Les Allemands rejettent en majorité l’euro

Une majorité d’Allemands estiment qu’ils seraient mieux sans l’UE.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
imgscan contrepoints740 euro allemagne

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Les Allemands rejettent en majorité l’euro

Publié le 22 septembre 2012
- A +

Une majorité d’Allemands estiment qu’ils seraient mieux sans l’UE.

Par Richard North, depuis Bradford, Royaume Uni.

Une majorité d’Allemands estiment qu’ils seraient mieux sans l’UE. C’est ce qu’a découvert TNS Emnid de son sondage d’opinion lancé par la Fondation Bertelsmann et publié dans Die Welt, le résultat d’une large étude en Allemagne, France et Pologne sur les comportements vis-à-vis de l’UE.

Dans cette étude, conduite en juillet, seuls 49% ont répondu à la question sur les conséquences de l’adhésion à l’UE, la déclarant « bonne » ou « plutôt bonne ». En France, en revanche, une majorité de 53% ont vu plus d’avantages que de désavantages à l’adhésion, alors qu’en Pologne, 59% estimaient qu’il serait pire pour eux d’être hors de l’UE.

Au sujet de la monnaie unique, 21% des Allemands pensent que la situation serait pire avec le D-Mark, alors qu’une majorité écrasante de 65% considère que l’Allemagne est dans une position bien pire après dix ans d’euro.

Ce résultat, affirme Welt, est « significatif » car « il est clairement une conséquence du mécontentement et du manque de confiance engendrés par la gestion de la crise de l’euro par l’Euro gouvernement et le gouvernement fédéral ».

Les Allemands continuent d’apprécier le rôle de l’UE dans le monde et reconnaissent que l’Allemagne à elle seule, dans un contexte de mondialisation, ne peut être compétitive face à la Chine, l’Inde et les États-Unis.

Ils acceptent également la réussite des frontières ouvertes et de la liberté de circulation qui en découlent, mais le marché du travail libre est vu comme un désavantage. Et 48% voient l’adhésion à l’UE comme une menace à la paix sociale allemande.

Dans un éditorial accompagnant l’article, le papier note que « le charme de l’Europe semble sur le déclin », remarquant que c’est principalement la monnaie unique bien plus que le concept de l’UE qui est la source du problème. Loin d’être la gloire couronnée de l’Europe, la monnaie apparait désormais comme étant la force de division.

Cependant, dans une grosse rebuffade faite aux « collègues », l’étude révèle que les Polonais montrent peu d’enthousiasme vis-à-vis de l’euro. Seuls 18% des interrogés polonais jugent qu’il serait préférable d’abandonner le zloty, tandis que 76% pensent que la situation serait « probablement pire » ou « vraiment pire » s’ils adoptaient l’euro.

Néanmoins, et comme pour tout sondage d’opinion, celui-ci ne doit pas être pris pour argent comptant. Le 14 septembre 2012, une étude effectuée par le German Marshall Fund, et publiée par FAZ, présentait 53% d’Allemands comme favorable à une influence plus forte de l’UE sur les politiques économiques et fiscales des États membres de l’UE.

Il s’agit d’un des nombreux sondages sur le sujet, offrant des messages différents qui finissent par apporter des arguments aux deux partis. Comme toujours, vous payez, vous choisissez.

—-
Sur le web. Traduction : Virginie Ngo/Contrepoints.

Voir les commentaires (2)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (2)
  • Un peu daté cet article…

  • L’UE est une construction de type soviétique mais l’AELE ( association européenne de libre échange) repose sur les principes du libéralisme classique ( les 4 libertés) .Bref l’alternative est sous nos yeuxmesnos tocard de politiciens n’en parlent pas!

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Le gouvernement allemand a demandé aux exploitants le maintien en réserve jusqu’au 15 avril 2023 de deux centrales nucléaires dont la fermeture était prévue au 31 décembre 2022 afin de fournir, si nécessaire, de l’électricité au cours de l’hiver à venir.

« La tâche consiste à assurer la sécurité de l’approvisionnement » a déclaré le ministre fédéral de l’Économie et de la Protection du climat, Robert Habeck.

Est-ce la dernière cigarette du condamné, ou le mégot qui permettra de rallumer le foyer du nucléaire allemand ?

&n... Poursuivre la lecture

La victoire écrasante de l’union des droites en Italie ce dimanche inquiète autant qu’elle réjouit. La percée de la droite radicale incarnée par Giorgia Meloni suit de près celle des démocrates de Suède (SD) survenue deux semaines auparavant. En France, la gauche hurle au (post)fascisme et l’extrême droite reprend espoir, y voyant une victoire par procuration. Le centre technocratique accuse le coup également mais dissimule mal son malaise.

La semaine dernière, madame Meloni a bénéficié d’un soutien particulièrement inattendu (et invol... Poursuivre la lecture

Par Reiner Marcowitz.

 

Le chancelier social-démocrate Olaf Scholz a déclaré lors de la session extraordinaire du Bundestag du 27 février 2022, en référence à l’invasion de l’Ukraine par la Russie qui avait commencé trois jours plus tôt : « Nous vivons un changement d’époque. »

Il a répété cette même formule lors du discours de politique générale européenne qu’il a prononcé le 29 août dernier à l’université Charles à Prague.

Ce changement d’époque (zeitenwende) est notamment marqué, pour Berlin, par une nouvel... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles