L’Ukraine : un conflit asymétrique

Le conflit en Ukraine est un affrontement asymétrique. L’armée ukrainienne a adopté une stratégie de guérilla.

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L’Ukraine : un conflit asymétrique

Publié le 19 août 2022
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La tentative d’invasion de l’Ukraine par l’armée russe dure maintenant depuis six mois.

S’il est évident que la guerre éclair russe ne s’est pas déroulée comme prévu, la suite du conflit laisse encore perplexe bon nombre d’observateurs qui ont été pour leur majorité largement pris au dépourvu par le déroulé des six premiers mois.

Quasiment personne ne donnait cher du sort de l’Ukraine lorsque les blindés et les spetsnaz russes se sont rués à l’assaut de leurs objectifs. Et pourtant, force est de constater que l’armée russe a été sévèrement humiliée en quelques semaines et obligée de réduire considérablement ses ambitions.

Ce qui frappe quand on regarde a posteriori les très nombreuses analyses qui ont été publiées ou discutées sur les plateaux télé, c’est le prisme adopté par quasiment tous les experts français pour commenter les événements.

 

La guerre dissymétrique

Quasiment, sinon tous les commentateurs, par ailleurs d’excellent niveau, envisagent les événements en Ukraine comme une guerre, une guerre conventionnelle, menée par une armée conventionnelle envers un pays qui se défend comme il peut. C’est ce qu’on appelle une guerre dissymétrique, où deux États de tailles inégales s’affrontent.

Si on regarde la quasi-intégralité des conflits armés de grande importance depuis la fin de la guerre froide, la très grande majorité sont des conflits que l’on peut résumer comme étant des guerres conventionnelles, menées par une armée conventionnelle envers un pays qui se défend comme il le peut… l’invasion de l’Ukraine semblerait donc parfaitement s’inscrire dans cette ligne de conflits dissymétriques qui ont lieu de temps en temps depuis que l’apparition de la menace nucléaire a limité les aspirations expansionnistes et belliqueuses.

L’armée russe est très probablement l’armée ayant la plus grande expérience en termes d’armée conventionnelle engagée dans des conflit dissymétriques. Elle en a fait l’expérience en Afghanistan (1979-1989), en Tchétchénie (1994-1996, puis 1999-2000), en Ossétie (2008), en Syrie (2015 à maintenant), sans parler de ses ingérences dans de nombreux points chauds. L’armée russe aurait donc dû être parfaitement préparée, organisée et entrainée pour mener à bien ce genre d’opération. Bien évidemment, on peut refaire le match et énumérer les nombreux dysfonctionnements rencontrés par l’armée fédérale. C’est une guerre, et dans une guerre, jamais rien ne se déroule comme prévu.

Tous ces soucis à juste titre énumérés gangrènent l’armée russe depuis des lustres. Ils ne l’ont jamais empêché de s’imposer.

 

La guerre asymétrique

A contrario, les commentateurs se sont très peu attardés sur l’armée ukrainienne.

Il est vrai que pendant les deux premiers mois, il était très compliqué de comprendre ce qu’elle faisait. Tout portait à croire que l’Ukraine se défendait comme elle pouvait. D’ailleurs, aucun élément dans le narratif public, que ce soit de la part des Ukrainiens ou des Occidentaux, ne laissait penser à autre chose qu’une espèce de panique, de gigantesque sauve qui peut.

Quand les Russes ont soudainement annoncé qu’ils abandonnaient leurs efforts dans le nord, tout le monde a mis cela sur le dos d’un échec de leur part. Pourtant, dès les premières images qui nous parvenaient, quelque chose semblait ne pas tourner rond, ne pas être logique. On voyait des civils en arme et des blindés russes qui se baladaient dans les rues.

Dans le cadre d’une guerre dissymétrique, l’armée ukrainienne aurait dû essayer de repousser l’armée russe. Mais ce n’était pas ce que l’on voyait : l’armée russe semblait bien s’être arrêtée ou se dérouter toute seule. C’est sans doute cette impression qui a conduit à conclure que ce que l’on voyait été dû à des dysfonctionnements dans l’armée russe.

