Comprendre les crises récurrentes de l’hôpital

L’hôpital, par sa structure et ses missions, ne dispose pas et ne disposera jamais de la souplesse nécessaire pour y faire face dans cette ampleur.

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Comprendre les crises récurrentes de l’hôpital

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 8 janvier 2022
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Le 3 janvier 2022 se tenait de nouveau un débat parlementaire consternant au sujet de la situation sanitaire, quels que soient les bords politiques. Aucun diagnostic sérieux n’est toujours posé sur notre système de santé alors que les débats sur la covid détournent l’attention de ce qui conduit à l’implosion de l’hôpital.

Dans cet article, je prétends qu’un agent infectieux, certes nouveau, mais aux contours globalement classiques, peut faire exploser le système hospitalier. En effet, le vieillissement de la population conduit à une augmentation de la variabilité des flux urgents. Par sa structure et ses missions, l’hôpital ne dispose pas et ne disposera jamais de la souplesse nécessaire pour y faire face.

Même si nous parvenions à réduire la létalité de cet agent infectieux, nous n’en serions qu’au début de l’explosion de notre système de santé. Le système de soins hospitalocentré doit être repensé.

Il n’y a pas de surmortalité en 2021

On peut discuter de tout sauf des chiffres. Il n’y a pas de surmortalité en 2021, malgré la covid. Pour analyser la surmortalité, il faut évidemment considérer le taux de mortalité par tranches d’âge (et non la mortalité en valeur absolue). Ce taux de mortalité doit être considéré de façon pluriannuelle pour avoir une valeur significative.

Pour faire simple, nous allons considérer que la mortalité attendue est celle moyenne constatée par tranches d’âge entre 2011 et 2019 (soit une période comprenant des épisodes de fortes et faibles mortalités). Nous sommes capables de déterminer la mortalité attendue en 2020 et en 2021, puis de la comparer à la mortalité constatée.

Source : données INSEE/IRSAN, estimation 2021 sur la base des 8 premiers mois de l’année.

Ainsi, la surmortalité réelle cumulée en 2020/2021 sera probablement inférieure à 1 % (soit moins de 10 000 décès) malgré la covid. Ces données sont cohérentes avec les constats du rapport du professeur Pittet de mars 2021 sur la crise covid.

 

La mortalité covid en 2021 est proche des virus respiratoires classiques

Le taux de mortalité de la covid ne baissera probablement que peu dans le futur, voire pas du tout. En 2021, la France a détecté 7,34 millions de cas covid et constaté 0,059 million de décès porteurs (ça signfie quoi ? positif mais mort d’une autre cause ?) de la covid. Même en considérant que nous détecterions la moitié des cas covid (ce qui semble optimiste), le taux de mortalité est inférieur à 0,5 %.

L’analyse de l’activité hospitalière de l’ATIH l’a rappelé : la consommation de soins liée à la covid est globalement comparable à celle d’autres maladies respiratoires ou touchant les personnes âgées. La consommation de soins, tout comme les décès, ne sont globalement que très minoritairement liés à ce virus (plus de 90 % des personnes décédées sont par exemple non porteurs du SARS-COV2).

Il n’est pas question de contester le fait que les urgentistes, réanimateurs, médecins, soignants, directeurs d’hôpitaux, infirmiers, etc. voient de plus en plus de malades. Il est légitime de faire le maximum pour que ceux-ci n’arrivent pas à l’hôpital.

En tant que gestionnaires hospitaliers, il est cependant indispensable de balayer l’hypothèse comme d’une crise hospitalière atténuée par une baisse de gravité de la covid.

L’affaiblissement de la covid (qu’importe d’ailleurs que ce soit un phénomène naturel, par produits pharmaceutiques ou mesures non pharmaceutiques) n’aurait qu’un impact faible sur la consommation globale de soins.

L’hôpital n’a pas à devenir une organisation souple

L’hôpital n’est pas une organisation souple et ne le sera jamais. Ce n’est pas sa raison d’être. Il est là pour apporter les meilleurs soins à la population par concentration des ressources humaines et médico-techniques en un même lieu.

