Record historique du CAC 40 : pas de raison de vendre pour autant

Le CAC 40 à son plus haut historique, c’est en fait le cas chaque année depuis 2015 ! Si l’on ne sait jamais de quoi demain sera fait en bourse, investir au plus haut ne devrait pas pour autant vous effrayer.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Bourse (Crédits jam_90s, licence Creative Commons)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Record historique du CAC 40 : pas de raison de vendre pour autant

Publié le 5 novembre 2021
- A +

Par Alexis Vintray.

Alors que depuis 2000 le CAC 40 évoluait sous son record historique, il a battu record sur record avant-hier et hier (3 et 4 novembre 2021). Même si l’économie mondiale repart, on peut s’interroger sur le fait que la bourse soit ainsi au plus haut dans un contexte qui reste anxiogène. Alors faut-il prendre ses bénéfices ? Pas si simple…

Le CAC 40, un indice sans dividendes

Le premier point à garder à l’esprit est que le rendement d’une action provient de l’évolution de son cours, mais aussi des dividendes versés. Il est donc essentiel, en regardant un indice boursier, de savoir s’il inclut les dividendes ou non. Le CAC 40 tel qu’on le connait généralement ne les inclut pas, seul le CAC 40 GR le fait.

Le CAC 40 « usuel » minore donc largement la création de valeur réalisée par les sociétés qui y sont cotées. En regardant le CAC 40 GR, la hausse est impressionnante :

Cours du CAC 40 GR (dividendes réinvestis)

Rendez-vous compte : en mars 2021 d’après les calculs du Revenu : le CAC 40 GR gagnait 25 % sur trois ans, 63 % sur cinq ans et 124 % sur dix ans contre respectivement +17 %, +53 % et +106% pour le Dax. Le S&P 500 américain dividendes réinvestis reste largement devant sur toutes ces périodes. Sur 10 ans, la hausse est de… 265 %. En performances annualisées, le CAC 40 GR a rapporté 8,4 % par an sur dix ans. C’est presque deux fois plus que le CAC 40 classique (+4,3 %).

De quoi laisser songeur devant les 0,5 % du livret A.

Le record historique du CAC 40, c’est fréquent en fait !

Si cette hausse pourrait laisser songeur sur la valorisation des marchés boursiers, il ne faut pas oublier que les marchés financiers sont bien souvent sur leurs points hauts. Le record de 2000 a en fait été battu déjà en 2007. Puis celui de 2007 a été battu en 2015. Et depuis battu chaque année.

Février 2020 était déjà un plus haut historique pour le CAC 40 dividendes réinvestis, à près de 16 500 points. Ce record a été battu dès mars 2021, malgré la crise du covid, à la faveur des espoirs apportés par la vaccination. Depuis, l’accélération de la croissance mondiale l’a porté encore bien plus haut, à près de 20 000 points désormais, un record comme pour le CAC 40 hors dividendes, évidemment.

Cette tendance des marchés boursiers à toujours battre leur record et à évoluer la majeure partie du temps sur des niveaux record est particulièrement visible sur le graphique ci-dessous, repris de engaging-data.com.

Les bourses comme le CAC 40 au plus haut historique, c'est fréquent !En vert les jours où le S&P 500 (principal indice américain) était à moins de 1 % du dernier plus haut historique. En bleu à moins de 5 %, en jaune à moins de 10 % , en orange à moins de 20 % et en rouge à plus de 20 %. Vous l’aurez remarqué, le vert prédomine, et le rouge ne dure pas. Surtout, les marchés retombent très rarement à leurs plus bas d’avant la phase de croissance.

Attention aux biais psychologiques quand on investit

Il est humain de vouloir acheter au meilleur prix. Craindre d’investir quand on est proche d’un point haut est un biais psychologique compréhensible. Mais, on l’a vu, c’est un biais très coûteux si l’on se fie au passé.

L’explication en est simple : prédire le marché est impossible, même pour des professionnels qui y consacrent leurs journées, avec des moyens bien supérieurs à ceux de l’épargnant lambda.

Ainsi, l’étude SPIVA, qui fait référence, a montré une fois de plus en 2020 que 90 % des gérants de fonds n’ont pas réussi à faire mieux que l’indice boursier qu’ils suivent ! En cause très fréquemment, l’envie des gérants de « timer le marché« . Cela signifie parier sur l’évolution future de la bourse, généralement à la baisse. Vu que le marché est tendanciellement haussier, ne pas investir devient vite très coûteux si le marché ne baisse pas. Au final, comme le dit l’adage boursier : « Time in the market is better than timing the market ». Même en achetant au plus haut.

Le lecteur curieux pourra par exemple regarder cette vidéo intéressante de Zone Bourse :

La meilleure façon d’investir en bourse

Dans ces conditions, on comprend pourquoi il est inutile voire néfaste d’essayer d’investir « au meilleur moment ». Comme le dit un autre adage boursier, le meilleur moment pour investir c’était lors du dernier krach. Le deuxième meilleur moment, c’est maintenant.

Mais investir au plus haut peut inquiéter, et l’investisseur prudent pourra vouloir limiter son risque. L’approche consensuelle dans ces conditions est de faire un investissement progressif si vous avez une grosse somme à placer, par exemple étalé sur six mois. Si c’est le fruit de votre épargne, avec un versement mensuel régulier, encore mieux !

