Interdiction de l’écriture inclusive : laissez faire et laissez parler

Alors que l’on s’apprête à réglementer l’usage de l’écriture inclusive, Benoît Malbranque montre que le langage évolue avec la société, et que son évolution dépend davantage de l’initiative individuelle que des décisions administratives.

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Source : SurendranMP sur Unsplahs.

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Interdiction de l’écriture inclusive : laissez faire et laissez parler

Publié le 15 novembre 2023
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En France, le langage est un produit réglementé, et si l’on en croit les discussions actuelles autour de l’écriture inclusive, il semble appelé à l’être de plus en plus. Peut-être faudrait-il d’abord demander si toute cette réglementation est légitime.

Le langage est le véhicule de la pensée. C’est un outil, et il peut être plus ou moins bien adapté à l’état social du groupe qui le parle.

La langue a d’abord commencé par être un cri, le fruit d’une émotion vive, le plus inintelligent des signes. Mais, à mesure que la civilisation progresse, le langage se purifie et se simplifie, et les métaphores, les analogies dépareillées, font place à un ensemble de mieux en mieux ordonné de purs signes (Turgot, Remarques sur les langues, 1750 ; Œuvres, I, p. 150).

Or, pour que le langage s’améliore, on doit davantage attendre de l’initiative individuelle que d’une décision administrative.

L’État est conservateur de sa nature, car il ne sait pas innover. Il a emprunté à une société privée, celle des jésuites, le procédé d’instruction par les classes, et il ne l’a pas fait varier depuis des siècles. On pourrait multiplier de tels exemples à l’infini (Paul Leroy-Beaulieu, L’État moderne et ses fonctions, 1890, p. 53).

D’ailleurs, le langage n’est pas un attribut de la souveraineté. Voyez le monde : deux, trois, quatre nations partagent une même langue, et forment des entités tout à fait indépendantes. D’autres comprennent et admettent plusieurs langues, qui se font pour ainsi dire concurrence. L’idée de nation et de nationalité ne dépend pas du langage, pas plus que de la culture : elle est essentiellement fondée sur l’assentiment des peuples (J.-G. Courcelle-Seneuil, « Du principe des nationalités », Journal des économistes, février 1866.).

Pour faire progresser une langue, il faut admettre et pratiquer la liberté, ou le « laissez parler », et ce à divers titres.

 

Ce que signifie le « laissez parler »

L’orthographe

Toutes les grandes figures du libéralisme en France utilisaient une orthographe qui, à certains égards, leur était propre. Et pourquoi pas ? Entre autres singularités, le physiocrate Dupont de Nemours écrivait le participe passé du verbe être en maintenant l’accent circonflexe, parce que cet accent, disait-il, matérialise un s désormais disparu (De Staël—Dupont letters, 1968, p. xxv.). Un demi-siècle plus tôt, l’abbé de Saint-Pierre avait conçu tout un projet de simplification de l’orthographe du français, et il composait ses ouvrages d’après sa méthode.

Le vocabulaire

Il y a des mots que nous n’avons pas en français, parce que l’idée même nous manque généralement. Ainsi, le self-made man américain nous embarrasse, et ce d’autant plus qu’il ne gagne pas de l’argent, mais le fait naître (make money) (Édouard Laboulaye, Histoire politique des États-Unis, 1866, t. I, p. 231). Un individu qui a une meilleure conception de ces choses, apporte une idée nouvelle et fait naître un vocabulaire. On ne peut restreindre cette liberté : car mettre des bornes à l’invention des mots, c’est mettre des bornes à la pensée elle-même. Pareillement, l’emploi du féminin, inusité pour certains termes, émerge quand un audacieux l’emploie, et que d’autres adoptent son innovation. Benjamin Constant écrit une fois, comme féminin de prédécesseur, le terme de « prédécessrice » (Œuvres complètes, t. VII,  p. 106). Mais cette invention n’a pas fructifié.

L’accent

La norme de référence, adoptée à une certaine époque, peut bien être suivie ou non. En 1849, la Chambre des députés sombre dans l’hilarité quand Gustave de Beaumont prononce Buenos-Aires à la française, sans suivre l’usage, courant à l’époque, de le prononcer à l’espagnole (Séance du 30 avril 1849). Dans d’autres occasions, il y a hésitation, concurrence, comme lorsqu’il s’agit des « clubs » ou réunions politiques, que certains prononcent cleub, cléb, clube et même cloub : tout au long du XIXe siècle, le débat n’apparaît pas tranché, et je ne sais pas comment Gustave de Molinari prononçait le titre de son livre de 1871, Les clubs rouges pendant le siège de Paris. L’accent tient aussi à la personnalité, au parcours de vie, et devant cela les conventions sont impuissantes. Frédéric Bastiat étonnait dans les salons parisiens par un fort accent du sud-ouest ; Benjamin Constant parlait l’anglais à la perfection, mais avec l’accent écossais, car il avait passé sa jeunesse à l’université d’Édimbourg ; enfin les adversaires de Louis-Napoléon Bonaparte ne se méfièrent pas assez, quand il écorchait le mot république qu’il prononçait repliplique, parce que de même, il avait passé sa jeunesse hors de France.

Les idées elles-mêmes

La langue est le véhicule que chacun donne à sa pensée, et sans doute, c’est à lui plutôt qu’aux autres à déterminer le degré d’élégance ou de propreté qu’il veut lui voir revêtir. Dans l’absolu, chaque individu parle sa langue, c’est-à-dire qu’il y a les mots qu’il emploie et ceux qu’il n’emploie pas. Aussi, quand il est question des pratiques sexuelles, par exemple, certains peuvent refuser tout à fait de sombrer dans ce qu’ils considèrent être de la vulgarité. À la Société d’économie politique, en 1853, un membre, Louis Leclerc, s’interdit ainsi tout détail sur les pratiques que Malthus a ou n’a pas recommandé aux époux.

« Je regrette que la langue que je suis habitué à parler ne me permette pas d’être aussi clair, aussi explicite que je voudrais l’être en un tel sujet, dit-il alors. Je supplie mes collègues de ne point blâmer une réserve que je ne saurais surmonter. » (Séance du 10 février 1853).

Tout cela, c’est la liberté de parler. Car sans doute chacun a le droit d’offrir à autrui le véhicule qu’il souhaite pour sa pensée. S’il s’écarte trop de l’acceptable, il n’est pas compris : son langage est alors comme une marchandise qui ne trouve pas de débit. Mais dans ces bornes, sa liberté est complète. Certes, celui qui se promène dans un costume traditionnel africain ou asiatique en plein centre d’une grande métropole occidentale, s’attire des regards : mais n’est-il pas libre ? Et n’est-ce pas de même sa liberté que de prononcer ou d’écrire une langue donnée à sa façon, pourvu qu’il obtienne que les autres le comprennent ?

 

Le « laissez parler » a-t-il des inconvénients ?

La méthode du règlement administratif impressionne, car elle a la force pour elle, et ce qu’elle accomplit fait du bruit.

On dira d’ailleurs que la liberté « anarchique » a des inconvénients, et on aura raison.

À mesure que les formes du langage changent, une partie de la littérature perd de sa fraîcheur et de sa capacité à servir. C’est comme un bel habit qui a passé de mode, et qu’on ne met plus, malgré la qualité du tissu.

Il peut aussi y avoir des désavantages au fait de laisser le peuple lui-même introduire des modifications dans le langage. Le mot « alcool » a subi en France une altération de sa prononciation, anciennement alcohol, et le mot lui-même avait été copié maladroitement sur l’arabe, car al est l’article défini de cette langue : c’est comme si les Anglais disaient levin pour dire wine. Les étymologies font état de beaucoup d’emprunts maladroits, voire ridicules.

Toutefois, les décisions politiques aussi appauvrissent la langue. En Asie, la création de l’alphabet coréen par le roi Sejong, la simplification des caractères chinois sous le régime communiste, ou la romanisation de la langue vietnamienne par le gouvernement colonial français, ont détruit les racines étymologiques des mots et forcé ces trois peuples à courir fréquemment le risque de ne pas savoir ce qu’ils disent.

Une langue doit se perfectionner avec le temps, parce que chaque génération doit faire naître de nouvelles combinaisons d’idées ou vouloir signifier de nouvelles nuances. La communication des peuples entre eux inspire aussi certaines idées, certains tours, qui doivent passer dans le langage pour servir au développement intellectuel.

Pour accomplir ces progrès, il faut avoir confiance en la liberté, et la pratiquer.

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  • N’ oublions pas la Novilangue d’ Orwell…

  • Bon , une fois de plus , un bel amas de verbiage qui n’engage que lui ex pour l’enseignement : « Il a emprunté à une société privée, celle des jésuites, le procédé d’instruction par les classes, et il ne l’a pas fait varier depuis des siècles » : on en aurait rêvé , on ne serait pas en fond de cuve des statistiques mondiales . On comprend que l’auteur prône la liberté , c’est rassurant, mais l’auteur reste de de creuses généralités .

  • Eh bien soit ! Laissons faire.
    Mais laisser faire qui ?
    Les fanatiques de l’écriture inclusive, qui croient qu’on transforme le réel par le truchement de l’orthographe et de la grammaire ?
    Pensée magique, parole magique, écriture magique…
    Laisser faire des gosses qui se prennent pour Dieu ? Quand leur place n’est pas à l’académie mais à l’asile.
    Merci mais non merci.

    • @Abon Neabcent

      « Transformer le réel « en continuant sur la voie de » l’interdiction d’interdire », ressassé à toute occasion et ayant donné par ailleurs des résultats peu probants en matière d’enseignement et d’éducation, semble bien sujet à caution !!!

      Remettre au goût du jour l’EFFORT de respecter les règles d’orthographe et de grammaire exigées par notre riche langue s’avère très urgent dans un contexte où il devrait être question du vivre ensemble, à l’évidence sous conditions, à l’instar de la plupart des pays.

  • Vous confondez le langage et son écriture. Et ce n’est pas parce qu’on sait parler une langue qu’on sait l’écrire. Certains dialectes africains ne sont d’ailleurs pas supportés par l’écriture.
    L’écriture d’une langue obéit à une normalisation par des règles issues pour le français des origines latines ou grecs. L’ajout de vocabulaire nouveau pour répondre aux besoins de l’évolution de la société ne remet pas en cause les règles d’écriture d’une langue.
    L’écriture inclusive est une bêtise profonde. À partir du moment où le genre est remis en question, pourquoi ne pas donner à chaque mot son genre opposé ?
    Exemple : le (la) voiture(e) est beau (belle). Si je suis sexiste écolo, je refuse que la voiture, objet de pollution et du capitalisme, soit du genre féminin.

    10
  • Article complètement à côté de la plaque.
    primo : l’écriture soi-disant inclusive est une machine idéologique et non une évolution naturelle de la langue
    secundo : l’interdiction vise les textes officiels. Et il est normal qu’il y ait un minimum d’homogénéité dans ces textes. Pour vous en convaincre, allez jeter un coup d’oeil sur un appel d’offres de la mairie de Paris écrit en écriture inclusive : je vous mets au défi de lire plus de 3 pages.

    11
  • L’écriture inclusive est une création purement idéologique, il s’agit de montrer que l’on est inclusif par l’apparence, la communication. C’est du niveau de l’emploi des termes bienveillants du type non-voyant, mal-entendants, de la lutte contre la grossophobie, la transphobie, la bi-phobie, la queer-phobie, l’islamophobie, bref du pur wokisme.
    Bizarrement l’article n’y fait pas référence et énumère des lieux communs, pour valider l’idée obsessionnelle que toute les problèmes de l’homme viennent de ce que l’on ne suive pas un libéralisme total. Une bien pauvre idéologie, l’humanité réduite à une dimension.

  • Il ne s’agit nullement de règlementer la langue que parlent les français. Pas même celle qu’ils écrivent (et c’est un tout autre débat que l’écriture… il faut des règles pour qu’elle soit aisée à lire, cf. les textes pré-accadémie française, où le même auteur, à deux lignes d’écart écrit le même mot de deux façons différentes.
    Non, il s’agit d’empêcher que dans les textes officiels certains idéologues usent et manifestent de leur idéologie pour afficher un supposée supériorité morale sur le bas peuple. L’administration ayant un devoir de neutralité, cela me semble tout à fait en ligne avec les approches les plus communes du libéralisme.
    Notez qu’on pourrait interdire aux politiques et administrations d’écrire tout court, ça serait encore mieux ! D’ailleurs, on devrait sans doute les interdire eux même ! Privatisons tout !

  • L’évolution d’un langage, parlé ou écrit, résulte d’une compétition qui favorise in fine la maximisation du rapport signal/bruit selon un processus de minimisation de l’effort nécessaire pour exprimer un maximum de nuances avec un minimum de signes. L’excès de signes n’est qu’un bruit qui complique la compréhension et brouille le signal. Donc pourquoi ne pas laisser quelques têtes d’oeuf prétentieuses s’amuser avec cette « écriture inclusive » que sa lourdeur confuse et ridicule condamne à l’oubli à court terme. La nature humaine qui n’aime pas trop se pourrir l’existence saura vite se débarrasser de cette fantaisie.
    Et si un texte officiel est illisible il tombera opportunément dans les oubliettes … avec ses piètres auteurs pour le bénéfice de la société.

    • Oui… Sauf que pour les textes officiels « force reste à la loi » et que l’Etat sait bien se faire respecter et imposer ses règles par la violence… surtout contre les non-violents, les faibles, les dispersés. Nous.

  • L’écriture inclusive est l’exact contraire de ce qu’elle prétend être. Sous prétexte d’inclusion du féminin, on promeut un charabia illisible alors que le plupart des lycéens est incapable d’écrire dans un français plus ou moins correct et/ou compréhensible, sans parler de la compréhension d’un texte un minimum complexe. Cette écriture inclusive est une façon de les exclure.

    C’est un aspect que cet article élude complètement en ne parlant que d’évolutions basées sur un usage pratique de tous les jours et non un projet politique. D’ailleurs la question n’est pas d’interdire ou pas l’écriture inclusive mais de savoir s’il s’agit de français ou pas puisque tous les actes officiels doivent être réalisés en français. Il est clair que cela n’en est pas : si vous demandez à n’importe qui de rédiger un texte en français, il ne le fera pas en écriture inclusive. Des esprits chagrins me diront que certaines (bien que certains cucks…) le feront quand même. Alors posons la question autrement : préférez-vous rédiger vos plaintes, demandes d’interventions ou de remboursement en français usuel ou en écriture inclusive ?

  • @Oscar Ollo
    +1
    « on promeut un charabia illisible »

    Cette écriture dite » inclusive » inclus de préférence des néologismes, barbarismes et autres lourdeurs préjudiciables à une bonne compréhension des textes.

    Nous sommes à des années lumières…….des lumières !!!

  • Alors certes ‘l’interdiction de l’écriture inclusive est une mauvaise façon de lutter contre cette évolution que certains veulent imposer..

    La langue française recouvre en fait plusieurs registres . les patois en font parie, les argots spécifiques.. etc..

    En outrez certains groupes de personnes qui veulent opérer une sorte de secession ou simplement marquer leur différence adoptent un langage intentionnellement obscur..

    Ceci étant dit… faut pas déconner la langue français est un lien qui fait partie du mythe national.. certes c’est à la fois construite par une élite autoproclamée mais aussi change par l’usage.. « construit »..

    un français doit comprendre le registre usuel et vulgaire . c’esten général le cas..

    mais le machin inclusif…

    ..

  • L’auteur fait totalement l’impasse sur un élément essentiel des textes, surtout officiels: ils doivent être compréhensibles par tous! Si chacun commence à écrire comme bon lui semble – selon le sens inné de la paresse humaine – on ne comprendra plus rien bien vite!
    Cela ne veut pas dire que la langue n’évolue pas et le français en est une preuve évidente; mais cela se fait lentement par le biais du langage populaire et/ou de la littérature et il existe un organisme chargé par la suite de trier le bon grain de l’ivraie, c’est l’Académie française. Et le langage inclusif a largement démontré qu’il était de l’ivraie au service de quelques idéologues. On peut noter que la féminisations des noms de profession par exemple est, elle, entrée dans les mœurs.
    Il est également profondément ignorant de la réalité des pays multilingues où les langues ne sont pas en compétition au niveau public mais soumises à des règles d’usage (même si il peut effectivement y avoir une compétition chez les individus qui peuvent choisir de changer de langue usuelle)

    • « Les textes doivent être compréhensibles par tous »

      Idem pour certains discours actuels émaillés de néologismes, souvent embrouillés et confus, qui semblent dire quelque chose et en fait ne disent rien,voire soutiennent tout et son contraire.

  • « Laisser faire »
    Khmer rouge qui gouvernent le pays: OK !
    CPEF

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Michel Desmurget est l’auteur notamment de La Fabrique du crétin digital, ouvrage sorti en 2019. Docteur en neurosciences et directeur de recherche à l’Inserm, il s’appuie sur ses travaux, ainsi que sur de très nombreuses études approfondies qui ont été menées à travers le monde, pour mesurer l’impact de la lecture sur l’intelligence dès le plus jeune âge, et d’autres qualités humaines essentielles qu’elle permet de développer.

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François Kersaudy est un auteur, historien reconnu, spécialiste de la Deuxième Guerre mondiale et de l’histoire diplomatique. Auteur de De Gaulle et Churchill (Perrin, 2002), De Gaulle et Roosevelt (Perrin, 2004), il a aussi écrit une biographie de Churchill pour Tallandier, et une autre consacrée à Lord Mountbatten pour Payot. Il est aussi l’auteur d’ouvrages consacrés à l’Allemagne nazie.

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