Anne Hidalgo, la saccageuse

Recenser les ravages infligés par Anne Hidalgo à la ville Lumière est une véritable gageure tant ils sont nombreux depuis son arrivée à la Mairie de Paris.

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Anne hidalgo chasse les voitures-Anne Hidalgo by Parti socialiste(CC BY-NC-ND 2.0)

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Anne Hidalgo, la saccageuse

Publié le 8 février 2022
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Si l’on se risque à écrire que Paris est devenu un cloaque anxiogène et cradingue, infesté de rats, d’embouteillages, de travaux et de détritus, beaucoup croiront à une caricature. Et pourtant. La réalité n’est pas si éloignée de cette description, à laquelle s’ajoutent une insécurité endémique et une dette abyssale tutoyant les dix milliards d’euros.

Paris est l’une des villes les plus sales d’Europe, d’après The Guardian. Les riverains exaspérés se voient en outre imposer de coûteux réaménagements pris sans concertation, maintenus malgré leur désaccord et même en dépit des recours juridiques. Pendant des années, il fut quasi impossible et fort mal vu de dénoncer la politique délétère de la gauche plurielle amorcée par Bertrand Delanoë et amplifiée par Anne Hidalgo. Vingt ans plus tard, le désastre est si voyant qu’il ne peut plus guère être tu. Les critiques se multiplient – quitte à relayer parfois des infox – pour fustiger cette impéritie.

Propulsée première adjointe de Delanoë en 2001 grâce à la parité, battue à plate couture chaque fois qu’elle brigua un arrondissement parisien, élue en 2014 à l’Hôtel de Ville grâce au mode de scrutin particulier de Paris alors que la droite était majoritaire en nombre de voix, réélue en 2020 au terme d’une élection sabordée par la crise sanitaire, l’abstention record de 60 % et les psychodrames de la macronie (scandale sexuel Griveaux, dissidence Villani, parachutage catastrophe Buzyn), où seuls 17 % des inscrits votèrent pour sa liste, Anne Hidalgo apparaît de plus en plus illégitime, au point que des associations réclament la mise sous tutelle de Paris.

Oser critiquer sa politique très contestable c’est se voir accusé d’être soit sexiste soit d’extrême droite, l’édile n’ayant pas d’autres arguments en réserve et brillant par sa méconnaissance des dossiers au fil de ses innombrables prestations télévisées.

Les Français ne s’y sont pas trompés, les derniers sondages ne la créditant que de 2 % d’intentions de vote.

Saccage de la voirie dopé par une obsession antibagnole

Une tyrannie de la piétonisation, des places et ronds-points amochés, deux fontaines du XIXe détruites à République sous l’ère Denanoë, des réaménagements en dépit du bon sens où même les bus peinent à circuler, comme à Bastille.

Une politique antivoiture inepte fermant les voies sur berge (malgré des avis défavorables et une annulation du tribunal administratif), ce qui accentue les embouteillages, la pollution et le bruit, limitant la vitesse à 30 km/h (ce qui allonge la durée des trajets et pollue davantage), rétrécissant plusieurs axes de circulation très fréquentés voire les interdisant carrément aux voitures, comme la rue de Rivoli. Devenue une gigantesque piste cyclable vide, où seule une voie est autorisée aux bus, aux livreurs et aux taxis, elle a généré des embouteillages monstres. Même cauchemar dans le quartier du Marais. Résultat : riverains, automobilistes et commerçants n’en peuvent plus.

Une politique contre les deux-roues motorisés multipliant les verbalisations et leur appliquant désormais un stationnement payant.

Des pistes cyclables implantées n’importe où, n’importe comment, parfois à contresens, y compris dans des petites rues où les voitures peuvent tout juste passer et où ne roule sur certaines aucun vélo.

Des places de stationnement supprimées (déjà un tiers depuis l’arrivée de la gauche à la mairie), ce qui fait perdre deux fois plus de temps, de carburant, et donc cause deux fois plus de pollution pour se garer. Une politique qui, de plus, incite à faire ses courses en ligne au lieu de se déplacer (Amazon peut se frotter les mains), avec, à terme, des quartiers économiquement moribonds, la disparition des petites enseignes au profit des grosses franchises standardisées.

