après la fusillade qui fit 28 morts dont 18 enfants à Newtown dans le Connecticut, une tuerie semblable a pu être évitée grâce au droit au port d’armes. La petite amie de Jesus Manuel Garcia, 19 ans, venait de rompre avec lui. Ivre de colère, ce dernier l’abat dans un restaurant de San Antonio, Texas. Paniqués, la plupart des convives du restaurant fuient se réfugier dans le cinéma voisin, Mayan 14. Le tueur les y suit pour faire d’autres victimes. Il commence à tirer sur les spectateurs présents, mais ne fera qu’un blessé. Pourquoi ?

Si l’école de Newtown était une gunfree zone, une zone dans laquelle le port d’armes est interdit, ce n’était pas le cas du cinéma de San Antonio. Par conséquent, comme le précise l’enquêteur en charge de l’affaire, une des personnes travaillant dans le cinéma, par ailleurs shérif adjoint du comté et hors service à ce moment-là, a sorti son arme et a tiré sur le meurtrier, le mettant hors d’état de nuire. Une action courageuse pour laquelle elle a reçu une médaille de la ville.

On comprendra aisément que les médias autres que locaux n’aient pas couvert l’affaire, après tout, qui s’intéresse à une tuerie avortée ? Cependant, l’événement est au moins aussi important que la tuerie de Newtown : on voit bien que, en bannissant les armes, on a désarmé les innocents et laissé les seuls criminels armés. À l’inverse, le droit au port d’armes a permis de protéger les innocents présents dans le cinéma de San Antonio.

Voilà qui invite à réfléchir à deux fois avant de demander l’interdiction des armes à feu en réaction à la tuerie de Newtown.

Lire aussi sur Contrepoints :

Laisser un commentaire

  1. Les médias ne font qu’appuyer ou anticiper les décisions du pouvoir et manquent totalement d’objectivité ! La preuve: la même information n’est pas transmise de la même façon par les JT des différentes chaînes en plus du sensationnel recherché par certaines chaînes !
    Si elles ne le font pas, elles ne justifient en rien les subsides dont elles bénéficinet !

  2. En tant que libéral et fan de contrepoints, je suis assez triste de vous voir soutenir ce point de vue, qui tient difficilement la route.
    Tout d’abord parce que, tout comme dans la tuerie de Newton, il est loin d’être démontré que les tueurs auraient été en situation de passer à l’acte si la société américaine n’était pas aussi permissive en matière d’armes.
    Le tueur de Newton, si il n’avait pas bercé dans le culte des armes depuis sa tendre enfance et si n’avait pas eu accès un arsenal de guerre le jour J, serait-il, d’une part, passé à l’acte de la même façon et, d’autre part, aurait-il fait autant de victimes ?
    Il faut être d’assez mauvaise foi pour l’affirmer sans retenue.
    Dans le Connecticut, cet homme tue sa petite amie apparemment sur un coup de colère. Que fait-il avec une arme à feu ? Qu’aurait-il fait si il n’en avait pas porté une ?
    On apprend ensuite qu’il a été neutralisé par une personne travaillant avec le shérif. Oui, un flic quoi.
    Moralité : port d’arme pour les forces de l’ordre oui, pour les quidams, non.
    Les libéraux qui défendent le port d’arme avancent la responsabilité individuelle. Effectivement, dans la doctrine libérale, les gens sont libres, responsables mais encadrés par un état fort dans le domaine régalien, avec un Droit censé freiner les excès individuels qui nuisent gravement à autrui.
    Sur le plan économique et largement sur le plan sociétal, ce modèle tire l’ensemble de la société vers le haut avec le pari que les plus faibles tirent finalement profit de ce que les forts soient plus forts.
    S’agissant du port d’arme, on est dans autre chose : le coup de folie d’un individu non responsable ne peut être réparé par le Droit ou la punition.
    Par ailleurs, on ne peut pas non plus faire totalement abstraction du fait que les armes sont des engins de mort. Vous savez, pour tuer des gens. Restreindre l’accès aux armes ne semble pas une atteinte totalement odieuse à la liberté individuelle.
    Bref, amis libéraux, il y a suffisamment de combats à mener en ce moment.
    Celui-là nuit notre cause.

    1. « Par ailleurs, on ne peut pas non plus faire totalement abstraction du fait que les armes sont des engins de mort. Vous savez, pour tuer des gens. »

      Les armes ont aussi d’autres destinations que celle-ci: chasse, tir sportif, loisirs.

      Tous les engins capables de produire une énergie cinétique élevée sont des engins de mort potentiels.

      Les armes font partie de ce qui permet une garantie de bonne réciprocité entre la puissance des institutions étatiques et les libertés individuelles. Les armes dans les seules mains d’un état, ce n’est pas bon d’un point de vue libéral. Tous les dictateurs commencent par interdire l’accès aux armes: c’est une constante historique et un système politique qui garantie les libertés individuelles (comme ce que sont ou ont été les démocraties occidentales) n’a rien d’éternel.

      1. Donc selon vous il faut autoriser le port d’armes de guerre pour permettre aux citoyens de se soulever en cas de dictature.
        Vous êtes un peu tourmenté, non ? :-)
        En tout cas ce point de vue a le mérite d’être honnête, quoique saugrenu.
        Je préfère entendre cet argument plutôt que les tentatives de démonstrations qu’une **tuerie** a été évitée dans tel ou tel fait divers, grâce au port d’armes ou que ce dernier n’est strictement pour rien dans dans le massacre de Newton.

        1. « Vous êtes un peu tourmenté, non ? »

          Ça va je prends mes gouttes.

          Sinon, les politiques de régulation des armes sont très généralement des politiques aux petits pas. On commence par interdire le port, puis les fusils d’assauts puis les armes de poing puis les armes longues tirant plus de deux coups puis tout finalement. C’est très exactement ce qui se passe en France depuis les années 40 où la régulation des armes initiée par le régime de vichy devient avec le temps de plus en plus restrictive. C’est aussi ce qui s’est passé en angleterre où la quasi-totalité des armes est interdite.

          La défense du droit aux armes ne supporte pas les concessions; c’est ce que démontre l’évolution des législations, à petits pas, dans tous les pays occidentaux (en dehors des US qui tiennent jusqu’ici tête aux pressions étatiques).