À lire aussi :

Et si vous n’avez pas déjà de PEA

Les banques en ligne sont toujours bien plus avantageuses que les banques classiques et proposent toutes le PEA. En plus, on vous donnera de l’argent pour le faire en plus des économies de frais bancaires, comme Boursorama qui aura l’offre boursière la plus complète. En termes de frais de courtage si vous investissez en bourse, Fortuneo sera probablement le meilleur choix pour vous.

Sur le web

Contrepoints peut être rémunéré en cas de souscription à l’un de ces produits.

Voir les commentaires (66)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (66)
  • Je veux bien qu’on m’explique que je n’ai rien compris. Mais les médias disent, pour la plupart, que le CAC 40 a battu son record de l’an 2000 (indépendamment de la question de dividendes).

    Il me semble qu’il faut tenir compte de l’inflation.

    Un « panier » d’actions représentatif de celles du CAC 40 qui aurait été constitué lors du « pic » de l’an 2000 n’aurait fait, ces jours derniers, que retrouver sa valeur NOMINALE de l’époque. Valeur inférieure, en pouvoir d’achat, à la valeur initiale.

    Pour que l’indice représente la même valeur réelle, il devrait être aux environs de 9200 (si j’ai correctement utilisé un calculateur d’inflation).
    On est encore loin.

    • Et en plus les valeurs du CAC ne sont plus les même.
      PS Si on compare au DJ il était à 10000 en 2000 et il est à 36000.
      La France ce pays socialiste.

      • Tout à fait sur le biais du survivant. Raison de plus pour investir en trackers sur les indices puisque cela permet d’en bénéficier in fine, sans ajustement de son portefeuille.

      • +1 avec Gillib
        Dès que des sociétés tombent en dessous d’une certaine capitalisation, elles sont retirées de l’indice, par exemple Air France, Alcatel… facile une bonne cinquantaine depuis la création de l’indice en 1987.
        Donc le CAC40 n’indique rien sur l’état de santé et la performance des entreprises qui le composent
        Il serait préférable de jouer l’indice, mais ça parait alors difficile de parler d’investissement stricto sensu.

    • Le graphique de l’article vous le montre, le CAC40 dividendes réinvestis, le seul qui compte, était à 6000 il y a 10 ans et il est à 20000 aujourd’hui. Si l’inflation n’est pas à négliger, elle est plus que compensée par les dividendes et attributions d’actions que ne reflète pas le CAC dont parlent les médias.
      Faites le calcul avec une valeur de père de famille comme l’Air Liquide, imaginez que vous en ayez acheté 100 en 2000 (autour de 20 euros), entre les actions gratuites 1 pour 10 tous les deux ans et les dividendes réinvestis, vous en avez 385 aujourd’hui. Quand vous regardez le CAC, vous faites comme si vous n’en aviez toujours que 100.

      • J’ai regardé le CAC 40 GR (PX1GR.PA) il était à 9800 en 2000, ce jour il est à 19900 soit le double. Si on retire l’inflation 35% le rendement est de 2% par an.

        • Et 9800, c’est le record de 2000. Au 1er janvier, il était à 8000, ce qui confirme l’intérêt des investissements périodiques programmés.

        • Soulignons quand même que vous prenez le point haut au pic de la bulle internet, ce qui est quand même loin d’être l’approche la plus honnête, ou au moins disons la plus neutre pour ne pas préjuger d’intentions.

          Quand bien même, 2% par an post inflation, c’est déjà bien comme rendement ! Sur un livret A, vous seriez en négatif sur la même période, et à peine positif pour du fonds €.

          Et surtout, comme le dit bien MichelO, la recommandation usuelle est d’investir progressivement, pour lisser les points d’entrée. Cela donnerait une performance largement meilleure, que la perf, la plus faible possible, que vous avez calculée.

  • L auteur est quand meme assez optimiste. Oui l achat d action paie et l idee d investir regulierement est bonne. Par contre dire que c est le moment d investir alors que les banques centrales ont deversee des milliards est quand meme osé.
    Si les marchés sont haut, c est surtout a cause de la FED et BCE. Et la FED a annoncé arreter son soutient (la BCE le fera tot ou tard). donc a court terme on a plus de chance de voir un crash qu une montee

    NB: ce raisonnement s applique aussi a d autre investissements. Par ex l immobilier est sur une bulle a cause des taux quais nul (en plus des subvention etatique type PTZ et Pinel). Une hausse des taux va desolvabiliser les acheteurs et conduire a un plongeon (la ca fera encore plus mal car l investissement se fait a credit)

    • Merci de votre commentaire, qui appelle néanmoins un retour :
      – l’article ne dit pas de tout investir maintenant, à peu près l’inverse. Investir régulièrement a toujours été la clef. Faire le choix de ne pas investir maintenant, c’est à l’opposé de cela
      – les études le montrent, ce qui marche en bourse, c’est la loi du moindre effort. Investir régulièrement, peu importe le prix. Croire que l’on peut deviner de quoi demain sera fait alors que tout le marché a ces mêmes infos, cela est quand même bien présomptueux.

      Les cours de bourse valorisent la valeur future de la société, y compris l’impact de ces informations. La Fed a fait ses annonces officielles, tout le marché est au courant, croyez-vous que nous, petits porteurs, sommes mieux à même de deviner si les anticipations du marché sont fausses ? Le quantitative easing est en place depuis une dizaine d’années désormais, à des niveaux variés. Entre temps, le CAC GR a fait plus que * 2,5. Quelqu’un qui aurait suivi ces conseils (« gare aux banques centrales ») aurait laissé sur la table 150% de performance en dix ans.