Des routes maculées de trous, de nids de poule, car entre 2014 et 2019 « la municipalité a réduit ses dépenses de voirie de 64 % », expliquait alors la maire du 9e Delphine Bürkli. Et, parallèlement, des trottoirs jonchés de trottinettes.

L’interdiction progressive dans Paris du diesel ainsi que des modèles de voitures trop anciens, mais aussi l’instauration d’une vignette Crit’air, pénalisent les classes modestes et les banlieusards qui ne peuvent s’offrir un véhicule récent, et les contraignent à prendre le métro et le RER contenant dix fois plus de particules fines que l’extérieur, selon une étude de l’association Respire et du CNRS.

La mise en place d’un mobilier urbain d’une laideur à vomir et de gadgets ridicules : uritrottoirs, poubelles solaires compactantes à 5000 euros pièce, immondes abris sécurisés pour vélos, et surtout cette invention surréaliste qu’est le parklet : une sorte de terrasse qu’on croirait construite à partir de cageots usagés, agrémentée de bancs et de tables rudimentaires et posée comme un encombrant sur une place de stationnement pour voiture. Formidable si votre rêve est d’avoir l’impression de boire votre café au milieu de la chaussée, entre le caniveau et les bagnoles qui passent.

Le remplacement des élégantes grilles d’arbres Davioud par d’affreux bacs de terre devenus de véritables décharges publiques, au point que la mairie a finalement renoncé et annoncé la fin de cette lumineuse idée.

Une désinvolture irresponsable face au réseau de gaz vétuste de la capitale, jugé « catastrophique » par un élu de l’opposition, et des négligences graves ayant contribué à l’explosion dramatique de la rue Trévise (faisant quatre morts et 70 blessés) comme le révèle le rapport de quatre experts de décembre 2019.

Une passerelle Paris-Aubervilliers mal conçue pour la coquette somme de 8,5 millions d’euros, qui ne peut être salée par temps de neige et occasionne de nombreuses chutes.

L’horrible et inutile tour Triangle imposée dans le 15e arrondissement, au grand dam des riverains, malgré plusieurs recours en justice.

Les cadenas retirés du pont des Arts vendus aux enchères au profit des migrants.

Des projets délirants :

  • végétalisation du boulevard périphérique et confiscation d’une voie, dédiée au covoiturage
  • implantation de quatre mini-forêts urbaines
  • suppression de la moitié des places de stationnement restantes
  • gratuité des transports pour les mineurs
  • Réaménagement d’autres places au profit des piétons : Concorde, Étoile, Stalingrad, Colonel-Fabien, Denfert-Rochereau, Trocadéro, Châtelet, Félix-Éboué ainsi que les Champs-Élysées
  • piétionisation du centre de Paris
  • plantation de 170 000 arbres, des dizaines de rues végétales, un potager sous le métro aérien,
  • des pistes cyclables partout
  • investissement de vingt milliards pour loger les classes moyennes qu’elle et la gauche écolo-bobo ont largement contribué à faire décaniller de Paris
  • porter à 25 % le taux de logements sociaux qui enlaidissent la capitale, sont mal entretenus et source de délinquance

 

Bref, Paris se transformera en hybride de pseudo-village de campagne et de banlieue résidentielle cosmopolite.

Économie dispendieuse au service d’une politique clientéliste

La capitale se vide de ses habitants excédés par l’insécurité, la saleté, le coût de la vie, qui préférent fuir vers la province : près de 12 000 décampent chaque année depuis 2011 (chiffres INSEE) et le phénomène s’accentue avec la pandémie.

Le monumental fiasco Autolib’ lancé avec le groupe Bolloré n’aura duré que six ans, truffant les rues de vilaines bornes de recharge, supprimant là encore maintes places de stationnement et laissant une ardoise de 250 millions d’euros.

