Nucléaire : sortir du mythe de la fin de vie à 40 ans

Si nous choisissions d’abandonner l’atome, quel en serait le coût ?

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Mélenchon mars 2018 by Bachellier Christian(CC BY-NC-ND 2.0)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Nucléaire : sortir du mythe de la fin de vie à 40 ans

Publié le 5 novembre 2021
- A +

Par Jean-François Moreau1.

Dans son intervention du 19 octobre 2021 sur RMC, Jean-Luc Mélenchon a brandi le spectre de la péremption supposée des réacteurs, en affirmant que « les centrales ont été construites avec une durée de vie de 40 ans », tout en insinuant qu’il était possible de les bricoler « pour les faire durer 20 ans » de plus. Une affirmation qui se heurte à la réalité scientifique.

Non, les centrales nucléaires n’ont pas de date de péremption

Contrairement à ce qu’affirme le candidat de la France insoumise, les centrales nucléaires n’ont pas de limite d’utilisation prédéfinie. Il faut distinguer la durée de vie de l’ensemble, de celle des éléments qui constituent cet ensemble. Par exemple, pour un réacteur, cette limite correspond à l’impossibilité de remplacer une pièce essentielle ou bien à un risque de sûreté, ce qui est très rarement le cas.

Pourquoi 40 ans ?

Comme bien souvent, ce sont les États-Unis qui nous servent d’étalon. En l’occurrence, le délai de 40 années provient de l’application de règles antitrust appliquées par la Nuclear Regulatory Commission (NRC). Mais il n’aura pas échappé à Jean-Luc Mélenchon qu’en France, c’est l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) qui délivre les autorisations de fonctionnement, renouvelables après réévaluation du niveau de sûreté.

Ainsi, il n’existe ni limite réglementaire ni limite « naturelle » pour les centrales françaises. Contrairement à ce que soutient le candidat, nos réacteurs ne seront pas obsolètes d’ici la fin du prochain quinquennat ou « rafistolés », comme un taxi-brousse, mais bel et bien remis à niveau par un grand carénage.

Si au lieu d’engager ce programme de renforcement de nos installations nucléaires, nous choisissions d’abandonner l’atome, quel en serait le coût ? Les estimations varient. L’Institut Montaigne avance le chiffre de 217 milliards d’euros. De son côté, Global Chance souligne qu’une sortie du nucléaire en 20 ans coûterait la même chose qu’un maintien du mix actuel.

On le voit, quel que soit le scénario retenu, la sortie du nucléaire n’est pas intéressante économiquement. Mais qu’en est-il sur le plan climatique, dans l’hypothèse d’une transition énergétique rapide fondée sur le recours aux énergies renouvelables (ENR) ?

Le nucléaire n’est pas plus émetteur de gaz à effet de serre que les ENR

Pour se rendre compte des effets d’une transition brutale, observons l’exemple allemand, pays de l’Energiewende. Depuis 2012 et la fin annoncée et en partie consommée du nucléaire, le bilan carbone du pays a-t-il baissé ? Évidemment non, puisque pour compenser l’abandon du nucléaire, l’Allemagne a massivement recours au charbon, dont le pays ne sortira qu’en 2038, si les objectifs affichés par Berlin sont respectés.

Les conséquences de l’Energiewende sont d’autant plus délétères que les renouvelables ne sont elles-mêmes pas exemptes d’externalités négatives : une seule éolienne offshore nécessite 5000 tonnes de béton et le recyclage des pales, dont la durée de vie est limitée à 30 ans, en est encore à ses balbutiements.

Ainsi, pour l’Agence européenne de l’Environnement, c’est bien la France qui est dans le haut du classement des pays les moins émetteurs de gaz à effet de serre dans l’UE en tonnes de CO2 par habitant (un peu moins de 7).

L’Allemagne, en revanche, fait figure de cancre avec quasiment 11 tonnes. Pas étonnant si l’on se souvient que dans ses quatre scénarios visant à limiter la hausse de la température à 1,5 °C d’ici 2100, le GIEC conclut à la nécessité d’une augmentation significative du nucléaire, et non à sa réduction…

Le climat et la souveraineté européenne sont des enjeux indissociables

Comme le sait certainement Jean-Luc Mélenchon, l’urgence climatique repose sur une sortie des énergies fossiles. Or, en sortant du nucléaire « au plus vite » comme l’Allemagne, il faudra se tourner vers une énergie pilotable non dépendante des aléas climatiques, mais plus polluante.

L’élu serait alors probablement le gaz, combustible fossile émetteur de gaz à effet de serre (69 fois plus que le nucléaire). Compte tenu de la baisse de la production en mer du Nord, nous deviendrions rapidement dépendants de pays producteurs extra-européens, au premier rang desquels la Russie.

Cela a été bien compris par Moscou mais aussi Pékin, qui constitueraient un duopole auquel la France ne pourrait contester le leadership si elle s’entêtait à sortir du nucléaire. Le discours de Jean-Luc Mélenchon aurait donc, s’il était mis en application, des conséquences délétères pour le climat, mais aussi pour l’indépendance stratégique européenne.

N’en déplaise au leader Insoumis, les Français semblent de plus en plus nombreux à l’avoir compris : désormais, seuls 15 % d’entre eux considèrent l’atome comme un handicap, contre 34% en 2019, selon un sondage BVA d’octobre 2021.

  1. Jean-François Moreau est ingénieur de formation, journaliste spécialisé dans les domaines des énergies, de la transition énergétique et de l’efficacité énergétique des bâtiments.
Voir les commentaires (18)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (18)
  • Ça fait 50 ans que les écologistes ont fait augmenter la production de CO2 humain en militant systématiquement contre la construction de nouvelles centrales électronucléaires. Ce sont eux les vrais responsables de l’augmentation de la concentration en CO2 sur la planète.

    • et comme dirait patrick moore ont contribué à une augmentation de la biomasse ce qui en fait des écolos malgré.malgré eux.. ( ironie et le commentateur ne donne pas nécessairement SON point de vue, mais insiste sur la vacuité de l’argument CO2)

      le bilan COLLECTIF de santé par contre est plus pertinent( modulo le coté collectif) un hansen parle de millions de vie sauvées..ou perdues c’est selon..( la métrique collective pertinente est à mon opinion la longévité mais bon..)

    • 80% des solutions portées par les politiciens écolos relève de la connerie (plus polluantes que l’existant), comme les circuits courts, le développement a outrance des transports en commun, leur 100% ENR…

      Leurs mesures auront deux effets concrets: nous ruiner et dégrader plus fortement la nature.

      • En quoi le développement des circuits courts (et des transports en commun) sont plus polluants que l’existant?
        Pouvez-vous m’éclairer, c’est une notion que je n’ai pas en tête.

        • https://www.terra.bzh/node/27242

          Le modèle centralisé du supermarché avec centrale d’achat, malgré les grandes distances est beaucoup plus optimisé car:

          Le producteur de pommes charge un camion plein de pommes qui va a la centrale d’achat, et un autre camion reprends les pommes et plein d’autres choses vers le supermarché. Beaucoup de Km mais avec seulement 2 trajets par camion trés chargés donc très efficace sur le rapport Kg KM carburant .

          En face vous avez des dizaines de petits camions qui parcourent souvent des centaines de KM pour vendre au mieux qq centaines de Kg.

          Un autre point intéressant est le regroupement: l’éparpillement des commerces est catastrophique car les clients parcourent des distances parfois importantes pour peu de Kg de marchandises. Le modèle Amazon pulvérise tout en matière d’efficacité écologique.

        • premier indice..plus cher…donc antiéconomique et l’economie justement tend à économiser..

          pour évaluer l’impact du circuit court on ne doit pas s’arreter au circuit court mais à toutes ses implications.

          si vous allez au boulot en vélo vous n’emettez en général pas moins de CO2 que si vous y allez en suv…

          les emissions correspondent au revenu! au premier odre..

          son développement NON contraint est un montée en gamme…qui pour se produire s’accompagne d’une augmentation du pouvoir d’achat dans la grande généralité..

          quand les gens seront tenus de commercer localement ce sera le signe d’un appauvrissement..

      • Je conduis un autocar, je suis souvent dans les bouchons à la sortie des écoles. Je regarde autour de moi et je fais l’ expérience d’ une vraie statistique: 8 voitures sur 10 sont occupées par une seule personne. Et pas que des p’tites totos. Le plus écolos avec mes 12 tonnes, mes 28l/100 kms et 55 places, c’ est moi, même avec seulement 5 personnes à bords.

        • J’ai écrit le « développement a outrance », comprendre peu de passagers dans le car.

          Il arrive a un pote chauffeur de train d’avoir une seule personne a bord avec un engin qui consomme 1l au Km. Il me faisait part de ses doutes sur le coté écolo de la chose….

          Mais avec votre voiture vous allez d’un point A a un point B généralement trés proches de la destination en tirant au plus court. Le car fait des circuits pas toujours adaptés donc les passagers font plus de KM que ce qu’il auraient fait en voiture. On ne peut comparer comme vous le faites.
          Si on ajoute les Déplacements à vides, le début de la rentabilité du car doit plutôt se situer dans les 20% de remplissage.
          Si on ajoute les émissions occasionnées par toutes les infrastructures en double, les bouchons engendrées par l’étranglement des axes pour laisser passer les cars, l’intérêt du bazzard est probablement encore plus mauvais.

    • « Ce sont eux les vrais responsables de l’augmentation de la concentration en CO2 sur la planète. »
      Comme si c’était une nuisance! Arrêtons de rabâcher à la suite des médias : « Le CO2 va tous nous griller. »
      La théorie de l’effet de serre d’Arrhénius, base des contraintes que nous subissons, n’a jamais été démontrée dans l’atmosphère. Où elle se heurte à 3 lois physiques fondamentales (excusez du peu):
      -Loi de gravitation universelle (le CO2 est plus lourd que l’air).
      -Loi de conservation de l’énergie : le CO2 est concentré à 1/2000 dans l’air. Il ne peut donc absorber que le 2000è du rayonnement terrestre.
      -2è loi de la thermodynamique : la chaleur absorbée par le CO2 aérique ne peut en aucun cas retourner sur terre, qui est plus chaude que l’air.

      • En plus je suis 1000 fois d’accord avec vous je ne considère pas que le CO2 soit un problème. Mais ce n’est pas parce que je parle de l’augmentation de la concentration en CO2 que je dis : que le CO2 va tous nous griller…

  • melenchon est un idéologue, il veut le pouvoir et la mise en place de son idéologie.. il se fout du nucleaire..

    il pourra très bien le « soutenir » ..plus tard..

    serait il détrompé? il dira qu’il a été mal conseillé et en sera fort courroucé, sourcil froncé et indignation. certes il a raconté des conneries mais comment osez vous mettre en doute son honnêteté!!! si il ya bien une chose que sait le militant insoumis ( à quoi,,,,????) meluche est « honnête »..

    le sujet est de a légitimité des politiques à fixer la consommation d’énergie en 20×0…ou la fin des voitures thermiques..

    quand vous faites avaler à un peuple qu’il doit réduire sa conso d’energie , vous n’avez pas trop à vous fouler sur le fait de prévoir de mettre en place des moyens de production..

    et eu égard à ces objectifs, que je pense hypocrites, les éoliennes  » ça marche ».. car ça renchérit le cout de l’energie.

    le communisme a « failli » non pas idéologiquement, c’ets impossible mais parce que les gens se sont rendus compte que , zut alors, les gens libres étaient plus prospères..

    l’écologisme et le climatisme posent qu’il faut devenir plus pauvre…on ne répétera jamais assez qu’il sera bien difficile de dire « ça ne marche pas ».. non;.ça réussit presque à coup sûr…

    on a un programme d’appauvrissement collectif…les écologistes et les égalitaristes arrivent à en faire la en interdisant toute contestation : « comment ça pas de taxe mais il s’agit de la planete.. et de notre survie »..l’etat de guerre perpétuelle.

    en gros ils arrivent à faire croire que les pauvres seront plus riches avec une politique d’appauvrissement général… (tiens un titre de de reporterre la décroissance va profiter aux pauvres..)..

    ed nat, secu….et maintenant énergie.. ben si l’etat doit s’en occuper… c’est « important »..

    non si l’etat s’en occupe la certitude c’est que vous ^n’avez plus le droit de vous plaindre d’etre plumé un peu, beaucoup à la folie …car interet collectif.

    on paierait plus cher… si qu’on laisserait le marché ( faute intentionnelle ) ..oui…ou non.. qui ça « on », les cons paieraient toujours plus cher..et les cons sont « ceux qui ne pensent pas « comme moi »…
    liberté..
    regarde cet idiot il achète du bio…!! !
    regarde l’autre andouille il a une ferrari , il pourrait rouler pour « moins cher. »..
    les gens ne cherchent pas le prix le plus bas mais le prix le plus bas pour des qualités choisies..

    diminuer les couts collectifs…..c’est la sécu!!!! et la sécu décide pour toi..
    etatisme..
    regardez cet imbécile, il a des panneaux solaires sur son toit… attendez…c’est moi qui les paie.. eh!!!
    regardez cet idiot il a fait tirer 2 km de ligne pour alimenter sa maison, attendez c’est moi qui paie!!!

    et non …si le marché était libre il n’y aurait pas vingt réseaux en parallèle.. une chose est certaine..on aurait plus un seul écolo qui se dirait « forcé » de consommer de l’electricité nucleaire..sans faire rigoler ferme.. on aurait autre chose.. et oui ça couterait peut être « plus cher »…et oui les pauvres feraient des choix sur la qualité de l’ectricité par exemple la fiabilité.. …et en zone d’habitat peu dense..électricité couterait en général plus cher.. ( MAINTENANT on a des gens qui ont des radiateurs electriques..et qui vivent au milieu de bois…)..

    je reconnais que la répétition de ce radotage est ennuyeux.. mais que faire d’autre…

    je nie l’indépendance energetique comme un argument déterminant..
    je nie l’argument climatique comme un argument déterminant..
    je nie le prix bas comme un argument déterminant..
    je nie l’égaglité territoriale comme un argument determinant..

    donc pourquoi l’etat..???? je ne suis jamais répondu sur ce point sinon..que je suis un « idiot »..ou « non rationnel »…( if disagreement repeat the same bs..)

    et je rappelle par contre que sans un état AUTORITAIRE ET ARBITRAIRE le parc nucleaire français n’existerait pas..
    le parc nucleaire c’est le résultat de la vaccination obligatoire.. le résultat n’excuse rien… surtout pas de maintenir l’obligation..

  • Pour conforter cet article et pour ceux qui veulent en savoir davantage sur la durée de vie d’un réacteur nucléaire dont la majorité ira jusqu’à 60 ans et dont certains fonctionneront jusqu’à 80 ans :
    https://www.contrepoints.org/2018/09/09/324596-quelle-est-la-date-de-peremption-dun-reacteur-nucleaire-en-france

    • en fait c’est une question un peu posée de travers..il n’y sans doute pas de limite… pourrais dire comme pour une bagnole..MAIS…

      on va le répéter c’ets l’économie qui doit décider..

      si à coté un nouveau type de réacteur propose moins cher…peu importe que ça puisse continuer à fonctionner..ça ne doit pas fonctionner à perte..

      tant que ça rapporte de l’argent.. et tant qu’ une grosse intervention donc une prise de risque capitalistique est valable.. comme pour une bagnole..

      et par aileurs..la simple obligation de remise en état du site pousse à faire durer..

  • Merci pour cet article
    Il semble que Mélenchon espère piquer des électeurs à Jadot, et prends le risque de perdre sa base électorale chez les puissants syndicalistes EDF… A croire que ces derniers n’existent plus…

  • Au lieu d’écouter les melenc(h) onnerie demandons à dieu ce qu’il compte faire des centrales. Macron est là pour encore quelques annees et vu son entourage de gens hyper compétents, il prendra la bonne decision?