      La vidéo permet d’expliquer tout cela avec clarté si besoin était.

    • « Par contre dire que c est le moment d investir alors que les banques centrales ont deversee des milliards est quand meme osé. »
      C’est le moment « parce que » les banques centrales font tourner la planche à billets et qu’elles vont continuer à le faire pendant un petit moment. Bourse, immobilier en profitent traditionnellement. Et désormais les cryptomonnaies…

      • Tout à fait, les BC ne vont pas arrêter du jour au lendemain.
        Juste ralentir la vitesse des rotatives.
        Et la crypto, je me gave avec plaisir 🙂

  • C’est un publi-reportage ? 😀

    • Il faudra nous préciser pour quoi alors. Les intervenants sur les marchés ont justement intérêt à ce que le petit porteur fasse beaucoup de transactions, puisqu’ils sont payés au mouvement. C’est l’inverse qui est recommandé ici : investir régulièrement, sur du long terme. Je vous renvoie vers l’article chapeau plus général sur ce sujet.

      C’est en tout cas bien regrettable que rappeler des évidences sur la saine gestion d’un patrimoine financier, sur un site libéral, soit vu comme orienté. L’indépendance de chacun vis-à-vis de l’Etat doit aussi être financière, et cela passe aussi par une éducation financière, vu le niveau dramatique de celle-ci en France.

      • Faut pas démarrer au quart de tour comme ça.
        Mon commentaire était en rapport avec les liens commerciaux en bas d’article : Boursorama et Fortuneo.
        Les publi-reportages sont généralement construits ainsi : blabla puis liens
        Donc sophisme de votre part.

        • Merci de la clarification. Ce n’est en rien du publireportage, où le contenu est influencé par la marque. La définition même du publireportage est que son contenu est rédigé sous le contrôle de l’entreprise qui le finance. Contrepoints n’est ni financé pour son article, ni ne donne à un quelconque externe le contrôle de son contenu éditorial.

          C’est de l’affiliation ici, où un site Internet peut quand il parle d’un produit ajouter des liens rémunérés vers le produit en question. C’est par exemple le cas pour chacune des revues de livres sur Contrepoints, qui proposent un achat sur Amazon. Contrepoints est rémunéré par Amazon et pourrait demain remplacer cela par la Fnac, sans rien changer à sa ligne éditoriale.

          Pour détailler, il n’y a que deux liens, dans le dernier paragraphe sur les PEA, et vous aurez remarqué que c’est précisé dans l’article que les liens en question permettent de financer Contrepoints, allant bien au delà de nos obligations. Le fait que nous en parlions n’enlève rien au fait que ce sont des bons produits, conseillés pour cette raison avant tout. Si c’était de mauvais produits, ils ne seraient pas ici. Un minimum de recherches vous le confirmera.

        • Qui ne connaît Fortunéo ou Boursorama?

  • Une chose est certaine, le cours de la bourse ne représente plus depuis bien longtemps la santé de l’économie réelle .

    • La bourse fait partie de l’économie réelle.

    • Et pourtant. La bourse semble représenter plutôt pas mal la santé des entreprises cotées, qui font partie de l’économie réelle.

      J’invite le lecteur curieux à voir cette vidéo qui explique bien les grands équilibres sur les valorisations actuelles, sans minimiser le fait que l’ambiance des marchés joue aussi

      L’impact des hausses de multiples (le PER tel qu’il est vulgarisé dans la presse) n’est que de 21% de la hausse.

      • Mais sauf erreur de ma part, le bourse comme on l’appelle est en fait un marché secondaire. Lorsque la bourse monte ou s’envole, l’entreprise ne gagne finalement…rien. si ce n’est de la notoriété et une protection contre une OPA, ce qui n’est certes pas rien bien sûr.
        Mais fait il en déduire une bonne santé de nos entreprises lorsque la bourse est au plus haut ? Oui plutôt majoritairement soit une bulle, soit une injection monnaitaire significative, soit une baisse de l’investissement ?
        Que la bourse représente l’état de santé relatif des entreprises les unes par rapport aux autres, probablement, mais en absolu ?
        Je n’ai pas la prétention d’être un expert financier, quelque chose m’échappe probablement. Désolé si ce sont encore des inepties

        • Même si c’est un marché secondaire, le marché primaire en est fortement dépendant, les augmentations de capital représentent la manière de croître des entreprises, plus importante en pratique que leur manière de naître. Les entreprises y gagnent une manière plus souple de financer leur développement que par des emprunts à taux et échéances rigides. Une manière meilleur marché aussi, si leurs perspectives sont prometteuses.
          Et si la bourse est au plus haut, c’est signe que les entreprises sont jugées un meilleur placement que les utilisations concurrentes pour les capitaux de ceux qui en ont.

          • Je comprends votre explication, vous avez visiblement raison.
            En relatif, la bourse valorise les entreprises de confiance ou prometteuses c’est vrai.
            Mais ce que je ne parviens pas à appréhender totalement c’est la hausse continuelle de l’indice boursier total, en absolu.
            Je peine à croire que la santé globale de nos entreprises et les perspectives soient meilleurs aujourd’hui qu’il y a 20 ans.
            Plusieurs explications sont possibles :
            – une injection monnaitaire continue qui ruisselle non pas dans l’économie mais dans la valorisation des actions
            – une hausse continue du rendement des actions, et donc une baisse soit de l’investissement, soit de la masse salariale, soit une augmentation de la productivité par la délocalisation
            – l’inflation (parfois corrigée dans les indices)
            – un simple transfert de richesse des PME vers les entreprises cotées
            – une bulle spéculative
            – encore autre chose
            – dernière option, la plus probable : je n’y comprends rien

            • Globalement, la hausse continue de la bourse correspond à la hausse continue de la création de richesses dans le monde, tant par celle de la population que par celle du niveau de vie de cette population. Il me semble qu’il y a 60 ans, on était à 3 milliards d’individus dont 1 qui ne mangeait pas à sa faim…

            • Une augmentation de capital reflète bien souvent un investissement en machines et comme elles sont de plus en plus perfectionnées, le capital augmente très vite.

    • Absolument d’accord, la bourse ne représente plus l’economie réelle, parce que avec ce record, on devrait avoir 2% de chômeurs, 5% de croissance, bref le plein emplois, a moins de vivre dans une grotte, c’est pas ce qui se passe en France.
      Le CAC40 ne fait que suivre le SP500, attendons de voir le NFP de vendredi, et l’arret de la fed, 15 milliards/mois pour l’instant.

      • Merci pour votre soutien, je me sentais un peu seul. J’ai l’impression parfois de ne pas vivre dans le même monde que les commentateurs.
        On n’investit plus en bourse parce que l’on croit à une entreprise, parce qu’on veut que ce qu’elle propose de développe, parce que l’on pense que c’est bénéfique, mais simplement parce que l’on pense que les autres vont penser que d’autres vont penser que la majorité va penser que c’est rentable de penser que l’action va monter.
        Arrêtons de nous gargariser de faire avancer l’économie réelle en tant qu’investisseur, seul le rendement et le cours de l’action compte.

        • La morale n’a surtout rien à faire là. On investit son argent en fonction de ses objectifs financiers personnels, pas pour des critères moraux ou « faire avancer l’économie réelle » qui n’existe pas. Mélanger les deux ne rime à rien.

          • Vous dites celà parce que nous avons basculé d’une économie entreprenariale vers une économie actionariale depuis les années 70. Il n’en a pas toujours été ainsi.
            Je respecte votre point de vue que l’argent n’a pas d’odeur. Pour moi il en a, la richesse peut permettre d’influencer le monde vers des valeurs que l’on porte, faire de la politique sans politicien en soi 🙂

        • Merci, c’est mon métier, tradeur en compte propre depuis 2008.

  • On peut voir les choses sous un jour moins favorable. Battre un record vieux de 20 ans signifie que l’on est au même niveau qu’il y a 20 ans. Pas de quoi être fier. Le CAC40 sans y inclure les dividendes reflète la valeur d’échange de l’ensemble du capital productif. Comme la production est stagnante, le capital productif est forcément stagnant aussi. La bonne remontée nominale est largement artificielle du fait de la création monétaire débridée.
    Quand à la vision plus optimiste en réinvestissant les bénéfices, il faudrait au moins défalquer les impôts perçus tant sur les dividendes que sur les plus values.
    Ce qui reste n’est d’ailleurs que partiellement réinvesti. Une partie des dividendes est en effet une rémunération du travail fait par des actionnaires qui ne sont pas seulement passifs et cette rémunération est consommée. Il n’y a pas plus de raisons de tout cumuler pour un actionnaire que pour un travailleur. Mesure t on la richesse de celui-ci en cumulant tout ses salaires depuis son premier job et en oubliant qu’il a forcément du en consommer l’essentiel pour vivre ?

    • L’indice ne signifie rien, il faudrait regarder sa capitalisation boursière. Capitalisation dont, contrairement à ce qu’on pourrait penser, l’évolution n’est pas correctement représentée par l’indice.
      Si vous voulez défalquer les impôts, vous avez le CAC Net Return, PX1NR.PA, mais là encore, il vous faudrait prendre la capitalisation boursière.

  • Quand l’indice bat son record précédent, il est très rare qu’il ne continue pas à monter encore un bon moment. Le record n’est pas une espèce de plafond. Mais le plus convaincant serait une simulation de quelqu’un ayant investi chaque année un 13e mois de salaire moyen suivant la composition du CAC cette année-là. Si j’avais le temps, avec les données du site de la bourse pour les nains, je ferais ça.

    • Encore une fois, il faut pouvoir prouvet les choses académiquent. Ce n’est pas parce qu’une chose semble souvent vraie que c’est nécessairement toujours le cas et qu’il faille en tirer une quelconque loi économique.

      En outre, il y a une asymétrie des performances que vous ne prenez pas en compte. À savoir que même si votre indice continue à battre son record, il peut malheureusement derrière reperdre en quelques semaines tout ce qu’il a mis plusieurs années à gagner.

      • Ben en bourse, on ne peut guère prouver les choses pour l’avenir, mais on peut pointer des observations remarquables en explicitant un peu le passé. Académiquement, on ne peut que dire qu’à tout instant, la probabilité que l’indice monte dans l’instant suivant est égale à celle qu’il baisse. Alors oui, l’indice peut reperdre en quelques jours tout ce qu’il a mis des années à gagner, aucun scénario n’est exclus. Mais le passé montre que certains scénarios sont plus probables que d’autres, et que ceux où ça continue à monter quand ça vient de battre un record ancien sont significativement plus fréquents que celui où ça s’effondre le lendemain. Encore une fois, faites les rétro-simulations, et constatez.