Un choix de prestataires de service calamiteux, notamment l’entreprise désignée pour les nouveaux Vélibs, mal entretenus, non réparés (pneus crevés, vitesses défaillantes…), après un an de retard sur le calendrier de déploiement intégral. Ou encore les sociétés privées désormais chargées de la verbalisation des automobilistes avec, à la clé, amendes abusives, recours kafkaïens, bugs informatiques, contrôles des voitures bidons, agents sous l’emprise du cannabis ou non assermentés, etc.

La surtaxe des résidences secondaires passe de 20 à 60 %.

Le coût du stationnement explose ainsi que le nombre de contraventions pour remplir les caisses.

Un soutien décomplexé à des groupuscules d’extrême gauche comme Extinction Rebellion qui occupent et dégradent espace public et galeries marchandes.

La dette publique parisienne pharaonique atteindra fin 2022 les dix milliards d’euros, soit quasiment dix fois plus qu’en 2001, quand la gauche est arrivée à l’Hôtel de Ville. On n’ose imaginer l’addition après les JO.

La réforme du statut de la capitale et la fusion des quatre premiers arrondissements (dont l’un était de droite) lui permettent d’accroître son pouvoir de maire et de faciliter sa réélection.

Plusieurs collaborateurs sont impliqués dans des scandales sexuels, affaires qu’elle a éludées avec embarras bien que se proclamant féministe.

La gestion opaque et ruineuse est régulièrement épinglée par la Cour des comptes, notamment le nombre d’employés de la ville qui a explosé (55 000, soit deux fois et demi de plus qu’à Londres), dotés de statuts « devenus illisibles », de nombreuses « irrégularités », tels « les plafonds d’emplois et les règles de rémunérations » qui « ne sont même pas respectés ».

Des tours de passe-passe comptables pour glaner de l’argent, notamment les loyers capitalisés, une tactique consistant à réclamer d’un seul coup aux bailleurs sociaux les loyers encaissables sans être échus des soixante années à venir : 1,2 milliard aurait ainsi été récupéré en six ans, de quoi continuer à investir massivement malgré la baisse des recettes.

Des petits arrangements avec les chiffres, consistant par exemple à oublier de mentionner certains emprunts, ou à comptabiliser les résidences secondaires dans la population parisienne, afin de faire baisser artificiellement les dépenses ou l’endettement par habitant.

Une politique clientéliste accordant de très généreuses subventions à des associations comme France Terre d’Asile ou favorisant le communautarisme : en 2015 par exemple, madame Anne Hidalgo décida de louer au CFCM des locaux de 100 m2 pour le loyer symbolique de 100 euros annuels, soit un cadeau de 30 600 euros par an et un effacement d’arriérés de 50 000 euros. La même année, en parlant du PSG, elle s’est dite « heureuse de cette collaboration avec le Qatar » dont elle essaya de nous faire croire qu’il combattait le sexisme et l’homophobie.

La préemption d’immeubles de l’ouest parisien, de bureaux haussmanniens inoccupés, de chambres de bonne des beaux quartiers pour les transformer en logements sociaux moyennant un coût faramineux au mètre carré.

Une carrière d’apparatchik percevant depuis l’âge de 52 ans une retraite de son ancien emploi d’inspectrice du travail, soupçonnée d’avoir en outre occupé un emploi fictif au ministère du Travail alors qu’elle était adjointe de Delanoë et d’avoir ainsi perçu 100 000 euros entre 2001 et 2003 (mais le parquet financier a fait savoir que les faits étaient prescrits).

Une gestion nullissime de la pandémie de covid :

  • espaces verts et marchés trop tardivement fermés et trop vite rouverts
  • gesticulations médiatiques incompréhensibles après le premier confinement pour tenter de rouvrir les parcs pourtant classés en zone rouge
  • commande de 500 000 masques importables
  • aménagements de voirie absurdes balafrée de 60 km de coronapistes et de gros plots jaunes fluo,
  • limitation de vitesse à 30 km/h et politique anti-voitures intensifiée pour forcer les Parisiens à s’entasser dans les transports collectifs malgré le virus
  • prolifération des terrasses éphémères dès le premier déconfinement au mépris des gestes barrières et de la tranquillité des riverains
  • maintien des opérations Nuit Blanche ou Journée sans voitures

 

Les coups de com ont primé sur la prudence sanitaire.

Métastase de l’insécurité dans tous les arrondissements

Une délinquance exponentielle avec, rien qu’en 2019 (chiffres 2019 Préfecture de Police) :

  • + 12 % d’atteintes aux biens
  • + 31,7 % de vols à la tire
  • + 11,5 % de vols à la roulotte
  • + 3,1 % de cambriolages
  • + 8,1 % d’atteintes volontaires à l’intégrité physique
  • + 7,5 % de violences non crapuleuses
  • + 7,7 % de violences crapuleuses

 

Freinée par la crise sanitaire en 2020, l’insécurité a connu un rebond dès 2021. En outre, 58 % des femmes disent avoir peur dans Paris (étude de l’IAU d’IDF en 2017). Les touristes, régulièrement agressés, ne se sentent plus en sécurité dans la capitale. Les transports en commun parisiens sont aussi les plus dangereux de France.

Des squats de fumeurs de crack dans les jardins et parcs du 18e ou 19e arrondissement terrorisent les habitants, ainsi que dans des stations de métro où les conducteurs renoncent même à s’arrêter par périodes à cause du danger potentiel, face auxquels la mairie a tardivement réagi avec un plan anticrack coûteux et inefficace.

Des baraquements en préfabriqué sont implantés dans le site classé du bois de Boulogne pour accueillir des migrants et des SDF.

La création de quatre centres d’accueil pour les migrants provoque un appel d’air et encourage la multiplication de campements sauvages sans cesse évacués en vain, dans la rue ou dans des bâtiments inoccupés (comme le lycée Jean Quarré durant des mois).

Une aire d’accueil pour les gens du voyage a été créée dans le bois de Vincennes et dans le bois de Boulogne.

Les logements sociaux sont toujours plus nombreux alors qu’ils sont mal entretenus et gangrenés par les incivilités, le vandalisme, le trafic de drogue, du fait de la politique démagogique de « mixité ». Une situation insoluble qu’a fini par avouer l’adjoint au logement Ian Brossat dans une interview en 2018, lui qui a tout fait pour imposer cette idéologie revancharde aux secteurs jusqu’alors tranquilles :

« Dans nos immeubles, nous sommes confrontés à trop d’incivilités. […] Il y a à Paris, dans nos logements sociaux, 26 000 familles qui demandent à changer de logements. Et parmi ces 26 000 familles, une sur quatre, motive sa demande par des problèmes d’incivilités dans leur immeuble, « atteinte aux personnes, outrages et insultes ; les atteintes aux biens, dégradations et épanchements d’urine dans les parties communes. »

Des coulées vertes, parcs et squares mal entretenus, sont devenus pour certains des coupe-gorge et des rendez-vous de dealers, parfois ouverts la nuit malgré les protestations des riverains.

Des quartiers sont si dégradés et mal entretenus, envahis par les vendeurs à la sauvette comme la rue Dejean dans le 18e, que des riverains en sont venus à attaquer la mairie en justice.

Antithèse de la culture et du bon goût

Le désintérêt est total pour le patrimoine historique parisien, très mal entretenu, notamment les églises et les fontaines, dont certaines dans un état alarmant comme la fontaine des Innocents, splendeur de la Renaissance inscrite à l’inventaire des monuments historiques, toujours pas restaurée malgré un budget de quatre millions d’euros voté par le Conseil de Paris en 2014. Il a fallu une pétition et moult articles de presse pour que la maire se réveille fin 2019 et envisage enfin des travaux, de nouveau repoussés à 2024.

Les réfections de certains monuments est aberrante, leur laideur confine au sabotage, comme les fontaines lumineuses du rond-point des Champs-Élysées, financées par le Qatar à hauteur de 6,3 millions d’euros, desquelles gicle désormais une vulgarité clinquante sertie de cristal Swarovski.

Une inculture crasse qui a voulu refuser une plaque commémorative honorant l’immense compositeur Henri Dutilleux ainsi qu’une place au cimetière pour l’écrivain Michel Déon, membre de l’Académie française.

Un camp naturiste au bois de Vincennes.

La destruction d’une partie des serres d’Auteuil, au nom de l’extension de Roland-Garros, malgré une foule de protestations et la proposition de solutions alternatives.

Le remplacement des kiosques à journaux par des modèles certes plus pratiques mais au design raté.

Des œuvres d’art hideuses et décriées comme les Tulipes de l’empereur du mauvais goût Jeff Koons (heureusement gratuites mais dont il faudra néanmoins financer l’entretien) ou les 24 fioritures prévues pour orner le parcours de la ligne T3 du tramway, moyennant un budget somptuaire de 17,3 millions d’euros, tel le gros cœur rouge de Joana Vasconcelos planté sur un grand bâton porte de Clignancourt, qui coûta à lui seul 650 000 euros. On notera par ailleurs que le tramway moche, inconfortable, lent, au coût faramineux dépassant le milliard d’euros, n’est toujours pas achevé et ne fera jamais le tour complet de Paris.

Et cette liste presque aussi longue qu’une coronapiste n’est, hélas, pas exhaustive.

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  • J’espère de toute mon cœur, et il est grand, que cela se terminera par de la taule.

  • Il ne fallait pas voter pour elle ou aller à la pèche ce jour la, les parisiens ne peuvent s’en prendre qu’a eux comme les Bordelais Nantais etc.

    • Comme je le précise dans l’introduction, c’est grâce au mode de scrutin très particulier de Paris qu’elle fut élue, puis grâce à l’abstention massive et aux graves cafouillages des adversaires qu’elle fut réélue. Le maire de Paris n’est pas directement élu par les électeurs (qui votent pour les maires d’arrondissement) mais désigné par le conseil de Paris.

      • N’étant pas parisien, je ne comprenais pas comment Hidalgo avait pu arriver au pouvoir et s’y maintenir malgré la détestation générale qu’elle génère à son encontre. Grâce à votre article, j’ai compris! Merci!

      • Très bonne info merci

  • Article qui s’auto-discrédite par ses excès. Dommage, globalement sur le fond, je suis plutôt d’accord.

    -4
    • Il n’y a aucun excès puisque tout ce que j’énumère est sourcé par des articles de presse. Je n’ai rien inventé ni déformé.

      • Par exemple, Autolib est effectivement un fiasco, mais le service a été mis en place pendant le 2eme mandat de Delanoë, dont Hidalgo était certes sa première adjointe, mais c’est plutôt Yves Contassot qui en était le promoteur.
        Personnellement j’étais très très sceptique sur les chances de succès de ce concept, mais l’expérience n’était pas inintéressante. En tous cas attribuer la responsabilité du fiasco à Hidalgo n’est pas justifié et aujourd’hui les places de stationnement sont de nouveau disponibles et les bornes électriques vont être de plus en plus utiles pour les automobilistes.
        Pour Vélib’, on peut déplorer la trop longue interruption du service pendant le changement de concessionnaire, mais les choses sont tout de même rentrées dans l’ordre. Les problèmes d’entretien des vélos sont difficilement évitables pour ce type de service et ne sont pas pires qu’avec le premier prestataire. Qualifier de calamiteux, le choix de l’actuel prestataire est excessif.
        Pour les serres d’Auteuil un peu amputées pour permettre l’extension de Roland Garros, les jérémiades des associations contre ce projet n’étaient pas fondées. Le compromis qui a été trouvé est remarquable et ne dénature pas le site. Hidalgo a eu raison de ne pas écouter les associations et de laisser le projet se faire.
        Je pourrais en rajouter mais peu importe, mon propos n’est pas de défendre Hidalgo que je trouve nullissime, mais de dire que l’article est trop à charge.

