Droit de porter des armes et universalité des droits de l’homme

Publié Par Roseline Letteron, le dans Droit et justice, Sujets de société

Fusillade de Newtown : le débat s’engage de nouveau aux États-Unis sur le droit de porter des armes, garanti par le second Amendement à la Constitution américaine.

Par Roseline Letteron.

Helder Battista. Né en 1964. Second Amendement Sculpture.

Colombine, Oakland, Victoria Tech, et aujourd’hui l’école primaire de Newtown. Autant de tueries qui marquent l’histoire américaine récente, crimes aveugles commis par des jeunes gens en apparence ordinaires, le plus souvent lourdement armés.

À chaque fois, le débat s’engage aux États-Unis sur le droit de porter des armes, garanti par le second Amendement à la Constitution américaine : « Une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité d’un État libre, le droit qu’a le peuple de détenir et de porter des armes ne sera pas transgressé« . De plus en plus nombreux sont ceux qui contestent un système juridique qui autorise le libre achat et la libre circulation des armes. Mais ils se heurtent à un lobby très puissant incarné par la célèbre National Rifle Association (NRA). Ce lobby n’est pas sans arguments juridiques. Il s’appuie au contraire sur une jurisprudence constante qui fait du droit de porter des armes un « droit constitutionnel » (Constitutionnal Right) auquel le législateur, qu’il soit fédéral ou d’un État fédéré, ne saurait porter atteinte.

Hobbes et le Far West

Cette perception du port d’armes comme un droit trouve son origine dans la tradition qui veut que la défense du régime constitutionnel repose sur le citoyen américain lui-même. La vision est celle d’un état de nature inspiré de Hobbes, état de nature dominé par la violence, et dans lequel chacun doit assurer sa propre sécurité. L’Amérique d’aujourd’hui revendique ainsi l’héritage du Far West. À une époque où les frontières n’étaient pas nettement délimitées et où la police était peu développée, il était logique de faire du maintien de l’ordre l’affaire de la communauté, et d’autoriser chacun à porter une arme. De la nécessité de garantir la sécurité, le port d’armes s’est cependant peu à peu transformé en un droit politique.

Du droit de résistance à l’oppression…

À l’origine, il s’agissait de protéger les droits du citoyen, de lui permettre de résister à l’oppression, et d’y résister collectivement par l’organisation de milices ou de gardes nationales. Le Second Amendement est directement inspiré du Bill of Rights britannique de 1689 qui énonce que « les sujets protestants peuvent avoir pour leur défense des armes conformes à leur condition et permises par la loi« . Ce droit, comme les autres garantis par le Bill of Rights, est accordé « aux fins d’aviser à ce que la religion, les lois et les libertés ne pussent plus être en danger d’être renversées« . En Angleterre, il s’agit de lutter contre le despotisme des Stuart, aux États-Unis, il s’agit de lutter contre toute menace, extérieure ou intérieure, susceptible de porter atteinte au régime. Madison, l’auteur du Second Amendement, le présente d’ailleurs comme le contrepoids à une éventuelle tyrannie.

… Au droit à l’autodéfense

Depuis cette période, les esprits ont changé. Le droit de porter des armes n’a plus aucun caractère collectif, même si certains citoyens n’hésitent pas à l’invoquer pour constituer des milices destinées à protéger leur quartier contre des menaces sécuritaires, réelles ou imaginaires. Il est aujourd’hui revendiqué comme un droit individuel à l’autodéfense. Ce n’est plus l’agression d’un État despotique qui est redoutée, c’est celle d’un individu. Le droit de porter les armes n’est plus un droit du citoyen, mais un droit de la personne.

Dans une décision United States v. Cruikshank de 1875, la Cour Suprême a entériné cette évolution. À propos d’un massacre d’esclaves libérés commis en Louisiane par des membres du Klu Klux Klan, la Cour énonce que le port d’armes est un droit dont est titulaire chaque citoyen des États-Unis, y compris les anciens esclaves. Une solution favorable à la défense des victimes de ces massacres, si ce n’est que la Cour ajoute que les membres du Klan qui veulent interdire aux anciens esclaves de porter des armes ne peuvent pas être poursuivis sur le fondement du Second Amendement. Il protège en effet contre les violations du droit de porter des armes par le législateur, mais pas par les personnes privées.

Depuis cette date, la jurisprudence n’a guère évolué. Certes, la hausse de la criminalité a suscité l’adoption d’une série de lois fédérales destinées, non pas à interdire la possession d’armes, mais à la limiter. Dans un premier temps, on a développé l’idée selon laquelle l’armement devait être interdit aux « classes dangereuses ». En témoignent les « Codes noirs » mis en place dans le Sud après la Guerre de Sécession, qui interdisaient le port d’armes aux anciens esclaves. Mais cette démarche a rapidement été censurée par la Cour Suprême, précisément dans l’arrêt Cruikshank. Aujourd’hui, il n’est plus de mise de porter le discrédit sur certaines catégories de population, et le législateur préfère contrôler la vente de certaines armes, jugées particulièrement dangereuses et inadaptées aux exigences de la défense de l’individu. Le National Firearms Act de 1934 soumettait ainsi à un contrôle très strict l’achat d’armes automatiques, particulièrement appréciées par les gangs de la Prohibition. De même le Gun Control Act de 1968 interdit la vente d’armes de guerre importées. Actuellement, le débat se développe sur l’interdiction éventuelle des armes semi-automatiques (assault rifles) considérées comme particulièrement meurtrières. En tout état de cause, la Cour Suprême sanctionne toujours l’initiative d’un État fédéré qui s’aventurerait à interdire la détention d’arme. Le District of Columbia, qui avait prohibé la détention d’armes de poing dans un domicile privé, a été ainsi sanctionné par la Cour Suprême, dans l’arrêt D.C. v. Heller de 2008.

Dans ces conditions, il y a bien peu de chances immédiates que la jurisprudence évolue. Et le Président Obama, dont on stigmatise l’abstention, ne peut rien y changer. Tout au plus peut il envisager une loi restreignant encore l’usage de certains armements. Mais elle serait probablement, inefficace, impopulaire, et évidemment combattue par la NRA très puissante, comme les industriels de l’armement qui tirent des ressources substantielles de ce marché. Le site internet de Walmart montre ainsi qu’il est possible d’acheter des armes par internet, en toute simplicité, en même temps que les Corn Flakes ou le nouveau canapé du salon. Ce droit d’acheter des armes, de les détenir dans sa maison, même si le risque est grand que les enfants s’en emparent, apparaît solidement ancré dans le système américain.

En France, un droit de la méfiance

Le contraste est saisissant, par rapport à un droit français qui s’est toujours montré très méfiant à l’égard des armes. Son port n’a jamais été considéré comme un droit ou une liberté publique, au sens de l’article 34 de la Constitution. Les armes sont en fait l’objet d’une police administrative, qui va de l’interdiction pure et simple pour les matériels de guerre au régime d’autorisation ou de déclaration pour les autres armes. La loi du 6 mars 2012 a simplifié ce régime juridique, en définissant quatre catégories d’armes classées en fonction de leur dangerosité. La vente libre est limitée aux armes de foire, aux armes historiques ou objets de décoration. Les armes de chasse sont en général soumises à déclaration. Enfin, toutes les armes, armes de poing ou armes de guerre, font l’objet d’une interdiction de principe, accompagnée de la possibilité de solliciter une autorisation de détention, accordée dans des cas précis après une véritable enquête administrative.

La différence entre les deux régimes juridiques, américain et français, saute aux yeux et suscite la réflexion. N’est-il pas d’usage aujourd’hui de louer l’universalisme des droits de l’homme, qui suppose l’adoption d’un véritable standard commun dans ce domaine ? N’est-il pas d’usage de considérer que la France et les États-Unis sont les deux grand pays des droits de l’homme, ceux qui ont adopté, à peu près en même temps des textes à valeur universelle ? Et on loue volontiers la proximité aussi bien historique qu’idéologique entre la Déclaration française de 1789 et les Amendements à la Constitution américaine adoptée en 1791.

Et pourtant, la liberté d’expression n’a pas le même contenu, les États-Unis continuent à pratiquer la peine de mort et à consacrer le droit de porter des armes. Autant d’éléments qui montrent que l’universalisme des droits de l’homme est, avant tout, un discours sur les droits de l’homme. Il relève de  l’idéologique et de la rhétorique mais pas du droit positif. C’est bien triste, mais Charles Péguy affirmait justement « qu’il faut dire tristement la vérité triste ».

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  1. « Autant d’éléments qui montrent que l’universalisme des droits de l’homme est, avant tout, un discours sur les droits de l’homme. Il relève de l’idéologique et de la rhétorique mais pas du droit positif. C’est bien triste.. »

    Comme d’habitude, Madame Roseline Letteron vous montrez sans honte votre ignorance profonde du droit naturel, de surcroît dans un journal 100% libéral, je ne vous félicite pas.

    Un (très grand) conseil de lecture :
    Murray Rothbard – L’éthique de la liberté

  2. Il faut savoir que la loi française de mars 2012 (et qui ne sera appliquée qu’en mars 2013) n’est en fait qu’un cadre législatif vide qui donne toute laxité aux politiques pour interdire ce qu’ils veulent par décrets (en fait pour légiférer par décrets) et qui n’est basé que sur la notion toute relative de « dangerosité » d’une arme sans que ce concept ait été défini par le texte législatif.

    Demain si le ministre untel décide que les pistolets à bouchon sont « dangereux », il pourra sans demander l’avis à personne et par simple décret classer ce type d’arme en catégorie A interdite strictement à la détention.

  3. Les armes à feu rendent la mise à mort d’autrui très aisée.
    En cela le danger de leur banalisation est préjudiciable dans une société évoluée, car je le rappelle pour certains à qui cela échappe, nous ne vivions pas qu’avec des agneaux.
    La possession d’arme, est en vérité une monumentale branlette nationale outre atlantique. Comme si « MOI TOUT SEUL » avec mon arme, je vais dégommer tous les méchants comme un super héros, et défendre ma famille (alors qu’aucun de ces supers branleurs armés n’a jamais arrêté ce type de tuerie).
    Argument terriblement puéril et vicieux, car ça n’est pas le droit d’avoir une arme qui est défendu, c’est en ambuscade, le droit de tuer autrui.
    En cela le port d’arme ne devrait pas être défendu par les libéraux qui devraient pousser la réflexion à un stade nettement plus évolué qu’à l’accoutumé (du style « ça n’est pas l’arme qui tue mais l’homme », moi ce type de réflexion ça m’attère).

    1. C’est sur que « moi tout seul sans arme », on connait le résultat d’avance.

      Sinon, pour faire en sorte que la détention d’armes n’existe plus ou soit régulée, je suppose qu’il faut un gendarme capable d’imposer une force dite légitime pour pérenniser cet état de fait: lui, il a droit a une arme je suppose…et lui, aujourd’hui ou dans l’histoire, c’est forcement un agneau plein d’empathie, gavé à la moraline qui travaille pour le bien des êtres irresponsables que nous sommes?

      Qui est le loup, qui est l’agneau ?

      1. Ta bonne foi est admirable!
        Tu noteras néanmoins, que le nombre de sociopathes autistes gendarmes est plutôt restreint…
        Que de par leur formation, je place d’avantage ma confiance en eux, que dans le premier redneck lambda croisé dans la rue qui aura fait chauffer sa CB au wallmart.

        Je veux continuer à vivre dans un pays où mon voisin n’aura pas de canine pour mordre quand l’envie lui en prendra.

        1. Le gendarme dont je parle, ce n’est pas un gars avec un képi; c’est l’état.

          Un bon signe pour définir une démocratie, c’est la capacité du citoyen lambda à s’armer. C’est un signe essentiel de confiance réciproque de l’état envers ses citoyens et des citoyens pour l’état. Parlez nous donc un peu de la Suisse.

          Je me fous que l’état organise pour moi ma sécurité personnelle. Je suis assez grand pour ça et le Redneck que je croise n’en est pas moins dangereux d’abord parce qu’il y a bien d’autres outils, d’autres armes pour me faire du mal et que lui, aura bien moins de scrupules que l’honnête citoyen à se procurer une arme de manière illégale (ce qui restera toujours possible: il n’y a qu’à voir le taux d’homicides par armes à feu aux UK depuis que l’état y a interdit strictement toutes les armes de poing).

          Vous voulez être un agneau pour les loups, c’est votre liberté. Tout le monde ne partage pas cet avis.

          1. Justement je ne veux pas octroyer aux loups des moyens supplémentaires d’attenter à ma liberté.
            Se procurer une arme de manière illégale, c’est tout de même bien moins facile que légalement, quoi qu’on en dise (surtout pour les cartouches).

            Toi t’es peut être le roi de l’auto-défense, mais ta femme et tes gosses quand t’es absent, c’est aussi des foudres de guerre?

          2. Finalement, si le vrai but c’est juste de se défendre: pourquoi ne pas se contenter d’armes non létales?
            A moins, que comme je le soupçonne fortement, la finalité est de tuer autrui, et donc d’agir comme un sale con d’antilibéral, fasciste niant le droit naturel le plus évident, celui du droit à la vie.

            Sans jeu de mot, on se tire une balle dans le pied avec cette histoire de défense des armes à feu. Les libéraux seront tjrs pris pour des branleurs dans ce pays.

          3. D’une, les « loups » ont déjà les moyens suffisants d’attenter à votre liberté, puisque c’est ce qui fait d’eux des « loups » au départ (marrant comme on a toujours voulu faire croire qu’il y a des animaux pires que nous… on voit rarement des loups être des hommes pour le loup, mais passons).

            De deux, il n’y a pas d’armes non-létales, celles qu’on affuble de cet épithète sont juste des armes moins dissuasives (donc moins efficaces ! En particulier dans une situation d’infériorité numérique…) mais qui tuent aussi.

            Une blessure par balle, statistiquement, c’est 80% de survie sans séquelle, 15% de survie avec séquelle, et 5% de mort. Donc, les armes à feu employées pour combattre le crime sont déjà fortement « non-létales » quand elles sont bien employées.

            Une arme légale, c’est une arme traçable, enregistrée, connue. Cela responsabilise son propriétaire. C’est pour ça que même dans les pays où se procurer une arme légalement est facile vorie trivial, les criminels continuent d’utiliser massivement des armes de provenance illégale.

            Enfin, en ce qui me concerne, oui ma femme sait tirer et ce simple fait suffit déjà à réduire énormément les risques pour elle.

            Par ailleurs, une dérive récente de l’introduction des tasers aux USA, par exemple, c’est de les employer non pas comme remplacement des armes à feu classiques, mais comme moyen de subjection, pour procéder à l’arrestation « plus facilement »… ce qui s’approche dangereusement d’un usage légalisé de la torture comme outil de maintien de l’ordre.

          4. «Justement je ne veux pas octroyer aux loups des moyens supplémentaires d’attenter à ma liberté.»

            Mais c’est ce que vous faites en voulant refuser de vous défendre.
            Vous êtes le premier acteur de votre défense, l’état ne sera jamais qu’un rôle d’appoint. Par contre, dès que l’état devient l’agresseur, votre liberté, elle est atteinte.

            «Finalement, si le vrai but c’est juste de se défendre: pourquoi ne pas se contenter d’armes non létales?»

            Parce que ça ne fonctionne pas.
            Les armes à feu sont celles qui rétablissent le mieux les rapports de force entre agresseurs et agressés. Même une petite vieille pourra se défendre.

        2. « Je veux continuer à vivre dans un pays où mon voisin n’aura pas de canine pour mordre quand l’envie lui en prendra. »

          Bon, c’est le cas partout en Europe et particulièrement en France, de quoi vous plaignez-vous donc? Ah oui, pardon je n’avais pas vu: le monde se divise en bons citoyens qui acceptent le joug de l’Etat et « rednecks lambda croisé dans la rue qui aura fait chauffer sa CB au wallmart. »

          Mon pauvre vieux …

          1. Répondez simplement à mes propos au lieu d’en dévoyer le sens pour aller vers un autre débat. OSEF de l’état, on parle de la finalité du port d’arme. Non pas l’indépendance vis à vis de l’état, mais vis à vis du fantasme de mort des hommes qu’ils ont tous.

          2. @ Matthieu,

            Il y a deux aspects fondamentaux dans le droit aux armes:
            -la légitime défense, l’aspect sécurité personnelle
            -mais aussi l’aspect politique que vous ne voulez pas prendre pas en considération mais qui est pourtant très important. Le deuxième amendement US est d’ailleurs fondé principalement sur cet aspect.

        3. « Tu noteras néanmoins, que le nombre de sociopathes autistes gendarmes est plutôt restreint…»

          T’es sur ???
          J’ai 2 connaissances qui, récemment, à plusieurs jours d’intervalles, se sont faites tabasser par des flics pour rien. L’un en est mort.

          «Je veux continuer à vivre dans un pays où mon voisin n’aura pas de canine pour mordre quand l’envie lui en prendra.»

          Je préfère risquer (risque très faible) de me prendre une balle par un fou que de ne pas pouvoir me défendre ou même risquer un tyran.

          Europe => armes interdites => Hitler, Staline, Mussolini => 65M de morts.
          USA => armes autorisées => pas de tyran.

          Les cycos qui font des massacres aux USA, c’est une part infime des homicides, et homicides entre USA et UE, c’est quelques 1/100000e près. Mais dès qu’on tient compte des tyrans européens, l’UE n’a pas de leçon à donner aux USA.

    2. Je suis toujours mystifié par cet usage de « société évoluée » par la gauche. Une société dans laquelle, par exemple, des milliers de personnes meurent chaque année dans leur voiture, dans laquelle l’on se débarrasse des enfants à naître, dans laquelle toute pensée religieuse est vue comme suspecte? Evolué, ça? Etre né dans une telle société et non pas dans un de ces pays où l’on coupe encore des têtes, des mains, des nez, où les femmes sont traitées comme du bétail, lui donne-t-il le droit de décréter et de nous faire la leçon sur la notion d’évolution?

      En fait ce qui nous sépare de ce genre de pensée, nous libéraux, désolé pour toi Mathieu, tu es certainement un type bien, mais nous nous considérons que l’état doit être notre serviteur, et non pas notre maître ni notre directeur de pensée, comme pour toi. Que tes chaines te soient légères.

    3. « aucun de ces supers branleurs armés n’a jamais arrêté ce type de tuerie »

      Pour être moins con ellant se coucher :
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Darrell_Abbott

      « Se procurer une arme de manière illégale, c’est tout de même bien moins facile que légalement »

      Je connais cette théorie.

      « ça n’est pas l’arme qui tue mais l’homme », moi ce type de réflexion ça m’attère »

      Un peu comme les platanes qui se jettent sur les voitures parce qu’elles vont trop vite. Sinon, mes couteaux de cuisine sortent seuls sans aide la nuit me chercher du sang de jeunes vierges

    4. «Comme si « MOI TOUT SEUL » avec mon arme, je vais dégommer tous les méchants comme un super héros»

      Il ne s’agit pas de dégommer les méchants, mais de se défendre.
      Il est impossible que la police vous protège 24h/7.

      En attendant, c’est le FBI qui le dit : more guns, less crimes.
      Ça, c’est l’aspect utilitaire.

      Le port d’arme est défendu par les libéraux car c’est un moyen efficace pour défendre son droit à la vie.
      Ça, c’est l’aspect moral.

      Si vous voulez éviter les tueries, arrêtez de vous exciter à chaque tuerie, n’encouragez pas les journaux à sur-médiatiser l’affaire, ce qui impressionne tous les meurtriers potentiels qui y voient un moyen de faire parler d’eux.

  4. « À chaque fois, le débat s’engage aux États-Unis sur le droit de porter des armes »

    Il m’a semblé que, cette fois-ci, aux USA le débat se mette à porter plutôt sur la légitimité des « gun free zones » et sur le suivi des malades psychiatriques potentiellement dangereux.

    En fait, le débat sur les armes (aux USA) a surtout repris chez les journalistes français…

    1. Matthieu : « alors qu’aucun de ces supers branleurs armés n’a jamais arrêté ce type de tuerie »
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      T’es quand même super ignorant du sujet ! Il y a des milliers d’exemples où justement, des citoyens honnêtes et armés ont empêché des massacres. Les massacres avortés ne sont pas médiatisés à outrance par les médias gauchistes, contrairement aux massacres commis (bonjour pour la neutralité journalistique) mais c’est quand même amplement documenté, souvent dans des journaux locaux. Si tu n’es même pas fichu de te tenir au courant sur des faits élémentaires, ce qui est impardonnable à l’heure d’internet, qui te dit que ton raisonnement serait juste ???

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      Matthieu : « Répondez simplement à mes propos au lieu d’en dévoyer le sens pour aller vers un autre débat. OSEF de l’état, on parle de la finalité du port d’arme. »
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      Parce que le port d’arme est souvent plus facile à obtenir que le port de gaz lacrimogène, de tazer, ou même de couteau (tous illégaux dans la rue en France), gros malin !
      Et toi, qu’as tu à répondre au fait que tu ne sois même pas au courant qu’il y a des milliers d’exemples de massacres avortés grâce aux gens qui portent des armes ?

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      Matthieu : « Toi t’es peut être le roi de l’auto-défense, mais ta femme et tes gosses quand t’es absent, c’est aussi des foudres de guerre? »
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      Les gosses n’ont pas à porter des armes. Mais les femmes n’ont aucune raison de ne pas savoir se servir d’une arme. Tu vis en plein déni de réalité.
      http://3.bp.blogspot.com/-KFCJFHJylFM/UM0GXO5fdmI/AAAAAAAAE4Q/aU5BoUIn0ZY/s1600/Screen+Shot+2012-12-15+at++Saturday,+December+15,+6.21+PM.png

  5. « N’est-il pas d’usage aujourd’hui de louer l’universalisme des droits de l’homme, qui suppose l’adoption d’un véritable standard commun dans ce domaine ? »

    Effarant ! Le sang des libéraux doit se glacer dans leurs veines à la lecture d’une telle énormité.

    Un tel gouvernement mondial est l’utopie socialiste par excellence. C’est bel et bien le totalitarisme qu’on veut ainsi promouvoir: Le gouvernement par une élite « éclairée » (par le socialisme ou par la charia selon la « chapelle » totalitaire) qui décide de tout dans tous les domaines (éventuellement sous couvert d’élections démocratiques).

    Pour ma part je considère que nous ne pouvons être sauvés du totalitarisme que par la séparation entre une autorité morale au sens chrétien de ce terme (et non au sens de la charia ou du socialisme!) et une autorité régalienne pleinement consciente de ce que l’absolu n’est pas de son ressort.

    Ainsi l’abolition de la peine de mort est une ânerie dans l’absolu. Selon le contexte, épargner la vie de tout criminel peut en coûter beaucoup d’autres innocentes, voire causer la déliquescence de l’autorité régalienne. La véritable question de fond est : Que considère-t-on comme criminel, et pourquoi. Elle est morale.

    On devine que l’auteur est esclave du conformisme socialiste et que ses positions sur ce sujet et sur les autres sont purement dogmatiques.
    Les droits humains sont dits universels parce qu’ils traitent de l’absolu, ce qui est le cas de TOUTE morale, où et quand que ce soit. L’homme ne peut pas adhérer à une morale sans la considérer comme universelle et intemporelle.

    La DHO dite « universelle » ne l’est évidemment pas puisque les pays musulmans la rejettent au profit de la charia (pour noyer le poisson ils ont promulgué une DH … en islam ! ce qui démontre assez que la liberté de conscience et l’égalité de droit sont islamiquement impossibles).

    Je le répète souvent, et R.L. me permet encore de le montrer: Sans le christianisme le libéralisme ne peut pas exister, puisque la tentation « prométhéenne » (selon les socialistes, mégalomane selon moi) de se substituer à Dieu pour dire l’absolu au service des générations futures devient irrésistible.
    Il faut pouvoir opposer aux socialistes le concept d’un Dieu qui nous a révélé ce qu’il a jugé bon de nous révéler – et cela n’incluait pas notre mode de gouvernement (soit l’exact contraire de ce que l’islam enseigne avec la charia).
    De là découlent les droits humains, mais aussi la distinction des autorités religieuse et régalienne (se traduisant par des limites pour les deux, pas seulement la première!),la société civile entre les deux, et le principe de subsidiarité, que récuse R.L.

    1. @Fucius

      « Ainsi l’abolition de la peine de mort est une ânerie dans l’absolu »

      Je m’attendais à le lire à un moment sur ce site, mais pas de votre part.

      Finalement vous ne croyez pas à la justice divine !

      1. La peine de mort est incompatible avec les droits de l’homme.
        Le bannissement par contre, a pour moi un certain attrait pour remplacer la prison ou la peine de mort : un criminel s’excluant de la société par le non respect de ses règles, la société l’exclue en retour.
        Il est tout aussi libre qu’avant, mais en dehors du monde.

  6. Dans les nombreux cas de tueries qui précédèrent, des stats officielles citèrent l’existence de dizaines de millions d’armes à feu  » de tous les types » , arsenal dispersé parmi leurs 310.000.000 d’habitants USA.
    Partout ailleurs dans le monde se comptent de mêmes armes à feu (sinon pires), par centaines de millions.
    Disposez-vous d’un moyen « légal, efficace » de les mettre toutes à la poubelle ? Et ensuite ? Ah oui, nous comptons les idéocrates-pacifistes , prêts à tout prétendre mais à ne rien résoudre !!!

    Faudra t-il aussi interdire les couteaux de cuisine, ceux des bouchers, puis nombre d’armes sanglantes qu’adorent ces barbus qui immolent quotidiennement des millions de brebis au sein du sanctuaire « halal » ; certains des mêmes mecs s’aguerrissant par ces pratiques et les utilisant contre toute forme d’ennemis « religieux » ou culturels ?

    Quand tous les doux cinglés déposant de tels articles philo et leurs commentaires à-la-noix admettront-ils que rien ne peut arrêter nos cinglés – nos déviants avérés – et moult psychopathes ? Rien, sinon peut-être par un procédé d’élimination avant/après qu’ils aient commis leurs effroyables crimes ! Ce ne sont pas les doctes Badinter & consorts des D.H. qui arrêteront les exactions des tarés en société …

    Par ailleurs, je me rappelle d’un débat fort philo fort ancien (au sein d’un « cercle Condorcet » ) où l’évidente invocation d’effets malfaisants via ces films et jeux violents dérangeait certains psychologues assez abscons pour protéger un droit à « passer ce mauvais cap » ! Eux-mêmes – abscons – étant prêts à croire que « jeunesse doit se passer » et que la violence doit se maîtriser par l’éducation ! Peut-être avaient-ils confondu avec l’éduc-à-con , ce phénomène largement répandu dans les sociétés dites « progressistes » (et celles archaïques, encore nombreuses et pires sur notre globe) ?

  7. Au Canada, énormément de familles possèdes des armes à feu, en Finlande et en Suisse aussi.
    Il est possible qu’aux Etats, le problème vienne de la règlementation entourant le droit de posséder une arme.
    En Suisse, avons-nous autant de massacre (relativement à la population) qu’aux USA alors que chaque citoyen-soldat possède théoriquement un arme ?
    Et au Canada ?
    Par exemple au Canada, certains types de crimes empêche le droit le posséder une arme ou de continuer à posséder une arme ce qui me semble très sage.
    Il a des alternatives possible. Certains aussi confondent port d’une arme avec possession d’arme.
    A chaque problème sa solution. Regarder ce qu’il se fait ailleurs, comparer et discuter. Mais de la à dire non à toute possession d’arme, je trouve que cela ressort d’un manque de perspective, de discernement et cache un mépris certain envers la liberté des individus à se prendre en charge.

  8. Les armes vendues chez wallmart sont des jouets!!!!
    Terrible et pathétique démonstration de l’acharnement hoplophobe des « anti ».
    Devant de tels arguments, je retourne jouer au cowboy…. très loin.

  9. Non,Mme Letteron,on ne peut pas acheter des armes par internet: wallmart vend des armes-jouets en plastique ‘soft-gun », en vente libre en France aussi. Votre connaissance du sujet que vous prétendez traiter peut être apprécié à l’étendue de votre ignorance des armes à feu.( voir la définition exacte d’un »assault rifle) Un minimum de culture, et, à défaut,un peu de recherche sur internet permettrait de comprendre qu’il y a 50 législation aux Etats-Unis, plus des milliers de dispositions locales. La plupart des crimes par armes à feu sont le fait de détentions illégales; inversement, il y a quantité d’exemples de citoyens ayant utilisé leurs armes pour neutraliser (abattre) des agresseurs armés. La haine de l’Etat français pour la détention privée d’arme pourrait être heureusement rapprochée de sa peur maladive des insurrections populaires, depuis la Chouannerie en passant par la Commune.On peut noter qu’aucune arme n’a été sortie des armoires en 68:il y a aussi la conscience citoyenne…et le fait que de l’autre coté aussi,il pourrait y avoir réaction violente…

  10. Aux état unis On a le droit de posséder de quoi tuer une centaine de voisins ou une dixaine d’enfants dans une école. Mais on a pas le droit de faire l’amour à 15 ans. On a pas le droit de dire des gros mots à la radio, ni de montrer un bout de nichon à la télé, ni de manger du fromage au lait cru…. et bientôt on aura plus le droit de porter des jean taille basse..

    Les américains feraient mieux d’interdire les armes et d’autoriser le sexe.. Il y aurait moins de morts dans les écoles..

  11. Mathieu a une vision très socialiste de la vie : supprimer tous les risques (en l’ occurrence, supprimer le risque de se faire descendre par un type posséderait une arme a feu) alors que nous, libéraux, préférons avoir la liberté et la responsabilite de nous défendre par nos propres moyens, comme des Hommes.
    Les interventions de Mathieu illustrent parfaitement «La route de la servitude»de Hayeck ….

  12. Le 2nd Amendment ne parle pas d’un droit collectif (milices) à détenir des armes mais bien d’un droit individuel:
    Chose que les anti-armes (qui prétendent que le 2nd Amendment ne concerne que les milices locales nécessaires à la prévention d’une tyrannie et par conséquent ne concerne pas la possession d’arme comme droit individuel) n’arrivent pas à expliquer c’est pourquoi dans les constitutions de la Pennsylvanie (1776) et du Vermont (1777) antérieures à la Constitution des USA (1787) et qui ont été des modèles pour la Constitution de l’État Fédéral il est dit pour la « défense d’eux même et de l’état »
    Constitution de la Pennsylvanie 1776:
    « XIII. That the people have a right to bear arms for the defence of themselves and the state;… »
    traduit par  » article XIII. Que le peuple a le droit de porter des armes pour les défense d’eux même et de l’état;… »
    Cette constitution de Pennsylvanie a été révisée en 1790 ( la constitution encore en vigueur de nos jours dans cet état des USA) et la section 21 de l’article IX est même plus explicite:
    « That the right of citizens to bear arms, in defence of themselves and the State, shall not be questioned. »
    traduit par « Que le droit des citoyens de porter des armes, pour la défense d’eux même et de l’État, ne doit jamais être remis en question »

    La Constitution du Vermont 1777 dit également « la défense d’eux mêmes et de l’état ».
    On parle bien du droit de résister au crime (défense d’eux même) et à la tyrannie (de l’Etat).

    Les Constitutions d’état qui ont rejoint l’union fédéral après 1787 date de la ratification de la Constitution des USA parlent du droit des citoyens….
    Kentucky 1792 et 1799 (révision): « That the right of the citizens to bear arms in defense of themselves and the State shall not be questionned »
    Tennessee 1796: « That the freemen of this State have a right to keep and to bear arms for their common defence »
    et ainsi de suite Ohio 1802, Indiana 1816, Mississipi 1817, Connecticut 1818, Maine 1819, Alabama 1819, Missouri 1820…..
    Leur constitutions font référence soit explicitement au droit du citoyen de posséder et de porter des armes, soit elles mentionnent « pour la défense d’eux même et de l’État ».

    Quand on creuse l’Histoire, et les texte on confond les arguments fallacieux des antis, le 2nd amendment parle bien du droit individuel des citoyens à posséder et à porter des armes et non pas le droit collectif des milices d’États à porter des armes.

    Une autre erreur est de dire que dès le début la France a pris dès le départ un chemin différent des USA: en fait des documents retrouvés par l’UFA-ADT ( http://www.armes-ufa.com/spip.php?article365 ) montrent que les droits de posséder des armes était tellement évident pour les auteurs de la Déclaration des Droits de l’Homme et de la Constitution de la Première République Française qu’il n’ont même pas jugé utile de le préciser par écrit (grosse erreur) et que la méfiance envers une nation armée n’a été cristallisée en France qu’en 1939 (avant cette date les armes étaient en vente libre en France) et affirmée durant le gouvernement de Vichy et l’occupation allemande (dont la lutte contre la Résistance s’en est trouvée facilitée par l’exploitation des registres listant les propriétaires d’armes soumises à autorisation), et cela perdure jusqu’à nos jours.