Avons-nous encore les moyens de prohiber la drogue ?

Publié Par h16, le dans Édito

La France n’a plus les moyens de continuer à prohiber la drogue et peut-être est-ce même le pire moyen de lutter contre elle.

L’actualité est parfois facétieuse : alors que des affaires de blanchiment de l’argent de la drogue éclaboussent un membre du parti officiellement pour une dépénalisation du cannabis, le ministre de l’Éducation, Vincent Peillon, du parti officiellement pour, contre, ne sait pas, n’a rien trouvé de mieux à faire qu’à se déclarer lui aussi ouvertement pour, alors qu’au gouvernement, la question ne doit surtout pas être abordée…

hollande humide et tristeOn ne peut évidemment pas s’empêcher de sourire en voyant la troupe de pieds nickelés du gouvernement se chamailler à ce sujet pendant que le Premier ministre, ayant perdu toute colonne vertébrale lorsqu’il s’est récemment réincarné en bulot, tente en vain de discipliner tout ça sous le regard atone d’un président dépassé par les événements, sa vie de couple et les finances d’un pays en décomposition avancée. Mais foin de palabres sur les médiocres qui s’agitent : si le débat a été bien piteusement lancé, et, sans nul doute, à un fort mauvais moment, il n’en reste pas moins que le fond de ce dernier, lui, mérite mieux que les pathétiques ronds de jambe d’une majorité empêtrée dans sa confusion mentale habituelle.

Doit-on dépénaliser la drogue ? Doit-on, de façon plus restreinte, se contenter du cannabis ? A-t-on seulement le droit d’ouvrir le débat ?

Ici, je pourrai reprendre la litanie d’arguments libéraux ou libertariens qui expliquent, de façon logique, articulée et sensée pourquoi les individus, libres et responsables, devraient avoir le droit de se droguer, quitte à se détruire la santé, étant finalement les seuls juges de ce qui est bon (ou pas) pour eux.

Mais cette fois-ci, je me contenterai de poser une autre question : a-t-on vraiment les moyens de continuer à pénaliser l’usage et le trafic de drogue ? La question, ici, est en réalité bien plus pertinente que toutes les autres sur le libre-arbitre, la propriété de son corps et le reste, pour la simple et bonne raison que les finances du pays et les ressources humaines dont il dispose pour lutter contre l’usage et le trafic de drogue sont complètement épuisées.

Vous pensez que j’exagère ? Oui, bon, certes, c’est aussi le style de la maison, mais pour une fois, j’ai quelques chiffres qui méritent réflexion.

Par exemple, on pourrait regarder la quantité de cannabis saisie sur les dernières années. En cherchant un peu, on tombe sur des statistiques intéressantes issues de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies, qui indiquent simultanément que le nombre de saisies a, assez régulièrement augmenté, mais que la quantité (ici en kg) de cannabis saisi suit le profil suivant :

Qté de cannabis saisi 1996 - 2010

Comme on peut le constater, on tourne autour de 60 tonnes par an. Sauf à considérer que les trafiquants augmentent les quantités vendues en France sans se faire davantage pincer, ce qui supposerait un étonnant accroissement de leur efficacité, on en déduit assez logiquement que la consommation doit peu ou prou suivre le même profil, à savoir à peu près stable. Parallèlement, le budget alloué pour la lutte contre le trafic n’est en baisse ni en euros courants, ni en euros constants. Pour ces données, il faut aller fouiller dans des douzaines de sites dont il est particulièrement difficile d’extraire des valeurs pertinentes. Il y a tout de même, de temps en temps, des études qui sont faites spécifiquement sur ce sujet et donnent une idée des montants en jeu.

Ainsi, en 1997, l’étude de Kopp et Palle, deux économistes, au terme de prudents calculs, arrivaient à un montant de 4,72 milliards de francs dépensés par les administrations en 1995. Pour information, cela représente 937 millions d’euros de 2011 en tenant compte de l’inflation. En 2003, le même Kopp a fait équipe avec Philippe Fenoglio et ils ont réactualisé ces données. Le chiffre total s’établit à 1,16 milliard d’euros de 2003 (dont environ 300 millions consacrés à la seule arrestation de 80.000 personnes), soit 1.35 milliard de 2011. Le constat, même s’il est parcellaire et réalisé sur des données difficiles à collecter, reste valide : la lutte contre la drogue, en France, coûte une fortune de façon directe et les budgets alloués sont en constante augmentation. Parallèlement comme on l’a vu ci-dessous, les prises restent, elles, cantonnées aux mêmes chiffres. Parallèlement, on apprend que Bercy a fait ses petits calculs et découvert que l’État gagnerait entre 800 millions et 1 milliard d’euros en cas de dépénalisation du cannabis.

Augmentation des coûts de la répression, aucune influence de cette dernière sur le trafic constaté, est-ce une particularité française ?

Pas vraiment. Au niveau mondial, on a observé, à de multiples reprises, exactement le même schéma : le coût de la prohibition augmente régulièrement, le bénéfice des dealers s’envole d’autant, les coûts pour la société grimpent, et la consommation ne diminue pas. Un rapport demandé par la Commission Européenne à des experts indépendants, sur la période allant de 1998 à 2007, aboutit là encore à la même conclusion : « Aucun élément ne fait apparaître une diminution du problème mondial de la drogue sur la période allant de 1998 à 2007 et ce malgré l’intensification des politiques de lutte anti-drogue. » Alors que les producteurs et les revendeurs sont sévèrement punis, « les prix des drogues ont chuté de pas moins de 10 à 30 % depuis 1998 », et « aucun élément ne donne à penser  qu’il est plus difficile de se procurer de la drogue », souligne le rapport.