Par sa structure et sa mission, l’hôpital est une organisation solide et donc rigide. On ne transforme pas des infirmiers de gériatrie en infirmiers de réanimation du jour au lendemain. On ne sait pas faire face à un doublement ou un triplement du flux aux urgences ou en réanimation sans mettre en difficulté l’ensemble des autres secteurs hospitaliers. Je ne vais pas égrener ici les contraintes de gestion que mon réseau de décideurs en santé connait par cœur.

Ce qui doit être posé comme postulat de la prochaine réforme hospitalière, c’est que l’on cesse de rechercher une souplesse qui n’est structurellement pas possible à l’hôpital. En sus, on a technocratisé et « consultancisé » le management, ce qui l’a rendu distant (inhumain diront certains).

Je m’inclus, tout comme vous lecteurs, dans ce constat. Nous l’avons fait car nous avons pensé que relever le défi de la contrainte budgétaire passait par une maîtrise de l’ONDAM sans changer notre structure de santé. En posant, consciemment ou inconsciemment, l’hypothèse que des gains de productivité importants étaient possibles à l’hôpital. Nous constatons tous aujourd’hui que ces gains de productivité ne sont pas possibles par serrage de vis, sans penser un système différent.

Quand je vois la difficulté historique de l’hôpital à modifier ses organisations, et ceci est logique comme indiqué précédemment, il est inévitable que les multiples directions impulsées en central depuis deux ans donnent le tournis à n’importe quel soignant ou gestionnaire hospitalier.

Par ailleurs, les gains de productivité se sont globalement fondés sur une approche « lean » depuis 15 ans. Lorsqu’une organisation à flux tendus se brise, il est difficile de la remettre en place comme avant. Certes, des optimisations auraient peut-être encore été possibles sans la covid. Cependant, la refondation sereine de l’hôpital est prioritaire, en revoyant son articulation complète avec le système de santé ainsi que ses principes de gestion.

 

Le problème de l’hôpital n’est pas le volume global de malades mais la variabilité des flux

La variabilité des besoins de santé va être exponentielle. Si nous faisions face à une explosion du nombre de naissances ou de cancers, ceci ne poserait aucun problème à l’hôpital car nous pourrions lisser les flux. Ce qui n’est pas gérable, ce sont des centaines de milliers de personnes fragiles qui, en même temps et sur un laps de temps court, vont avoir besoin de soins.

L’augmentation très importante des personnes fragiles (soit par vieillesse, soit du fait de maladies chroniques), rend la variabilité du besoin quasiment ingérable pour notre système de santé. Pour vous le démontrer, voici un exemple théorique, dont j’aimerais que les décideurs hospitaliers et politiques se saisissent rapidement.

Ici, nous considérons que pour les soins urgents, les 60-79 ans consomment 20 fois plus en moyenne par an que les moins de 60 ans, et les plus de 80 ans 25 fois plus en moyenne par an. Nous considérons aussi que les populations fragiles sont plus sensibles ponctuellement à un évènement infectieux : les 60-79 ans seraient 25 fois plus sensibles que les moins de 60 ans, et les plus de 80 ans seraient 50 fois plus sensibles. Les deux effets (recours en soins urgents et sensibilité à un évènement ponctuel) se cumulent au moment d’un pic épidémique.

L’exemple ici présenté montre que le besoin en cas de pic épidémique augmente de près de 18 % entre 2011 et 2020, alors même que la population n’augmente que de 5 %. Si cette dynamique était poursuivie, cela tendrait à générer un besoin en cas de pic épidémique, quel que soit le virus, à peut-être +40 ou +50 % en 2030 par rapport à 2010…

Ce modèle extrêmement basique vise à montrer que le vieillissement de la population n’a pas pour effet seulement d’augmenter la consommation de soins. Il a pour effet d’augmenter la variabilité de la consommation de soins en urgence de façon exponentielle. Ceci était vrai avant la covid, est vrai pendant la covid, et le sera encore plus durant les prochaines années.

 

Le système de santé doit être souple et l’hôpital solide, quitte à être rigide

Si la tentation était d’empêcher dans la durée les virus de circuler avec des mesures pharmaceutiques ou non pharmaceutiques, celle-ci pourrait à la fois être questionnable du point de vue de son acceptabilité sociale, et surtout du point de vue de son efficacité.

Comme le rappellent plusieurs rapports, dont celui du professeur Pittet préalablement cité, les mesures n’ont qu’un impact insuffisant sur la circulation virale. Comme démontré précédemment, en dépit de son caractère exceptionnel et historique, la crise covid n’explique pas la crise hospitalière et la crise hospitalière ne se résoudra pas avec la fin de la crise covid.

Les débats sur le nombre de lits et de soignants me semblent inappropriés du fait d’une mauvaise compréhension des enjeux. Il ne s’agit pas d’avoir davantage de lits hospitaliers. Il s’agit d’être capable de mieux répondre aux besoins, parfois avec davantage d’ambulatoire et moins de lits hospitaliers, parfois avec davantage de lits de soins critiques en cas de pics épidémiques. Mais demander à l’hôpital d’être souple est absurde. Ce qui fait l’hôpital, c’est sa solidité (concentration des équipements et personnels) qui induit de la rigidité organisationnelle.

Surtout, l’hospitalocentrisme conduit à un paradoxe : l’hôpital concentre de plus en plus les prises en charge et les moyens sans être capable de faire face à la variabilité des flux.

La visibilité de l’hôpital et l’influence de ses décideurs (qui me lisent en ce moment) favorisent l’hospitalocentrisme. Il s’agit selon moi d’un processus d’autodestruction de l’hôpital qui se fixe une ambition qu’il ne peut pas tenir, et sera de moins en moins capable de tenir face au vieillissement démographique et aux contraintes budgétaires qui ne manqueront pas de réapparaître.

Alors que faire ? Je m’autorise à suggérer que la permanence des soins ambulatoires de la médecine de ville devrait d’urgence être réinstaurée immédiatement partout en France. Pour le reste, cela mérite un débat collectif digne et complet dans le cadre des élections présidentielles et législatives.

Nous sommes à une croisée des chemins, entre l’effondrement de notre système de santé et sa refondation.

 

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  • C’est l’effet boomers, il faut s’attendre à une explosion de demande de soins.
    1940 classe creuse, 1946 début du baby boomers. 300000 naissances de plus et 75 ans après 300000 malades (morts) en plus.
    1940 514 270
    1941 486 176
    1942 535 400
    1943 577 543
    1944 584 003
    1945 591 769
    1946 866 223
    1947 892 868
    1948 892 246
    1949 894 778
    1950 884 865
    La dessus les 35 heures, des soignants fonctionnaires, une assurance santé irresponsabilisante, des soignants privés qui font la course à l’acte pas très utiles..

  • Bah, c’est le sort de toute entreprise d’être débordée par un événement non prevu. Exemple, la razia sur le papier Q, le gaz qui manque etc. L’hôpital ne peut donc pas y échapper quelquesoit son organisation sauf à être sur dimensionné, on a les sous pour ?
    Faudrait peut être des troupes de soignants en réserve… L’ Angleterre a utilisé l’armée en renfort… Pour emplacer les soignants absents…. Comme quoi l’organisation de l’hôpital ne fait pas tout, il y a aussi l’humain en cause.

    • « Comme quoi l’organisation de l’hôpital ne fait pas tout, il y a aussi l’humain en cause. »
      Aucun doute !
      Pour l’armée : savoir que le SSA est très sous-doté dans un budget de l’armée très « contraint ».

  • Reste que la part d’administration dans nos hôpitaux est bien trop importante et, budgétairement parlant, (20% d’administratifs en Allemagne/ 37% en France) c’est au détriment des personnels soignants qui pourraient être financés en plus grand nombre (ou mieux payés). De plus cette sur-administration ne se traduit pas par de la souplesse ni de l’efficacité, tant s’en faut !
    Pour avoir, certes il y a 35 à 40 ans, travaillé dans nos hôpitaux, puis dans le privé comme médecin anesthésiste, j’ai pu comparer la « lourdeur fonctionnelle » globale des hôpitaux.
    Deux exemples:
    – A même matériel , mêmes praticiens (qui travaillaient à la fois à l’hôpital et en clinique privée) on arrive à faire 4 à 5 coloscopie en 2 heures dans le privé quand c’est 2 à 3 dans le public. Et ce pour un tarif facturé à la SS , par acte, en moyenne de 22% supérieur pour l’hôpital public (honoraires praticiens, radios, labos compris) …
    – Une IRM mis en commun (donc même matériel, même lieu) par vacations privé/publics avec les mêmes manipulateurs (années « 90 ») : 4 examens par matinée avec le service public et…8 pendant une vacation des praticiens privés…(pourtant même personnel)

    Ce qui change : tout ! L’inefficience hospitalière est « diffuse »…avec surtout, dans le privé, une implication des praticiens (allant jusqu’au brancardage par les médecins , ce que j’ai toujours fait ,même à l’hôpital. J’ai même souvent fait une partie du ménage de la salle pour gagner du temps) bien supérieure étant donné que dans 90% des cas, dans le privé, on fera le programme complet, quitte à travailler une à deux heures de plus (voir plus de temps à autre bien sûr).
    « Jouer la montre » est dans ce contexte un mauvais calcul…
    N.B : je ne veut pas laisser penser qu’aucun praticien du public ne fait pas de même…mais comme il n’est pas mieux traité ou mieux payé, voire mieux considéré qu’un autre, peu à peu le système les décourage…

    « Vu à la télé » : un reportage sur la vie d’un bloc dans le secteur public.
    Problème posé : une hernie inguinale à faire alors qu’il ne reste « que » 30 mn avant l’heure fatidique de fermeture du bloc…Le chirurgien veut l’opérer (durée approximative de l’intervention : 30 à 45 mn) mais l’anesthésiste refuse de l’endormir pour « dépassement d’horaire prévisible » . C’est ce dernier qui gagne.
    A la limite tout se discute…mais que se passe t’il ensuite ? -> On fait une réunion improvisée pour « analyser » (!) l’ « incident indésirable » qui vient de se dérouler et la réunion dure environ la durée de l’intervention !!!
    On aurait donc pu opérer le patient et finir à la même heure !
    Ubu roi…

    « Mais demander à l’hôpital d’être souple est absurde. Ce qui fait l’hôpital, c’est sa solidité (concentration des équipements et personnels) qui induit de la rigidité organisationnelle. »
    Votre vision d’administratif n’est pas pour autant fausse concernant la non adéquation quasi obligatoire des besoins en soins avec la réalité lors de « pics » dans un contexte de population vieillissante.
    Mais ce que j’en déduit est que c’est bien, et il n’y a pas d’autre issue , par de la souplesse que l’on peut prendre en charge ces pics d’activité inéluctables, sauf à sur-dimensionner l’offre de soin, ce qui financièrement nous est hors de portée tant que l’on a pas dégraissé le mammouth administratif.
    Je vous assure que le privé, malgré également « une concentration des équipements et personnels », a une souplesse fonctionnelle très, très, supérieure à celle de l’hôpital public. Il faut l’avoir vécu pour le savoir.

    Enfin : « Je m’autorise à suggérer que la permanence des soins ambulatoires de la médecine de ville devrait d’urgence être réinstaurée immédiatement partout en France. »
    C’est totalement illusoire, le ministère de la santé ayant diminué l’offre de soin pour obtenir la diminution des dépenses (période Evin surtout mais sans changement pendant longtemps par la suite), il n’y a plus de médecins généralistes (en tout cas pas assez) et notamment très, très peu se déplaçant à domicile pour une population très vieillissante NECESSITANT souvent d’être vue… à domicile !

    13
    • «  Je m’autorise à suggérer que la permanence des soins ambulatoires de la médecine de ville devrait d’urgence être réinstaurée immédiatement partout en France: »
      Bon ! «  Je m’autorise à suggérer que la permanence des soins ambulatoires de la médecine de ville devrait d’urgence être réinstaurée immédiatement partout en France: »
      La Création des CHU ébauchée par ,Robert Debré, a Alger en 1944 devant les Medecins du Front National( sans rapport avec l ex…pour la cancel culture )est a l origine d une derive politico administrative du jacobinisme hexagonal !
      On a éliminé les « CHG ruraux » progressivement pour des raisons comptables sous des prétextes de pertinence de qualité des soins, sans repenser a des structures Souples Locales de Remplacement pour « amortir «  les Urgences CHU (dont on a meme favorisé l acces en ville ) .
      les maires y avaient leur réservoir de voix c est vrai , mais en maintenant une population on maintenait les services publiques et les structures de vie sociale ! Une sorte d « Ateliers Nationaux de la Santé « !
      Comme On a éliminé le Curé entre 1793 et 1968 , on a ensuite éliminé le Mandarin Hospitalier ,discutable sur son culte de la personnalité mais pas sur sa compétence en soin et avec une gestion d équipe non enseignée chez les DRH de nos structures bienveillantes ! Les actuels Chefs de Pole étant devenus des apparatchiks des
      ARS ,les yeux rivés sur les comptes et leur promotion de carrière !
      On reproche au Généraliste maintenant tout ce gâchis , on veut lui imposer en post internat une Immersion dans les Déserts dits « Médicaux » créés par les memes Comptables Nationaux qui ont PENSÉ leNUMERUS CLAUSUS , a mon epoque c était Robert Boulin , au ministère !
      On a supprimé le principe des Consultations Avancées , bienfaits evident dans les CAC de l époque :pourquoi ne pas aerer les neurones des PH des villes en apportant la parole divine au petit peuple des soignants des campagnes ! La presence physique en medecine plus que la cabine informatique ,sauf cas particulier !! Les
      Medecins doivent donner du soins au patient pas
      Du reporting aux informaticiens puis a l Administration !
      La Souplesse dans l utilisation des compétences humaines hors de la Vue de l Administration: c est ainsi que les hôpitaux et les soignants en sac poubelles ont fait face au Pic Covid en 2020 !ils ont pris le destin des patients dans leur main et l administration a suivi ! Mais comme pour les applaudissements ça n a pas duré longtemps !
      Et puis dans une épidémie, marginaliser le premier niveau de Soin, la Medecine de Ville ,puis lui interdire son obligation de soins meme empirique, parceque la Data différée serait « plus secure «  ( sauf dans ce cas de
      Pandemie d etiologie nouvelle et en l absence de « Data «)  et que le soin Immédiat possiblement dangereux (selon les nouveaux EBMistes « ignorants du sujet »,) .
      « ON »
      aura ete a l origine de l ELIMINATION de la seule zone d amortissement de la saturation des Urgences , URGENCES dont le message gravé POUR L ÉTERNITÉ par des médias INCOMPETENTS voire
      stipendiés aura été :
      «  restez chez vous avec du D…… et appelez le 15 si vous êtes en détresse respiratoire « 
      Peut etre parceque l Hypoxie heureuse a ete mise en evidence sur la Cannebiere , « ON « a cru a une galégeade !
      Les
      EBMistes vont pouvoir analyser les
      Data dans les
      Annees qui viennent, le
      LANCET se referait une Virginité !

  • il me semble que avant tout on doit rappeler que le « client » d’un hôpital est ..l’assureur.. et que c’est un marché…
    Il faut donc aborder la question del ‘l’hopital est de ses moyen façon assurance.. risque.
    nul n’ets tenu à l’impossible…et je dirai même qu’un hôpital donné n’ets pas tenu de prendre tous les patients..

    L’idée de naufrage du système hospitalier est un concept collectiviste.. qui nie le marché et qui nie l’idée que la planification ne peut conduire que rarement à l’adequation de la demande et de offre..

    in assureur vous assurerait il contre un risque qu’il ne peut estimer???? non..

    il n’est pas dit que ce soit le « rôle d’un hôpital de s’adapter rapidement.. l’hopital se pense comme se pense l’assureur.. par rapport à la normalité.. En somme ce n’est pas à un directeur d’hopital, d’imaginer une épidémie e de nature et d’ampleur inconnue.. faire son boulot au mieux est déjà assez.
    la crise est « anormale »..la réponse si il doit y avoir réponse collective est politique..

    ça me fait penser aux black put électriques ..
    si vous avez peur d’un black out ..vous faites quoi???
    vous espérez que l’etat ait en reserve des générateurs qu’il puisse distribuer vite et en urgence

    ou vous achetez un groupe;.

    vous avez peur d’un black out hospitalier

    -1
  • Merci pour cette article intéressant, le constat est juste, pour l’avoir fait depuis l’intérieur de différentes structures hospitalières publiques et privées.
    L’incapacité de l’hôpital à s’adapter à la variation des flux est majorée par son incapacité, déjà instituée depuis des années, à ne pouvoir absorber le flux constant du fait d’une gestion à flux tendu et d’un « lean management » mis en place mais ne pouvant être appliqué à ce type de structure de par de ses missions.
    Il est par ailleurs d’autant plus difficile aux structures hospitalières publiques de s’adapter aux besoins de santé, car c’est ce dont il s’agit, que son système managérial ne le permet pas.
    En effet comment demander de la souplesse à un système managérial pyramidal d’un autre temps, contenant souvent plus de 8 niveaux hiérarchiques, comportant un certain nombre d’erreur de casting, et s’appliquant à trois voies (Administratives, Médicales, Paramédicales) parallèles de gestion qui d’emblée mais ne s’arrêtant pas là, ne parlent pas le même langage.
    Alors oui il faut réinstaurer la permanence des soins ambulatoires de la médecine de ville pour soulager l’hôpital, mais soulager n’est pas guérir.
    Il faut abandonner la relation féodale qui lie les paramédicaux aux médecins. Bon nombre de personnel soignants dont les médecins ne font pas partie, exercent un métier pour lequel ils ont été formé, pour lequel ils sont parfaitement compétents, et qui en ont l’expérience. Il est temps d’accorder aux paramédicaux et notamment en ville l’autonomie totale sous leur propre responsabilité et la liberté d’exercice qui leur est dû, cela permettrait au moins de décharger le médecin d’un certain nombre de tâches, et de donner plus de souplesse, sur le secteur du soin en tout cas, à une organisation qui meurt de son immobilisme.
    Tout ça malheureusement n’est pas près de se produire car il faudrait repenser la valorisation des actes pour chaque professionnel de santé, ce qui veut dire partager le gâteau.
    Dans un système de santé dirigé par un médecin, pour des médecins, centré sur les médecins, ça va être compliqué de repenser le système de santé en France, car à ce stade il n’est plus question de réformé mais de repenser et de construire.
    Ces mesures doivent s’imprégner et doivent être prises dans un soucis de liberté et de libéralisme, construire un nouveau système de santé est une tâche gigantesque, alors si on commence en ne donnant pas la même liberté d’entreprendre et d’exercer à tous les acteurs, je crois que c’est vouer à l’échec une entreprise qui n’a pas débuté.

    • « Il est temps d’accorder aux paramédicaux et notamment en ville l’autonomie totale sous leur propre responsabilité et la liberté d’exercice qui leur est dû, »
      Cette demande est récurrente depuis de nombreuses années.

      Sauf que ce que « sous leur propre responsabilité » implique aussi responsabilité juridique! Ce qui se traduira automatiquement par une hausse majeure des primes d’assurance professionnelle. Ce dont ne veulent pas les paramédicaux. On peut les comprendre au vue de les sommes dérisoires des tarifs SS pour leur travail. Donc quelles solutions pour ce faire?

