Ukraine : 3 raisons qui montrent que Poutine ne craint pas l’Europe

Et qui expliquent en partie pourquoi la Russie n’hésite pas à intervenir en Ukraine malgré les protestations occidentales.

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Ukraine : 3 raisons qui montrent que Poutine ne craint pas l’Europe

Publié le 22 février 2022
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Le 21 février, Vladimir Poutine a signé un décret reconnaissant les régions séparatistes de Donetsk et Lugansk comme des républiques indépendantes. Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, rapporte que « des troupes russes sont entrées en territoire ukrainien » dans les zones séparatistes. Une situation qui fait penser à la Crimée en 2014, mais aussi à la Géorgie en 2008. Toutefois, cette situation n’est pas surprenante. À bien des égards il n’y a que peu d’opposition concrète face à Poutine en Europe, ce qui lui laisse ainsi le champ libre. Voici trois raisons.

Un désintérêt du protecteur américain pour l’Europe

Un nombre non négligeable des pays européens sont dépendants du parapluie américain pour leur défense. On pense d’abord aux pays d’Europe centrale comme la Pologne, les pays baltes et autres pays du Bucharest Nine. Mais l’Allemagne, qui ne remplit toujours pas les objectifs de dépenses militaires de l’OTAN, est aussi dépendante de la protection américaine. En l’état actuel, les États-Unis apparaissent les seuls Occidentaux à pouvoir rivaliser militairement avec la Russie au niveau militaire.

Le problème est que les États-Unis veulent se concentrer sur l’Asie et ont un intérêt de plus en plus faible pour l’Europe. Une politique qui fait consensus : Obama, Trump et Biden souhaitent tous se concentrer sur l’Asie. Objectivement, l’Ukraine n’a qu’une valeur stratégique faible pour les États-Unis,

C’est un pays pauvre sans ressource stratégique, contrairement à Taïwan. La majorité de la production des semiconducteurs au monde, nécessaires pour toutes nos technologies modernes se trouve là-bas. Les appétits chinois pour cette île sont bien plus inquiétants pour les États-Unis que la crise russo-ukrainienne. D’autant plus que si la Russie est une puissance régionale, la Chine est désormais la rivale des États-Unis.

Les États-Unis se maintiennent en Europe uniquement à des fins de rassurance des pays d’Europe centrale, mais il leur est difficile de se battre efficacement sur deux fronts.

 

Le gaz, l’arme la plus puissante de Poutine contre l’Europe

L’armée russe n’est pas l’arme la plus puissante de Moscou contre l’Europe. La Russie n’a en fait pas besoin de tirer le moindre coup de feu pour semer le chaos en Europe. Du fait de sa politique antinucléaire, l’Europe est devenue dépendante des énergies fossiles et du gaz russe.

Si Poutine coupe le gaz à l’Europe, l’économie russe souffrira. Mais dans une Europe affaiblie économiquement et psychologiquement par les restrictions liées au covid, une telle mesure peut être l’étincelle qui mettrait le feu aux poudres pour des mouvements sociaux, voire des émeutes, en Europe. Et cette situation pourrait être récupérée par des populistes, souvent pro Kremlin.

 

Le faible courage des Européens face à une crise de grande ampleur

L’Union européenne s’est révélée paniquée par un virus à faible mortalité et a décidé de sacrifier son économie et ses valeurs libérales. Un tel comportement n’envoie pas une image de courage et de résilience. Pire, cela n’envoie pas une image de pays prêt à aller dans un vrai conflit armé avec une puissance nucléaire qui serait bien plus dévastateur (y compris pour un conflit traditionnel et pas nucléaire). Rappelons que la guerre de Corée (pour comparer avec un conflit similaire) entre 1950 et 1953 avait fait plus de deux millions de morts et Le front de l’Est pendant la Seconde Guerre mondiale plus de 30 millions de morts. Soit le pire affrontement de l’histoire de l’Humanité et qui reste gravé dans la mémoire russe.

Il est à espérer que le conflit ukrainien ne se terminera pas comme les conflits ci-dessus. Mais le potentiel de destruction d’une guerre contre une puissance majeure est bien supérieur aux morts du covid qui effrayent tant nos sociétés.

Au final, l’absence prolongée de réflexion géopolitique des Européens est en train de sortir les pays de l’Union européenne de l’Histoire. Ce n’est ni par des considérations idéologiques, ni par une soi-disant « puissance normative » que l’Europe arrivera à défendre ses intérêts et à peser sur la politique russe (et chinoise). Vladimir Poutine l’a d’ailleurs bien compris et préfère discuter avec les dirigeants américains plutôt qu’européens.

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  • Sacré camouflet pour Macron qui la veille obtenait un accord de dialogue…

  • Autant je pense qu’il n’a pas peur de l’Europe en tant qu’opposant dans un conflit armé, autant il doit probablement se faire un peu de souci à propos de l’Ukraine.
    Petite comparaison :
    – Union Européenne : 4.23 millions de km², 450 millions de gens répartis dans des dizaines de pays qui ne s’entendent pas toujours et ne parlent pas la même langue, des ressources naturelles limitées, et une politique migratoire qui a amené encore plus de division dans les populations.
    – Russie : 17.3 millions de km², 150 millions de gens, un seul président, une seule langue officielle, des ressources naturelles à foison.
    D’un point de vue stratégique, qui aurait intérêt à empiéter sur qui ? 🙂
    Alors quand il voit l’Union Européenne faire les yeux doux à l’Ukraine, porte d’entrée vers la Russie, Poutine est probablement aux abois. Mais c’est sûr qu’il ne doit pas trembler pour autant.
    Il est arrivé au pouvoir en 1999 : il a donc vu Chirac avoir un second mandat, puis le p’tit Nicolas, puis le gros à moto, maintenant il reçoit le petit poudré en le laissant à l’autre bout de la (très longue) table. Alors les petits technocrates européens qui lui promettent de grosses sanctions, ça doit quand même le faire un peu rire…

    • Disons qu’avec l’arsenal a sa disposition, il ne doit vraiment pas beaucoup avoir peur de l’Europe. Ni de personne d’autre d’ailleurs… Même pas des chinois…

      Je me demande si stratégiquement (au sens militaire) l’Ukraine lui sert a qq chose.
      Pour moi, cette opération n’a qu’un seul but: Montrer le retour de la Russie en tant que puissance dominante, influente et peut être aussi infliger un camouflet supplémentaire à des occidentaux qui ont piétiné leur honneur pendant des années.

  • Bon article qui rappelle des principes essentiels.

    Une seule critique : les excès de langage (ici  » sacrifier son économie et ses valeurs libérales « ) qui pourraient desservir le propos. Heureusement, l’auteur se concentre ensuite avec pertinence sur le sujet.

    En particulier, il faut noter les effets combinés de l’européisme et de l’escrologie qui détruisent depuis des décennies chez les nations européennes des  » anticorps  » vitaux pour survivre dans les relations internationales : réalisme excluant de mener une politique étrangère selon des critères applicables à la morale individuelle, priorité à l’intérêt national bien compris, recherche de l’indépendance, recherche des équilibres, utilisation de ses atouts, etc. Sur ce plan, cette frilosité de nations vieillissantes qui s’en remettent à des tiers pour protéger leur niveau et même leur mode de vie constitue un comportement décadent et irréaliste.

  • Bonjour,

    Il y a trois moyens de pression des russes sur les occidentaux (enfin, les européens).
    Le gaz comme déjà mentionné dans l’article, mais aussi les céréales (blé principalement) et les métaux (nickel principalement). Nous subissons déjà un stress sur les marchés agricoles et minéralogiques qui va s’accentuer avec les mesures à venir.
    Juste un point parmi d’autres, la Russie depuis les sanctions a son égard a redonné un coup de fouet à son secteur agricole, au point de devenir à nouveau un pays exportateur (l’Union Soviétique à la fin de sa vie était contrainte d’importer du blé américain) jusqu’à en devenir le premier mondial en 2020!

    Comme quoi, il faut bien mesurer notre riposte économique et financière, sans quoi l’effet retour de feu risque d’être dramatique.

    Cordialement

    • Il est probable qu’il ne stoppe pas les livraisons de manière officielle (mais des « terroristes » pourraient s’en prendre au pipeline en Ukraine….) et vu que nos dégénérés veulent refuser la mise en service de NS2… ça va être marrant.

      En sus il risque fort d’y avoir des effets indirects. Poutine a mené une fructueuse politique de reconquête d’influence au proche orient. Et cette affaire va le renforcer un peu plus en discréditant l’otan.
      Bien voir que Dans un marché tendu, tout est au vert pour une sévère augmentation des prix du pétrole, qui vont au final être bien plus efficaces que des sanctions pour la destruction du château de cartes brinquebalant qu’est l’union européenne …

      On pourrait assister a un magnifique effet boomerang des sanctions, comme ça se passe à chaque fois avec la Russie…

  • OUI. Très juste. Le nickel se négociait/ s’échangeait déjà en catimini, entre l’URSS et les USA, pendant la guerre froide, via la filiale polonaise Dalmor de Londres, dirigée au début des années 70, par le Comte Demb ski.
    Les Etats n’ont pas d’âme… Les Ames n’ont pas d’Etat non plus ! Rien que des intérêts.
    Chaque belligérant s’arrêtera sans doute, aux bornes de ses intérêts bien compris. Car au delà des bornes… il n’y a plus de limites. Et l’inconnu est effrayant!

  • Et personne pour penser au plus de 13000 morts tombes pour simplement vouloir parler leur langue….. Nous sommes méprisables.

  • Il y a aussi la petite nuance dans les idéologies qui fait que l’Europe claironne partout le droit des peuples à l’auto-détermination et l’indépendance, et que les « régions indépendantistes » ukrainiennes sont peuplées en majorité de russes ou à tout le moins de russophones, mal traités par Kiev et qui ont pour Moscou les yeux de Chimène. Certes il y a une part non négligeable d’ukrainophones et de population attachée à Kiev, mais aller contre les russes là bas, c’est problématique : si les habitants de Crimée, de Donetsk et Lugansk n’ont pas le droit de vouloir être Russes, l’ensemble du discours « humaniste » et « libéral » de l’Europe tombe à l’eau. Déjà qu’entre vaccination semi-obligatoire, confinements, pressions sociétales etc. elle n’avait déjà plus fière allure, en cas de conflit il faudra beaucoup de propagande pour convaincre Marcel de Paname, John de Dublin ou Helmut de Francfort d’aller mourir à l’Est pour empêcher qu’Igor de Donetsk puisse être russe comme il le souhaite !

    11
    • Et tant pis si Poutine est très méchant et que l’Ukraine est dans l’OTAN, tout ça ne nous regarde que très modérément et semble aller plus dans l’intérêt des « pays » (superstructures étatiques) que de celle des individus, ce qui devrait être l’optique libérale, à mon sens !

    • @Franz

      Judicieuse observation. On se rappellera que les « Occidentaux » [= les États-Unis, un peu l’Allemagne et le reste étant de simples suiveurs, merci Mitterrand en ce qui concerne notre pays !] ont provoqué puis validé la sécession du Kossovo [qu’il faut écrire ,avec 2 « s », comme dans les ouvrages de Braudel et autres classiques et non pas selon les normes otaniennes] ; mais les mêmes Occidentaux ont refusé aux Serbes du Nord dudit Kossovo de rester en Serbie. Pour continuer ce douteux raisonnement, lesdits Occidentaux furent et restent opposés au rattachement de la Crimée à la Russie alors que cette région n’a jamais été ukrainienne…
      Certes, le fameux « principes des nationalités », par exemple si abondamment évoqué en 1919, n’est pas toujours facile à mettre en oeuvre (quand cela n’est pas complètement impossible), comme on peut par exemple le constater lors de la division de l’empire d’Autriche-Hongrie au sein duquel peuples, ethnies et langues étaient inextricablement mêlés rendant impossible le tracé de frontières « justes ». Pour ma part, je continue de regretter la disparition de cet empire qui n’était pas la pire des solutions pour faire coexister les peuples danubiens, surtout si des « pôles » slaves avaient pu être créés au Nord et au Sud…
      Bref, dans ces affaires-là, il faut particulièrement faire preuve d’humilité et d’honnêteté intellectuelle pour tenter de comprendre la complexité des situations et essayer de trouver des compromis les moins boiteux possibles. Et lorsqu’un cas est relativement simple, comme celui de la Crimée, il est stupide d’invoquer – généralement de mauvaise foi – des soi-disant principes qui sont manifestement inapplicables.