Aux États-Unis, la guerre contre la drogue ne donne que des résultats franchement mitigés, et la situation en devient même caricaturale si l’on s’en tient à ce genre de graphiques, parfaitement illustratifs :

war on drugs in America

A contrario, il est intéressant de noter qu’il y a des pays qui ont dépénalisé la drogue, et ce depuis suffisamment longtemps pour qu’un bilan puisse être dressé. Ainsi, l’accès légal aux Coffee shops du Pays-Bas ou la décriminalisation des drogues au Portugal depuis plus de 10 ans auront permis de d’observer deux choses : d’une part, la société ne s’est pas effondrée sous le poids de ses drogués, toute la population ne basculant pas dans l’addiction et les paradis artificiels. D’autre part, les sommes économisées en matière de lutte contre le trafic ont pu être utilisées pour l’accompagnement des drogués et l’amélioration des conditions de leur suivi médical ainsi que des opérations de prévention et de cures de désintoxication. L’expérience portugaise a en outre montré que le traitement de la toxicomanie comme un problème de santé, et pas comme une infraction pénale, est plus efficace que la prison pour détourner les toxicomanes de la consommation de drogue.

Si l’on ajoute ce bilan positif des expériences tentées, avec celui, largement négatif, de la prohibition, si l’on tient compte dans l’ensemble du tableau des effets de bord de cette prohibition sur la société (apparition de réseaux mafieux, violence, explosion carcérale, hausse des prix, corruption policière, puis politique, …) , si, enfin, on se rappelle que la crise qui secoue l’Europe fournit une raison en béton armé pour réévaluer les politiques publiques à l’aune de leur efficacité, comme ce fut le cas en Grèce, à ce sujet, l’année dernière, on comprend que la question de la dépénalisation des drogues mérite largement plus que les hésitations grotesques d’un Premier ministre incompétent et les balbutiements pénibles d’un président de la République arrivé là sur un malentendu.

Qu’on soit pour ou contre la prohibition de la drogue, lorsque les moyens financiers viennent à s’épuiser et que les résultats observés sont à la fois catastrophiques et inverses de ceux qu’on attendait, il faut savoir arrêter les frais. La France n’a plus les moyens de continuer ce type de lutte contre la drogue.

Peut-être cette lutte n’est d’ailleurs pas la meilleure façon de procéder. Peut-être est-ce même la pire ?
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Sur le web

  1. Service de la dette en 2012 : dans les 120 milliards d’euros.

    A coté, qu’est ce que ça représente, 1 milliards pour la lutte contre le canabis, sérieusement ?

    1. 1 milliard, ca represente 3 repas par jour pour 1’000’000 africains qui crevent de faim, ou un lit pour les nombreux sdf qui mourront de froid dans les rue de Paris cet hiver… mais vous avait raison, c est rien, vaut mieux s’occuper de vos fantasmes.

    2. 1 milliard, c’est rien, juste une petite rivière.

      1. Pour chaque économie possible, il y a une lumière qui ramène « oui, mais ça, ce n’est pas grand chose ». Coupons déjà ça, et, bien d’accord, coupons bien d’autres choses AUSSI.

        1. L’armée est déjà en train de se prendre des coupes franches dans la poire, si ça peut vous faire plaisir.

          Pendant ce temps là, les Suisse font des exercices militaires dans l’hypothèse de troubles sociaux massifs en UE.

    3. les petits ruisseaux font les grandes rivières

    4. C’est précisemment en ayant cette attitude dédaigneuse pour les petites économies qu’on arrive à une dette incontrôlable.

    5. @Fabrice, en pourcentage ça représente un tout petit peu moins d’un pour cent du service de la dette.
      En billet d’avions privés pour Kinshasa, ça fait 11 363.
      En budget annuel du métro du grand Paris, ça fait 1.
      En création de HLM, ça fait 500 000 m².

      Bref, des bricoles…

    6. Il ne s’agit pas de dédain, mais de mise en perspective. Nous ferons défaut, c’est une évidence.

      La question c’est « que voulons nous garder » une fois que le défaut aura été consommé. Dans un contexte de crise économique terrible, lutter contre la drogue, contre les marchands de bonheur empoisonné, n’est pas absurde.

      Que d’un point de vue utilitaire les moyens en question soient mieux placés ailleurs, peut-être, mais ça demande plus de réflexion, et retirer les moyens n’implique pas de dépénaliser la vente.

    7. Etre libéral ne peut pas se résumer à respecter individuellement les droits des autres.

      Il s’agit de s’arranger, dans le cadre national, pour faire respecter les droits des autres.

      Si vous prétendez que se droguer est un droit, la majorité prétend que c’est le droit de ne pas voir ses enfants harcelés par des dealers, ou de la publicité pour des stupéfiants, qui prime. Et l’un et l’autre son incompatibles.

      Ou alors je suis stupide, parce que je ne vois pas comment ce serait possible.

      1. Ça sonne comme une drôle de notion de droit.

      2. « la majorité prétend que c’est le droit de ne pas voir ses enfants harcelés par des dealers, ou de la publicité pour des stupéfiants »

        Les enfants ne sont pas harcelés par des vendeurs de pinards ou de clopes. Par contre ils se procurent facilement de la drogue parce que les dealers tournent autour des écoles. Sans ce commerce rentable du fait de la prohibition ils devraient bosser ou trafiquer autre chose.

        1. « Sans ce commerce rentable du fait de la prohibition ils devraient bosser ou trafiquer autre chose. »

          Peut-être y aura-t-il moins de personnel vivant de ce commerce, mais ça n’implique pas du tout une offre plus restreinte, au contraire.

          Le problème, c’est la demande. Et est-il possible de diminuer la demande de stupéfiants des jeunes dans un contexte d’offre abondante et bon marché ?

          Encore une fois, je suis peut-être stupide, mais je ne vois pas comment c’est possible.

          N.B : Les pays cités en exemple n’ont pas dépénalisés la vente, mais la consommation. Aux pays bas, la vente est tolérée (pas légalisée) dans des conditions strictes.

      3. « Ou alors je suis stupide, parce que je ne vois pas comment ce serait possible. » Mais non vous n’etes pas stupide. Vous etes borne… VOus avez toute l’intelligence qu’il faut pour reflechir au probleme ais votre condescendance et votre mauvaise foi vous empechent d’avancer des arguments rationnels. Par exemple:
        « Si vous prétendez que se droguer est un droit, la majorité prétend que c’est le droit de ne pas voir ses enfants harcelés par des dealers, ou de la publicité pour des stupéfiants, qui prime. Et l’un et l’autre son incompatibles. »
        Ce mensonge ehonte traduit très bien votre mauvaise foi. Vous savez bien que Pernod Ricard ne vient pas harceler vos enfants a la sortie du college. Vous savez que si c’est légal, les dealers arrêteront d’exister sauf a taxer le canna a 200% comme avec les clopes. Néanmoins, vous continuer de faire comme si la légalisation était juste une amnistie des dealers et une espèce de légalisation des cartels criminels avec des vendeur a la sauvette spécialistes en déchéance infantile. Probablement par sadisme…. Vos soit disant objections, vous n’y croyez pas vous meme (ou alors vous etes effectivement stupide) et vous vous en servez comme épouvantail pour effrayer les gens avec quelque chose dont vous pensez du mal arbitrairement. Moi j’aime pas la cocaine et les cocainomanes me gavent. Ils sont arrogants, souvent dangereux pour eux meme (on passe donc son temps a les surveiller) et même parfois pour les autres. Mais je veux qu’ils puissent prendre leur dope parce que je veux pas payer leur babysitter en tenue de schtroumpf pour vérifier qu’ils ne prennent pas de bonbons interdits.
        Vous reduisez l’impact de cette mesure non pas parce que vous pensez qu;’u milliard c’est des pecadilles mais parce que vus voulez imposer votre vision du « la drogue c’est mal » aux autres, en leur faisant croire que ca VAUT un milliard pour les personnes concernees. Mais le fait est que c’est faux. VOus n’etes pas credible parce que vous faites une focalisation sur le cannabis, parce que vous ignorez volontairement les etudes sur les experiences portuguaises et hllandaises qui contredisent votre catastrophisme facon propos de bistrot etc…

        Moi un ton meprisant? Oui… et alors? Vous meprisez bien les toxicos et les dealers sans les connaitre, non?

        1. Si, vous, les dealers ne vous inspirent pas le plus profond mépris, je ne vois pas comment comment cette discussion pourrait être fructueuse.

          La seule chose que j’ai en tête, c’est le bien être de mes enfants, et de ceux de mon entourage.

          Une dernière précision, ma focalisation est bien plus sur la cocaine et les autres drogues dures que sur le canabis.

          Et je ne vois pas de problème au fait d’avoir un pot d’herbes chez soi, ou même de jouer au petit chimiste pour se synthétiser de la dope.

          C’est contre l’idée de légaliser la vente (ou assimilé) de stupéfiants que je m’insurge.

    8. Ca represente 1/120eme qu’on n’a pas a chercher ailleurs banane! Quand on est dans la mouise, chaque euro compte. Par ailleurs ca represent non pas 1 milliard mais presque 2: Un milliard d’economie, Un milliard de recette. Comme quoi vous ne savez vraiment pas compter. Les approximations sarcastiques sont une vieille technique de mauvaise fois utilisée par les prohibitionnistes bornes.

      1. Vous ne devez pas évoluer dans un milieu facile, pour être aussi à cran. Pensez à souffler un peu. Par contre, pour vous détendre, il faudra trouver autre chose que la comptabilité créative, qui ne vous réussi pas.

  2. La dépénalisation n’est pas suffisante.
    C’est la mise en place d’une filière globale, de la culture à la distribution qu’il faut envisager, comme jadis celle du tabac. La France détient les savoir faire, les infra structures pour ça.
    Parallèlement à l’aspect fiscal, qui n’est pas secondaire, il faut prendre en considération que cette ouverture sur la consommation d’un euphorisant normalisé sous contrôle étatique est dans le sens de la mondialisation. Sauf à vouloir rester le pays exclusif du pinard, ce que la France n’est plus, ouvrir le pays à la consommation de la fumette ne peut que donner une bouffée d’optimisme à nos concitoyens. Osé, Osé, Osé.

  3. Si la France mettait en place une production, en régie d’Etat de cannabis, c’est toute une flilière de services et de taxes qui contrôlerait un commerce aujourd’hui illicite aux mains de truands sans scrupules.

  4. Si 1 joint= 1 amende forfaitaire de 500€, 1 gramme vendu= 1 an de prison. Ca ne serait pas plus simple et plus efficace que penser rationalisation et culture contrôlés par l’état?
    A moins que votre but ne soit pas de vous en débarrasser, et là faudrait être franc…

    1. @ Matthieu

      Notre but est que chacun puisse consommer les produits qu’il désire, fussent-ils nuisibles pour sa santé. C’est un droit naturel.

      Si certains trouvent en la drogue un échappatoire à leurs problèmes, de quel droit leur en priver?

      Pourquoi interdire la drogue, et pas l’alcool ou les cigarettes, ou mêmes les cacahuètes, qui pour rappel tuent régulièrement par étouffement?

      1. L’alcool et les cigarettes sont des drogues calibrées. On connaît le degré des boissons alcoolisées, on connaît les teneurs en principes actifs des cigarettes.
        Ces deux toxiques sont encadrés par l’Etat et fortement taxés.
        Leur consommation est accompagnée d’information sur leurs dangers.

      2. Je tire mon raisonnement, simplement de mon droit à mener une vie paisible. Les fumeurs, les drogués, et les alcoolisés, sont une menace pour mon intégrité physique.
        Certes nous sommes plus tolérants avec les produits comme l’alcool et le tabac. Car pour ces produits s’est développé une norme sociétale, où lorsque l’on consomme avec parcimonie, on tolère.

        C’est plus délicat avec la drogue, dont le but est purement récréatif et où aucun norme sociétale s’exerce pour garantir le respect de mon intégrité.

        Je crois qu’il y a 2 sortes de libéraux, ceux qui souhaitent qu’on laisse les autres tranquilles, et ceux qui souhaitent qu’on les laisse tranquilles (et c’est mon cas).

        J’ai une autre objection, purement philosophique, les drogues tendent vers abrutissement des hommes. Et des débiles, je suis pas sûr que ça soit ce qu’il nous manque le plus.

        1.  » les drogues tendent vers abrutissement des hommes  »
          Vous parlez de qui ? de Cocteau ? de Freud ?
          La norme sociétale (curieux vocable de la part d’un libéral) est une norme locale s’appliquant à l’alcool de puis longtemps. Et cette norme est fluctuante dans l’espace et le temps. Plus récente pour le tabac.
          Une bonne technique pour encadrer cette consommation d’un toxique est d’en faire assurer la production par l’Etat comme naguère pour le tabac.