          Voilà mon propos qui peut vous sembler tourmenté mais qui ne manque pas de cohérence.

        2. Dans le cas de la tuerie de Newton, les armes étaient détenues illégalement, qui plus est dans un lieu où elles étaient interdites. Cela n’a rien à voir avec le port d’arme.

          On pourrait se demander, en revanche, comment se serait passer la fusillade de Norvège si même une seule des victimes de Brievik avait été armée.

          1. « On pourrait se demander, en revanche, comment se serait passer la fusillade de Norvège si même une seule des victimes de Brievik avait été armée. »

            exact, deux jeunes hommes d’origine tchétchène voulaient arrêter Breivik, mais faute d’armes ils lui ont jeté des pierres et se sont enfuis.

        3. Quand Martial Law s’est auto proclamé dictateur des philippines il a donné deux semaines aux habitants pour rendre les armes sans quoi la peine de mort leur était affligé. Donc oui les armes sont essentiel pour gouverné le gouvernement. Et en passant vous pouvez vous dire libéral mais je peux vous dire que vous ne l’ête pas.  » Restreindre l’accès aux armes ne semble pas une atteinte totalement odieuse à la liberté individuelle. » Vous rigolez là j’espère! Vous n’êtes pas du tout un liberal vous ne croyez même pas en la liberté. C’est à cause de gens comme vous que l’on est pas sortie de l’auberge.

          1. Je suis consterné de vous lire.
            J’adhère généralement à 100% de ce que je lis sur Contrepoints, sur absolument tous les sujets.
            Sauf celui-ci.
            Et cela ferait de moi quelqu’un qui « ne croit même pas en la liberté » ?
            Franchement…

          2. @ deperetti : ce type d’accusation vole bien souvent trop vite, pour un oui ou pour un non, c’est un fait. Et ça ne va pas dans le sens de l’intérêt du débat, qui a pourtant lieu d’être, sur une question aussi grave. Ceux qui sont ici pour débattre de bonne foi s’en retrouvent obligés de faire l’effort de faire fi de ce type d’attaques.

        4. Il y a un élément que tous les détracteurs de la détention d’armes oublient : les hors-la-loi… ceux-ci se foutent de la loi par définition et sont armés le plus souvent.
          Se retrouver avec le canon d’une arme rivé sur la tempe, ça change un homme et ça fait basculer ses idées sur la détention d’armes à feu par le citoyen.

      2. « Les armes ont aussi d’autres destinations que celle-ci: chasse, tir sportif, loisirs.  »

        Il est vrai que tous les athlètes de biathlon, les chasseurs de lièvres et les tireurs de précision vous le diront : l’arme idéale est de ce type :
        http://bit.ly/S1xTQp

    2. Sinon, merci à Contrepoints de dire ce que les autres médias ne disent pas; merci d’être rationnel là où les autres médias ne sont que dans l’émotion; merci d’être objectif là où les autres médias sont partiaux.

    3. Bonjour dperetti
      « avec le pari que les plus faibles tirent finalement profit de ce que les forts soient plus forts. »
      C’est une position au final contructiviste.
      Je suis libéral, car la seule réalité au final c’est l’individu. L’intérêt collectif est une fiction et votre justification du libéralisme (économique) s’appuie sur une fiction.

        1. L’intérêt collectif, le bien commun, l’intérêt général sont des concepts creux.

          A la rigueur, parler de l’intérêt d’une majorité peut s’approcher d’une certaine réalité mais pour assurer l’intérêt d’une majorité, il faut généralement assurer la coercition d’une minorité (dans le cas présent, de ceux qui veulent des armes).

          1. « L’intérêt collectif, le bien commun, l’intérêt général sont des concepts creux »

            pas du tout d’accord. le bien commun, c’est avoir une société avancée scientifiquement, dynamique économiquement, riche, avec une faible criminalité, le règne du droit et des filles jolies. Pour le dire autrement, une société avec un haut degré de civilisation.

            Je préfère supporter les contraintes de la social-démocratie française, donc toute sorte de limitations à ma liberté, que de vivre entièrement libre en Somalie.

            On peut très bien défendre les libertés individuelles en montrant qu’elles profitent à tous les honnêtes gens, donc forment le socle du bien commun. Une idéologie qui ne considèrent que l’individu et un principe moral (axiome de non-agression) sans tenir compte des externalités négatives et de tout ce qui fond une société est objectivement sectaire et stérile.

          2. @ arthur

            « le bien commun, c’est avoir une société avancée scientifiquement, dynamique économiquement, riche, avec une faible criminalité, le règne du droit et des filles jolies. Pour le dire autrement, une société avec un haut degré de civilisation. »

            Même si je partage pour le coup votre vision de la société idéale, il se trouve bien des gens qui ne la partagent pas et pour qui la définition d’une société avec un haut degré de civilisation est tout autre.

            En premier lieu, les femmes qui préfèrent le plus souvent les jolis garçons aux jolies filles ;)

          3. «des filles jolies»

            Et avec des gros seins, faciles à se faire, etc. :)

            « Une idéologie qui ne considèrent que l’individu et un principe moral (axiome de non-agression) sans tenir compte des externalités négatives et de tout ce qui fond une société est objectivement sectaire et stérile.»

            Encore faut-il démontrer la causalité de ces externalités qui sont la plupart du temps abstraites et idéologiques. Ce qui fait qu’en voulant agir politiquement sur ces externalités, cela partira principalement de bonnes intentions. Et comme l’intention et le résultat sont 2 choses différentes… Et on sacrifiera le réel pour son ombre.