      1/Augmenter les tarifs SS des soins donnés par les paramédicaux pour leur permettre de couvrir leurs frais assurantiels? Le système n’a plus d’argent et ne veut pas ouvrir cette boite de Pandore qui pourrait, peut-être, sur le long terme être source d’économie mais se traduira immédiatement par une envolée des dépenses. Or les politiques et administrateurs de la SS sont évalués sur les résultats immédiats et leurs conséquences sur le budget de l’année suivante. De plus laisser liberté et indépendance à ses sujets n’a jamais été en cour dans notre administration.
      Enfin, quoique vous en disiez, bcp de paramédicaux sont Ok pour ce type de projet tant que cela améliore leurs revenus mais quand on parle de responsabilités juridiques, à part qq individus volontaires et entreprenants, on assiste à une envolée de moineaux.

      2/ Déplacer la responsabilité médicale juridique sur d’autres… Qui donc?
      L’Etat? Vous pouvez être sûr que nos administratifs se couvriront de tout débordement en édictant une série de réglementations contraignantes qui empêcheront de facto toute liberté et restreindront encore plus la liberté d’action. On pourra se retrouver dans une situation pire qu’avant.
      Les médecins? En les obligeant à couvrir l’action de ces paramédicaux par une affection ‘par zone’ par ex? Kouchner avait essayé de créer cela via des « Maisons d’accouchement » (pour palier au manque d’obstétriciens) où des 10aines de sages-femmes officieraient sous la responsabilité d’un ou deux obstétriciens… Echec complet! Aucun médecin n’a voulu prendre la responsabilité d’accouchements dont ils pouvaient matériellement ne même pas être au courant de quoique ce soit. Problème de responsabilité juridique encore une fois, l’administration se défaussant dans le domaine assurantiel.

      « Dans un système de santé dirigé par un médecin, pour des médecins, centré sur les médecins, »
      Vous rigolez?? Le système a été de tout temps en France dirigé par des administratifs et cela n’a fait qu’empirer pour en devenir caricatural dans tout le système français et encore plus à l’hôpital. Les médecins n’ont plus voix au chapitre de l’organisation du système de santé depuis longtemps (si jamais ils l’ont eu un jour!). Quant à reprocher aux médecins d’être au centre du système de soins médical en matière de décision thérapeutique… Je suis désolé mais c’est eux qui prennent la majeure partie des décisions en matière médicale de part leur formations et compétences. Il peut certes avoir une délégation de certains actes voire une autonomie dans certains domaines mais vous ne ferez jamais d’une infirmière un médecin, d’une assistante dentaire un dentiste ou d’un manipulateur radio un radiologue…

      Vous essayez de trouver des solutions dans le cadre même d’un système soviétoïde qui est biaisé et inadapté de part même de sa conception. Et qui ne permettra jamais une évolution risquant de mettre à mal son fonctionnement et ses prérogatives.
      Qui plus est, vous vous trompez de cible en opposant certains acteurs contraints de ce système (en les désignant comme principaux responsables des problèmes qui plus est) à d’autres dans le but simple de leur soustraire tirer une part du gâteau un peu plus grosse. C’est exactement ce que souhaitent tout ceux qui nous dirigent! Diviser pour régner. Pendant que vous passez votre temps à essayer de modestement modifier la sphère d’action de certains plutôt que d’autres dans le cadre de ce système délétère et contre-productif, vous ne le remettez pas en cause et, au contraire, vous êtes obligé de l’instaurer en arbitre, ce qui vous rend encore plus dépendant de son bon vouloir et restreint vos libertés (en croyant les augmenter).

      Je pense malheureusement qu’il n’y aura jamais d’évolution positive de ce système sans qu’il soit remis en cause sur ses fondements mêmes.

  • La souplesse de l’hôpital n’est pas dans les infrastructures lourdes qui prennent du temps pour évoluer, mais dans le « laissé faire ».
    La gestion des hôpitaux allemand est bien plus libre et décentralisée dans les länder et il y a beaucoup plus de réglementations, de contrôle des prix et de bureaucratie dans les français.
    Or, les bureaucrates sont à l’efficacité et la souplesse ce qu’une paire de ski alpin est au sauvetage en mer.

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état d'urgence sanitaire cinquième vague
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