Et voici maintenant l’abominable « Jour du dépassement » capitaliste

Salariés des entreprises du CAC 40, sachez que depuis jeudi dernier, le 22 septembre 2022, vous travaillez exclusivement pour l’enrichissement des actionnaires ! Une date qui tend à avancer un peu plus chaque année.

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Et voici maintenant l’abominable « Jour du dépassement » capitaliste

Publié le 27 septembre 2022
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La semaine dernière, le magazine Marianne nous a gratifiés d’une très jolie pièce d’anticapitalisme que je n’hésite pas une seconde à qualifier de légèrement primaire. Primaire dans sa méthode, primaire dans sa compréhension du rôle et du fonctionnement de l’entreprise, et finalement, primaire dans sa conclusion qui n’a d’autre objet, une fois de plus, que de scinder le monde économique entre les gentils travailleurs et les méchants capitalistes. Le tout bien médiatiquement enveloppé dans l’expression ô combien racoleuse de « jour du dépassement ».

Comme chacun sait, le monde court à sa perte, et toute l’humanité avec lui, pour trois grandes raisons :

Il est confronté au risque imminent d’effondrement écologique du fait de la prédation des humains, que dis-je, des capitalistes et eux seuls sur les ressources de la planète, dont notamment les énergies fossiles, facteurs de réchauffement climatique.

Il est confronté à l’écrasement de moins en moins discret de la justice sociale du fait de ce même principe de prédation appliqué par les mêmes capitalistes sur les salariés – cet aspect et le précédent ayant été résumés par les Gilets jaunes (du moins ceux, nombreux, qui se sont promptement sentis à l’aise dans la convergence des luttes anticapitalistes) par le slogan « Fin du monde, fin du mois, même coupables, même combat » ;

Il est confronté, enfin, à une domination patriarcale tellement implacable que d’après les recherches hautement scientifiques de Sandrine Rousseau, député Nupes-EELV, économiste et à ses heures, délatrice de la vie privée de ses collègues en prime time, nous serions maintenant entrés de plain-pied dans les affres d’une nouvelle ère dite androcène (du grec andros, individu masculin).

Pas seulement dans l’anthropocène (du grec anthropos, être humain) terme à connotation géologique mais non reconnu par les géologistes, que les écologistes utilisent volontiers pour caractériser l’impact global significatif des activités humaines sur l’écosystème ; pas seulement dans le capitalocène, terme que les écologistes les plus radicaux utilisent volontiers pour caractériser l’ère « du système capitaliste triomphant, incapable de contenir sa course effrénée au profit » – non, dans l’androcène, c’est-à-dire dans une époque où les coupables des problèmes de fin de mois/fin du monde sont les humains capitalistes du sexe masculin. Point.

Cette triple dérive est d’autant plus incontestable qu’elle est abondamment documentée, mesurée et chiffrée avec toute la rigueur attendue pour buzzer dans les médias et sidérer l’opinion.

C’est ainsi que l’effondrement écologique donne annuellement lieu au calcul du « jour du dépassement de la Terre », le 28 juillet 2022 en l’occurrence, c’est-à-dire ce jour à partir duquel l’humanité est censée avoir consommé l’ensemble des ressources que la planète est capable de régénérer en un an. La plupart des spécialistes s’accordent à dire que ce concept manque cruellement de solidité scientifique, notamment parce qu’il brille dans le mélange des choux et des carottes, mais certains d’entre eux apprécient néanmoins de disposer d’un indice symbolique simple qui frappe les esprits. C’est bien ce qu’on voulait, non ? La nuance, la précision – pas vendeur ; et en plus, pas toujours en ligne avec l’idéologie.

C’est ainsi également que l’ONG Oxfam nous communique annuellement son baromètre sur les inégalités mondiales. Là encore, méthodologie plus que douteuse, mais conclusions alarmantes comme on les aime, qui s’imposent d’année en année à travers des formules chocs telles que « 62 personnes possèdent autant que la moitié de la population mondiale » (2016) ou « 8 hommes possèdent autant que la moitié de la population mondiale » (2017) – 8 hommes, pas femmes. Vous le voyez, le patriarcat capitaliste triomphant ?

 

Le fameux  jour du dépassement capitaliste

Si vous voulez du plus récent, sachez que « 252 hommes se partagent aujourd’hui [2022] plus de richesses que le milliard de filles et de femmes vivant en Afrique, en Amérique latine et aux Caraïbes réunies ». Et puis n’oublions pas Sandrine Rousseau, chronomètre en main, très occupée à traquer (et si possible criminaliser) le moindre écart dans le partage des tâches domestiques au sein des couples.

