États-Unis : les démocrates sont maîtres de l’esquive

Un effort de dernière minute ne saurait corriger une campagne passée à ignorer les électeurs.

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Joe Biden at McKinley Elementary School By: Phil Roeder - CC BY 2.0

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États-Unis : les démocrates sont maîtres de l’esquive

Publié le 6 novembre 2022
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Durant une campagne électorale, un politicien et son parti crieront leurs réussites sur tous les toits. À défaut d’accomplissements, ils utiliseront l’énergie du désespoir pour détourner l’attention. Les démocrates, aux prises avec une inflation galopante, une augmentation vertigineuse de la criminalité et de l’immigration irrégulière, ont choisi la seconde voie.

Le tout commence au sommet avec Joe Biden. Ayant malheureusement tenu sa promesse de détruire l’industrie de l’énergie, il cherche maintenant à diminuer les prix de l’essence afin de sauver la mise pour les élections la semaine prochaine. Il a notamment fait pression sur l’OPEP, et plus particulièrement l’Arabie Saoudite, pour que leur coupure de production attende après l’élection, en vain.

Maintenant, il menace de riposte, incluant l’arrêt de livraison d’armes. N’a-t-on pas destitué Donald Trump pour un quiproquo semblable ? Le sénateur démocrate qui préside le comité des Affaires étrangères ne semble pas repérer l’ironie. Le Royaume ne s’en est d’ailleurs pas laissé imposer.

Comme ça n’a pas fonctionné, il est de retour à sa politique de drainage de la réserve stratégique de pétrole et de demande hypocrite aux sociétés pétrolières de diminuer leurs prix et augmenter leur production. Hypocrite parce que, en coulisse, son administration pense que La Grève est un manuel d’instruction.

Toutefois, les pires exactions sont au niveau local puisque les élections de mi-mandat ont lieu pour le Congrès et plusieurs postes de gouverneur.

 

Immunité pour cause de handicap ?

Récemment en Pennsylvanie, il y a eu un débat entre les deux principaux candidats malgré la promesse du démocrate John Fetterman d’en garder au moins trois. Ce dernier a souffert de fibrillation auriculaire et cardiomyopathie juste avant la primaire et a depuis adopté la « stratégie Biden » de faire campagne dans son sous-sol. Il a ainsi pu éviter la défense de ses idées suspectes comme libérer un tiers de la population carcérale et bannir l’industrie pétrolière de son État.

On a confronté Fetterman sur cette dernière position. Malgré un dispositif de surtitres, il a été incapable d’expliquer pourquoi il affirme soudainement soutenir l’industrie à laquelle il ne voue que mépris. Sa performance fut d’ailleurs pénible à voir, lui qui avait toute les misères du monde à formuler une phrase intelligible.

Mais n’osez pas le mentionner ! Cela vous rend « coupable de discrimination », vous voulez renier les accommodements à d’autres handicapés, vous vous seriez moqués de Stephen Hawking, et je ne sais quoi d’autre. On a même humilié une journaliste qui a osé décrire la réalité : Fetterman semblait incapable de la comprendre sans sous-titres instantanés.

 

Un souci superficiel

Finalement, plusieurs candidats démocrates au poste de gouverneur montrent leur incapacité à adhérer aux craintes de leurs électeurs.

À New York, la gouverneure ne « comprend pas » pourquoi son opposant républicain insiste autant sur la hausse de la violence. Non seulement a-t-il été touché, directement et indirectement, par cette épidémie apparente de violence, mais plusieurs criminels vicieux ont été relâchés presque derechef après leur arrestation à cause d’une abolition presque entière des cautions ou du laxisme du procureur de Manhattan.

Et ce n’est qu’à quelques semaines du vote que la gouverneure sortante a enfin décidé d’augmenter les forces policières dans le métro de New York. Mais considérant son dédain du deuxième amendement protégeant le port d’arme, on voit bien que c’est par pur opportunisme.

Finalement en Arizona, contre vents et marées, il semble que la candidate républicaine Kari Lake pourrait remporter la course contre son opposante démocrate. Comme la première a fait carrière dans les médias, elle connaît donc très bien leurs pièges et est parfaitement capable de se défendre d’une manière délicieusement baveuse rappelant Trump.

En effet, elle est sur la sellette parce qu’elle défend le « grand mensonge » que l’élection de 2020 fut volée. Il n’en fallait pas moins pour que Lake rappelle que l’intégralité des médias a promu le mensonge que l’élection de 2016 fut directement influencée par une collusion entre les Russes et Trump, et que la candidate démocrate de Georgie (en campagne) n’a toujours pas admis la défaite.

Les médias se sont également ligués contre Lake, suite à une accusation de son opposante, la suspectant d’avoir payé quelqu’un pour pénétrer les bureaux démocrates. Mais quand il fut montré qu’il n’en était rien, ce fut le silence radio et la démocrate esquivait constamment la question pour revenir à l’avortement.

Bref, si la tendance se maintient, il semble que la vague rouge sera un raz-de-marée. Les démocrates montrent leur désespoir en dépensant des sommes folles dans des courses normalement « sûres » et en cherchant le soutien de démocrates populaires comme Barack Obama.

Si tel est le cas, ils n’auront qu’eux à blâmer. Une telle insouciance et arrogance devant les soucis des électeurs, fussent-ils loin de la réalité, montre que leur unique but est le pouvoir. Les électeurs ne sont qu’accessoires.

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  • Article à ré-écrire ! Traduction ? Français mal digéré ? Très dommage, et contre-intuitif…

    • Je me disais aussi, c’est moi qui suis dans le brouillard ce matin ??? Les démocrates incarnent la décroissance, l’écologie punitive, le wokisme, les minorités LGBT, la destruction des idoles judéo-chrétiennes, et ça plait. Cette formidable machine de guerre pourra perdre temporairement la main, cela dit, il est certain qu’ils reprendront l’avantage à l’avenir. Notre temps est un temps des victimisations, des états nounous, de religion woke et surtout de la dinguerie écolo. Les républicains seront aspirés par la vague ou contraints d’adapter leurs mantras.

    • L’auteur est un linguiste canadien, il écrit en bon français de là-bas.

  • Les commentaires sont fermés.

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