Homo macronis et Homo mépenderthalis

Au début du XXIe siècle, dans un pays appelé France, les espèces Homo macronis et Homo mépenderthalis (plus couramment Mépenthertaliens) s’opposaient encore.

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Le Pen & Macron, French election posters 2017 by Lorie Shaull (Creative Commons CC BY 2.0)

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Homo macronis et Homo mépenderthalis

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 15 avril 2022
- A +

Au début du XXIe siècle, dans un pays appelé France, les espèces Homo macronis et Homo mépenderthalis (plus couramment Mépenthertaliens) s’opposaient encore. Leurs différences apparaissaient surtout dans le domaine politique car chaque espèce avait une perception particulière du gouvernement des hommes. Les Mépenderthaliens ne savaient pas encore qu’ils allaient être marginalisés en quelques générations seulement, puis disparaître. Il n’est pas inutile de rappeler à nos contemporains cette évolution ancienne car elle symbolise le destin des hommes.

 

Pragmatisme et dogmatisme

Homo macronis considérait avec pragmatisme la gouvernance des sociétés et l’évolution historique. Entendez par pragmatisme la prise en considération de la situation réelle, qu’il faut analyser minutieusement pour la faire évoluer souplement. Il n’était pas question de révolution, sauf parfois de façon imagée. Homo macronis aimait la rationalité et savait utiliser avec efficacité les ressources, encore très modestes à cette époque, du traitement de l’information. Cette modération intelligente provenait chez Macronis de sa bonne adaptation à la société dans laquelle il vivait. Il envisageait le futur avec sérénité car il le voyait comme un ajustement progressif de l’existant, qu’il maîtrisait parfaitement.

La quiétude d’Homo macronis ne se retrouvait pas chez Homo mépenderthalis. Partagés entre le rêve du retour à un passé révolu et l’ambition de construire un futur fantasmé, les Mépenderthaliens ne se sentaient pas en harmonie avec la société de leur époque. Le monde avait évolué trop vite et il n’avait pas évolué dans le bon sens. Voilà ce qu’ils ressentaient profondément.

Certains d’entre eux voulaient conquérir le pouvoir pour revenir à un ordre traditionnel comportant des règles morales précises et une maîtrise des évolutions par la contrainte juridique. Pour eux, la coercition étatique devait être au service de la tradition et de la stabilité. Bref, il fallait empêcher le monde d’aller librement de son pas.

D’autres construisaient des programmes pour le futur, considérés comme radicaux. Ils entendaient instaurer enfin la justice, la vraie justice sociale. Pour cela, il convenait de conquérir le pouvoir et d’imposer à tous par la violence légitime le programme en question. Puisqu’il représentait la vraie justice, il serait nécessairement accepté par la grande majorité de la population. Seuls quelques égarés le contesteraient. Le monde atteindrait enfin par la vertu du politique une phase de stabilité, un ordre juste et pérenne.

 

Le leader charismatique

Les Mépenderthaliens avaient un besoin congénital de leader. Admirer un chef était pour eux essentiel. Se laisser guider par lui leur paraissait nécessaire. Le chef était capable de les faire rêver et de les motiver à nouveau à la moindre hésitation. Il était sécurisant. Cette caractéristique semble logique.

Le charisme du leader est en effet essentiel si le projet à mettre en œuvre relève du paradis perdu à restaurer ou de l’eden futur à instaurer. Il est beaucoup moins utile s’il s’agit de faire évoluer pragmatiquement l’existant. Aussi, Homo macronis pouvait-il très bien se passer d’un chef charismatique. À vrai dire, pour certains macronis, le charisme représentait même un risque. Accepter de se laisser entraîner par les subterfuges psycho-émotionnels du charisme individuel n’était pas compatible avec une approche rationnelle du processus de décision.

 

Se libérer des jeux du pouvoir

Ce résumé succinct permet à nos contemporains de comprendre le fin mot de l’histoire. Les Mépenderthaliens ne pouvaient que perdre à plus ou moins long terme. Le destin des hommes est fondé sur leur singularité : l’intelligence. Et l’intelligence est d’abord créativité et donc liberté. Vouloir régenter le monde pour le cantonner à la tradition ou pour instaurer à l’avenir une justice parfaite et intangible, voilà des projets en contradiction fondamentale avec l’essence même de l’humanité.

Homo macronis parvint donc à s’imposer de plus en plus au fil des générations. Le développement gigantesque de l’intelligence artificielle lui fut d’un grand secours. En effet, les projets d’Homo mépenderthalis parurent rapidement d’une sidérante naïveté lorsqu’ils furent confrontés à des analyses approfondies du réel, que l’esprit des hommes n’était pas capable de produire. Le leader charismatique, figure aujourd’hui archaïque, disparut peu à peu car ses manigances pour dominer un groupe parurent puériles face à la puissance de l’intelligence artificielle.

De nos jours, l’émergence de leaders est réservée aux groupes d’enfants. Mais il s’agit pour eux d’apprendre la défiance à l’égard du pouvoir des individus isolés. C’est ainsi, par l’éducation, que les hommes réussirent à se libérer de leur addiction aux jeux du pouvoir pour faire triompher la raison et la paix sur le monde. L’enfance de l’humanité était achevée.

 

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  • Chante, O Muse, la médiocrité arrogante d’Emmanuel, fils de rien ni personne; médiocrité funeste, qui causa tant de malheur aux Français, qui précipita dans les abysses de la dette tant de héros, et rendit leurs corps la proie de Pfizer et des LBD…
    « Homo » Macronis, comme vous l’avez si joliment nommé, est une fin d’espèce. L’Histoire revient, avec une récession homérique, un orage de guerre et les trois quarts de l’humanité qui contemplent, goguenards, le suicide de l’empire qui se voulait mondial, en attendant de lui porter l’estocade.

    12
  • Société nouvelle et homme nouveau…
    On connait. L’URSS avait le même programme comme tous les régimes socialistes.
    Et comme l’a dit Vladimir Bukovsky, ancien dissident soviétique lors d’un discours à l’EU:
    « J’ai vécu dans votre futur, et ça n’a pas marché »

    https://miscellanees.me/2016/06/30/jai-vecu-dans-votre-futur-et-ca-na-pas-marche/

  • « Et l’intelligence est d’abord créativité et donc liberté. Vouloir régenter le monde pour le cantonner à la tradition ou pour instaurer à l’avenir une justice parfaite et intangible, voilà des projets en contradiction fondamentale avec l’essence même de l’humanité. »
    Et vouloir régenter le monde pour le cantonner à la vision supposément intelligente que l’on en a plutôt que de laisser sa liberté et sa créativité à tous les citoyens, c’est précisément le programme de l’homo macronis superbus.
    Une fois de plus vous êtes tellement dans l’admiration béate de votre gourou que vous ne voyez même pas la contradiction entre la liberté justement invoquée et le projet constructiviste délétère (car profondément anti-humain, appuyé sur une « rationalité » qui se croit infaillible et n’admet donc pas la contradiction) de la prétendue nouvelle humanité visée.

  • Intelligence artificielle : processus d’imitation de l’intelligence humaine visant à permettre à ceux qui n’en ont pas été naturellement dotés de faire illusion les uns auprès des autres.

  • Les homo macronis « avaient un besoin congénital de leader. Admirer un chef était pour eux essentiel. Se laisser guider par lui leur paraissait nécessaire. Le chef était capable de les faire rêver et de les motiver à nouveau à la moindre hésitation. Il était sécurisant. » Voilà ce que j’aurais pu écrire tant les soutiens de M. Macron sont de vrais godillots béats.

    11
  • Comment pouvez-vous être à ce point bête, naïf et aveugle ? Est-ce simplement un gros chèque ou sa promesse qui vous a décidé à pondre des énormités pareilles ?
    Comment la raison peut-elle être invoquée pour justifier du pur n’importe quoi idéologique partisan, clientéliste, vantant le rejet de toute idée, de toute personne qui ne suit pas aveuglement la doxa officielle de nos sachants corrompus ? Nous avons accumulé en 2 ans des monceaux de faits scientifiques appuyant la totale inutilité sanitaire et les dégâts collatéraux gigantesques causés par les stupides idées macronistes. Rien de réel n’a montré le moindre intérêt à tout ce battage (et abattage de citoyens bien portants et productifs).
    L’Homo Macronis est clairement condamné à brève échéance par sa totale incapacité à produire quoi que ce soit d’utile et à rejeter toute forme de communication avec tous ceux qui le peuvent.
    L’intelligence artificielle n’est nécessaire qu’à l’Homo Macronis qui manque d’intelligence naturelle, comme dit MichelO… En quoi le système à venir de crédit social ou toutes les entraves supplémentaires prévues à l’initiative individuelle peuvent-elles permettre d’espérer la survie des européens pour les 5 ans à venir ? On n’est malheureusement pas encore équipés biologiquement pour digérer les Cerfas, sinon nous serions le pays avec le record du monde d’obésité.

  • Cette fable paléolithique oppose le passé (Mélenchon et Le Pen) à l’avenir (Macron). On voit mal comment un(e) libéral(e) pourrait adopter la première solution. Il reste l’abstention ou Macron. Homo mépenderthalis représente le constructivisme le plus archaïque, philosophiquement anti-libéral. Macron n’est sans doute pas libéral au sens économique classique (moins d’Etat, glorification du marché), mais il l’est malgré tout davantage que les deux autres. Et culturellement beaucoup plus étant donné l’étroitesse d’esprit de Marine Le Pen et l’étatisme pathologique de Mélenchon.
    Entre deux maux il faut choisir le moindre et non pas se lamenter. Le sens du compromis est inhérent à la démocratie.

    -5
    • Libéral ça veut dire épris de liberté.
      Sur les deux dernières années on peut ressasser tous les baratins médiatiques mais s’il y a bien eu UN ennemi de la liberté ce fut Macron. Et s’il y a eu dans la classe politiques (forcément pas très libéral fondamentalement) des gens « de premier plan » pour défendre la liberté ce furent davantage Le Pen ou Mélenchon que d’autres qu’on attendait là (LR, je te regarde !).
      Alors on peut préférer les mythes et légendes et voter pour Macron en se rêvant libéral, on peut choisir l’espoir contre toute réalité et s’abstenir ou voter blanc. Ou alors on peut choisir le réalisme politique et voter pour qui n’est pas Macron.

      Il faut faire entendre aux tyrans qu’ils ne peuvent pas piétiner la liberté sans en payer le prix (autrefois ça aurait été leur vie… Ils bien de la chance les modernes) en se faisant bouter hors des palais de la république. L’hygiène morale basique et l’amour de la liberté plus que des programmes politiques me feront voter Le Pen… en tordant un peu le nez mais avec une conviction absolue que 5 ans de Macron de plus et l’idée même de liberté sera morte… Vous illustrez déjà que la conception normale du « libéralisme » a été bien détournée, là il n’en restera plus rien.

      Mais les idiots utiles continueront à penser vivre dans la liberté !

      Ca finira très mal cette affaire. CPEF.

      • Il faut vraiment oser associer un vote Le Pen à la défense de la liberté ! Félicitations, vous êtes créatif. Le libéralisme lepéniste est un objet politique non identifié (OPNI).
        Vous devez quand même être conscient que votre ressenti très colérique, voire révolté, vous conduit à des aberrations conceptuelles. J’espère que vous reviendrez un jour à la raison. Je vous le souhaite.

        -3
        • Vous ne comprenez décidément pas ce qui est en jeu. Voter Le Pen n’est pas libéral. Mais voter Macron ne l’est pas non plus. Et à vrai dire il l’est même moins.
          Le Pen projette, peut-être, de faire des choses peu libérales, et d’autres plus. Macron a prouvé en 5 ans qu’il était guidé par ses envies et opposé à la liberté et aux droits naturels. Jusqu’à la légitime défense qu’il remet en cause… Voter pour cet hurluberlu malgré les faits (têtus selon un autre « libéral » du même acabit que lui) c’est probablement du niveau de la psychiatrie.

          Par ailleurs, au cas où vous ne l’auriez pas encore réalisé, dans ce pays les politiciens parlent, les fonctionnaires « font » la politique. Et Le Pen présidente, pas grand chose ne se fera. Alors qu’avec Manu l’emmerdeur, aucun contre pouvoir ne fonctionne. Vous avez bien vu le conseil d’État se renier trois fois en quelques mois, sans qu’aucun coq ne chante, en plus !

          • Je suis assez d’accord avec vous Franz . Mieux vaut ne Marine qui ne fait rien qu’un Manu torse nu trémoussant qui continue de saborder la France en l’assujétissant de force au vaisseau amiral Europe en perdition .

    • Un libéral doit s’interroger pragmatiquement sur les risques qu’il courrait quelques années après l’élection, suivant le candidat élu. Pas la peine de s’interroger sur les gains, il n’y en a pas, quant à se baser sur les promesses électorales, pas la peine non plus, les indications qu’elles donnent sur les actes réels sont très fragmentaires et douteuses. Associer Macron à l’avenir, quand on vient de voir ses actions dans les mois et les années passées, est un acte militant qui pourrait presque faire rire si nous n’étions pas dans un contexte aussi tragique…

  • Premièrement, ce n’est pas parce qu’une bataille est perdue d’avance que personne ne souhaitera se battre. Le Mépenthertalien, espèce vouée à disparaitre, peut très bien le savoir, mais continue quand même, pour l’honneur. Repensons à tous les peuples qui ont disparus (enfin dont la culture a été dissoute dans d’autres), certains souhaitaient garder leur singularité, même si c’était peine perdue. Et repensons aux juifs, 2000 ans dispersés aux quatre coins du monde et leur culture a été maintenue contre toute attente.
    Et puis ensuite il y a « le sens de l’histoire ». Ce fameux sens apparait en fait seulement après, et tout est expliqué selon cette trame. Peut être dira t on que la démocratie fut passagère, que la xénophobie a du bon, que l’empire chinois a sauvé le monde de la décadence. Dans Fatherland, le sens de l’histoire est bien différent…

  • Donc si on vous lit le macronisme est pragmatique , rationnel, et n’a pas besoin de leader charismatique ? Vous êtes sûr d’avoir de bonnes lunettes Mr Aulnas ? Etiez vous endormi en 2017 ?

  • Un peu gonflé de traiter un petit paquet d’électeurs de machin chose truc néanderthalien. Mais peut-être s’agit-il de conforter un peu plus la zizanie. Je rappelle qu’il s’agit de votes. Mais pourquoi tant de haine ? Tiens, tiens !?

    • Je risque une réponse hasardeuse parce que j’ai du mal à comprendre : M. Aulnas, fonctionnaire de l’enseignement retraité et maintenant écrivain publiant chez des éditeurs traditionnels a un intérêt personnel de polarité macroniste.
      On peut en effet imaginer que d’une part il doit rester « fréquentable » pour les cercles littéraires qu’il affectionne, et d’autre part qu’il s’inquiète du devenir de sa pension dans un système moins « élitaire » où les arbitrages seraient peut être moins favorables aux fonctionnaires retraités, voire l’inquiétude basique que le système de retraites par répartition soit en totale faillite trop tôt avec une présidente moins soucieuse de flatter l’électorat senior…

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