    • Il ne serait pas étonnant que la Chine profite de la situation pour reprendre le contrôle de Taïwan si cela n’a pas déjà été convenu entre elle et la Russie.
      L’Europe et les Etats-Unis ne pourront pas tenir un discours différent pour l’Ukraine et Taïwan.
      Si l’on défend l’unité de l’Ukraine en rejetant l’autodétermination, on ne peut pas la valider pour Taïwan qui fait partie de la Chine pour les Nations unies (Il faut rappeler que Taïwan a fait partie de la Chine Impériale de 1683 à 1895 moment où elle fut cédée au Japon à la suite de la première guerre Sino-Japonaise. Elle retourne à la République de Chine en 1945 pour sanctionner le Japon.

  • bah…
    l’Ukraine je m’en fous comme de la France désormais.. les innocents qui meurent voila tout;.

    question à quoi sert l’onu? à nous emmerder au sujet du climat??

    les ukrainiens sont des marionnettes, qui servent à nous divertir , et nous faire oublier la « crise covid »..
    poutine ( comme xi) sait AUSSI que si il s’agit de la prospérité des russes, commercer librement est le choix à faire..

    mais voila…ce n’est pas le but de macron xi ou poutine..

    • Comme j’aimerais que dans votre prochaine réincarnation vous naissiez à Donestsk ou Badgdad, ou encore dans le Xinjiang avec un teint basané, sans héritage et sans état providence, que je puisse vous regarder de loin avec mon petit confort et vous dire que « je m’en fous » de votre sort, que grâce à vos valeurs ultralibérales vous n’avez qu’à vous retroussez les manches pour devenir heureux et riche, que les cartes sont dans vos seules petites mains, que dans la vie vie tout se mérite…

      -2
      • Il se peut qu’on naisse par malchance à des endroits défavorisés, mais pour croire que les héritages et les états-providence y seraient des solutions, il faut justement ne pas y être né.

        • Ce n’était pas exactement mon propos.
          J’attendais juste un peu plus de compassion et d’humanité pour les civils ukrainiens qui ont simplement eu la malchance de naître dans une zone de conflit.
          Pour être allé en Ukraine, oui il est préférable de naître pauvre dans notre détestable état providence avec un héritage que là bas.

          • mais j’ai de la compassion mais non pour les victimes…
            mais pour les victimes innocentes!!!

            mais là je ne sais pas quoi faire..

            amusant ..
            poutine ne veut pas la guerres, les russes ne veulent pa s la guerre, les français , l’ue les usa, personne ne veut la guerre..

          • Je ne connais pas l’Ukraine ou la Russie, mais de ce que j’ai vu en Chine et même en Afrique, celui qui y fait de gros efforts honnêtes pour s’en sortir réussit mieux que celui qui fait les mêmes efforts ici. En revanche, les paresseux réussissent mieux ici, et les malhonnêtes réussissent partout…

            • Je vous laisse vous interroger sur votre mérite réel, et non fantasmé, sur la personne que vous êtes devenu.
              Quel est la part de libre arbitre, la part d’héritage sous toutes ses formes, la part de chance. Si vous n’êtes pas feignant, est-ce majoritairement grâce à votre volonté et votre intelligence, ou parce qu’on vous a appris à l’être ?

    • Le jeu de marionnette va un peu loin si c’est juste pour nous divertir et nous faire oublier la crise Covid qu’en pensez-vous?

      -1
  • C est clair que nous sommes des pays vieillissants qui tremblent face a un virus pas vraiment dangereux (dans les annees 50 ou 60 personne n a confine qui que ce soit face au meme probleme)
    Par contre il faut pas exagerer l impact des sanctions russes. Moins de gaz c est l electricite plus chere et moins de chauffage mais ce n est pas mortel (quand j etais enfant on ne chauffait pas les chambres)
    De l autre cote, la russie a un probleme. Alors que c est un pays qui a un fort potentiel au vu de sa population eduquee, elle ne produit quasiment rien a part des matieres premieres et des armes. Autrement dit, c est une grosse arabie seoudite. Et investir dans l armement a coulé l URSS et va surement faire de meme pour la russie (construire des tanks ne produit aucune richesse). Sans apport financier exterieur, l economie russe ne peut que regresser et a terme devenir un pays de second ordre (dans ce cas le danger pour la russie sera pas tant l europe vieillissante que la chine qui voudra occuper les regions vide de population mais riche en ressources comme la siberie)

  • Le système fiscal russe est basé sur un unique impôt de 13%, ben voilà la Russie applique la flat tax…………

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