Quand les images sont arrivées en plus grand nombre, il est alors devenu clair qu’elles décrivaient non pas une guerre dissymétrique, mais une guerre asymétrique : une étrange guerilla opposant les colonnes russes contre des combattants invisibles. Ce que l’on voyait, c’étaient des troupes russes progressant professionnellement mais se faisant systématiquement prendre au piège dans des escarmouches ou des embuscades, dont la plus célèbre est sans doute celle de Brovary, filmée par drone et où quelques défenseurs ukrainiens invisibles semèrent une monstrueuse pagaille en mettant en déroute tout une colonne blindée russe.

On a alors commencé à réaliser l’incompréhensible.

On a alors réalisé que des épisodes que l’on aurait cru impossible se répétaient en fait un peu partout, comme les spetsnaz se faisant proprement massacrer sur l’aéroport d’Hostomel, où la crème de la crème des forces spéciales, dans une opération super préparée, a été balayée en quelques heures par des policiers, des miliciens en jean, des volontaires Géorgiens et quelques membres des unités spéciales ukrainiennes.

On a vu des images d’unités totalement disparates où chaque combattant, souvent en tenue de chasse ou en uniforme débraillé, était équipé du dernier cri des missiles anti-char ou anti-aérien. On a vu des dizaines de chars russes volés et tirés par des tracteurs, au point que la poste ukrainienne a émis un timbre les représentant. On a finalement appris que la colonne de plusieurs dizaines de kilomètres au nord de Kijv, coincée pendant des semaines dans un immense embouteillage, avait été bloquée par des geeks en quad. On a vu des images de convois russes totalement ravagés ou sautant sur des engins explosifs artisanaux.

 

La guerre asymétrique institutionnalisée

La guerre en Ukraine est le premier conflit où un État utilise pertinemment une doctrine de combat jusqu’à aujourd’hui exclusivement réservée aux révoltes d’indépendance, aux guerres civiles, aux guérillas ou surtout aux opérations terroristes.

Ce qui semble encore plus incroyable, c’est qu’il semblerait que ce ne soit non pas un, mais des États qui procèdent ainsi dans ce nouveau genre de conflit, si on ajoute à l’Ukraine les soutiens occidentaux et en particulier américains.

Parce qu’avec un peu de recherche, on réalise que tout cela n’est pas arrivé par hasard.

La réflexion sur la guerre asymétrique a commencé aux États-Unis avec l’expérience du Kosovo et ce qu’en a rapporté le général Wesley Clark qui était à la tête des forces de l’OTAN. Il écrivit d’ailleurs une suite à son premier récit pour commenter la campagne en Irak et la guerre contre le terrorisme : dans Gagner les guerres modernes qui préfigure tous les éléments de la nouvelle doctrine américaine de combat.

À la suite des attentats du 11 septembre 2001 les agences gouvernementales et l’armée américaine ont été arrosées d’un flot de subventions et de missions nouvelles. Elles se sont alors tournées vers cette nouvelle doctrine de combat « non conventionnelle » qui avait permis aux terroristes de faire vaciller l’Amérique et le monde occidental tout entier, à la fois pour l’analyser et surtout pour la combattre.

 

La techno-guérilla

Il a fallu 10 ans aux services américains pour évoluer et être capables de localiser et d’éliminer Oussama ben Laden dans ce qui est une des premières opérations de techno-guérilla menées par une armée conventionnelle. Tout le monde se souvient des images de Barack Obama et de son équipe suivant en direct le déroulement de l’opération « Neptune Spear » menée par les Navy Seals au fin fond du territoire pakistanais.

L’Asymmetric Warfare Group (AWG) a été créé en 2004. À l’origine pour conseiller les forces armées américaines à combattre les menaces asymétriques de type Al Qu’aida. Sa compétence a vite évolué pour définir des méthodes de combats asymétriques utilisant tout l’arsenal technologique de renseignement et d’action. Cette recherche a abouti à la définition de la techno-guérilla que l’AWG et les autres agences américaines ont déployé officiellement et officieusement sur tous les théâtres d’opérations, comme pour les éliminations de leaders terroristes.

Un dernier exemple en date est l’élimination du successeur d’Oussama Ben Laden à Kaboul, au beau milieu de l’Afghanistan des talibans, signal clair donné par les États-Unis qu’aucun ennemi n’était en sécurité nulle part.

Cette doctrine, l’AWS n’en fait aucun secret. Et il est d’ailleurs assez stupéfiant d’observer comment leur vidéo de présentation qui date de 2017 présente tout ce que l’on a pu voir se passer en réaction à l’invasion russe : drones, frappes ciblées, forces spéciales, élimination de cibles, embuscades, réseaux de renseignement ultra précis et réactifs, délégation de commandement au niveau tactique, unités indépendantes…

 

Réaction après 2014

Suite à l’occupation de la Crimée en 2014, le gouvernement américain s’est rendu compte du risque que pouvait représenter la Russie alors qu’il n’avait plus aucune présence en Europe. Il a alors réagi en votant l’Initiative de Réassurance Européenne (EDI), dont la partie opérationnelle consiste en la mise en place d’une unité opérationnelle en Europe de l’Est, nommée Atlantic Resolve (AR).

Il n’était clairement pas question de recréer les immenses bases américaines de la guerre froide. Beaucoup d’observateurs à l’époque se sont moqués de l’apparence maigreur de l’opération déployée, en partie émergée, dirigée depuis Poznan en Pologne, et officiellement composée que de 6000 personnes pour toute l’Europe.

Le but et la doctrine d’AR n’est pas de constituer une force conventionnelle d’une taille comparable à celle de la Russie en alignant des centaines de chars (ce qui aurait constitué un risque évident d’escalade), mais de mettre en place un centre opérationnel pour coordonner les réactions si jamais une attaque russe se produisait, le tout en utilisant des méthodes de combat qui ne nécessitaient pas des immenses déploiement d’hommes et de matériel. L’AWG est donc naturellement devenu un des éléments essentiels d’Atlantic Resolve, comme indiqué dans cette brochure datant de 2018.

Dès 2014, les forces américaines avaient anticipé l’éventualité d’une attaque russe sur un des pays d’Europe de l’Est, les documents publiés par AR et AWG dès 2016 le prouvent indubitablement. L’erreur des Russes (et aussi de bon nombre de commentateurs) est de l’avoir pris à la légère.

Dès 2014, un noyau multidisciplinaire américain, mêlant armée, forces spéciales, NSA, CIA, AWG s’est donc mis en place en Pologne et a travaillé à préparer les anciens pays du bloc de l’Est passés dans le camp occidental. La réponse préparée en cas d’agression serait la mise en action d’une techno-guérilla et c’est clairement ce que nous avons vu se dérouler. Toute cette préparation explique également la rapidité de mise en œuvre de l’envoi de moyens aux forces ukrainiennes, principalement ces lance-missiles anti-char et anti-aérien, qui ont inondé les troupes irrégulières ukrainiennes dès les premiers jours du conflit.

 

Objectif et conditions de victoire

Il y a fort à parier que la suite de la guerre restera tout aussi obscure pour les férus de lignes de fronts, de grandes manœuvres et de défilés martiaux.

La guerre asymétrique n’est pas basée sur la prise territoriale, mais sur les actions en profondeur, la désorganisation des forces ennemies et l’attrition, c’est-à-dire l’élimination des moyens physiques et humains et de leur capacité à agir et à réagir.

Son objectif est la victoire politique, et non militaire, ce qui est d’ailleurs l’objectif de tous les groupes opérant des conflits asymétriques : le retour à la diplomatie, avec eux en position de force à la table des négociations. Pour cela, il faut passer par un préalable : détruire au maximum la capacité offensive et défensive de l’ennemi afin de s’assurer de la pérennité de cette solution diplomatique : lui oter pour toujours l’envie de recommencer.

L’objectif d’une guerre asymétrique est de laisser un tel souvenir chez l’ennemi, dans son armée ou dans sa population, afin de chasser pour de bon ses velléités belliqueuses. Quel GI d’aujourd’hui, un demi-siècle après, aurait encore l’envie d’aller remettre les pieds dans la jungle du Mékong ?

C’est bien ce que nous observons depuis que le front cs’est stabilisé, d’abord un peu partout, puis dans le sud de l’Ukraine et maintenant avec comme centre la péninsule de Crimée.

 

La bataille de Crimée

Il est donc sans doute inutile d’attendre une grande offensive conventionnelle ukrainienne dans le sud : cette offensive a déjà commencé, mais elle est asymétrique, du moins pour l’instant.

Les récents épisodes de la destruction de la base aérienne de Saki le 9 août, ou du complexe à côté de Dhankoï le 16 août, ont pour but principal de transformer toute la région allant de la tête de pont de Kherson à Sébastopol en un immense champ de terreur où la foudre peut tomber sur n’importe qui, n’importe quand et n’importe où.

Le but est clairement de porter le chaos en frappant en profondeur tout objectif militaire ayant une quelconque importance : bureaux, cantonnements, quartiers généraux, voies ferrées, ponts, dépôts de mutions, gradés : on compte à ce jour 12 généraux russes morts en Ukraine, quasiment tous éliminés par des frappes ciblées.

La publicité sur cette offensive, chaque jour annoncée, mais jamais lancée, ainsi que les attaques avortées sur la tête de pont de Kherson avaient un but : attirer les forces russes dans la tête de pont de Kherson et en Crimée. À l’inverse de la guerre dissymétrique, la guerre asymétrique est d’autant plus efficace que l’ennemi est nombreux et entassé : l’attrition et le chaos n’en sont que plus faciles et plus délétères. D’autant plus lorsque l’on parvient à attirer l’ennemi à l’endroit que l’on a choisi.

On ne pourra constater vraiment les effets dévastateurs que si, comme ce qu’il s’est passé dans le nord, les positions russes ne résistent pas à la campagne de sabotages, de frappes et d’actions de démoralisation qui ne va aller qu’en s’intensifiant. Les forces russes n’ont en effet plus d’autre option que d’essayer de percer les lignes ukrainiennes énormément renforcées, au nord de Kherson, afin de réduire la pression qui s’opère sur les forces accumulées dans la péninsule de Crimée ou prises au piège dans les poches coupées par des rivières au nord de la péninsule et dont les ponts sont régulièrement bombardés et endommagés.

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  • Ce que vous écrivez est partiellement vrai pour ce qui c’est passé a Kiev, sauf que ce n’étais pas des citoyens mais les unités nationalistes ukrainiennes entrainées et équipées par les américains qui ont repoussé les russes mal préparés et mal entrainés a ce type de guerre. Il faut aussi garder a l’esprit que Kiev n’est pas l’objectif des russes. Selon ce qui se dit les russes espéraient obtenir une capitulation rapide par cette opération sur Kiev, et aussi faire diversion pour avoir le temps de positionner leurs troues dans les régions qui leur sont acquises. Le premier but a echoué, le second a réussi.

    Au sud en revanche c’est différent car la majorité de la population n’est pas profondément hostile aux russes. Il existe encre une ligne de front nette, et les coups sabotages… se produisent des deux cotés.
    Les difficultés russes sont principalement dues à un soutien massif de l’OTAN a l’Ukraine, par la livraison d’armes, et surtout par le renseignement . Ca durera tant que les russes supportent cela…

    • Ca durera tant que les autres aspects de la guerre,économiques notamment, ne prendront pas le dessus. Les guerres asymétriques sont généralement des guerres longues, sans réelle pression pour faire la paix. La proximité du défaut de paiement pour l’Ukraine, celle du défaut de chauffage hivernal pour ses alliés, vont apporter cette pression inédite.

    • J’adore le #c’est la faute aux nationalistes soutenus par l’OTAN#
      Sinon j’aurai réussi..
      Bah oui c’est connu c’est toujours de la faute des autres !

      -4
    • @Herve2
      L attaque sur Kiev comme une operation de diversion, c est de la propagande russe pour masquer l echec. On ne balance pas l elite de son armee pour prendre un aeroport au milieu du territoire ennemi (aka meme s ils auraient reussi a prendre l aeroport, ils se seraient fait eliminer sans renfort)
      et vu les moyens utilisé pour marcher sur kiev, ca ne ressemble pas a de la diversion

      • Vous avez fait l’Ecole de Guerre ?
        On utilise l’élite de son armée pour essayer d’obtenir une position qui donnerait un avantage décisif dans des négociations de paix. La tentative de prendre Kiev est parfaitement cohérente et logique dans la totalité des stratégies russes envisageables, elle ne révèle rien de laquelle de ces stratégies avait été choisie par la Russie.

        • quel est e foutu objectif de guerre de poutine?
          poutine au pouvoir…

          l’ukraiine n’est pas un but mais un moyen..

          je ne sais pas si il s’agit d’une diversion, je doute fort qu’une diversion eut été necessaire..
          non trop cher payé…
          je pense que les russes sont tombés sur un os.. partout..

          et ne pas avoir la supériorité aérienne absolue, c’est aussi une tactique?

          -1
        • négociation de paix? ça n’a pas de sens, poutine ne veut pas la paix!!!au sens de paix.. poutine a besoin d’un ennemi..

          si il voulait la paix ça serait vite réglé.
          il peut se contenter d’un machin qu’il peut présenter comme un « victoire »… il n’ pas de problème avec un conflit qui dure.. tant que l’opinion suit.

          mais sur quoi ou sur qui?? et à quel prix? sur les nazis?
          .

          -1
      • On ne prend pas une ville de plus de 2 millions d’habitants (Kiev) avec 20000 soldats (troupes russes mobilisées vers Kiev).
        Par contre, c’est suffisant pour encercler partiellement une ville permettant un afflux de troupes dans ses murs pour la défendre empêchant le déplacement de ces mêmes troupes vers le Donbass. Aux échecs, cela s’appelle mettre une pièce en restriction (la pièce est sur l’échiquier mais ne peut plus participer au jeu). C’est classique. Et cela a parfaitement marché en ce qui concerne la stratégie militaire.
        La pression militaire et diplomatique ainsi exercée sur les ukrainiens a failli marcher également puisque qq jours après le débuter des hostilités Zelenski a proposé de négocier pour se rétracter qq heures plus tard.
        Ce genre d’analyse est sur les sites d’analyse militaires occidentaux et US et n’est pas spécialement de la propagande russe. Mais il est vrai que cela n’est pas disponible sur nos médias subventionnés.

  • l idee de l AWS est interessante. Elle passe quand meme par perte et profit la principale raison de l echec russe : le patriotisme ukrainien.
    Si les gens n etaient pas pret a mourir pour leur pays rien de cela se serait passé et les russes auraient pu prendre kiev, mettre un president potiche et regler le probleme en un mois. Pas de bol pour Vladimir, la population n a aucune envie de l avoir pour tsar

    Ce qui me mene a pointer la faiblesse de l AWS. En l absence de soutien populaire, ca ne marche pas. et si les russes auraient tenté une percee sur la france ou la RFA, combien se seraient battu ? Quand on voit que les gens chouinent car ils craignent d avoir froid cet hiver ou qu ils ne peuventpartir en vacances a 1000 km on se dit que peu seraient pret a dormir dehors quand il fait 0 deg, ne rien manger pendant 2 jours et risquer de se prendre un obus sur la tete

  • Asymétrique ou pas, une guerre d’invasion, lorsqu’elle piétine, conduit inexorablement à la défaite. Poutine a manqué son coup dans les jours qui ont suivi le 24 février, pour lui, rien n’a encore vraiment commencé dans le désastre. Des fins de carrière dans la défaite militaire, il y en a eu dans le passé, des deux Napoléons à Hitler.

    • L’histoire de l’Alsace-Lorraine est bien moins claire que ça, de même que la distinction entre guerres d’invasion et guerres civiles.
      Et qu’est-ce qui a créé les grands empires de l’histoire, sinon des invasions réussies ?
      Mais « Alésia, ça n’existe pas ! ».

    • 3Asymétrique ou pas, une guerre d’invasion, lorsqu’elle piétine, conduit inexorablement à la défaite. »
      En l’espèce, dans les territoires visés par la Russie, la population leur est +/- acquise. Et cela a un poids très important dans l’issue du conflit.

    • Attendons l’hiver et on y verra plus clair.

    • « Asymétrique ou pas, une guerre d’invasion, lorsqu’elle piétine, conduit inexorablement à la défaite. »
      Certes. Mais justement, elle ne piétine pas.
      Les russes continuent d’avancer lentement mais inexorablement dans le Donbass malgré des retranchements et fortifications ukrainiennes préparés depuis plrs années. Évidemment, ce n’est pas la technique US rapide du carpet bombing visant à tout raser avec un tapis de bombe pour occuper rapidement le terrain à moindre risque. La population de l’Est ukrainien est très majoritairement russophone et les russes veulent les préserver autant se faire que peu.
      Au sud, le front est +/- stable. On verra ce qu’il adviendra quand les russes auront terminé (s’ils en terminent) à l’Est.

  • Ouais mais, ce n’est qu’une operation spéciale, lorsqu’il s’agira d’une guerre……. Napoléon ou les allemands l’ont connu à leurs dépens… L’hiver venu….. qui survivra, sûrement pas la désinformation et les des informateurs actuels.

  • Au début du conflit, c’était une asymétrique, la doctrine et les structures suivaient des lois semblables

  • 1) Le gros soucis des guerres asymétriques c’est la violation de la Convention de Genève sur le droit en temps de guerre. Quand la paix revient, on doit juger les barbaries dans des tribunaux pour civils. Or l’AWS enrôle des civils, et les pousse à combattre sans uniforme, et les conduit à être condamnés une fois la guerre terminée.
    2) Le but des Russes n’est pas de napalmer des km2 d’habitations qui sont majoritairement pour eux, mais d’y aller à l’usure. Si l’hiver est froid en Allemagne, cette guerre se terminera vite.

    • Tiens, après la canicule exceptionnelle de l’été 46, une vague de froid exceptionnellement longue concerne toute la France de janvier à mars 1947, avec -17° à Toulouse et -14° à Paris. Si l’histoire bégaie un peu…

    • @Breizh06
      Bonsoir,
      Poutine n’a-t-il pas violé la Convention de Genève le premier en envahissant un pays souverain ?

      Des civils qui se battent contre un envahisseur en passe de devenir un occupant sont des résistants. La Convention de Genève devrait leur foutre la paix, sauf s’ils s’en prennent à des non-combattants.

  • @herve2 : c’est l’explication la plus plausible (votre premier commentaire).
    A l’issue, les forces russes se sont redéployés sur le Donbass, qu’elles grignotent petit à petit.
    reste à voir quelles sont les pertes des deux camps ? et comment les « arrières » vont tenir.
    Par ailleurs, il y a tout le jeu diplomatique et économique qui se déroule à l’extérieur de la zone de conflit.

  • Asymétrie…
    Mais quid des mines AP balancées sur les civils sans la moindre vergogne ?
    Bah, c’est des Russes, des non humains selon ceux qui les balancent…
    Et recevoir de l’aide alimentaire d’origine russe un crime passible de 15 ans de prison.
    Il y a comme une oduer de camp de concentration qui monte.

    Sans moi.

  • Curieux article qui reprend tous les poncifs entendus sur nos médias subventionnés avec les experts de salon (tjrs les mêmes) régulièrement invités.
    Guerre assymétrique Ok.
    Mais sortir tjrs la même argumentation et continuer à vanter les (très) rares succès ukrainiens et la probable défaite russe alors que ces derniers sont en train d’occuper lentement mais inexorablement les territoires russophones de l’Est ukrainien après avoir envahit toute la moitié Est du littoral ukrainien, c’est du wishful thinking et du déni de réalité.
    Sauf retournement économique majeur, l’hiver va être plus difficile pour les ukrainiens que pour les russes.

  • Les commentaires sont fermés.

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