Les Allemands rejettent en majorité l'euro
Publié le 22/09/2012
Une majorité d’Allemands estiment qu’ils seraient mieux sans l’UE.
Par Richard North, depuis Bradford, Royaume Uni.

Une majorité d’Allemands estiment qu’ils seraient mieux sans l’UE. C’est ce qu’a découvert TNS Emnid de son sondage d’opinion lancé par la Fondation Bertelsmann et publié dans Die Welt, le résultat d’une large étude en Allemagne, France et Pologne sur les comportements vis-à-vis de l’UE.
Dans cette étude, conduite en juillet, seuls 49% ont répondu à la question sur les conséquences de l’adhésion à l’UE, la déclarant « bonne » ou « plutôt bonne ». En France, en revanche, une majorité de 53% ont vu plus d’avantages que de désavantages à l’adhésion, alors qu’en Pologne, 59% estimaient qu’il serait pire pour eux d’être hors de l’UE.
Au sujet de la monnaie unique, 21% des Allemands pensent que la situation serait pire avec le D-Mark, alors qu’une majorité écrasante de 65% considère que l’Allemagne est dans une position bien pire après dix ans d’euro.
Ce résultat, affirme Welt, est « significatif » car « il est clairement une conséquence du mécontentement et du manque de confiance engendrés par la gestion de la crise de l’euro par l’Euro gouvernement et le gouvernement fédéral ».
Les Allemands continuent d’apprécier le rôle de l’UE dans le monde et reconnaissent que l’Allemagne à elle seule, dans un contexte de mondialisation, ne peut être compétitive face à la Chine, l’Inde et les États-Unis.
Ils acceptent également la réussite des frontières ouvertes et de la liberté de circulation qui en découlent, mais le marché du travail libre est vu comme un désavantage. Et 48% voient l’adhésion à l’UE comme une menace à la paix sociale allemande.
Dans un éditorial accompagnant l’article, le papier note que « le charme de l’Europe semble sur le déclin », remarquant que c’est principalement la monnaie unique bien plus que le concept de l’UE qui est la source du problème. Loin d’être la gloire couronnée de l’Europe, la monnaie apparait désormais comme étant la force de division.
Cependant, dans une grosse rebuffade faite aux « collègues », l’étude révèle que les Polonais montrent peu d’enthousiasme vis-à-vis de l’euro. Seuls 18% des interrogés polonais jugent qu’il serait préférable d’abandonner le zloty, tandis que 76% pensent que la situation serait « probablement pire » ou « vraiment pire » s’ils adoptaient l’euro.
Néanmoins, et comme pour tout sondage d’opinion, celui-ci ne doit pas être pris pour argent comptant. Le 14 septembre 2012, une étude effectuée par le German Marshall Fund, et publiée par FAZ, présentait 53% d’Allemands comme favorable à une influence plus forte de l’UE sur les politiques économiques et fiscales des États membres de l’UE.
Il s’agit d’un des nombreux sondages sur le sujet, offrant des messages différents qui finissent par apporter des arguments aux deux partis. Comme toujours, vous payez, vous choisissez.
----
Sur le web. Traduction : Virginie Ngo/Contrepoints.
Lien raccourci: http://www.contrepoints.org/?p=97917




Si aujourd’hui l’Allemagne fait figure d’exemple pour les autres membres de l’Union Européenne, ce n’est pas en raison de sa solidité économique...
Le réflexe normal lorsqu’une déroute est en train de se profiler à l’horizon est de rechercher un bouc émissaire...
Die Welt affirme que Merkel ne peut pas sauver sa coalition au pouvoir et l'euro. Une courte majorité d'Allemands dit préférer un retour au Deutsche Mark. Les appels à un référendum sur l'intégration européenne se multiplient de toutes parts. La...
La pression monte en Allemagne, les oppositions à l’Euro et au financement des déficits des pays du Sud se font plus sonores. Le futur Mécanisme européen de stabilité (MES) fait l’objet de six plaintes déposées par des députés allemands auprès...
Depuis deux ans "il est urgent de résoudre le problème de l'euro" et l'on répète : "si le prochain sommet ne donne pas de résultats nous allons vers une catastrophe bancaire donc économique et la dislocation de la zone euro...
En Allemagne, des voix influentes continuent de s'élever contre l'Union Européenne....
quand la frontière entre le marché et l’État devient instable, l'économie se dégrade parce que les entrepreneurs inquiets adaptent des stratégies de repli....
Les solutions proposées pour aider l'Europe par Angela Merkel en Allemagne sont beaucoup plus réalistes que celles présentées en période électorales par le PS en France...
Un peu daté cet article...
L'UE est une construction de type soviétique mais l'AELE ( association européenne de libre échange) repose sur les principes du libéralisme classique ( les 4 libertés) .Bref l'alternative est sous nos yeuxmesnos tocard de politiciens n'en parlent pas!