        • C’est faux. Les rendements boursiers ne sont pas indépendants les uns des autres. La proba qu’un indice monte ou baisse n’est donc pas constante dans le temps.

          • Les marchés ne sont pas efficients, dites-vous… Si c’est vrai source ?,

            • Source : 60 années de recherche en statistique, finance comportementale et éconophysique.

              Auteurs : Mandelbrot, Sornette, Bouchaud, Shiller, Lo, etc.

              • J’ai lu ces gens, et si ils parviennent facilement à montrer que les marchés ne sont pas absolument efficients, rien de ce qu’ils ont pu proposer n’a le pouvoir de faire mieux que d’agir comme si les marchés étaient efficients. Ca n’est pas parce qu’on sait reconnaître un Fischer-Tippett de type II d’un type III qu’on investit mieux en bourse (mes collègues en sont la preuve !).

  • On connaît un peu l’avenir qui nous attend, une inflation massive, des taxes à ne plus savoir comment les payer, ce record est sans doute l’un des derniers, on va manquer de liquide très bientôt… Attendons la chute, et restons sur du solide, la terre, évitons d’avoir la tête dans les étoiles.

    • La pire chose a faire en cas d’inflation massive c’est d’avoir du cash ou des fonds monétaires.
      Un panel de tracker répartis sur différentes zone géographique est une bien meilleure garantie.
      Même si une grosse part des grosses boîtes mondiales coulent les autres combleront le trou et vous aurez toujours quelque chose ayant de la valeur.

      • C’est évident, certaines sociétés survivront, il faut faire le bon choix, l’air liquide par exemple.

      • Avoir des dettes est pas mal aussi. Si vous avez à la fois des actifs solides et des dettes pour a peu près la même valeur au cours actuel de la monnaie, les actifs auront une croissance nominale très forte en cas d’inflation monétaire alors que les dettes resteront les mêmes nominalement et pourront être soldées si nécessaire par la vente d’une petite partie des actifs. La difficulté est de ne pas se tromper dans le choix des actifs. Il faut que cela corresponde à des secteurs de production dont les clients ne vont pas s’évaporer en cas de crise grave.

  • Il est assez amusant de se rappeler comment monsieur Vintray expliquait qu’il n’y avait eu aucun fraude pour l’élection de Donald Trump, et ensuite plus rien, sur « Lets go Brandon » et sa politique de naufrage…..Donc tout est parfait…….au USA …..

    Hors sujet me direz-vous sur cette article boursier…..Non au contraire cela en dit assez long , sur la naiveté de l’auteur……. voir sur son incompétence pour aborder de nombreux sujets……

    Le seul conseil pour tout investisseur, prodigué par les plus grand investisseur est d’ une simplicité déconcertante , c’est : acheté au son du cannon (en d’autre mot quand tout le monde a peur d’investir, car le marché va mourir et le capitalisme est en train de trépasser) et vendre au son du violon ( en d’autre mots quand tout va bien et que cela va continuer a monter et que Nabila commence a investir)……..

    J’ai donc le sentiment que monsieur Vintay, ne parvient pas a distingué et faire la différence entre le son du canon et celui du violon…….

    Pour tous les investisseurs qui ont deux oreilles, c’est le moment de vendre.

    Bien a vous. Pierre Marchand

    • Si on vous suit, on se retrouve avec plein de liquidités. Et vous, vous préconisez d’en faire quoi, de ces liquidités ?
      En tout cas, j’ai rarement vu des périodes prétendument pré-crise où il y avait aussi peu d’incitations grand public à investir…

      • Je suppose que les liquidités devraient servir à payer l’impôt sur la plus-value avant que la révolte fiscale prochaine ne vienne tout remettre en question. Vous travaillez pour Bercy ?

  • Étonnant de lire ce genre d’articles sur Contrepoints car normalement c’est réservé aux médias généralistes.

    Savoir si les actions peuvent continuer à aller plus haut ou non, c’est avant tout se poser la question des risques. Ce que l’auteur ne fait pas. Quid d’une remontée de taux ? D’une accélération de l’inflation ? Et quid surtout de ce qui se passe au niveau comportemental ?

    Alors oui, on peut toujours se dire que finalement les problèmes n’arrivent pas autant qu’on ne le pense, comme cela est sous-entendu ici, pour au final rester sereins. Sauf que quand la situation dérape c’est souvent de manière brutale en termes de volatilité et d’impact sur le marché. Mandelbrot parlait justement d’effet Noé pour décrire le fait que les cours boursiers peuvent subitement décaler fortement à la baisse, laissant les derniers entrants sans solution face à leurs pertes.

    Du coup, on omet la question centrale selon moi qui est de savoir si le système financier est en situation d’excès ou non. La réponse est évidemment oui, sauf que la bulle ne vient pas du CAC 40 mais des actions américaines.

    Le problème est qu’une analyse du CAC sans tenir compte de ce qu’il se passe ailleurs n’a aucun sens. Le marché dépend aujourd’hui essentiellement de la poursuite d’un comportement moutonnier qui n’a cessé de se renforcer autour de certains actifs phares du S&P 500 (dont Tesla), faisant fi de niveaux de valorisation de plus en plus absurdes, et qui entraîne avec lui le reste des bourses occidentales.

    Mais la recherche académique la plus avancée – celle des Sornette, Bouchaud, Lo ou encore Shiller – montre clairement que ce genre de dynamiques comportementales mène in fine à une crise. Il est loin le temps de la fameuse « efficience des marchés ».

    Enfin vu qu’on parle de recherche, il est important selon moi de s’appuyer sur des vrais travaux avant d’affirmer des choses. Morceaux choisis :

    – « On comprend pourquoi il est inutile voire néfaste d’essayer d’investir « au meilleur moment ». » Pouvez-vous prouver que c’est impossible ? Car les contre-exemples existent et sont même cités par la recherche académique. Warren Buffet tient compte du niveau d’achat et bizarrement a battu tous ses pairs pendant plusieurs décennies. D’ailleurs, monsieur Watanabe qui a investi au plus haut du Nikkei en 1990 s’en souvient encore.

    – « L’approche consensuelle dans ces conditions est de faire un investissement progressif si vous avez une grosse somme à placer, par exemple étalé sur six mois ». C’est pareil je lis souvent ça ou des choses équivalentes, mais est-ce confirmé d’un point de vue scientifique ? On investirait régulièrement, sans tenir compte du niveau, et ça marcherait comme par magie ?

    En réalité, en disant cela, on fait l’erreur de penser qu’à notre horizon de vie les actions ne font que monter, malgré des crises épisodiques qui ne remettraient pas en cause la tendance. Sauf que ce que l’on voit sur certains marchés historiquement (comme les États-Unis) ne constitue pas la règle, mais potentiellement un cas particulier. Et l’exemple du Japon depuis 1990 tend à confirmer que rien ne garantit que le CAC 40 continuera à monter sur les 20 prochaines années. Comme l’immobilier en fait.

    • Je vois que nous avons une fois de plus un expert capable de prédire l’évolution future des marchés. Je vous en félicite, j’ai pour ma part plus de modestie. Si besoin était de le rappeler, 90% des investisseurs professionnels sont incapables de faire mieux que le marché. Peut-être devraient-ils s’inspirer de « Franky Bee » ?

      Ce genre de conseils sur la capacité de qui que ce soit à savoir si le marché est cher ou pas me semble au final non seulement faux, mais dangereux. J’ai posté plus haut un exemple, ce genre de discours est répété depuis plus de 10 ans par les Bears. En attendant, l’argent perdu en étant pas investi est colossal.

      En tant que libéraux, nous devrions pourtant connaître ici le pouvoir du marché. Répéter comme un mantra « le marché a tort » est amusant, mais il faut bien se rallier à une chose, c’est le marché qui a raison à tout instant. Dit autrement, ne pas oublier que « les marchés peuvent rester irrationnels plus longtemps que vous pouvez rester solvable ».

      • Depuis quand l’argent qui n’est as investi est-il perdu ? Intéressant comme concept. Ça justifie le fameux adage fallacieux « il n’y a pas d’alternative » qu’on entend sur les marchés.

        Et je vous remercie pour le cynisme assez mal placé alors que tout votre article consiste justement à dire qu’il faut rester investi parce que « ça va bien se passer ».

        N’est-ce pas là de la prédiction ?

        • Beaucoup d’argent est perdu oui. Le coût d’opportunité à ne pas être investi depuis 2011 est colossal. 1€ investi sur le CAC GR en 2011 vaudrait 3€ aujourd’hui. Sur le S&P 500 c’est bien plus. A l’inverse, 1€ non investi ou mis en obligataire vaudrait 1€ voire moins de 1€. C’est avoir renoncé à 200% de performance à l’heure où nous sommes. Avoir accepté de perdre 2€.

          Vous parliez de finance comportementale, le biais de loss aversion me semble particulièrement pertinent dans cet exemple. C’est de l’argent qui est tout autant perdu, mais gêne nettement moins l’investisseur psychologiquement. Pourtant, il pénalise autant voire plus la performance. Biais heureusement bien enseigné par le CFA… Tous ces biais, comme la peur d’acheter cher, expliquent largement la sous-performance des investisseurs par rapport au marché.

          Dommage de répéter ces biais ici.

    • Les risques, c’est essentiel de les chiffrer pour les rendre jaugeables. Ces derniers temps ont habitué les médias à éviter de chiffrer ces risques, et à préférer le sensationnel et le spectaculaire. Suivant le bon principe que celui qui aura attiré l’attention sur suffisamment de catastrophes possibles, bien qu’individuellement peu probables, en verra bien une surgir et en tirera un bien plus grand bénéfice médiatique que celui qui aura suggéré un comportement sain et raisonnable.

  • Je vais sûrement devoir écrire tout un article pour défendre le point de vue averse, mais voici en quelques points comment essayer de mesurer le risque sur les marchés actions aujourd’hui.

    On dit souvent – et c’est redit ici – que rien ne sert d’essayer d’avoir le « timing » parfait pour entrer et sortir sur un marché. C’est en partie vrai mais pas totalement. En fait, plutôt que de « timer », l’objectif est plutôt d’investir quand les probabilités de gains sont avec vous, et de se protéger quand la balance penche dans l’autre sens.

    Comment estimer ces probabilités ? C’est là tout l’objet de trois décennies de recherche en finance comportementale, statistiques et éconophysique.

    On parle souvent du risque comme étant l’écart-type des rendements (c’est-à-dire la volatilité historique), mais ce dernier est en réalité un indicateur non-significatif, tout comme la moyenne des rendements, du fait de problématiques statistiques (non-normalité, non-stationnarité, etc.).

    En gros, la volatilité historique ne vous renseigne pas nécessairement sur le risque réel de pertes en bourse à l’avenir.

    Pour mesurer ce risque (qui est changeant dans le temps), il y a plusieurs facteurs à prendre en compte :

    1. Les queues de distribution épaisses, ce qui tout simplement dire que le risque de pertes peut s’avérer maximal si les choses tournent vraiment mal.

    2. Le sentiment dominant sur le marché. Plus le marché est dominé par un même sentiment, plus il devient vulnérable dans son ensemble (et ça marche dans les deux sens). Actuellement, il est facile de constater que le marché est très optimiste : valorisations extrêmes, positionnement record sur les actions, faibles niveaux de ventes à découvert, etc. Certes, il y a des pessimistes qui s’expriment, mais dans les faits ils sont très minoritaires au niveau du positionnement du système.

    3. La structure de volatilité. C’est un peu technique, mais il faut retenir que plus la volatilité tend à s’écraser, plus faible est la tolérance du système à un nouveau saut de volatilité. Et justement, si l’on se fie au VIX pour juger de la volatilité instantanée, alors nous sommes potentiellement sur des niveaux bas mais avec des signaux de regain de nervosité qui pointent le bout de leur nez.

    4. L’illusion de liquidité, à savoir que le carnet d’ordre a une structure convexe, et même pour des grosses capitalisations. Plus simplement, cela signifie tout simplement qu’il est bien plus facile de trouver un vendeur quand vous achetez lors d’une tendance haussière, que de trouver un acheteur lorsque les choses dérapent.

    Si l’on fait la synthèse, nous avons un marché qui s’est massivement positionné à l’achat sans aucune couverture (donc en sous-estimant gravement le risque de retournement majeur), qui ne peut plus tolérer le moindre saut de volatilité, et surtout qui n’aura potentiellement plus aucun acheteur si le mouvement s’inverse.

    Encore une fois, cela ne veut pas dire que le krach est pour la semaine prochaine. Mais cela signifie que si les choses venaient à mal tourner, les actions pourraient connaître une correction très violente.

    D’un point de vue économique, la raison pour laquelle les choses pourraient mal tourner est que toute la hausse boursière depuis 2009 s’est faite sur l’idée que les banques centrales pourraient imprimer de l’argent à l’infini.

    Or, on commence (enfin) à comprendre aujourd’hui que rien n’est gratuit en économie et que tout finit par se payer (cf. la problématique de l’inflation).

    • Cela ne veut pas dire que le krach est pour la semaine prochaine. Mais cela signifie que si les choses venaient à mal tourner, les actions pourraient connaître une correction très violente.
      Quand bien même on accepterait cette prémisse, le problème reste le même : investir ou non ? Quand ? Sur quoi ? Les outils cités, aussi pertinents ou non soient-ils ne sont pas adaptés pour le petit porteur.

      Si j’étais taquin, je soulignerais que votre discours ressemble furieusement à une tentative de quelqu’un de l’industrie financière/asset management d’enrober de complexité un sujet simple pour justifier ses frais élevés. La réalité reste prosaïque, 90% des investisseurs professionnels sont incapables de battre leur indice sur le long terme. Certains y arrivent, c’est certain. 10% environ, c’est très peu, et de la roulette pour le choix de l’épargnant. Même Buffet que vous citez en exemple, fait moins bien que le S&P sur 5, 10 et 15 ans. Le petit porteur a tout intérêt à minimiser deux choses, son temps investi, et ses frais, avec un investissement régulier sur les produits les moins chargés en frais. Et oui, la littérature scientifique est abondante sur le sujet. Pour donner un exemple que j’apprécie, ici.

      D’un point de vue économique, la raison pour laquelle les choses pourraient mal tourner est que toute la hausse boursière depuis 2009 s’est faite sur l’idée que les banques centrales pourraient imprimer de l’argent à l’infini.
      Cela fait depuis les débuts du Quantitative Easing que l’on entend cela. Pas loin de 15 ans désormais. Vous ne trouverez pas ici de défenseur du QE je pense. Mais limiter les sujet à cela, c’est méconnaître la réalité, l’impact des rachats d’action, de la hausse des profits, etc. La hausse des PER explique environ 20% de la hausse du S&P 500 depuis 2011 selon des recherches de Pavillion Global Markets. Hausse des PER dont on peut supposer qu’elle est largement impactée par la baisse du taux sans risque. Les profits des sociétés cotées ont explosé à la hausse.

      Cela ne me permet nullement de dire que le marché est cher ou pas cher, mais de souligner qu’il y a des explications au niveau actuel, et que ne pas faire de choix me semble le choix le plus judicieux : investir comme tout le monde, sans chercher à faire mieux, ce qui est en moyenne impossible.

      • « Si j’étais taquin, je soulignerais que votre discours ressemble furieusement à une tentative de quelqu’un de l’industrie financière d’enrober de complexité un sujet simple pour justifier ses frais élevés. »

        Non justement, un professionnel des marchés cherchera surtout à vous rassurer pour que restiez investi coûte que coûte. Le fait que les marchés fassent partie des systèmes complexes du point de vue scientifique est malheureusement une réalité à laquelle il est plus facile de se dérober en disant « oh, c’est juste du bon sens au final ». Et beaucoup de professionnels préfèrent justement ignorer le problème de la complexité.

        Vous passez du coup à côté du fait que l’histoire est faite de crises qui ont toutes en commun d’avoir fit très mal aux investisseurs et aux économies concernées.

        Citer le fait que Buffet « sous-performe » le S&P 500 depuis 15 ans est hors sujet. La raison est connue depuis un moment et porte le nom d’adapativité des marchés (adaptive markets). En gros les actions de croissance sur-performent depuis 15 ans et Buffet n’est pas très investi sur cette thématique.

        Mais en attendant, Buffet ne perd pas d’argent et ne risque pas de faire faillite si la bulle explose. Est-ce que cela sera le cas de tout le monde ? Rien n’est moin sûr.

        Quant au fait qu’un risque soit cité depuis 15 ans sans qu’il ne se matérialise pour autant (à savoir les conséquences du QE), c’est méconnaître la dynamique du risque en économie. En gros c’est l’introduction du film « La Haine » qui résume tout ça : « jusqu’ici tout va bien ». Sauf que quand le point critique est atteint, plus rien ne va.

        Plus concrètement, vous pouvez me citer un cas de planche à billets qui ait débouché à long terme sur autre chose qu’une crise ? Parce que c’est de ça dont il est question.

        • Nous tournons en rond, j’en resterai là. Vous pensez être en mesure de prédire la direction des marchés, bravo. Pour ma part je prêche la modestie en rappelant l’évidence, le marché a toujours raison et 90% des investisseurs professionnels font moins bien que le marché en voulant le timer. Je vous souhaite sincèrement d’être dans les 10%, et je continuerai à raisonner en partant du principe que les statistiques ont un sens et qu’il vaut mieux partir du principe qu’on sera dans les 90% 🙂 En tout cas, les investisseurs eux l’ont bien compris : la gestion active ne cesse de reculer. De manière accélérée.

          • Oui nous tournons en rond.

            Vous écrivez un article très affirmatif et avez l’air surpris que certains viennent vous contredire. On pourrait également facilement vous qualifier de « Madame Irma ».

            Qui plus est, vous ne cessez de faire référence à des supposées loi statistiques qui ne correspondent pas aux faits. Où sont les données ? Où sont les papiers ?

            Il existe d’autres observations statistiques plus complexes mais, mais vous les balayez d’un revers de la main en mode « ça ce sont des experts qui cherchent à nous enfumer ».

            Avec ce type de raisonnement, on peut tomber dans la démagogie sur tout et n’importe quoi.

            Dommage.

        • Même les causes de la sous-performance de Buffet sont un sujet. Il est resté à côté de la tendance la plus lourde, celle de l’évolution de l’économie vers plus de numérique, « grâce » entre autres au COVID. Nul ne sait s’il pourra rattraper un tel retard…

          La meilleure façon de ne pas faire ces erreurs d’allocation sectorielle, c’est de ne pas faire de choix et d’investir comme tout le monde, avec l’indice le plus large possible. Je l’écrivais déjà plus tôt, vive le MSCI World !

      • « Cela ne me permet nullement de dire que le marché est cher ou pas cher, mais de souligner qu’il y a des explications au niveau actuel. »

        Phénomène documenté par des articles de Shiller et autres. Cela s’appelle une « narrative » en anglais et ça permet surtout de justifier ex post des mouvements dans l’esprit d’investisseurs en quête de compréhension, créant là les conditions pour un emballement spéculatif.

  • Pourquoi faudrait-il vendre?
    Pour payer un impôt de plus value ? c’est à dire se retrouver avec des sommes en cach plus faibles pour racheter les mêmes actions moins chères ?
    Mais en est-on sûr ?
    Pourquoi les grandes fortunes mobilières ne vendent-elles pas ?
    Je pense que les bonnes questions ne sont jamais posées.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Augustin Neyrand. Un article de l'IREF Europe

« Outil des riches », le marché boursier vénézuélien a toujours été tourné en dérision par l’ancien président Hugo Chavez.

En réaction, les investisseurs internationaux s’en détournèrent d’autant que la monnaie perdait quasiment toute valeur durant les années de récession, la contraction de l’économie atteignant près de 80 % sur la période 2013 à 2020. Aujourd’hui, son successeur, Nicolas Maduro tente de relancer l’économie en tournant la page de l’ère Chavez.

Le présiden... Poursuivre la lecture

Inflation, guerre, restrictions, politique monétaire… Ça y est ! On peut l’affirmer, les nuages noirs se sont réellement accumulés sur les marchés financiers. Les marchés d’actions baissent entre 20 % et 30 % depuis le début de l’année. Une fois n’est pas coutume, les marchés de taux n’ont été d’aucun secours, l’or non plus (-8 %). De là à dire, à la manière des Anglo-saxons, que « Cash is king » il y a un pas que nous pourrions être tentés de franchir.

Tentés seulement parce que parce que nous estimons, d’une part, qu’à moins d’être u... Poursuivre la lecture

Par David L. Veksler.

 

Vous êtes-vous déjà demandé s'il existait un chiffre unique qui vous permettrait de savoir si vous avez réussi sur le plan financier ? Il en existe un en fait : la "règle des 4 %".

La règle des 4 % est une règle empirique utilisée par la plupart des conseillers financiers selon laquelle le fait de retirer un maximum de 4 % de votre portefeuille par an vous permettra de vivre indéfiniment sur vos économies. La règle est basée sur 75 ans d'histoire des marchés boursiers et, bien que le pourcenta... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles