La Grèce ne paye déjà plus certaines de ses dettes

Publié Par Alexis Vintray, le dans Économie internationale

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Alors que la restructuration de la dette publique grecque semble chaque jour plus probable, l’État grec serait déjà en train de retarder le payement de ses fournisseurs pour éviter le défaut.

La situation semble particulièrement critique dans la santé : des montants dus en 2011 par les hôpitaux publics aux entreprises pharmaceutiques, seul 1% a été payé selon le Financial Times. Des montants dus en 2010, seul un tiers a été payé. La situation est jugée si critique que l’association des entreprises pharmaceutiques grecques a écrit au ministre de la santé pour l’avertir que « ce n’était qu’une question de temps avant que des pénuries de médicaments apparaissent ». En raison du début de pénurie, certaines opérations non indispensables sont annulées ou retardées.

La situation est jugée identique par les autres entreprises du secteur de la santé ; plusieurs entreprises étrangères ont purement et simplement fermé leurs bureaux locaux pour confier la distribution de leurs produits à des agents. Le laboratoire Roche ne fonctionne plus qu’en Cash on Delivery, c’est à dire que les produits doivent lui être payés avant livraison.

Afin d’apurer ses dettes au titre de 2007-2009, l’État grec a donné des titres de dette en lieu du payement des montants dus. Ces titres se négocient aujourd’hui avec un discount de 35 à 40%, révélateur des anticipations de défaut sur la dette.

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