          4. Arthur : « Je préfère supporter les contraintes de la social-démocratie française, que de vivre entièrement libre en Somalie »
            —————————-
            Et puis admirez la rhétorique du faux choix, ni vu ni connu que je t’embrouille entre « social-démocratie française » et « Somalie », comme si pour avoir une « société avancée, riche…avec de jolies filles » (blondes aux gros seins, est-il besoin de préciser), on ne peut pas faire autrement que choisir entre les deux. Pouah, l’argument de café du commerce d’un banal à pleurer !
            Allez Marcel, refais-nous une tournée, c’est Arthur qui régale…

    4. « Tout d’abord parce que, tout comme dans la tuerie de Newton, il est loin d’être démontré que les tueurs auraient été en situation de passer à l’acte si la société américaine n’était pas aussi permissive en matière d’armes. »

      Liège, décembre 2011, un tueur fou a utilisé des armes provenant du marché noir (fusil d’assaut et grenades) pour tirer sur la foule. Il n’y a eu moins de 10 morts par miracle, car le tueur s’est blessé avec une de ses grenades et s’est donc suicider avant l’arrivé de la police.
      Toulouse, février 2012, le tueur a tué d’abord des militaires, ensuite des enfants dans une école, le tout avec des armes illégales, sans être baigné d’une culture des armes…
      Bref, votre argument n’a aucune valeur. On pourrait aussi parler de la Suisse, ou la culture des armes est très présente au sein de la population, et où, pourtant, on ne voit pas ce genre de massacre.

      « On apprend ensuite qu’il a été neutralisé par une personne travaillant avec le shérif. Oui, un flic quoi.
      Moralité : port d’arme pour les forces de l’ordre oui, pour les quidams, non. »

      Avec 5 jours de formations en Suisse, je suis un simple quidam mieux formé que 80% des policiers et militaires français (dixit un formateur police). Je tire 10 fois par mois le quotas de munition accordé à un membre des forces de l’ordre pour un an. Et si je ne peux pas m’entraîner plus souvent au tir de défense, c’est parce-que cela m’est interdit par l’État.

      « Dans le Connecticut, cet homme tue sa petite amie apparemment sur un coup de colère. Que fait-il avec une arme à feu ? Qu’aurait-il fait si il n’en avait pas porté une ? »

      Je ne sais pas ce qu’il faisait avec une arme, mais il ne la portait pas légalement. Et oui, les criminels ne respectent pas les lois, même celle concernant le port et la détention d’arme !

      « Restreindre l’accès aux armes ne semble pas une atteinte totalement odieuse à la liberté individuelle. »
      Et si. Car limiter l’accès aux armes à l’ensemble de la population, et non pas juste aux gens atteints de troubles mentaux et aux criminels notoires, empêche l’ensemble de la population d’exercer son premier droit: le droit à la sécurité. La police, que l’on soit en France ou aux US, n’arrivent la plupart du temps que pour enregistrer un procès verbal.

      1. Comment déterminez-vous les gens atteints de troubles mentaux ? Au nom de votre version absolutiste du libéralisme, rien ne vous autorise à décider que qui que ce soit n’aurait pas les facultés mentales suffisantes pour détenir une arme !

        1. Donc on interdit à tout le monde.
          Sauf aux flics… aux militaires… Aux politiques…. Aux gardes du corps… Aux copains de députés… Aux chauffeurs de ministres…
          Une élite qui aurait le privilège de pouvoir se défendre…
          Belle société que vous voulez. Pas si différentes de la notre, mais actuellement, j’ai encore la possibilité légale de posséder un fusil militaire à la maison.

          Votre politique hoplophobe revient au même que vouloir castrer tous les hommes du pays pour lutter contre les viols, sous prétexte que l’on ne pourrait distinguer les violeurs actifs du reste de la population.

    5. En fait il y a un peu plus de principes que ca pour le « oui » au port d’arme libéral.

      L’équilibre des forces entre gouvernant et gouvernés : si les armes sont dans un seul camp, celui-ci va vite pouvoir utiliser la violence à son avantage. Après tout est relatif et cet argument seul ne tient pas.

      Il y a aussi, simplement, l’autodéfense. La propriété étant la base du raisonnement libéral, la protéger est le besoin #1. Si l’ennemi est armé, je dois être capable de riposter. Si l’ennemi me fait un procès, je dois être capable de me défendre.

      Enfin, les armes à feu, statistiquement, ne font pas beaucoup de mal comparé aux armes blanches ou aux armes « de tous les jours » (voitures entre autre). Et il est certain qu’elles sauvent des vies/de la propriété (après, c’est peu quantifiable malheureusement).

      Mais on est d’accord, ce combat est perdu d’avance et, au final, est bien peu utile (un niveau un poil plus utile que le débat sur le mariage gay ou gruyère vs emmental).

      1. C’est sûr, si on décrète que le combat est perdu d’avance, il est effectivement perdu.

        Résignons-nous à nos chaînes.

        A mon sens, ce « combat » est majeur par pour les armes en elles-même mais plutôt pour ce que ce débat nous dit. Le débat sur les armes est un formidable étalon qui permet de mesurer le degré de liberté dans une nation.

        Une nation qui renonce aux droits aux armes est une nation qui a renoncé explicitement ou implicitement à garantir la liberté individuelle de ses citoyens.

        1. Plutôt dans le sens « chaque chose en son temps ».

          Les citoyens européens sont des lopettes empathiques et incroyablement peureux. Attaquer sur ce sujet-là, surtout en ce-moment, n’est pas une bonne idée (politiquement parlant). Contrepoints n’a pas à être politisé ni partisan, d’accord, mais les libéraux sur le champs de bataille n’ont pas besoin d’une difficulté supplémentaire.

          1. Elphyr : pas certain que ce soit une difficulté supplémentaire pour les libéraux. Un discours favorable à la liberté de posséder une arme à feu peut être très bien recu dans les zones rurales, où la majorité des foyers est armée.

            En fait, la peur des armes à feu est généralement le fait d’urbains qui n’en ont vu que dans des films. A la campagne, c’est une réalité plutot tranquille.

            Il y a tout de même en France quelque chose comme dix à vingt millions d’armes à feu, pour la plupart non déclarées.

        2. De toute façon il y a la lois et il y a la réalité, beaucoup de gens sont et resteront armé loi ou pas et c’est très bien. Seul compte les dommages effectivement causé et pas le « potentiel » de dommage. par exemple il y a je crois 300 millions d’arme en circulation au USA donc potentiellement il y a des millions de mort mais dans les fait seulement quelques centaines ou milliers donc tout comme les accidents d’avions sont potentiellement très meurtriés ils sont également très rare, il n’y a donc pas de raisons objectives d’interdire ni les avions ni les armes.

    6. @dperetti:

      Parce que dans les pays ou le port d’armes est interdit il n’y a personne qui ne possède illégalement d’armes ni aucune fusillades?

      La belle affaire.

      Que ce soit politiquement très incorrect de défendre le port d’armes, je vous l’accorde. Mais que je sache, Contrepoints vise à chercher la vérité (pas à avoir toujours raison certes), pas à lisser le point de vue libéral pour le rendre plus populaire.

      1. Je n’ai pas une approche idéologique de la question, contrairement à beaucoup ici semble-t-il, juste pragmatique : y a-t-il globalement moins d’innocentes victimes (tueries, meurtres, accidents) dans une société réglementée en matière de port d’armes que dans une société où l’on peut acheter des fusils d’assaut à la boutique de coin ?
        Je pense que *globalement* oui.
        Si ça fait quelques enfants qui fêtent Noël au pied du sapin plutôt que six pieds sous terre, eh bien ma foi, mon choix est vite fait.

        1. Avez-vous le sentiment qu’avant 1995, le nombre d’homicides par armes à feux en France était bien plus élevé qu’aujourd’hui ? ou que l’insécurité était plus forte ?

          Non, vraisemblablement pas. C’est peut-être le sentiment inverse. Pourtant, en France, la législation concernant l’acquisition ou la détention d’armes s’est considérablement alourdie à partir de cette date.

          Il est vraisemblable qu’une législation contraignante des armes n’ait, au mieux, aucun effet sur la sécurité des personnes. Certains (john Lott, « more guns less crimes » et d’autres) montrent que la libéralisation des armes amélioreraient la sécurité des personnes.

        2. dperetti : « y a-t-il globalement moins d’innocentes victimes (tueries, meurtres, accidents) dans une société réglementée en matière de port d’armes que dans une société où l’on peut acheter des fusils d’assaut à la boutique de coin ?
          Je pense que *globalement* oui. »
          ——————————
          *globalement* NON ! C’est un fait massif et incontestable, ne serait ce qu’en comptant les génocides cambodgien, tutsi ou bosniaque : ces génocides ne se seraient jamais produits si les habitants étaient armés individuellement.
          La réalité est telle quelle est, que vous *pensiez* le contraire n’y change rien. Pour quelqu’un qui se prétend libéral, vous semblez fortement imperméable aux faits !

          Et votre chantage moral des enfants qui fêtent Noël, c’est vraiment à vomir. Tout ce que ça prouve, c’est que vos arguments ne sont pas crédibles. Vous noterez que dans deux cas sur 3, il n’y a eu nullement besoin d’armes sophistiqués pour commettre des massacres et vu le nombre de morts causés dans les génocides, on peut sans hésitation dire que les anti-armes ont beaucoup de sang sur les mains.

        3. « quelques enfants qui fêtent Noël au pied du sapin plutôt que six pieds sous terre »
          Arretez je crois que je vais pleurer.

          « Je pense que *globalement* oui. »
          Tout est dit les gens sont des cons, vous vous êtes l’élite et vous savez ce qui est bon pour notre « bon peuple », parce que au fond le peuple c’est des cons.
          Bon au fait Bon Réveillon et bonne biture…. Ah non c’est mauvais pour mon foie :(

        4. On ne peut pas être un libéral pragmatique, la liberté n’est pas une motte de beurre dont ou pourrais enlever la partie rance sans la dénaturer. la liberté est un concept très précis, changer un la moindre virgule et elle à disparu. Comme vous le souligner nous ne sommes pas libre en France et même très loin d’être libre. notre « état d’existence » tant vanté par les socialiste de tout poile s’apparente à celle des lapins ou des ports d’élevages : liberté réduite, sécurité virtuelle, propriétés limitée

        5. Dperetti, Hank Rearden a eu la bonne idée de vous mentionner John Lott, et pour le coup, qu’on soit d’accord ou non avec lui, tout le monde s’accorde à dire que l’analyse de Lott se base sur les chiffres et les faits bruts. Sa conclusion, c’est que la facilité à se procurer une arme semble pas ou peu corrélée avec la proportion d’homicides violents ; et que si l’on cherche à tout prix une corrélation, alors elle serait plutôt négative.

          Je crois avoir cité le cas du Texas dans un autre commentaire : là bas, il est facile de se procurer une arme (plus facile que dans les autres Etats fédérés), les gens en ont en moyenne un nombre relativement important, et la loi les autorise à s’en servir avec assez peu de difficultés. Il se trouve que, malgré sa réputation, la société texane connaît un taux d’homicide par arme à feu identique à la moyenne américaine. En revanche, la peu enviable place de numéro 1 dans ce classement est décrochée par… le District of Columbia, qui abrite la capitale fédérale, et où les lois anti-armes sont parmi les plus rigides de tous les USA.

          Vous pouvez aussi aller hors des USA pour voir ce qu’il en est : les Canadiens ont le même taux d’équipement en armes à feu que les USA, et un taux d’homicide par arme à feu très bas. D’autres populations sont aussi suréquipées en armes, et souvent même en armes de guerre, comme la Finlande et la Suisse, qui sont des pays développés et où l’on ne compte presque pas de morts par arme à feu.

        6. Vous pensez que « globalement » oui, avant de penser renseignez vous, allez chercher des informations, grâce à internet elles sont disponibles et beaucoup se renseignent et informent sur ce sujet comme sur d’autres. les statistiques sur la criminalité sont disponibles et montrent une baisse très forte depuis une vingtaine d’année aux USA alors que ça augmente en Europe. La Suisse est le 3eme pays au monde pour le nombre d’armes en circulation/population, vu la criminalité violente là bas c’est en contradiction avec votre « pensée globale » .Vous trouverez un article intéressant sur la tuerie de newton sur le site Ne Cede Malis de Jesrad :jesrad.wordpress.com et la piste proposée par hank rearden. Globalement Informez vous!

        7. D’accord avec vous, le liberalisme est pour moi pragmatique depuis ses debuts…le port d’arme le plus libre possible est souhaitable par principe pour la liberte, le respect de la vie privee….et de l’autre cote une moderation du nombre d’armes est souhaitable tout de meme.
          C’est un peu similaire au code de la route….une circulation la plus libre possible des vehicules est souhaitable, mais en meme temps une moderation des accidents est souhaitable.
          Je pense que les USA peuvent tres bien garantir a leurs citoyens le droit de s’armer tout en limitant la nature et le nombre d’armes par individu. Les anarchistes considerent qu’il n’y a pas de liberte a sacrifier pour ameliorer certains aspects des choses…donc ils seront absolument contre toute limitation du port d’arme. Pas surprenant.

        8. Mentalité d’esclave, que celle qui consiste à demander une autorisation pour un droit.
          Le droit de pouvoir me défendre, implique le droit de posséder une arme.
          L’Etat nous désarme et prétends assumer notre sécurité.
          Comme d’habitude l’Etat se défausse de toutes responsabilités, en effet si vous êtes agressé, vous ne pouvez pas porter plainte contre l’état, au prétexte qu’il n’aurait pas rempli ses obligations.

          Un homme libre rend d’abord compte à sa conscience.
          Liberté et responsabilité : Un homme libre doit assumer sa sécurité, ne serait-ce que par ses responsabilités vis-à-vis de sa famille. Imaginez que lors d’une banale agression dans la rue ou dans le métro, il prenne un mauvais coup et finisse tétraplégique ; quel malheur pour toute la famille.
          Un homme libre qui possède une arme, ne porte tort à personne.

    7. Je ne trouve pas ce débat évident.

      J’aurai tendance à être pour le port d’arme, essentiellement parce que les lois sont rarement respectées par les criminels et qu’un couteau de cuisine peut être également très dangereux.

      La seule interdiction qui me semble être de bon sens, c’est l’interdiction des armes de guerre (les fusils automatiques notamment).

    8. @Drepetti: vous dites: « Bref, amis libéraux, il y a suffisamment de combats à mener en ce moment. Celui-là nuit notre cause. »

      J’ai entendu ca a propos de la legalisation de la drogue, de la liberalisation de l’enseignement, du salaire minimum legal, de le liberte vestimentaire et le droit de se promener completement nu ou masque, des abus des legislations sur les permis de construire, de la liberte d’expression totale sur internet, de la pornographie etc…

      La liberte individuelle n’est pas un menu ou chacun prend prend ce qu’il veut. Soit on est contraint, soit on ne l’est pas. Ce n’est pas parce qu’une certaine liberte ne vous semble pas prioritaire qu’elle n’est pas pour autant partie integrante de la notion de liberte individuelle. Par exemple je me contrefous du probleme du salaire minimumm: Je n’emploie personne et je suis mieux paye que ca. Ca ne m’empeche pas de reconnaitre que c’est une entorse a la liberte meme si je pense que mal payer des employes est quelque chose de mal et de contreproductif.

      Ici vous meprisez une liberte fondamentale « le droit de posseder les moyens technologiques efficaces de se defendre contre toute agression individuelle » au titre du fait que ces moyens peuvent etre detournes mais surtout au titre de votre mepris d’autrui qui va forcement s’en servir a de mauvaises fin. C’est pas pire que de forcer tout le monde a porter les memes vetements pour eviter l’exhibitionnisme et la dissimulation d’identite lors de crimes et delits: C’est profondement despotique.

  3. Je me demande s’il n’y a pas finalement autant de meurtres évités par le port d’arme que d’automobilistes sauvés parce qu’ils n’ont pas attaché leur ceinture, ou bien qui conduisent au delà des limites de vitesse parce que sinon, hein, ils sont plus dangereux puisqu’ils risquent de s’endormir au volant.

    On peut aussi dire que le droit au port d’arme a évité à la petite amie de ce Jesus Garcia une longue relation pénible avec un homme violent qui l’aurait à terme tuée de manière bien plus douloureuse à coups de poings.

    Ou alors on peut dire que la rédaction de Contrepoints a fumé un tarpé de trop.

    1. Les médias mainstream ne parlent systématiquement que des effets délétères et dangereux de la détention d’armes par des fous ou des criminels et font de ce débat, un débat biaisé et partial.

      Contrepoints a le mérite de parler des effets bénéfiques d’armes détenues par des gens paisibles et non-violents.

      1. un point qui n’est jamais abordé qui me semble pourtant fondamental:
        - sous un régime authentiquement libéral, le droit de posséder une arme à son domicile est à mon avis difficilement contestable
        - en revanche sur la voie publique je pense qu’il y a débat dans la mesure où l’état se doit de faire respecter, au nom de ses pouvoirs régaliens, le droit de chacun à la vie et à la sécurité: l’institution d’un « permis de détention d’arme » avec évaluation des compétences du détenteur , sur le modèle du permis de conduire , serait à mon avis une alternative acceptable qui limiterait grandement le risque principal: l’accident.

        1. @ Electron: Je te rapelle que la police vient après les accidents. Si on interdit les armes à feux sur l’espace public seulement les hors la loi aurons des armes.

          1. suffit de lire : sur la voie publique je parle d’un permis de détention avec test objectif de compétence et non pas d’une interdiction, comme pour la conduite des voitures ;-)

          1. mais dans ce cas tu es certainement aussi pour la suppression du permis de conduire… au fond ça se défend . Faudra que je pense à renforcer mes pare-chocs , on ne sait jamais :-)

          1. AC WORKS est déjà plus libéral qu’un type qui est contre la détention et le port d’arme si on va par lá.

            Vous sous-entendez qu’il est nécéssaire d’être pour une certaine forme d’état pour être libéral, il vous reste encore á le prouver.

            J’ajouterai, pour finir, qu’entendre un gars qui tenait des positions résolument constructivistes a peine quelques commentaires plus haut donner des leçons de libéralisme est succulent.

          2. En fait, l’anarcho capitalisme est une école de pensée du libéralisme. Quand à vous, vous distinguer deux formes de libérté. Libérté économique et libérté individuelle. C’est ce genre de raisonnement qui est dangereux. Pouquoi pourrais je être libre de crée mon entreprise mais intêrdit d’avoir une arme ou de fumer, boire et manger ce que je veux? Si tout le monde peut refaire sa définition de la libérté alors le libéralisme n’a plus aucun sens.

        2. Attendre de l’état quelques chose de bon c’est comme imaginer que le soleil ou la pluie sont « bénéfique ». Si l’état vous est par moment favorable c’est juste une coïncidence… chaque fois que l’on souhaite véritablement obtenir quelques chose on passe par une coopération volontaire (une contrat privé avec autrui).

          1. Et lorsque le contrat privé n’est pas respecté par une partie, comment ça se passe pour la justice ? Quel organe légitime s’en charge ? Qui applique la sentence ?

          2. * Dans une société libre? C’est un tribunale indépendant qui s’en charge. Les deux parties ayant au préable accepter la future sentence de ce tribunale. Tout ce fait de manière volontaire.

  4. « dperettireplied: 3 hours ago

    Donc selon vous il faut autoriser le port d’armes de guerre pour permettre aux citoyens de se soulever en cas de dictature.
    Vous êtes un peu tourmenté, non ? :-) »

    C’est encore plus simple. Le suffrage universel est la traduction politique de la supériorité militaires des masses armées sur les petits groupes de guerriers spécialisés. Désarmez les masses, et le suffrage universel n’est plus rien : ce qu’on voit tous les jours quelque part dans le monde (en Centrafrique, en ce moment). Un type privé d’armes n’est même pas un citoyen, il n’est qu’un peon, à la merci de ceux qui ont une arme (et de ce point vue, que les gens armés soient des bandits ou des officiels n’a aucune importance).
    Machiavel : http://fr.wikisource.org/wiki/Le_Prince/Chapitre_12 http://fr.wikisource.org/wiki/Le_Prince/Chapitre_20.

    Soyez-vous même logique : si les armes sont dangereuses en soi, alors il faut les supprimer complétement : désarmer les flic et les militaires. Parce que sinon, vous êtes juste victimes de la croyance en la magie du chapeau : on vous met un truc sur la tête et, hop, magie, vos actions armées deviennent bonnes.

  5. C’est quand même très bizarre que tous les commentateurs se réfèrent d’un jeune qui tue son ex-petite amie dans le Connecticut, alors que c’est à San Antonio dans le Texas!, où les armes sont en circulation libre. De plus, comme en Floride, il y a une certaine « loi » appelée « stand your ground », qui a pour effet que quiconque peut « allégrement flinguer » quelqu’un qui se trouverait sur son chemin sans le déranger! Chic…. on peut donc supprimer quelqu’un quand on veut!

    1. C’est ce qui se passe tous les jours à Marseille non ?

      Plus sérieusement, si vous avez mis un être « puissant » (relations, cartel, politique) en colère et qu’il veut votre peau, il l’aura que vous soyez armé ou pas.

      Ici, on parle d’autodéfense. Etre à la merci de quelqu’un, d’où que vienne cette opression (physique ou morale), n’est pas une idée libérale.

    2. Bamboula, vous vous méprenez quant aux lois de type « stand-your-ground ». Elles s’appliquent quand vous avez avez de bonnes raisons de croire qu’on veut vous agresser, et uniquement dans ce cas précis (ce qui constitue tout de même le coeur de l’autodéfense, me semble-t-il).

      Accessoirement, allez voir les statistiques des meurtres par arme à feu au Texas ou en Floride, où s’appliquent de telles lois. Ces Etats fédérés soit loin d’être ceux où l’on constate le plus de meurtres par arme à feu : ils ne sont même pas dans les 20 premiers, sur les 50 que comptent les Etats-Unis. Ils sont juste à peu près dans la moyenne, malgré l’image que les films et les séries télévisées donnent du Texas.

    1. Mingot : si en effet la seule fois que vous avez vu une arme à feu fonctionner était dans un western, alors je comprends mieux votre réaction. Ceux qui ont déjà fait un peu de tir sportif avec un instructeur chevronné savent que ça n’a rigoureusement rien à voir.

  6. La correspondance entre le port d’armes et le taux d’homicide n’a jamais été démontrée . Il y a 2 ans , une étude commanditée par l’ONU a montré l’impossibilité d’établir cette corrélation . En Suisse , le nombre d’arme par habitant est élevé et le taux d’homicide faible .
    Au Japon , c’est l’inverse : peu d’armes , taux d’homicie élevé .
    L’étude concernée portait sur un grand nombre de pays .

  7. @dperetti :
    « Le pragmatisme n’est qu’une désignation polie de l’absence de principes, c’est bien pour cela qu’il paraît à première vue si pratique. Ceux qui en usent prospèrent sous tous les régimes, ils sont acceptés par tous les régimes, car ils soutiennent toujours la force, indépendamment de ce que cette force représente. »

    Vladimir Konstantinovitch Boukovsky

    Pour faire simple :
    1/ Les faits, les chiffres, les statistiques non seulement ne montrent pas que les pays les plus libres sont les plus criminogènes mais tendraient même à prouver le contraire. Il existe une littérature vaste pour vous en convaincre maintes fois mentionnées dans les articles de Cotnrepoints, vous pourriez AU MINIMUM avoir l’honnêteté de reconnaitre ceci.

    2/Les armes constituent jusqu’à présent le meilleur moyen de se défendre contre les criminels, que ceux-ci se parent des habits de l’Etat ou pas.

    3/Vous n’avez pas le droit de prohiber des objets sous prétextes que ceux-ci peuvent servir à de mauvaises fins. Un objet n’a pas de conscience et pas d’objectif en soit.

    4/La prohibition n’a jamais été efficiente, que ce soit celle de l’alcool, celle de la drogue ou celle des armes pour deux raisons : cela demande des moyens considérables qui transformeraient n’importe quel pays en Corée du Nord et si on fait les choses à moitié (ce qui est le cas aujourd’hui au vu du marché noir) afin de respecter un minimum les libertés individuelles, seuls les criminels en usent.

    5/Historiquement, les plus grands criminels restent les Etats. Et confier à cette racaille ma sécurité, c’est confier le pot de lait à une horde de chat.

        1. Le libéralisme s’étend plus loin qu’aux alentours d’un porte-feuille, et ne concerne pas que le seul secteur économique.

          La position pro-armes et cohérente et compatible avec la notion de liberté comme absence de coercition, de responsabilité ainsi qu’avec celle d’un état minimal. La position anti-armes ne l’est pas et n’est pas tenable sans un gros état, lui, bien armé.

          1. Je n’ai pas dit le contraire, et c’est très bien de voir tous les courants d’inspirations libérales échanger.
            Et au vu du nombre de commentaires présents sur chaque article évoquant le port d’arme, il est clair que le sujet est loin de faire l’unanimité.
            Moi je suis contre, pour pleins de raisons censées et qui en gros se résument ainsi :
            -Sans joug, nul esclave. Les arguments sécuritaires conduisent à une escalade de moyens sans fin, débouchant sur une insécurité (réelle ou ressentie).
            -les armes facilitent grandement la mise à mort, la solution létale est contraire aux droits de l’homme.
            -les armes sont un fantasme puéril.
            -Pourquoi un libéral devrait-il faire plus confiance aux individus armés qu’à un état (de droit) armé?

  8. Je trouve que c’est un assez mauvais exemple, dans le sens où aucun mort n’aurait eu lieu si le port d’arme n’était pas autorisé, l’homme n’aurait pas tué sa petite amie. Cela détruit l’argument du « hors-la-loi » qui achète quand même des armes illégalement, puisque là où le port d’arme est autorisé, des hommes peuvent les utiliser sur simple pulsion : crime sentimental en l’espèce. S’il n’était pas armé, il n’aurait fait aucune victime. Et il n’aurait pas été armé car la rupture n’était pas préméditée.

    Je précise que je suis pour le port d’arme, mais attention aux arguments/exemples à utiliser. Ce que nous voyons n’est pas ce que voit la majorité des français.

    1. « S’il n’était pas armé, il n’aurait fait aucune victime. Et il n’aurait pas été armé car la rupture n’était pas préméditée. »

      Il aurait pu la planter avec un couteau (les faits se sont déroulés dans un restaurant), la frapper suffisamment violemment pour qu’elle en meure ou qu’elle ait des séquelles ( avec une bouteille, une carafe, un plat, etc)… Suppositions ? oui, tout à fait… au même titre que : avec une législation anti-armes, il n’aurait pas eu d’arme en sa possession donc elle serait encore en vie.

    2. Le tueur n’avait pas le droit d’être armé dans ce restaurant. Il avait 19 ans, le port d’arme n’est autorisé qu’à partir de 21 ans au Texas (entre autre conditions que le tueur ne respectaient certainement pas comme un casier judiciaire vierge, une formation au contrôle des armes, etc…).

      La première interdiction qui devrait arrêter les meurtriers, c’est l’interdiction de tuer son prochain. Vous pensez vraiment qu’un mec prêt à tuer va être stoppé par une interdiction de détention ou de port d’arme? Et ne me répondez pas que l’interdiction légale de toute les armes le bloquerait, puisque même sous un régime strict comme en France on trouve de tout au marché noir.

      1. Notre société à beaucoup de mal à lutter contre les vols, les meurtres, les viols et les dégradations volontaires. Est-ce un motif suffisant pour autoriser ses pratiques?
        Tant qu’il y aura des irresponsables, il y aura des lois pour les irresponsables.

          1. @ Matthieu
            On peut savoir ce que sont les autres pratiques purement nuisibles.

            Par ailleurs, les feux d’artifice sont facilement détournables. Ils contiennent de la poudre noire qui un explosif très puissant, facilement transformable par un terroriste en engin explosif. Cette poudre noire est d’ailleurs utilisée elle-aussi sur les stands de tirs (pratique purement nuisible cf plus haut) dans des armes anciennes à chargement par la gueule. Il vaudrait mieux les interdire dans un souci de sécurité maximale de la population, non ? Et à la rigueur, les discours libéraux sur internet aussi, parce qu’ils ont légèrement subversifs et dangereux pour la pérennité de notre social-démocratie, non ?

      2. « . Vous pensez vraiment qu’un mec prêt à tuer va être stoppé par une interdiction de détention ou de port d’arme?  »

        Le type en question n’était pas prêt à tuer en entrant dans le restaurant. C’est au restau que sa petite amie a rompu, et que lui a rompu un cable. S’il n’avait pas été armé, il n’avait que son couteau, sa fourchette, à la rigueur la carafe.

        Beaucoup, beaucoup plus difficile de tuer quelqu’un avec une arme blanche qu’une arme à feu. A la fois techniquement, physiquement et psychologiquement, tout est plus complexe.

        1. Encore faut-il démontrer qu’en matière d’agression, c’est l’occasion qui fait le larron ? Qui dit que sans armes, il ne serait pas revenu voir son ex à son domicile pour la violer puis l’égorger ou qu’il l’aurait découpée à la tronçonneuse avant d’en faire du pâté de campagne.

          Vous penserez que mes propos sont des suppositions infondées, des élucubrations. Les vôtres aussi. Nul ne sait ce qui se serait passé dans le restaurant si ce gars n’avait pas été armé. Nul ne sait ce qui se serait passé ensuite.

          Ce gars s’est donné un raison pour tuer sa petite amie. C’est tout. Il se peut que sans armes, il n’ait pas pu faire grand chose sous le coup de sa déception et qu’il se soit ravisé à tête reposée un peu plus tard; il se peut que non.

  9. Vous connaissez forcément ce psychopathe chinois parvenu à tuer 26 personnes dans la rue au couteau. Il s’agit aussi des armes les plus employées par les serial killers…

    « -Pourquoi un libéral devrait-il faire plus confiance aux individus armés qu’à un état (de droit) armé? »

    Parcqu’un Etat est par essence criminel. Voilà pourquoi.

    « -Sans joug, nul esclave. Les arguments sécuritaires conduisent à une escalade de moyens sans fin, débouchant sur une insécurité (réelle ou ressentie). »

    Tout à fait mais cela ne va pas dans votre sens.

    « -les armes sont un fantasme puéril. »

    en quoi?

    « Notre société à beaucoup de mal à lutter contre les vols, les meurtres, les viols et les dégradations volontaires. Est-ce un motif suffisant pour autoriser ses pratiques? »

    Ces « pratiques » sont des crimes, c’est-à-dire qu’elles sont contraires à l’éthique et ont des victimes. Aux dernières nouvelles, le fait que je possède deux revolvers n’enfreint le droit de personne. Et si la société a du mal à lutter contre le vol, le viol, le meurtre peut-être est-ce justement parcqu’elle fait confiance en l’Etat pour la protéger.

  10. dperetti
    je ne suis pas du tout d’accord avec tes propos car même si on interdit les armes il y en aura toujours au marché noir, et il sera encore bien plus important et plus dangereux pour nous citoyens. imaginons que plus aucun citoyen francais y compris les forces de l’ordre n’st droit au arme, c’st les porte ouverte pour les délinquant qui se sentiront bien plus fort et la criminalité augmenterai considerablement du fait qu’ils se sentiraient en superiorité. par contre si on autorisait les armes et l’auto défense il y aurai beaucoup moins de délinquance de peur que les agresseurs se retrouve face a des honnete citoyen armé et pres a défendre leurs familles ou leurs domicile…. IL FAUT ARRETE DE SE CROIRE CHEZ ALICE AUX PAYS DES MERVEILLES, ouvrez les yeux, une arme n’est pas plus meurtriere qu’un couteau ou une voiture conduite par un irresponsable alcoolisé… Je vous invite également a faire une recherche sur les statistiques de ce qui cause le plus de mort en france vous serez surpris du résulta

    1. Il y a aura toujours des « pour » et des « contres » à tout sujet. Personnellement, je suis pour le port d’arme pour toutes les raisons exposées précédemment et sur la base des statistiques totalement dénuées de parti pris.
      Il s’agit de nos libertés, même si dans un 1er tempset jusqu’à un évènement ne vous touche personnellement, certains ne se sentant pas concerné.
      Il faut savoir qu’aujourd’hui nous sommes en droit de « défendre » (selon les moyens de chacun …) notre personne et plus nos biens. Dans les faits, vous trouvez un cambrioleurs chez vous; vous n’avez le droit QUE de lui demander poliment de partir.
      Le droit au port d’arme, sous-entend que nous faisons confiance au peuple pour être doué de raison quant à son usage, au même titre que nous permettons au quidam de conduire une voiture de façon responsable, d’acheter de l’alcool pour le consommer avec modération, etc …
      Je serai d’accord avec la citation qui dit : « Dieu a créé les hommes, Samuel Colt les a rendus égaux »

  11. C’est bien de comparer un sheriff expérimenté avec les armes avec une supposée personne pouvant mettre hors d’état de nuire un homme avec une arme à feu. Bravo.

    La conclusion tirée de l’article est assez imprécise pour être fausse, dommage.

    1. @Polvev : Qui a dit que le shériff adjoint était expérimenté ??!
      Je connais des policiers qui tirent en un an moins que ce que tirent des tireurs sportifs (dans le respect de la loi !!!) en un week-end. Qu’est-ce qui fait qu’eux ont le droit au port d’arme et pas le citoyen lambda ??!!!

  12. J’apprécie cet article et je découvre par la même occasion ce journal.
    L’émotion fait perdre le sens des réalités à tout un chacun de nous. Une fusillade perpétrée par un cinglé légitimerait l’interdiction des armes ?
    Qui posséderait des armes dans ce cas là ?
    Ni vous, ni moi, mais les « méchants » (notez que je vous considère, vous lecteur, comme une personne honnête).
    En France les drogues sont illicites, et pourtant elles sont d’un accès facile si on en juge l’abondante littérature dans la presse. Il en serait de même pour une telle interdiction.
    Je note au passage que les crimes commis avec des objets possédés par le plus grand nombre ne posent pas de débats. Qui a entendu parler du fait divers qui s’est déroulé en Chine le même jour que la tuerie de Newton ?
    http://lci.tf1.fr/monde/chine-un-homme-poignarde-22-enfants-dans-une-ecole-7728260.html
    Faut-il interdire tous les couteaux ? Ben non, car vous en avez et moi aussi.
    Des forcenés ont déjà renversé sciemment des individus avec leur véhicule. Cela n’a effleuré personne qu’une interdiction serait nécessaire ?

    J’aime bien l’accroche de ce site : « le nivellement par le haut ».
    Mais le parcours sera rude pour certains contributeurs. ;)

  13. Bonsoir tout le monde. J’annonce d’emblée la couleur : je ne suis pas d’accord avec la plupart d’entre vous, et dperetti a tout mon soutien. Pour exprimer mon point de vue, plusieurs posts seront peut-être nécessaires, selon mon inspiration. Toujours est-il que je commencerai par énoncer une opinion qui, je crois, ne devrait pas donner lieu à trop de contestation, à savoir que toute la liberté du monde n’a aucune valeur si l’on n’a pas avec la sécurité qui permet d’en profiter. Hors pour moi permettre à tous ou presque de détenir une arme n’est pas la bonne manière d’accéder à cette sécurité sans laquelle cette liberté ne peut s’exercer.
    Je me vois donc ici au regret de dire que des individus possédant chacun une chance de nuisance vis-à-vis des autres accentuée par la possession d’armes létales dans une société non encadrée par un Etat capable d’empêcher la population de s’entretuer pour protéger sa propriété ou voler celle des autres (concept de propriété qui, selon Rousseau constitue la première des perversions de l’humanité) entre clairement dans le cadre de la vision hobbésienne de l’état de nature décrite dans « le Léviathan », l’état de guerre de tous contre tous, un climat de paranoïa permanente et de grande violence. Pour cela, on peut se référer à l’exemple type du Far West avant que l’Etat ne vienne un peu stabiliser tout cela. L’utilité du contrat social par lequel un individu renonce à une partie de sa liberté en échange de sa sécurité sans laquelle il n’aurait PAS DU TOUT de liberté est donc justifiée selon cette doctrine. Ce contrat social implique que le monopole de la violence légitime revienne à l’Etat (que vous a-t’il fait pour que vous le haïssiez autant ?), sans quoi on se trouve dans une situation révélatrice d’une mentalité selon moi répugnante qu’en toute subjectivité et dans la chaleur du moment un individu puisse se faire justice lui-même.
    Je développerai d’autres pans de mon point de vue lors de posts ultérieurs. Dans l’attente de vos réactions et critiques auxquelles je serai très heureux de répondre, mes meilleurs sentiments.
    Et, encore une fois dperetti, courage !