  • « Comme le sait certainement Jean-Luc Mélenchon »
    Non, Mélenchon ne sait rien du tout, comme la plupart des politiques, qui sont complètement ignares en sciences.
    Ce spectacle est affligeant !
    Nous avons copié les Allemands, à l’égard de qui nous avons un complexe d’infériorité, et nous voilà maintenant à constater un bilan désastreux en termes économiques, mais aussi écologiques.
    Pendant ce temps là, on continue de polluer notre paysage avec des éoliennes un peu partout, même dans les régions touristiques.
    On continue de subventionner les panneaux solaires, dont certains installateurs ne prennent pas la peine d’utiliser une boussole pour vérifier qu’ils ne sont pas au Nord.
    Sarkozy, Hollande et Macron devraient demander pardon aux Français pour ce crime contre la raison, eux qui sont tellement friands de repentance…

  • Il est possible de prolonger la durée de vie des centrales, en remplaçant les composants. Même les plus gros comme les générateurs de vapeur ou les têtes de cuve primaires. Sauf que dans ce dernier cas, il faut modifier un peu la conception du bâtiment réacteur (prévoir des brèches pour les gros composants), ce qui n’était pas prévu à la construction car on ne visait alors que 30 ou 40 ans. Ceci étant, c’est techniquement possible.

  • Et … ?
    A 50 ans de vie, est-ce que l’on refera le même article ? A 60 ans peut-être?
    Cet article nous prend pour des idiots. On sait tous que 40 ans ne signifie pas plus que la durée de vie minimale initialement considérée. Même Mélanchon le sait.
    La réalité est que le grand carénage ne change pas une cuve ou un circuit primaire. Avec le flux neutronique, l’acier devient plus cassant, moins souple : que se passera-t-il en cas de séisme ?
    Et que dire du reste ?
    La question est de savoir combien de réacteurs faut-il construire avant de basculer sur un autre nucléaire ou pas de nucléaire (allez savoir). Ne pas tirer sur la corde est important.
    L’ennui c’est que l’EPR de Flamanville a déjà coûté l’équivalent de 4 portes-avions !

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
nupes
0
Sauvegarder cet article

Le régime est-il enfin en voie de reparlementarisation ? Avec une Assemblée élue au scrutin majoritaire mais qui donne l’image d’une élection à la proportionnelle, l’absence de majorité absolue du parti présidentiel a sonné comme un coup de tonnerre. Le Rassemblement national sort en position de force en parvenant à faire entrer un nombre de députés inimaginable pour une élection au scrutin majoritaire. Pourtant, c’est désormais vers Les Républicains que tous les regards se tournent. Après 10 ans dans l’opposition, la droite républicaine se r... Poursuivre la lecture

Info du 22 juin 20 h 08 : Emmanuel Macron écarte pour l’instant l’idée d’un gouvernement d’union nationale, pense trouver une « majorité plus large » pour gouverner et s’accroche à un échange positif entre l’exécutif et le législatif pour avancer au service des Français. Hormis l’immense progrès d’avoir bouclé l’affaire en moins de huit minutes, une allocution type soir d’élection qui n’apporte pas grand-chose. 

Emmanuel Macron devrait être content. Le « en même temps » qui a fondé son accession initiale au pouvoir, ce mode d’action qu... Poursuivre la lecture

La première leçon de ces législatives françaises est l’échec patent, cuisant et retentissant de Jean-Luc Mélenchon. Tout de hargne et de fulgurances haineuses, cet étrange apparatchik ajoute un nouvel échec à sa riche collection chamarrée. La gauche façon Mélenchon obtient 24 % des sièges à l’Assemblée nationale, soit l’un de ses pires scores historiques. Le nombre de sièges guignés par l’improbable attelage mélenchonien est risible en comparaison cette majorité absolue dont il professait l’ambition.

Deuxième leçon, l’échec de la press... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles