Et hop ! Une jolie usine à gaz sociale
Publié le 8/11/2012
Les mesures annoncées par Ayrault seront l'occasion de créer une splendide usine à gaz. S'agira-t-il d'un choc de compétitivité ou d'un choc de complexité ?
Résumé des annonces d'Ayrault sur la "baisse des charges":
Comment baisser les charges sans baisser les charges, en baissant les impôts de 20 milliards, après les avoir augmentés de 20 milliards.
Vous n'avez pas tout compris ?
En décortiquant les annonces de mardi suite au rapport Gallois, on constate que le niveau des charges sociales restera inchangé. Simplement, une baisse d'impôt - égale à la hausse récente de 20 milliards - sera accordée aux entreprises.
Les mesures annoncées sont l'occasion de créer une splendide usine à gaz comme savent les fabriquer les créatifs de Bercy : les charges sociales resteront payées plein pot aux taux actuels, et une partie sera remboursée par la suite sous forme de "crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi" encore obscur. Les nouveaux effets de seuils pour le calcul des remboursements de charges vont égayer la vie des comptables dans les entreprises, impatients de connaître les formules de calcul du crédit d'impôt qui devrait être plus ou moins important jusqu'à 2,5 fois le smic (rien au-delà). S'agira-t-il d'un choc de compétitivité ou d'un choc de complexité ?
J'ai une suggestion pour le gouvernement français : créer un nouveau "crédit d'impôt pour financer l'embauche d'un énarque dans chaque PME". Un énarque, ça doit pouvoir s'y retrouver dans les 3200 pages du Code du travail français, non ?
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Sur le web.
Lien raccourci: http://www.contrepoints.org/?p=103665




Pousser un soupir d'épuisement et de soulagement avant d'aller travailler pour €1.500 euros bruts par mois
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En termes de pouvoir d’achat, pour qu’un salarié français puisse disposer librement d’un euro, son employeur doit lui verser 2.3 euros...
Le plus choquant, ce n'est pas tant les cadeaux faits aux rentiers qui attirent la focalisation de tous les médias, mais que les plus pauvres doivent s'acquitter en moyenne d'environ 265 euros de taxes indirectes par mois...
Tout comme pour la « TVA sociale », le coût politique d’un transfert d’une partie des cotisations sociales vers la CSG serait très élevé pour un gain de compétitivité dérisoire, provisoire et illusoire....
Les gouvernements successifs se refilent le mistigri des « charges sociales », allant de non-solution en non-solution....
Les propositions pour restaurer la compétitivité du rapport de Louis Gallois sont sans risques et sans vertus....
Les mesures préconisées par Louis Gallois comme les annonces faites par Jean-Marc Ayrault relèvent au fond d’une même logique : le dirigisme....
Avec l'annonce du Crédit Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi, certains commentateurs croyaient au Père Noël et à la conversion du gouvernement. C’était mal le connaître....
Ceci fera le bonheur des avocats en tout genre : fiscaliste, spécialisés en droit social et 'en passe. Décidément, j'ai bien peur que les mesures annoncées ne soient un choc de contre compétitivité !
Mais pourquoi diable ceci ne saute aux yeux de personne ? Le commun des commentateurs laisse penser que plus c'est compliqué, plus ça a été réfléchi, donc meilleurs seront les résultats. Quelle absurdité ! Je crois que cette complexité sert surtout à, comme disait Colbert, "plumer l'oie sans qu'elle ne criaille"...
http://www.contrepoints.org/2012/08/12/93441-petrole-la-grande-hypocrisie-de-la-transparence