        -1
        • Je précise bien en préambule que la politique actuelle de la Ville de Paris a été initiée par Delanoë et qu’Hidalgo n’a fait qu’aggraver les choses, justement parce que j’estime qu’elle n’est pas seule responsable de ce marasme. Concernant les serres d’Auteuil, nous sommes nombreux à avoir désapprouvé cette décision, et pas seulement les associations. Après, c’est une affaire d’appréciation personnelle.

    • Il est vrai que la liste donne le vertige. Sauf que malheureusement……force est de constater.

  • Lecture édifiante.
    Chaque fois qu’on lit une nouvelle péripétie, on a le sentiment que ca suffit.
    Quand on lit cette longue liste, on n’a plus de doute : Il faut que cela s’arrête.
    N’est-il pas trop tard ?

    • Certainement trop tard pour les anciens réverbères, bancs, portes cochères, fontaines etc démontés et vendus aux enchères par la Mairie de Paris. Il semblerait que le « Raout » de nombreux parisiens, et l’élection présidentielle aidant, le saccage se calme un peu. Trop tard pour tous les Arbres coupés (Hé!Oui), soi disant devenus dangereux mais surtout non entretenus. Etc, Etc..La liste est longue. D’une façon générale, tout ce qui a été détruit ne reviendra pas . Par ailleurs le Non Entretien sidérant, cumulé et surtout accumulé sera difficile à résorber a fortiori par une municipalité endettée jusqu’au cou et ayant même vendu des recettes futures (loyers) sur 60 ans et même plus quelque fois. Heureusement la Cour des Comptes a sifflé en partie la fin de la Récré. Enfin, les classes moyennes, familles moyennes chassées de Paris par X mesures totalement contre-productives, reviendront-elles ou pourront-elles revenir ? Pas sûr. C’est plutôt mal parti.

      • Attention aux infox. Les réverbères n’ont pas été démontés. Les arbres coupés place de la Contrescarpe étaient malades, etc.

        • Désolée mais vous n’avez pas toujours raison : Arbres : J’ai écrit mauvais entretien ce qui est vrai pour beaucoup. Par ailleurs, des nombreux riverains ont du créer des associations pour sauver « leurs » arbres menacés de coupe sans raison notoire si ce n’est un nouvel aménagement. Et après force bataille etc ont réussi à en garder au moins certains qui se portent très bien (à titre d’exemple : Square à côté de l’entrée du Musée Picasso, rue de Thorigny). Idem pour les réverbères (Place Furstenberg….) etc.

          • Il ne s’agit pas d’avoir raison à tout prix mais de mettre en garde sur un certain nombre dinfox qui circulent, notamment une qui faisait croire que les réverbères parisiens étaient jetés, sur la base d’une photo qui montrait en réalité des réverbères d’une banlieue parisienne démontés pour être réparés.

  • Je suis surpris de lire un article comprenant des avis pro dictature sanitaire et anti liberté du commerce sur Contrepoints :

    « Une gestion nullissime de la pandémie de covid :

    – espaces verts et marchés trop tardivement fermés et trop vite rouverts
    – gesticulations médiatiques incompréhensibles après le premier confinement pour tenter de rouvrir les parcs pourtant classés en zone rouge
    – prolifération des terrasses éphémères dès le premier déconfinement au mépris des gestes barrières »

    • La liberté du commerce n’est pas au-dessus des lois. La politique sanitaire de madame Hidalgo a été négligente à une époque où il n’existait aucun traitement ni vaccin, au printemps 2020. De plus, on ne peut pas à la fois vouloir un premier déconfinement plus rapide en 2020 puis reprocher l’année suivante au gouvernement un second confinement trop tardif. Madame Hidalgo a sans cesse modulé son discours sanitaire à des fins clientélistes.

  • Je ne contesterai pas la légitimité de la maire de Paris ni celle de son élection. C’est la règle du jeu. Et les perdants étaient de ce point de vue encore moins légitimes qu’elle.
    Par ailleurs, pour connaître Paris et quelques uns de ses habitants « représentatifs », je reconnais que sa politique anti-bagnole rencontre un accueil plutôt favorable des Parisiens. Normal puisque la plupart d’entre eux ne roulent pas en voiture intra-muros, et sont d’ailleurs nombreux à n’en pas posséder.
    Seulement voilà, Paris ne leur appartient pas ni à sa maire. Encore moins que Lille appartient à Aubry (if you see what I mean).
    Paris appartient aussi aux banlieusards, et ce sont de mauvaises manières qui leur sont faites avec la politique autophobe et motophobe.
    Paris appartient aux touristes et autres gens de passage. Et la description 100 % vraie de cet article leur est passablement dissuasive. Pour une ville qui se prétend le phare du vieil Occident, la crasse qui recouvre Paris la rapproche du Paris empestant et insalubre du Moyen-âge, rats y compris. Pas d’une Ville Lumière.
    Pour y avoir mis les pieds il y a quelques années, et l’avoir connu sous la droite et sous Delanoë, j’ai été frappé par sa saleté, son plan de circulation délirant et ses travaux permanents.
    On comprend pourquoi seul 2 % des électeurs font confiance à Hidalgo pour diriger la France. Electeurs probablement tous Parisiens…

  • Quand j habitais pairs, c etait une ville sale… Mais c etait sous chirac, donc rien de neuf sur ce plan la …
    Le bilan d Hidalgo est peut etre mauvais (franchement je m habite plus paris donc aucune idee et je m en moque) mais il faut pas tout lui mettre sur le dos !
    Le paris de chirac etait deja sale .
    Si les gens quittent paris, c est pas tant a cause de la salete (ou de l insecurité) que des prix stratospherique de l immobilier (si vous voulez pas vivre dans un clapier, vous devez soit etre tres riche soit partir). ET la principale cause de l envolee des prix n est pas Hidalgo (mais les taux faible de la BCE. pour ceux qui en doutent, Hidalgo ne peut etre responsable de la flambee des prix a brest ou strasbourg)

    Enfin, il faut quand meme reconnaitre un point positif a Hidalgo: elle va faire 3 % aux presidentielle et mettre un clou supplementaire au cercueil du PS. Et ca ca merite bien un applaudissement !

    • Paris n’a jamais été dans cet état à l’époque de Chirac. J’y suis née et y ai toujours vécu, la différence est flagrante. Et la dette publique parisienne a explosé. Les classes moyennes partent effectivement faute d’argent, mais les cadres plus aisés quittent la capitale ou envisagent de le faire à cause de la qualité de vie dégradée.

  • Si le bilan d’Anne Hidalgo est critiquable, cet article manque cruellement de cohérence et d’objectivité.
    Tout ne relève pas de la mairie, notamment la gestion de la crise COVID ou l’affluence de migrants.
    Ensuite, critiquer la vignette Crit’air qui « pénalisent les classes modestes et les banlieusards » pour finalement ne pas vouloir de logements sociaux dans Paris « qui enlaidissent la capitale, sont mal entretenus et source de délinquance », les pauvres ont bon dos quand il faut !
    Je suis par ailleurs très étonnée que l’autrice parle de pistes cyclables vides alors qu’elles sont littéralement bondées du matin au soir, particulièrement rue de Rivoli. Je suis toujours extrêmement agacée quand un mec seul dans son SUV en pleine ville me klaxonne sur un passage piéton et je suis RAVIE que la mairie lui pourrisse la vie comme il pourrit la notre.

    -1
    • Tout d’abord, les très nombreux liens que je fournis confirment ce que j’écris. C’est madame Hidalgo qui a imposé la création de centres d’accueil de migrants, ce qui provoque un appel d’air et des problèmes d’insécurité. C’est elle qui voulait absolument rouvrir les parcs classés en zone rouge, et qui a encouragé les terrasses éphémères. Les pistes cyclables sont vides une bonne partie de la journée, c’est flagrant sur les quais rive gauche. Quant à la rue de Rivoli, est n’est guère fréquentée d’après ce que j’en ai vu en plein après-midi et les témoignages de commerçants dans un des liens indiqués. Concernant les hlm, sujet que je connais bien, ils n’ont rien à faire dans certains quartiers de Paris dont ils dénaturent l’esthétisme et dans lesquels ils importent de la délinquance et des incivilités, même Brossat reconnaît le problème. Désormais, même les arrondissements autrefois préservés sont la scène de rixes entre bandes rivales et de trafics de drogue. De plus, investir des fortunes pour construire quelques logements dans des quartiers chers est incohérent.

    • Les incivilités ne sont pas le propre des moyens de déplacement, mais des gens.
      Derrière un volant ou un guidon il y a toujours une personne.
      Les incivilités de (pas tous heureusement) cyclistes et des trottineurs sont une réalité.
      La même personne sera incivile autant dans son suv que sur une trottinette électrique.
      Les accidents sur les piétons à cause des trottinettes électriques on en parle ?
      La ville est beaucoup plus moche et moins sûre sous le règne Hidalgo, c’est un fait.
      Je suis moi aussi né à Paris et y ait vécu jusqu’en 2004.
      Maintenant je refuse des invitations sur Paris.
      Je préfère la campagne ou la banlieue paisible et non autophobe.
      Parce que conduire (hors embouteillages) c’est pour moi un plaisir et une liberté à laquelle je ne veux pas renoncer.
      Vers 1900 à Paris et dans pleins de grandes villes on a recherché à désengorger les trottoirs et les routes bondées par piétons/chevaux/tramways/autos.
      Ils ont créé le métro pour ça.
      On a l’impression d’assister à une régression depuis les années 2000.
      On réengorge les rues.

  • Avatar
    Laurent Lenormand
    8 février 2022 at 15 h 18 min

    En tant qu’ancien parisien ayant fui les délires de Mme Hidalgo et de ses amis, je ne peux que plussoyer. C’est tout simplement l’idée même d’une mairie de Paris intra-muros qui est obsolète : le maire de Paris devrait avoir la responsabilité de l’agglomération dans son entier, pas seulement du ghetto de riches qu’est devenu l’intérieur du périphérique.

    • Sarkozy a essayé de résoudre ce problème en créant le Grand Paris.
      Il faudrait des pages pour expliquer le fonctionnement, les qualités et les défauts de ce type d’institution.
      Qui rentre en collision frontale avec la Région.
      Il n’en reste pas moins que depuis 5 ans maintenant, un arbitrage doit être rendu au plus haut niveau. Et 5 ans que Macron tergiverse.

  • Au risque de faire déborder une coupe déjà pleine, j’ajoute une critique sur la personnalité de Hidalgo.
    Attention spoiler : c’est une planche pourrie !
    Juste avant sa première élection, elle se montre très sévère contre les interdictions de circulation des vieux véhicules : – il faut zapper les Zapa, affirme-t-elle. Quelques mois plus tard, elle fait le max pour virer les dits vehicules. Faut dire que les Zapa, c’était la droite. Les Zrc, nouveau nom de cette vilainie, c’est la gauche.
    L’ouverture des magasins le dimanche : d’abord hostile (car idée de Macron), elle finit assez vite par y être favorable.
    La police municipale : revirement politique identique.
    Le pompon : Hidalgo, après avoir juré qu’elle se consacrerait exclusivement à sa ville, 6 mois après, se lance dans la présidentielle

  • Il est vrai que la facture des JO va arriver et qu’elle sera particulièrement salée.
    Pas une seule ville au monde (à part Los Angeles) n’a réussi à organiser les Jeux sans dérapages budgétaires abyssaux. Avec les branquignols au pouvoir actuellement, le pire est à craindre.
    Ajoutons par ailleurs qu’Hidalgo était au départ hostile aux JO, a changé d’avis à la demande de Flanby et qu’elle a osé prétendre que les Jeux seraient écologiques !!!!

  • Je ne connais hélas que l’ancien Paris où j’ai vécu, j’aurais bien aimer connaître le votre qui avait l’air sympa, notamment au niveau de la propreté. Je sais pas si vous avez été rattrapée par Hidalgo ou la réalité…

  • Les commentaires sont fermés.

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Par Joseph Solis-Mullen.

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