Austérité : les grecs pédalent dans la Moussaka

Publié Par Aleps, le dans Non classé

Le plan d’austérité imposé aux Grecs s’assortit de curieuses mesures : joindre la collecte de nouveaux impôts à la facture d’électricité, avec pour sanction la coupure de courant.

On sait bien qu’il n’y a aucune chance pour que les Grecs remboursent un jour leur dette publique. Mais, en attendant l’éventuelle sortie de l’euro et de l’Union, Monsieur Papandréou et son gouvernement sont bien obligés de jouer à la réforme.

Des mesures drastiques sont envisagées pour les fonctionnaires : diminution des effectifs et baisse des salaires. Mais une grande partie de la rigueur nouvelle prend la forme d’impôts nouveaux. Un impôt va frapper tous les ménages : une taxe immobilière. Mais comme il faut des rentrées immédiates, le gouvernement a décidé de joindre la collecte de cet impôt à la facture d’électricité, avec pour sanction la coupure de courant.

L’amalgame est curieux, et la compagnie d’électricité a refusé de se livrer à cette opération qui en ferait un percepteur et un juge et un exécuteur. Le directeur fait remarquer que beaucoup de Grecs ne paient pas leur électricité et que le plus gros débiteur est… l’État grec lui-même, qui doit 130 millions : va-t-on lui couper le courant ?

Considérons de plus qu’en Grèce 60% de la population est parasitaire, et 40% seulement travaille, mais… au noir. Alors, comment faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’État pour nourrir les protégés du régime ?

Ce n’est pas facile : c’est compliqué, mais délicieux, comme la moussaka.

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Une brève publiée en collaboration avec l’ALEPS.

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  1. « Alors, comment faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’État pour nourrir les protégés du régime ? » Merci pour cette phrase qui fait chaud au coeur de l’entendre dire à l’extérieur, nous qui nous épuisons à le dire à l’intérieur avec un risque toujours oppressant de voir une lettre du ministère de l’économie nous annoncer une nouvelle taxe et celui de voir s’instaurer un régime qui nous obligerait à payer… sous peur de l’arrivée de la police… pour que certains ne paient jamais, ni leurs combines, ni leurs erreurs!