Il manquait cependant une pièce d’importance à ce branlant échafaudage, mais Dieu soit loué, l’oubli est enfin réparé. C’est le magazine Marianne qui s’est dévoué récemment à la cause en mettant au point un petit calcul permettant d’établir un « jour du dépassement capitaliste » : salariés des entreprises du CAC 40, sachez que depuis jeudi dernier, le 22 septembre 2022, vous travaillez exclusivement pour l’enrichissement des actionnaires ! Une date qui tend à avancer un peu plus chaque année.

Je vous avoue que je suis très agréablement surprise. J’avais dans l’idée que les salariés, qu’ils œuvrent dans le commercial, dans les achats, dans la production, dans le support numérique, dans les ressources humaines etc., travaillaient dès le 1er janvier à l’accroissement des résultats de l’entreprise, donc à l’accroissement de sa valeur, donc à la fois à l’enrichissement de ses actionnaires et à son développement à long terme, donc à sa capacité future de créer des emplois et du pouvoir d’achat.

Mais regardons la méthode retenue : parmi tous les décaissements réalisés au titre de l’année 2021 par les groupes du CAC 40, les journalistes de Marianne ont extrait les salaires payés aux salariés (cotisations sociales comprises) d’une part et les dividendes ou rachats d’actions versés aux actionnaires d’autre part. Ils ont additionné les deux chiffres (266 + 101 = 367 milliards d’euros), puis ramené chacun d’eux au total ainsi obtenu : 266/367 = 73 % – 101/367 = 27 %. Appliqués au 365 jours de l’année, ces pourcentages placent le jour de « partage de la valeur » entre le travail et le capital au 22 septembre.

Dans le genre mélange des choux avec les carottes et autres torchons et serviettes, très beau boulot ! Car précisément, il est impossible de mettre ces deux types de versements sur le même plan.

Autant les salaires sont versés contractuellement chaque mois, tout au long de l’année, indépendamment de la santé de l’entreprise, autant la politique de dividendes n’a rien d’automatique. Pour toutes sortes de raisons, conjoncturelles ou structurelles, en lien avec la tendance économique globale ou avec les difficultés spécifiques de tel ou tel secteur d’activité, il y a des années avec et des années sans.

Autant les salaires contribuent à la formation de la valeur de l’entreprise (et pourraient être remplacés par de la prestation de service rémunérée en honoraires), autant les dividendes font revenir une partie de la valeur créée dans les mains des investisseurs – c’est au moment où l’actionnaire a investi dans l’entreprise, c’est-à-dire acheté des titres, qu’il a apporté sa contribution à la création de valeur.

Et autant les salariés voient leur patrimoine s’accroître à chaque salaire versé, autant ce n’est pas le cas lorsque les actionnaires perçoivent leurs dividendes. Ils étaient déjà aussi riches avant le versement car le cours de l’action reflétait la valeur totale donnée par le marché à l’entreprise. Tous les versements de dividendes sont suivis d’un décalage du cours de l’action vers le bas. C’est logique : l’entreprise abandonne une partie de ses liquidités pour transformer une partie de la valeur créée en liquidités pour les actionnaires. Entre avant et après, toute chose étant égale par ailleurs, la valeur de l’entreprise baisse, tandis que le patrimoine de l’actionnaire reste identique.

Les auteurs de ce nouveau baromètre sont évidemment conscients de la, comment dire, simplicité un peu brute de leur approche. Ils consacrent d’ailleurs un paragraphe entier à énumérer ce dont ils n’ont pas tenu compte. L’impact de la fiscalité, par exemple. Oubli qui leur semble sans conséquence dans la mesure où l’État « verse aussi des subventions et fournit des services tant aux ménages qu’aux entreprises ».

Mais oubli néanmoins dérangeant. Car si l’on s’intéresse maintenant à une autre étude réalisée dans ce format un peu réducteur mais incluant les impôts, celle de l’Institut Molinari en 2019, on apprend que l’année précédente, les entreprises du CAC 40 ont généré 373 milliards d’euros de richesses au niveau mondial dont 71 % en salaires, 19 % au profit des États et 10 % en dividendes nets d’impôt – cette simple réparation change déjà pas mal la face des choses. Or depuis la précédente étude Molinari de 2016, ce sont les encaissements fiscaux qui ont progressé le plus.

De son côté, l’économiste Patrick Artus faisait remarquer en 2019 que la progression générale des salaires était supérieure à celle de la productivité. Si extravagance dans les versements de dividendes il y a, force est de constater que cela ne se fait pas au prix d’une compression des salaires.

Adoptons maintenant le point de vue des journalistes de Marianne : les actionnaires sont scandaleusement trop rémunérés ; ils captent de plus en plus de valeur tandis que les autres agents économiques voient leur part s’amenuiser d’année en année. On déduit forcément de ce discours que le statut des actionnaires est des plus enviables. Mais alors pourquoi la retraite par capitalisation est-elle si unanimement décriée ?

Qu’on ne me réponde pas : solidarité. Il n’y a pas de solidarité dans les déficits ; il n’y a pas de solidarité dans la mauvaise gestion, fût-elle merveilleusement collective ; il n’y a pas de solidarité dans un système de pensions laissé à la discrétion exclusive d’une entité étatique. Que nos anticapitalistes de combat commencent par résoudre leurs contradictions internes avant de nous asséner leurs très approximatives leçons de morale économique.

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  • L’androcène pour Rousseau, mais pour Mélenchon et ses clones virtuels, c’est bien l’holoscène.

  • mouais, et le jour de dépassement des hommes politiques ? le premier janvier !

  • mais sans capital… le jour du dépassement n’aurait certes pas lieu..mais ce serait misère matérielle toute l’année..
    le singulier monde.. où les les spoliateurs spolient plus les spoliés sont riches..

  • « depuis jeudi dernier, le 22 septembre 2022, vous travaillez exclusivement pour l’enrichissement des actionnaires ! »
    Formulé de cette façon, ( l’enrichissement des actionnaires), aucun risque de mécontenter les adorateurs de Méluche! Pourtant, un peu de bon sens de la part des français leur permettrait de comprendre que sans capital, aucune entreprise ne peut fonctionner, et que les apporteurs de capital sont nécessaires pour que les entreprises existent, produisent des biens ( que les adorateurs de Méluche vont acheter), et créent des emplois pour les mêmes!
    Un actionnaire ( affreux capitaliste!) prend un risque en apportant son capital à l’entreprise et ce risque doit être rémunéré, car il peut s’enrichir, ou tout perdre si l’entreprise périclite. Confondre enrichissement et rémunération du risque, c’est ce que la gauche met dans la tête des français depuis la dernière guerre!
    Il faudrait quand même faire prendre conscience aux français que, – c’est un exemple- si la directrice de l’Oréal est multi milliardaire (la femme la plus riche du monde), c’est bien parce qu’une multitude de femmes achètent les produits cosmétiques de cette entreprise, librement, et sans contester le prix à payer! Idem pour les GAFA et autres multinationales prospères!

  • Berkshire Hathaway n’a jamais versé de dividende. Sa capitalisation boursière est largement supérieure au budget de la France. Elle est un exemple commode pour expliquer l’inanité de la distinction entre capitaliser et distribuer les dividendes.

    • Vous devriez suivre des cours de finances élémentaires. Un dividende est un remboursement partiel de l’action à l’investisseur. Le fait que suite au payement de ce dividende l’action ne baisse pas tient au fait que d’autres investisseurs sont prêts à acheter cette action plus chère.
      Quand une société ne distribue pas de dividende et qu’elle se porte bien, son cours augmente énormément. Cela a été le cas d’Apple : après plusieurs décennies sans dividende, son cours avait littéralement explosé.
      Donc si il n’y a pas de remboursement par dividende, cela augmente la plus value de l’action pour l’actionnaire qui peut se rembourser ainsi de son investissement.

      -2
      • Merci, j’ai suivi des cours d’économie et j’ai lu Warren Buffett. Distribuer ou non des dividendes est une affaire de jugement des dirigeants, qui estiment ou non qu’ils sont capables de mieux valoriser dans la société l’argent que ne le ferait de son côté l’actionnaire. Si l’actionnaire n’est pas d’accord avec cette analyse, il peut dans un cas vendre une proportion de ses titres correspondant au profit qu’il souhaite réinvestir ailleurs, dans l’autre cas utiliser ses dividendes à acheter d’autres actions de la même société. Donc, hors traitement fiscal, que des dividendes soient distribués ou non est sans importance.

        • D’autant plus que dividendes comme plus-values sont flat-taxés à 30% (en double imposition puisqu’ils sont issus de bénéfices déjà taxés à 27%).
          Sans oublier cependant qu’en cas de moins-values mobilières (reportables pendant dix ans) il vaut mieux dégager des plus-values ultérieures pour les effacer.

    • En tant que holding, les dividendes, elle a plutôt tendance à les percevoir !
      Est-ce le meilleur exemple pour faire apprécier la grandeur et les misères du capitalisme industriel aux anti-capitalistes, hum ?
      D’autant, qu’à leurs yeux, WB, l’artisan de ce succès, s’est joué de leur marxisme : « Il y a une lutte des classes, évidemment, mais c’est ma classe, la classe des riches qui mène la guerre et nous sommes en train de la gagner ».

      -2
  • J’ai plutôt une bonne opinion de Natacha Polony, la elle me déçoit.

    • Polony est viscéralement anti-libérale, sans savoir pour autant ce qu’est le libéralisme – comme beaucoup hélas. Son souverainisme ne peut tout excuser.

      • Polony est en fait beaucoup plus à gauche qu’elle ne le croit elle même. Ce n’est qu’une interventionniste de plus.

  • Équation économique simple que s. Rousseau n’a pas réussi à résoudre en tant qu’enseignante chercheuse en économie (238 h de cours par an) à Lille :
    Pas de dividendes = pas d’actionnaires = pas d’entreprises = pas de travail.
    Personne ne nous a encore donné le jour de dépassement socialiste : celui où l’État commence à emprunter pour creuser son déficit annuel pour continuer à payer des fainéants d’assistés et de fonctionnaires jusqu’à la fin de l’année.

    • AH mais oui ! ….et j’ajoute : pour résoudre cette équation, il faudrait savoir compter : sur un budget d’environ 500 M d’euros, l’état va emprunter 270 M d’euros, ce qui correspond au déficit…. et le calcul de Bercy annonce un déficit de 5% ..(.du PIB). Bien évidement ce n’est pas la même base ! Mais quel est le couillon qui a décidé de calculer un pourcentage sur une valeur étrangère au budget ? Et enfin il ne faut jamais oublier que l’économie c’est de l’énergie ….. alors les économies d’énergies envisagées seront une décroissance, accompagnée d’un endettement accru…. (« ce pays est fou….. »)

      • C’est Mitterrand, qui pour faire passer son déficit abyssale a annoncé le premier ce déficit en % du PIB pour ne pas effrayer les Français.
        Avant lui, le déficit était annoncé en francs.

        • On peut préciser, qu’effectivement c’est sous cette présidence que l’équipe de bras cassés a déterminé au doigt mouillé ce taux de 3%, à la veille d’une réunion européenne qui devait examiner quelle politique budgétaire commune adopter. Quelques années plus tard, un certain Moscouvic.. (je ne me souviens pas très bien) avait déclaré que c’était le fruit d’une réflexion….

    • C’est la bonne formule à leur renvoyer car s’ils prennent les dividendes, ils deviennent chômeurs ou s’ils pensaient nationalisation, ç’est l’URSS. Ces gens là ne voient pas les conséquences long terme de ce qu’ils disent

  • C’est pourtant facile: il suffit de se mettre en grève du 22 septembre au 1er janvier (férié), elle le problème sera résolu, nous n’engraisserons plus les sales capitalistes. Au fait,que disent les sales capitalistes qui ont acheté des actions EDF à 32€ et à qui l’Etat va les racheter a 12? Et que disent encore les mi!lions de sales capitalistes, gauche écologiste en tête, qui se sont fait vacciner pour rien, voire pour quelques petits effets secondaires bénins, et on donc travaillé depuis le 1 et janvier pour les gentils labos pharmaceutiques qui ne veulent que leur bien être?

  • SCOOP :
    Le vrai jour du dépassement c’est le premier Janvier !
    Pourquoi ?
    Parce que dans le téte d’un Ecolo-gocho professionel, L’Abrutissement est tout les jours au Maximum.

  • Il ne faut pas s’inquiéter, l’hiver venu, tout cela sera oublié dans les files d’attente du secours populaire. Une nouvelle banale oubliée de nos chers délivreurs de la bonne parole, sabotage des 2 pipelines pouvant sauver l’Allemagne de la ruine et l’euro et l’europe…. Le capitalisme , sympa, sauf sous domination américaine, anglo-saxon. La suite… A votre avis ?

  • ce qui est amusant est…qu’ils ont aussi contre la retraite par capitalisation..

    l’énemi n’est pa d’ailleurs le capital mais le capital privé..ou les capitaux privés qu’il faudrait remplacer selon eux par un capital détenu par l’etat;.. qui perdrait par la même sa capacité à savoir si il investit bien..

    le communisme ça marche à peu près la premiere journée.. par continuité..
    et puis ensuite..

    ces gens attendent le grand soir…prendre les sous des riches..

    mais dès le matin suivant ils se rendent ,compte qu’ ils ont perdu la boussole..

    avec un seul plan t as interet à ne pas te gourrer de plan..
    mais avec un seul plan.. ton plan est forcement le meilleur..

  • Personne pour poser la question du jour du dépassement étatique (là où le Français cesse de travailler pour l’État et peut enfin jouir des fruits de son travail ?).
    Qu’on ne me rétorque pas que « l’État c’est nous » parce que ça marche aussi pour les « actionnaires » et les salariés.

    Et puis faudra faire remarquer à tous ces économistes atterrés, Piketty et autres pique-tout que si les actionnaires l’ont si bonne, rien n’empêche tout un chacun d’économiser un peu et d’acheter des actions avec son épargne. Comme Nathalie MP le fait remarquer l’État lui même est actionnaire et pourrait en laissant chacun gérer sa retraite ou son « épargne santé » (en laissant l’assurance santé à part et livrée au marché) aider les Français à l’être davantage et donc à s’enrichir les 27% restant de l’année autant que les 73% du début !

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