        2. Apparemment ya pas besoin de prendre de drogues pour etre un abruti… explique moi au passage comment un fumeur de cannabis menace-t-il ton integrite physique?

          1. Je pense que l’intégrité physique peut être menacée par tout consommateur de substance intervenant sur la vigilance intellectuel telle qu’alcool et cannabis, marijuana, haschich, zamal, chanvre au volant. Je suis pour des appellations contrôlées de : cannabis, marijuana, haschich, zamal, chanvre.

          2. Au volant… enfin si le cannabis etait legal il serait tout de meme interdit d en consommer avant de conduire, comme pour l alcool. Et connaissant bien les effets du cannabis, je prefere conduire apres avoir fume 5 joints que apres avoir bu 2 verres. Et je me sens aussi menacee par les ptits vieux au volant, les gens qui conduisent et qui sont en manque de sommeil, ou de cafe, ou qui ont des enfants a l arriere qui hurlent… interdisez moi vite tout ca, tuons les vieux a 60 ans, comme ca pas de risque de voir un vieux conduire…

          3. Oui au volant, autrement dit, comme pour l’acool, il s’agit du mésusage de la fumette, non pas de sa distribution contrôlée et encadrée.

        3. h16h16 Auteur de l’article

          Ah donc en vous cachant derrière le « laissez moi tranquille », vous voulez régenter la vie des autres. Rien que de très banal. Très socialiste, très moralisateur, mais pas du tout libéral.

          Belle mentalité.

          1. Ne pas considérer le cannabis, ou la drogue pour ce qu’elle est: un problème de santé publique, doublé d’un problème sécuritaire (explosion des crimes aux USA lors de l’apparition de l’héroïne, et idem avec le crack).
            C’est non seulement, très social-bisounours mais c’est aussi un bon moyen de porter le discrédit sur les libéraux, et de les faire passer pour des petits rigolos.
            C’est comme avec la question du port d’arme. Est-ce les armes ou les gens qui tuent? Je ne préfère n’avoir jamais a répondre à de tels sophismes.

            @Hippolyte Canasson, vous auriez pu choisir avec davantage de clairvoyance vos exemples de consommateurs, s’il s’agissait de me démontrer l’innocuité de ces produits…

          2. « un problème de santé publique »

            Ca veut dire quoi? Ma santé, elle est privée. A la limite, une épidémie d’une maladie contagieuse peut être un problème de « santé publique », mais là je vois pas.

            « doublé d’un problème sécuritaire »

            C’est justement la prohibition qui fait que c’est un problème sécuritaire. Enfin c’est tellement évident, que je m’étonne qu’un tel « argument » soit ressorti.

            « C’est comme avec la question du port d’arme. Est-ce les armes ou les gens qui tuent? Je ne préfère n’avoir jamais a répondre à de tels sophismes. »

            Ce n’est pas un « sophisme »: « un sophisme […] est un raisonnement qui cherche à apparaître comme rigoureux mais qui en réalité n’est pas valide au sens de la logique » pour reprendre la définition de WP.
            Les mots ont un sens!

          3. Non, le problème sécuritaire perdurera, tout comme il perdure au portugal. Les trafiquants continuent de prospérer. Aux Pays Bas j’en parle même pas, c’est trop grotesque.

            Le problème de la drogue, c’est la drogue. C’est aussi simple que cela. Inutile de chercher du côté de l’état ou de la population. Voilà en quoi consistent les sophismes (oui monsieur, je parle et comprends le sens de ma langue maternelle) récurrents sur la drogue.

            La vérité c’est que la drogue, c’est un gosse de 14 ans qui fume son joint avant d’aller en cours (idéal pour niquer les récepteur CB1 des neurones, et apprendre comme un grand pourquoi c’était mieux d’en avoir) et qui a entre 2 et 5 fois plus de chance d’évoluer vers une consommation de drogues dures (moins trendy).

            De grâce revoyez vos considérations quant au cannabis, notre cause y gagnera.

          4. @ Matthieu

            Petit malentendu: je parlais de libéralisation. Au Portugal, il y a eu uniquement une dépénalisation, donc forcément le trafic perdure et les problèmes sécuritaires qui vont avec.

            « Voilà en quoi consistent les sophismes »

            Non, vous avez dit « C’est comme avec la question du port d’arme. Est-ce les armes ou les gens qui tuent? Je ne préfère n’avoir jamais a répondre à de tels sophismes ». C’est une question, et je vois difficilement comment une question ouverte pourrait être un sophisme. Les mots ont un sens.

            « La vérité c’est que la drogue, c’est un gosse de 14 ans qui fume son joint »

            Qui a parlé de légaliser la vente de drogue aux mineurs? Homme de paille.
            Du reste, c’est déjà ce qui se passe. En masse. La prohibition ça n’a pas l’air de marcher terrible, avouez.

            « (idéal pour niquer les récepteur CB1 des neurones, et apprendre comme un grand pourquoi c’était mieux d’en avoir) »

            On pourrait utiliser le même genre d’arguments contre l’alcool. Il faut donc interdire l’alcool.

            « qui a entre 2 et 5 fois plus de chance d’évoluer vers une consommation de drogues dures (moins trendy). »

            A ma connaissance, aucun lien de causalité n’a jamais été prouvé.

      3. @ Hippolyte Canasson

        D’où l’avantage de légaliser la drogue. Non seulement cela sera très rentable pour l’État, mais en plus cela permettra d’informer bien mieux sur les substances et leurs nocivités.

        @ Matthieu

        Le libéralisme classique recherche avant tout la justice et c’est pour cette raison qu’il se base sur le droit naturel et non sur des intérêts personnels.

        À partir du moment où vous êtes un mortel, tout votre environnement, vous-même inclus, représente une menace pour votre intégrité physique… Vous ne pouvez donc pas vous baser sur ce postulat pour interdire quoi que ce soit.

        Enfin, la philosophie qui veut se débarrasser des débiles, est non seulement anti-libérale, mais bien plus dangereuse et destructrice que la consommation de drogues…

        1. @ Aloygah Certes, ma position peut paraitre eugénique. Disons que je ne suis pas davantage pour une décroissance intellectuelle, que je ne le suis pour une décroissance économique.

          1. @ Matthieu

            Si vous prônez des mesures autoritaires pour réduire la débilité, vous êtes dans la même logique que l’eugénisme ou même que l’extermination, seul le moyen change (heureusement d’ailleurs).

            Bien sûr que c’est regrettable que nous ayons dans notre monde des drogues, des armes et des débiles, mais ce que vous ne réalisez pas, c’est que l’on ne peut rien y changer, même avec des mesures autoritaires extrêmes, car cela est inhérent à la nature humaine, et à cause de ce fait, toutes les tentatives de changement n’aboutissent qu’à empirer les choses.

            C’est pourquoi nous prônons la liberté, elle ne transformera pas ce monde en paradis, mais elle évitera qu’il devienne un enfer.

          2. Salut Matthieu,
            « Si 1 joint= 1 amende forfaitaire de 500€, 1 gramme vendu= 1 an de prison. Ca ne serait pas plus simple et plus efficace que penser rationalisation et
            culture contrôlés par l’état? »

            Plus simple peut être, mais trop radicale et irréfléchie pour être applicable, la France est l’un des pays les plus répressifs au niveau du cannabis,
            son peuple est pourtant le N°1 de la fumette en Europe!

            « Certes nous sommes plus tolérants avec les produits comme l’alcool et le tabac. Car pour ces produits s’est développé une norme sociétale, où lorsque l’on consomme avec parcimonie, on tolère.
            C’est plus délicat avec la drogue, dont le but est purement récréatif et où aucun norme sociétale s’exerce pour garantir le respect de mon intégrité. »

            L’alcool se trouve en magasin, les cigarettes dans des bureaux de tabac et non pas en pharmacie ce qui en fait des drogues purement récréatives. Elles font partie de notre culture depuis des générations ce qui explique en partie pourquoi elles sont aujourd’hui encore légales. Cependant, officiellement elles produisent en moyenne chaque année 60.000 morts pour le tabac et 33.000 pour l’alcool à cause des abus alors que le cannabis (toujours officiellement) n’a jamais tué personne.
            Cela dit une « norme sociétale » aura du mal à s’appliquer pour le cannabis s’il est prohibé.

            « Ne pas considérer le cannabis, ou la drogue pour ce qu’elle est: un problème de santé publique, doublé d’un problème sécuritaire (explosion des crimes aux USA lors de l’apparition de l’héroïne, et idem avec le crack). »

            utiliser le crack et l’héroïne comme exemple en comparaison avec le cannabis prouve votre manque d’informations sur le sujet. Le crack et l’héroïne sont de véritables fléaux, mais en quoi le cannabis est il semblable aux deux autres substances citées? Je suis bien curieux d’avoir votre réponse.
            petite remarque personnelle, lors de la prohibition de l’alcool aux USA dans les années 1920, n’y a t’il pas eu effusion de sang dans tout le pays ? en comparaison avec ce que vous dites on peut en conclure que l’alcool est identique au crack/héroïne ce qui n’est pas le cas donc le cannabis ne peut être mis dans le même sac.

  5. Le cannabis est une substance non-addictive contrairement a la cigarette. La penalisation de sa consommation a toujours ete une stupidite et il serait bon en effet de depenaliser pour porter un coup aux reseaux mafieux qui font de l’interdit leur fond de commerce. On se demande vraiment a qui profite ce commerce pour etre encore dans un debat qui n’a pas lieu d’etre. La prohibition dee l’alcool aux US a fabrique les Al Capone and co et l’alcool n’est plus interdit.

    1.  » a qui profite ce commerce  » Je ne pense pas que le profit soit en cause dans l’attitude de l’Etat concernat le cannabis.
      Il me semble, intuitivement, qu’il s’agit d’une question de culture. Qu’il s’agit de l’aversion de l’Etat pour la prise en considération d’une consommation d’un produit exotique. Au pays de la saucisse de Strasbourg, de la Bêtise de Cambrai et de l’andouille de Vire, il est difficile de légitimer la consommation d’un produit dont le nom même n’est pas précis.
      cannabis, marijuana, haschich, bref pas de chez nous ça!

      1. cannabis, marijuana, haschich, zamal, chanvre, autant de produits aussi éxotiques que le thé (anglais) et le café (italien).

        1. facebook_barthelemy.bouladoux

          Vous vous embrouillez là où c’est relativement simple ! Opposer cannabis/marijuana revient à opposer vin/pinard ; on peut continuer la comparaison : haschich => vin distillé, zamal => grand Bordeaux AOC, chanvre => toute boisson à base de raisin (jus de raisin + vin).
          Ça va mieux ? On a moins peur de ce qu’on comprend mieux, à méditer…

          1. Non:

            cannabis = la plante
            marijuana = fleur de cannabis séchée
            haschich = résine de cannabis
            zamal = ?
            chanvre = cannabis à très faible taux de THC, ie qui n’a quasiment aucun effet. Utilisation possible: textile.

          2. Je n’oppose rien ! Je n’y connais rien non plus ! Selon moi juxtaposition n’est pas opposition. Je ne sais pas si le zamal est au chanvre ce que grand Bordeaux est au pinard. Le principe actif est le même, la qualité et les terroirs diffèrent. D’où l’idée d’appellations contrôlées pour cannabis, marijuana, haschich, zamal, chanvre, chénevis et autres, à l’instar du beaujolais village, du bourgogne millésimé, de la gauloise bleue, de la gitane filtre, de l’andouille de Vire…

  6. Cannabis : Nom latin pour le chanvre indien. Plus précisément cannabis sativa L.
    Les autres noms sont des synonymes locaux ou vernaculaires : chanvre, marie-jeanne, beuh, gandia, herbe, chènevis, marijuana…

    Concernant la dangerosité, voici une liste établie par les services des armées dans les années 70-80, classant les différents psychotropes des moins dangereux au plus dangereux :

    Cannabis
    Cocaïne
    LSD
    —————
    Amphétamines
    Barbiturique et alcool
    Opium
    Morphine
    Héroïne.

    A l’époque, le crack n’avait pas fait son apparition. On peut, néanmoins, le ranger avec les produits les plus dangereux comme la morphine.

    Le danger de ces produits venant souvent de la dépendance qu’ils créent. Seuls ceux après le trait entraine une véritable dépendance physiologique rendant le sevrage très douloureux.

    La cocaïne n’engendre pas de dépendance physique, mais peut entrainer (comme le cannabis) une dépendance psychologique, avec des risques de perforation nasale à cause de son effet analgésique local.

    Le LSD peut entrainer une confusion mentale permanente, en cas de « mauvais trip ».

    Il est aussi à noter que le cannabis, du fait de l’amélioration de sa production, a vu sa dose de principe actif (delta-9-tétrahydrocannabinol ou THC) très fortement augmenter au cours des trente dernières années.

    Tout cela n’enlève rien à l’article auquel j’adhère sans réserve.

  7. Pour l’anecdote, Rabelais appelait le cannabis le Pantagruelion.

    Enfin, la célèbre Canebière à Marseille doit son nom à la culture du chanvre sur les bords du Lacydon pour la fabrication de cordage. Chanvre parfois aussi appelé chenevrier et réputé pour entrainer dans l’ivresse les ouvriers chargés de le récolter.

  8. @Matthieu
    « Le problème de la drogue, c’est la drogue »
    En voila une belle phrase creuse… vous faites partie de ceux qui font avancer le monde grace à leur intelligence supérieure, à n’en pas douter. Et au fait, qui définit ce qu’est une drogue? L’observatoire international des drogues classe le cannabis entre le café et le thé, loin derrière l’alcool et le tabac… le lien entre alcool et drogue dures est beaucoup plus évident, étant donné qu’ils sont trés souvent consommés simultanément, dans le même lieux (les boîtes de nuit). Les comportements violents doivent être punis, peu importe le fait qu’ils puissent être liés aux drogues, mais interdire les drogues sur cette base, cela revient à interdire toute pratique qui puisse potentiellement être corrélée à la violence: il faut vite interdire les matchs de foot, l’alcool ou encore la circulation automobile, qui rendent parfois certaines personnes violentes.

    Pour la santé publique, interdisons aussi les barbecue et obligeons chacun à se nourrir de façon équilibrée, à rester chez soi en cas de maladie contagieuse (sous peine de prison, hein, comme pour le cannabis).

    Le coût de la lutte contre le cannabis, ce n’est pas seulement les 1 milliards que l’Etat dépense, c’est aussi les dizaines de milliers de jeunes qui voient leur avenir brisé par une condamnation alors qu’ils n’ont jamais commi la moindre violence ni porté le moindre préjudice à autrui.

    Quand vous êtes français et que vous ne pouvez pas trouver d’emploi à cause de l’éducation merdique que vous avez été obligé de suivre dans un lycée de banlieue, de la xénophobie qui touche plus de 20% des français, ou à cause du salaire minimum qui est supérieur à ce que votre force de travail vaut sur le marché, qu’est ce qui le plus honorable: vivre du RSA et des allocs, ou vendre du cannabis pour nourrir sa famille?

    Le vrai problème de santé publique en France, n’est ce pas plutôt la surconsommation de médicament (antidépresseur puissant qui vous lobotomise par exemple) qui fait de nous le champion du monde dans ce domaine?

    1. la dépénalisation du cannabis permettrait aussi une importante création d’emplois, malgré tout des moyens devront être mis en œuvre tels que des « contrôle de qualité » afin de garantir des produits le moins toxique possible. ou tout simplement comme au USA ou le cannabis et simplement utilisé comme outils thérapeutique pour lutter contre les troubles du sommeil ou plus principalement utilisé comme anti-vomitif. Le cannabis ne cause pas de dégats irréversible, mis a part sur les poumons, mais l’ont part du principe que tout corps brulé sera nocif, celui-ci est donc aussi dangereux que l’alcool, c’est a dire que l’on peux le consommer sans vraiment de risque selon le moment.. (hors conduite..hors travail…pas sur la voie publiques)
      une légalisation restreinte.

  9. La France est le premier pays agricole d’europe, et le métier rapporte de moins en moins.
    Donnons du boulot à nos agriculteurs, légalisons.
    A noter que la loi actuelle est totalement bafoué, des associations de consommateurs sont déja formés ‘ cannabis social club ).

    CF http://www.liberation.fr/societe/2012/10/08/des-clubs-pour-veiller-collectivement-a-une-bonne-utilisation-du-cannabis_851729

    Je trouve cette initiative très intéressante, car ils partagent les frais et la récolte d’une culture de cannabis commune sans motivation pécuniaire;
    Cela permet aux « adhérents » de sortir du traffic et de cesser d’alimenter les dealers.

  10. Il me semble que certains intervenants perdent de vue la responsabilité et l’autorité des parents. Gouvernemaman / sociale démocratie a vraiment ramolli l’épine dorsale de tout et de tous.

    1. les principaux arguments contre la dépénalisation sont les problèmes de « dangerosité » des produits, mais il n’y a pas d’études vraiment poussées sur le sujet (ex: on ne sait toujours pas la relation exacte entre la quantité ingérer et l’effet induit) on ne sait toujours pas où serait la limite de THC dans le sang pour qu’un individu puisse conduire. c’est pour cela que je vous invite à regarder ceci ( http://www.youtube.com/watch?v=ZRtbDStXHkQ ) qui en éclairera plus d’un. Il ne pas oublier non plus que la pénalisation du cannabis sativa freine considérablement le développement de son cousin le chanvre. En effet le chanvre a un potentiel industriel assez important: Bio carburant, huile, textile, isolant de construction… Sans oublier que sa culture est couteuse ( plante résistante, et peut exigeante). à l’heure où le prix de la principal matière première des produits que je viens d’énoncer s’envole, la solution apporté par le cannabis n’est pas a négliger.

      1. Le chanvre industriel est tout à fait légal. Ce qui freine sa large diffusion, c’est pas la pénalisation du chanvre à THC, c’est les fibres artificielles.

  11. FabriceM : « Service de la dette en 2012 : dans les 120 milliards d’euros.

    A coté, qu’est ce que ça représente, 1 milliards pour la lutte contre le canabis, sérieusement ? »
    —————————————
    Appeler « service » de la dette alors que pour payer ces 120 milliards €, on a dû emprunter 90 milliards, c’est vraiment du foutage de gueule (oui, oui, on emprunte pour payer… les emprunts, ça se passe comme ça dans l’univers parallèle des étatistes).

    Même 1 euro de dépensé pour quelqu’un qui est incapable de réduire sa dette, c’est déjà trop, alors 1 milliard €, c’est vraiment beaucoup.

    1. Je le sais bien, et justement. Vous savez autant que moi qu’il n’y a pas d’autre solution que le défaut de paiement.

      Seulement, comme tous les libéraux ici présents, vous prenez ça comme une bonne occasion de tailler dans la dépense publique autant que faire ce peut avant le grand jour. Je dis que cette démarche jettera les masses non pas dans les bras des libéraux, mais dans les bras des extrémistes style méluche ou lepen, comme on peut le constater en Grèce.

      D’ores et déjà, un défaut créerait un trou de 50 milliards dans le budget, sans compter l’impact de l’événement sur l’activité économique, et donc les recettes.

      Et dans ce contexte de morosité extreme, couper les moyens de la lutte contre les trafics, ça ne me parait vraiment pas être l’idée du siècle.

      S’il faut couper 50 milliards demain matin, j’irais plutot sabrer le ministère de la culture, les services d’entretien des plates bandes, les retraites des anciens ministres et autres hauts fonctionnaires, le budget de l’assemblée et du senat, les effectifs pléthoriques des collectivités territoriales, l’aide médicale d’Etat, les subventions aux ENR, les prescriptions d’anti dépresseurs (sic), les subventions aux associations, et j’en passe .. mais certainement pas la lutte contre les trafics.

      1. « vous prenez ça comme une bonne occasion de tailler dans la dépense publique autant que faire ce peut avant le grand jour. »

        Pour que la machine redémarre plus vite et que les dégâts soient moins important …!

        Ce que vous proposez c’est accumuler encore plus d’explosifs et détruire encore un peu plus le tissu productif avant le clash ce qui est la garantie d’une longue maladie plutôt qu’un rhume.

        On ne parle pas de tailler n’importe comment, l’arbre à tellement de branche morte accumulée que le choix est extrêmement vaste sans pour autant provoquer un désastre.

        1. Vous n’avez pas bien compris. Chaque jour qui passe, le montant de la dette s’alourdit, alors que nous n’avons pas les moyens de rembourser, et que personne n’est capable de dresser une trajectoire honnete permettant de redresser les finances. Conclusion : il faut un moratoire sur le paiement de la dette, tout de suite, et faire avec les moyens du bord. Mais il ne sert à rien d’amputer à l’aveuglette alors que nous avons toujours une veine ouverte dans les finances publiques.

      2. FabriceM : « Vous savez autant que moi qu’il n’y a pas d’autre solution que le défaut de paiement. »
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        Je ne suis pas devin, je n’en sais rien. Et vous encore moins, vu comment vous êtes complètement ignare en économie.
        Surtout que des « solutions », il y en a à la pelle, comme par exemple payer la dette avec de la monnaie de singe en faisant marcher la planche à billet. Ce n’est pas parce que vous avez une « seule solution » dans votre esprit étriqué que c’est LA seule solution.

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        FabriceM : « Je dis que cette démarche jettera les masses non pas dans les bras des libéraux, mais dans les bras des extrémistes style méluche ou lepen, comme on peut le constater en Grèce. »
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        La Grèce était déjà dans les bras des extrémistes gauchistes de la dépense à tout va, banane ! Et ce bien avant que sa dette lui explose à la gueule.

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        FabriceM : « S’il faut couper 50 milliards demain matin, j’irais plutot sabrer le ministère de la culture, les services d’entretien des plates bandes… »
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        Bah si on suivait votre argument débile, comme quoi, c’est pas la peine d’économiser des cacahuètes comme les 1 milliard € dépensés dans la lutte contre le Canabis (c’est en fait bien plus, mais bon, c’est pas comme si la rigueur intellectuelle était le moindre des soucis de FabriceM n’est ce pas), alors ça ne sert à rien non plus de sabrer la Culture, l’entretien des plates-bandes… puisque ça économiserait peanuts également.
        Faudrait vous relire un peu mon garçon !

        1. Ce qui est débile, ce n’est pas d’économiser 1 milliard + 1 milliard + 1 milliard, mais de faire ça pendant que 120 milliards s’écoulent par le service de la dette, et que c’est surtout de ça dont nous n’avons plus les moyens.

          1. FabriceM : « Ce qui est débile, ce n’est pas d’économiser 1 milliard + 1 milliard + 1 milliard, mais de faire ça pendant que 120 milliards s’écoulent par le service de la dette »
            ———————————–
            Pourtant, c’est ce que font n’importe quel entreprise ou particulier, voire Etat (sauf en EURSS et autres républiques bananières) quand ils sont endettés, gros bêta !
            Mais c’est vrai que les lois élémentaires de l’économie, c’est pour les chiens, dans votre univers parallèle.

          2. Donc d’après vous les lois élémentaires nous indiquent d’agir comme un madoff ou un ménage en surendettement .. continuer a s’endetter jusqu’à l’adjudication ratée et effondrement complet du système.

            Décidément, votre sagacité m’impressionne …

          3. « Donc d’après vous les lois élémentaires nous indiquent d’agir comme un madoff ou un ménage en surendettement .. continuer a s’endetter jusqu’à l’adjudication ratée et effondrement complet du système. »

            Amusant comme tu arrive à dire l’inverse en deux posts. Justement non il ne faut plus s’endetter mais si tu ne rembourse pas plus personne ne va te prêter et l’état à besoin de 120 milliards d’emprunt par année pour boucler ce qu’ils osent appeler un « budget ».

            Donc pas de remboursement=trou de 120 milliard dans les caisses=plus de paie des fonctionnaires à hauteur de 120 milliards.

            Là pour le coup ton budget est équilibré pour la première fois depuis 38 ans. Coté social par contre….

          4. Je ne me contredis absolument pas.

            Je fais la distinction entre le déficit primaire et le service de la dette. Le déficit primaire n’est pas de 120 milliards, mais de l’ordre de 50 milliards, puisque comme l’a rappelé minitax, nous sommes dans un processus de surendettement, et empruntons pour « rembourser » les emprunts précédents.

            Ce sera dur, mais plus on attend, pire ce sera. Et faire des coupes, vendre du patrimoine tant que la charge de la dette continue de s’accroitre revient à remplir le tonneau des danaides.

  12. J’aie bien l’eclairage de cet article mais finalement ce qui pointe derriere c’est un utilitarisme, le meme qui a conduit a la prohibition. Dire que le cannabis rapporterait est probblement vrai mais comment contredire de maniere convainquante cleuin qui vous dit que cet argent ne sera rien compare aux problemes de sante, aux accidents, a la demotivation de fumeurs etc… es gens croient que le cannabis fabrique des zombis parce qu’on leur a dit que « le cannabis c’est mal » depuis qu’ils sont nes. C’est come si vous vouliez raisonner u croyant sur la religion. S’il croit c’est justement parce que le rationnel ne prend pas. Si en revnche vous lui faites remarquer que cet homme en persecute d’autres au nom d’une ideologie ca me sembe plus percutant.
    En effet, rendre une personne athee en l raisonnant est difficile. En revanche, faire accepter a unchretien que la terre n’a pas 6000 ans est reativement aise.
    Par la meme je veux dire que ce que les gens pensent de la drogue ne changera pas. Ma mere pensera toujours que le cannabis est une atrocite qui rend stupide, mechant, agressif, dangereux, oisif, mou etc… (notez certaines contradictions dans ces qualificatifs). En revanche, il est possible de lui faire comprendre que moi je pense ca de son alcool et que ce n’est pas une raison pour lui promettre la prison, et que seuls les crimes en eux meme, et independament du mobile, meritent d’etre poursuivis en justice.

    1. Je suis fasciné… Non pas par le débat, mais par les réponses.
      Je pensais, à la lecture des réponses, avoir à faire à des gens intelligents … ou plutôt éduqués.. et je vois qu’en fait, pas du tout.

      Les clichés sur la prohibitions des états unis (qui au passage, nous a amené lé prohibition cannabique) ne sont pas juste là pour faire jolis. Ils sont vrais.

      Par contre, je note que dans les réponses, il manque quelques points d’histoire. Ainsi, en Indochine, la France était le plus grand dealer d’Opium et ce afin de financer sa propre colonisation. La France aurait-elle des soucis de mémoire ou juste une incontrôlable envie de faire ailleurs ce qu’elle refuse de faire dans son propre pays ?

      Je n’arrive toujours pas a comprendre comment on peux mettre en avant la jeunesse et les dégâts que le cannabis peut lui infliger mais… A bien y regarder, l’alcool et la cigarettes sont, jusqu’à preuve du contraire, interdit au mineurs. Maintenant, on vois régulièrement des jeunes de 15/16 ans à qui des médecins prescrives des calmants et anxiolytiques type Xanax, et pourtant, pas de levé de bouclier ?

      Je me pose sérieusement la question oui de savoir si les « anti » sont finalement au courant des énormités qu’ils avancent. A aucun moment on ne les vois de bonne foi, tant sur les tenants que les aboutissant.

      Dites moi, au fond, qui sont les plus « abrutis » ? ceux qui consomme ou ceux qui ne font que répéter une propagande bien encrée dans leur cerveau.

      Je préfère mon cerveau de « drogué » et ne m’a jamais empêché de travailler, de grimper dans l’échelle sociale et d’avoir une attitude cohérente avec mes enfants car, oui, je sais qu’un jour ou l’autre ils seront amené à consommer du cannabis, tout comme la majorité des gamins, seulement ils auront un discours autrement plus responsable d’un père qui, lui, sait de quoi il parle.

      1. Je ne vous classerai ni dans la catégorie drogué ou abruti, mais militant anarchiste. Car mine de rien, en achetant ce produit, vous financez le trafic, et tout son cortège d’horreurs.

        Est ce la meilleure manière de défendre la cause, je ne pense pas. Mais bon, si les jugements adressés par des anonymes sur internet avait la moindre importance, ça ce saurait.

        1. Non, ce qui finance le trafic, c’est la prohibition: la consommation, si elle etait legale, financerait d’honnetes commercants, et l’Etat. Je vous classe donc (en tant qu' »Anti ») comme militant anarchiste en plus d’abruti, car mine de rien, en soutenant la prohibition, vous soutenez le trafic, et tout son cortege d’horreurs

  13. @ FabriceM :

    Le problème ce n’est pas tellement qu’on dépense 1 milliard pour ça, c’est surtout qu’on ai obtenue aucuns résultats significatifs depuis des décennies que ça dure. La guerre contre la drogue est une vaste plaisanterie, surtout dans le cas du cannabis. Je peux vous assurer que quand on parle de la prohibition entre fumeurs on rigole bien.

    Savez vous ce qu’est un growshop ?
    Tout simplement une boutique ou un site internet spécialisé dans la culture du cannabis, et il en existe des tas.

    On y trouve tout le nécessaire, des lampes horticoles aux growbox en passant par des systèmes plutôt pointus qui nécessitent un certain savoir faire comme l’hydroponie ou l’aéroponie. Et tout ça est parfaitement légal, vous pouvez aussi bien cultiver des carottes avec.
    Pour les graines il faut se tourner vers l’Espagne ou la Hollande et ça arrive par la poste sans le moindre soucis.
    Je le sais je l’ai fait. Pour environ 600€ j’ai une installation qui peut produire jusqu’à 6 pieds tous les trois mois soit plus ou moins 350g par récolte ce qui me couterait facilement 2500€ au marché noir avec en prime le fait que je peux choisir précisément ma plante (le goût varie d’une variété à l’autre) et que je n’ai plus besoin d’aller voir un dealer.

    Ça c’est pour le cannabis, mais vous pouvez aussi bien commander de quoi faire pousser des champignons, des peyotes (cactus à partir duquel on obtient la mescaline, hallucinogène violent), de l’iboga, de l’hayahuasca et j’en passe et des meilleures.

    Moi j’appelle ça du racket : on me laisse acheter tout ce dont j’ai besoin jusqu’aux feuilles grande taille, on laisse même les sites internet et bouquins qui expliquent comment s’y prendre, et après on m’attrape, on me saisit tout le matériel et je ramasse une amende …

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