Attention danger : l’exception sanitaire s’installe dans nos vies

Si le texte examiné à partir de mardi par l’Assemblée nationale est voté en l’état, le gouvernement disposera de la panoplie complète de l’exception sanitaire au moment où doit se tenir l’élection présidentielle.

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Attention danger : l’exception sanitaire s’installe dans nos vies

Publié le 19 octobre 2021
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Par Nathalie MP Meyer.

Même si c’était presque couru d’avance – « presque » parce que je garde toujours en moi un petit fond d’optimisme en me disant : non, ils n’oseront pas, ils ne le feront pas – c’est triste à dire : il semblerait bien que l’état d’urgence sanitaire instauré en mars 2020 au moment où le coronavirus nous tombait dessus va connaître les mêmes prolongements subrepticement liberticides que l’état d’urgence terroriste décidé en novembre 2015 puis intégré dans le droit commun en 2017 par les bons soins d’Emmanuel Macron.

Ainsi que je l’écrivais déjà il y a un mois, en matière de Covid-19, le gouvernement s’y entend pour souffler perpétuellement le chaud et le froid. À l’époque, le pass sanitaire était en vigueur depuis plusieurs semaines déjà et l’on voyait le président de la République, tout empreint d’une sollicitude des plus suspectes, évoquer auprès des uns la possibilité « d’alléger un peu les contraintes » et assurer aux autres qu’il serait « le plus heureux des hommes » si l’on pouvait y mettre fin :

« Je vais vous dire, le premier qui voudrait se passer du pass sanitaire est devant vous. Si on peut demain arrêter le pass sanitaire, je suis le plus heureux des hommes. » (Emmanuel Macron, 17 sept. 2021)

Résultat, alors que la population est maintenant largement vaccinée et alors que la pandémie marque très nettement le pas, aussi bien en incidence qu’en hospitalisations, réanimations et décès, aucune levée des restrictions n’est venue confirmer les propos médiatiquement compassionnels de M. Macron.

Tout au contraire, alors que les dates du 15 novembre et du 31 décembre 2021 approchent, dates qui marquent la fin des régimes juridiques autorisant le recours au pass sanitaire pour la première et le recours à l’état d’urgence sanitaire pour la seconde, le gouvernement a reporté tout aménagement éventuel du pass sanitaire au-delà du 15 novembre et s’est surtout empressé de concocter un projet de loi « portant diverses dispositions de vigilance sanitaire » afin de disposer à sa guise de toute les mesures d’exception sanitaire possibles jusqu’au… 31 juillet 2022 !

Oui, vous avez bien lu, au-delà des élections présidentielle et législatives d’avril et juin 2022 !

Oh, bien sûr, le storytelling mis en avant par le gouvernement consiste à dire que ses intentions sont parfaitement pures et désintéressées. Seule compte la lutte acharnée contre le virus, un virus qui nous a « tant de fois surpris », un virus « diabolique » (comme disait le professeur Delfraissy), un virus qu’il s’agit de pouvoir terrasser à tout moment pour peu que de nouvelles conditions ou de nouveaux variants inconnus à ce jour viennent relancer la pandémie.

Il ne serait donc question que de se donner dès maintenant les moyens de parer à toute éventualité. Instaurer le pass sanitaire si nécessaire – mais peut-être faudrait-il déjà le lever – et revenir à l’état d’urgence sanitaire si nécessaire sans avoir à en passer par un nouveau vote du Parlement, lequel va cesser ses activités à la fin du mois de février prochain en prévision de la campagne présidentielle. Gouverner, c’est prévoir, n’est-ce pas ?

Pour le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, dont on se souvient qu’il vendait le pass sanitaire en disant que c’était un instrument de liberté alors qu’on voit tous les jours un peu plus que ce n’est rien d’autre qu’un instrument de contrôle social, toute autre interprétation des actes du gouvernement serait le fait de « professionnels de l’indignation » qui ont fait de la pandémie leur « fonds de commerce » (vidéo, 01′ 29″) :

Il faut une belle dose de mauvaise foi pour tenir de tels propos. Des opportunistes vociférants qui cherchent leur quart d’heure de célébrité, il y a en aura toujours, mais fondamentalement, si indignation il y a, elle est avant tout la conséquence de la marche gouvernementale systématique vers davantage de coercition, quoi qu’il se passe réellement sur le plan de la pandémie.

Pour commencer, si le texte qui sera examiné à partir de mardi par l’Assemblée nationale, est voté en l’état, le gouvernement en place disposera de la panoplie complète de l’exception sanitaire au moment où doivent se tenir des élections de première importance dans notre Cinquième République. Sans même insinuer quoi que ce soit quant aux intentions réelles d’Emmanuel Macron, il semble particulièrement malsain en règle générale d’envisager un tel scrutin dans des conditions démocratiques réduites et menacées à tout moment de réductions supplémentaires.

Quant à prévoir, que le gouvernement se penche plutôt sur les aberrantes rigidités de notre système de soin mises en évidence de façon criante par la pandémie avant de vouloir protéger ce système branlant en dépouillant les citoyens de leurs libertés individuelles.

Je ne sais si vous avez déjà eu l’occasion de lire en quoi consiste exactement le régime de l’état d’urgence sanitaire sous lequel nous vivons de façon complète ou transitoire depuis le mois de mars 2020, mais je vous invite vivement à le faire car du point de vue de la restriction des libertés, c’est véritablement énorme :

« La déclaration de l’état d’urgence sanitaire autorise le Premier ministre à prendre par décret :

  • des mesures limitant la liberté d’aller et venir, la liberté d’entreprendre et la liberté de réunion (y compris des mesures d’interdiction de déplacement hors du domicile) ;
  • des mesures de réquisition de tous biens et services nécessaires pour mettre fin à la catastrophe sanitaire ;
  • des mesures temporaires de contrôle des prix. »

Tel est donc le cadre qui permet au gouvernement d’imposer confinements et couvre-feux, de restreindre les déplacements, d’interdire les réunions de plus de tant de personnes, de réquisitionner les masques chirurgicaux, de les rendre obligatoires, de fixer administrativement le prix du gel hydroalcoolique, de décider quels biens sont essentiels et quels autres ne le sont pas, d’interdire à certaines entreprises de fonctionner, d’obliger certaines autres à passer au télétravail, de fermer ou d’ouvrir les établissements scolaires, d’imposer le pass sanitaire, etc.

Et tel est donc le cadre juridique que le gouvernement souhaite garder à sa totale discrétion jusqu’en juillet 2022. Les députés de la majorité présidentielle lui donneront-ils satisfaction ? C’est hélas fort probable, même si l’on peut s’attendre à un peu de résistance au Sénat.

Il est vrai que vendredi dernier, les députés qui examinaient le nouveau texte en Commission des lois ont adopté (d’une courte voix) un amendement déposé par le député LREM Pacôme Rupin visant à lever le pass sanitaire dans les départements où l’incidence serait inférieure ou égale à 50 cas par semaines pour 100 000 personnes – ce qui, à la date d’aujourd’hui, concernerait plus de 80 départements sur 96 en France métropolitaine. À noter du reste que certains « frémissements » locaux récents de l’incidence hâtivement cités en faveur de l’autoritarisme gouvernemental n’impliquent nullement une hausse des hospitalisations et des décès.

Personne ne s’attend à ce que l’amendement passe le cap du débat parlementaire. Il suffit d’entendre la députée LREM Anne Genetet envisager tranquillement de faire du pass sanitaire un instrument de droit commun pour comprendre qu’on entre lentement mais sûrement dans la mise en place d’un régime de contrôle social qui n’a plus aucun rapport avec la réalité de la pandémie, qui s’avance masqué derrière le doucereux prétexte d’assurer la protection des individus, qui joue sur les peurs, génère de la dépendance chez les citoyens et n’a que faire des libertés publiques :

« Le pass sanitaire a été mis en place dans le cadre d’une loi d’urgence, et il a démontré son efficacité. Aujourd’hui, il pourrait rentrer dans le droit commun, comme le carnet de vaccination pour les enfants ou le permis de conduire, c’est-à-dire comme un outil qu’on doit avoir sous la main, et qu’on peut sortir en cas de besoin. »

On se rappellera en outre qu’à la veille des congés de Noël et du Nouvel an, le Premier ministre Jean Castex avait déjà tenté de « normaliser » les dispositions de l’état d’urgence sanitaire en déposant un projet de loi en procédure accélérée « instituant un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires. » Il y était notamment déjà question de limiter les déplacements des personnes qui ne présenteraient pas une preuve de non-contamination (tests, vaccins, etc.) Face au tollé, le gouvernement avait finalement retiré son texte et réaffirmé que la vaccination ne serait pas obligatoire. On a vu ce qu’il en a été…

Nous sommes donc largement fondés à s’attendre au pire, et ce d’autant plus que le gouvernement continue à avancer ses pions. La troisième dose de vaccin n’est pas au programme du nouveau texte, mais l’on sait d’ores et déjà que le gouvernement étudie comment elle pourrait conditionner la validité du pass sanitaire, et donc potentiellement prolonger son existence de nouvelle dose en nouvelle dose.

Pourtant, en l’état actuel des observations, la protection supplémentaire qu’elle accorde, réelle pour les personnes âgées et vulnérables, semble néanmoins peu marquée pour les formes graves de la maladie pour lesquelles la protection des deux doses initiales serait apparemment suffisante.

Comme vous voyez, la cavalcade liberticide est irrémédiablement en route et trouve toujours prétexte à se renforcer. Ça promet.

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  • Lorsque l’on commence à mettre les pièces du puzzle les unes à côté des autres, on voit se dessiner ce que pourrait être les élections (… et leurs résultats…) l’année prochaine.
    * un pass sanitaire qui permet de décourager ceux qui n’en n’ont de venir voter et comme ils ne votent pas bien, on ne va pas s’en plaindre
    * des propositions d’organiser des élections dans des EHPAD… et il n’est pas très compliqué de faire voter correctement des populations fragiles qui, pour certaines, n’ont plus toute leur tête
    * des ballons d’essai pour suggérer la mise en place de votes par correspondance, car ce serait tout de même ballot de faire risquer leur vie aux électeurs avec tous ces virus qui infestent les rues
    … and the winner is…

    • Et encore, on se demande si le roitelet a vraiment besoin de ça. Argent gratuit qui inonde les électeurs, temps de parole toujours pas décompté, omniprésence dans les médias tous bienveillants envers lui, sans oublier les futurs adversaires tous plus ridicules les uns que les autres. Et si c’est serré, il peut aussi « oublier » de faire distribuer les tracts de ses adversaires comme aux régionales.
      La prolongation du pass sanitaire, c’est l’assurance zéro risque pour des élections déjà quasiment jouées d’avance… et la promesse d’un futur bien triste pour tous les citoyens.

  • la déclaration d’urgence sanitaire est elle définie autrement que par le fait qu’il y ait déclaration??? fait du prince??

    quel est le critère? pour y entrer ? pour en sortir?

    car ,au moin, s pour une déclaration de guerre il faut être au moins deux..

  • Bonjour, très bon article reflet d’une réalité qui bien malheureusement échappe à beaucoup par simple repli sur soi.
    La réponse ne se trouve pas dans des commentaires plus ou moins sarcastiques voire agressifs, mais dans l’action.
    La France est pilotée par des nuls dont certains et pas des moindres sont encore là ; hors le bilan pour le moins désastreux de ce gouvernement qui court comme un poulet sans tête, le ras-le-bol de cet autoritarisme rampant doit se traduire concrètement par exemple par le refus de payer les impôts que l’on peut encore contrôler (puisque le PAS nous interdit toute action), et la mobilisation dans la rue.
    En tant que retraité assujetti à une CSG maximale pour soi-disant éponger une dette que le « quoi qu’il en coûte » a vite relégué aux oubliettes, une sous-revalorisation des pensions parce que les vieux coûtent trop cher (mais quand même, ils ont contribué à créer de la richesse tout en travaillant bien au delà des 35 heures) , je pense que le mouvement des gilets jaunes ne suffira pas à enrayer le déclin inévitable de ce pays symbole du n’importe quoi.
    Il conviendrait par le vote (non non, le winner ne sera pas forcément celui que l’on croit, tout du moins je l’espère) de mettre hors-jeu tous ces politiques arrivistes qui ne se soucient (pardonnez moi l’expression) que de leur gueule (dernier exemple en date, une certaine ministre du travail qui se permet de discourir sur le pass sanitaire).
    CPEF, parce qu’il est aux mains de fous plus que dangereux…et si la révolution pacifique était LA réponse ? ne plus concéder le moindre centime pour les mettre à genoux, franchement ils comprendraient rapidement que le « foutage de g…e » a trouvé ses limites !

    • « La France est pilotée par des nuls dont certains et pas des moindres sont encore là »

      Je vous donne en partie tort sur ce point. Ces nuls dont vous parlez ont l’air depuis le début de faire tout ce qu’il faut contre le bon sens. Résultat : nous allons droit vers un contrôle de masse qui a l’air à la fois terrifiant et extrêmement bien rodé, qui me semble au contraire pensé dans ses moindres détails. Est ce toujours de l’incompétence ?

    • Je rappelle au cas où à propos de votre dernière phrase: l’appel à ne pas payer ses impôts est puni par la loi. Il y a déjà dans la loi de quoi bâillonner des gens comme vous…

      • En espérant me tromper à propos de votre remarque, les gens comme moi, d’une part n’appellent à rien, et d’autre part refusent cet enchainement infernal qui conduit au contrôle de masse justement cité par GiZeus (un gouvernement se doit d’agir pour le peuple, non de manipuler…en ce sens, oui, on peut coller le mot incompétence, la politique n’est pas un métier, c’est un engagement vis à vis des citoyens) ; le verbe « bâillonner » démontre s’il en était votre état d’esprit…et çà, ce n’est pas (encore) puni par la Loi, je vous le rappelle également, au cas où !
        Chacun est libre d’exprimer ses idées et convictions, et même dans le désaccord le respect doit prévaloir, c’est aussi çà la démocratie dans laquelle on ne fait pas semblant.

  • Tout ceci était couru d’avance. Il ne s’agit plus depuis bien longtemps de gérer une épidémie, mais de passer aux populations sous un joug numérique qui permettra au pouvoir un contrôle total.
    Comme à l’accoutumée, les médias aux ordres font le job. Service minimal sur le débat au Parlement, occultation totale des mouvements de protestation un peu partout dans le monde (demandez autour de vous qui sait que l’Italie est en état de siège depuis plusieurs jours)…
    Le troupeau est en de bonnes mains.

    • et encore 450 députés absents au moment du vote (mais payés plusieurs milliers d’Euros par mois) ?

      • 178 députés présents pour le 1er article (66 ont voté contre) : où sont les autres avec notre argent ???
        il est quand même anormal que le processus soit légal avec 2/3 des députés absents.

        Si un seul suffit, à quoi sert le pouvoir législatif ?

    • l’Italie est en état de siège depuis plusieurs jours

      Une source, SVP ? Je ne trouve cette info nulle part sur le net.

    • J’ai passé ce week-end à Rome, à part la manif « anti-fasciste » tout était calme. Et ils ont accepté tous les excès : pass sanitaire + prise de température à l’aéroport et dans les monuments par exemple.

  • Cela fait bien longtemps que le mot « sanitaire » n’a plus raison d’être pour le « passe » et autres vexations coercitives de ce gouvernement. Ils ne justifient même plus leur autoritarisme et le désigne maintenant comme la nouvelle « liberté ». Ce qui m’affole, ce qu’a priori, nombreux sont ceux qui ne s’en inquiète pas

    • Hélas, plus nombreux encore sont ceux qui s’en satisfont. Ceux qui sont vaccinés, qui ne comprennent pas qu’on ne le soit pas tous – eux ont fait l’effort… Ceux qui sont rassurés de pouvoir aller au resto ou au cinema entre « gens sains »… Etc.

  • De quoi devrions nous nous plaindre, on est en démocratie et ils ont demandé l’autorisation au parlement…. Enfin on a donné l’ordre au parlement de bien voter si ils veulent revenir l’année prochaine gagner leur avoine, les anes mangent de l’avoine.. Sûrement.

    • Je leur souhaite une bonne avoinée pour les prochaines élections…

    • Le pays est majoritairement pour ce genre de coercition sanitaire, couard qu’il est.
      En revanche, aux élections, la forte minorité hostile à ces âneries liberticides peut fort bien faire la différence. Un candidat hostile à cette hystérie peut grapiller de précieux % et se retrouver au 2ème tour. Sur la base d’un « arrêtons ces délires » et d’un « il faut au contraire renforcer l’hôpital », la victoire au 2ème tour est même envisageable face à un Macron qui serait alors perçu comme le candidat de la peur, du renoncement et de la fin des libertés…

  • @RB83
    C’est gros comme une maison ou un fort de Brégançon
    C’est d’ailleurs je pense la seule possibilité pour que Macron repasse

  • « ils n’oseront pas, ils ne le feront pas »
    C’est aussi ce que je pensais au début de cette crise.
    Je m’expliquais toutes ces mesures liberticides par l’incompétence et la panique du pouvoir.
    Mais il faut bien admettre qu’il y a certainement d’autres raisons beaucoup plus rationnelles, comme la fracturation du pays pour permettre à Macron d’être réélu.
    N’oublions pas que si Macron peut faire tout ça, c’est en grande partie à cause de la lâcheté du Sénat, à majorité LR.
    Si les candidats LR ne réagissent pas fermement, ce n’est même pas la peine qu’ils gaspillent leur trésorerie pour faire campagne, le match est plié d’avance !
    Il faudrait également savoir quel est leur match, être président de la France ou être premier ministre de Macron ?

  • tant que ce gouvernement sera la ça continuera, et si le peuple continue a obéir docilement il devient complice.

    • Le peuple peut aussi recourir à désobéissance civile, c’est même un devoir quand la tyrannie s’installe doucement ! Que tout le monde refuse de présenter son pass à un contrôle de police ! Ils ne peuvent pas mettre des amendes à tout le monde, et les gens peuvent refuser de les payer.

      • Vous avez raison sur le principe, c’est d’ailleurs pour cela que des gens manifestent samedi après samedi pour la suppression de ce pass de la honte.
        Mais force est de constater que bien peu de Français rejoignent le mouvement. Le courage n’est pas ce qui étouffe la majorité. Les gens veulent bien des acquis des manifs, mais à condition que ce soient les autres qui aient pris les risques. Ou alors, ils sont tellement endoctrinés qu’ils sont contents de présenter leur pass en toute occasion, se croyant vraiment protégés – ce qui est d’une stupidité sans nom, quand on sait les chiffres réels de l’efficacité des vaccins, en particulier la baisse rapide de cette efficacité dans les mois qui suivent la 2ème injection ; en vrai, ce pass est une passoire ! pire, il conduit certains à baisser la garde en matière de gestes de protection, donc il peut faciliter la contamination…

        Bref, entre lâcheté égoïste et ignorance crasse, le résultat est que les manifs sont loin de faire le plein qu’elles devraient.
        Mon seul espoir, c’est de savoir que l’Histoire est faite par les minorités agissantes et déterminées. Le ventre mou des Français, il ne faut pas y compter.

  • On va très vite savoir ce qu’il en est. S’il n’y a pas de vague automnale – fin octobre/début novembre – et que l’exception sanitaire est maintenue, c’est que le gouvernement compte utiliser le pass pour avancer ses pions : poursuivre son oeuvre de vaccination collective – 3ème dose et plus si affinités.
    Dans ce cas, la situation est préoccupante, car outre cette quasi-obligation vaccinale – sous peine d’être des sous-citoyens – le dispositif pourrait être maintenu ad nauseam et concerner par exemple la grippe, qui fait ses 10000 morts par an…

    • S’il y a une vague automnale, ce sera la preuve que le pass ne suffit pas, et donc qu’il faut le prolonger en l’accompagnant de nouvelles mesures « sanitaires ».
      S’il n’y a pas de vague automnale, ce sera la preuve que le pass sanitaire fonctionne, et donc qu’il faut le prolonger.
      Ils trouvent toujours le moyen de tirer parti de chaque situation. Pile je gagne, face tu perds, et quoi qu’il arrive le casino ne perd jamais.

    • … ou comme le dit par exemple h 16, le bilan carbone des gens. Les restrictions de circulation des véhicules ne répondant pas aux dernières normes qui se dessinent pour certaines régions (des articles en ont parlé, y compris sur CP de mémoire) vont tout à fait dans ce sens.
      Le contrôle social à la chinoise (ou à la Klaus Schwab ?) se met lentement mais sûrement en place …

    • Il y aura une vague automnale, c’est bien pour cela que c’est la date du 15 novembre qui a été retenue : la grippe sera là. J’avais lu qu’il est très difficile de faire la différence entre grippe et Covid, alors cette hiver encore, la majorité des grippes seront des Covid. Et hop prolongation.

  • « Le pass sanitaire a été mis en place dans le cadre d’une loi d’urgence, et il a démontré son efficacité. »
    Otez-moi d’un doute, y a-t-il une seule étude sérieuse et indépendante autre que les éternelles autocongratulations du gouvernement qui prouve cette prétendue « efficacité »…?

    • Oui, c’est une étude très sérieuse datant de la fin des années 60 et pilotée par un certain professeur Shadok, dont la conclusion était :

      « Il vaut mieux pomper même s’il ne se passe rien que de risquer qu’il se passe quelque chose de pire en ne pompant pas. »

    • Bien au contraire, il le fuit 😉

    • « Le pass sanitaire a été mis en place dans le cadre d’une loi d’urgence, et il a démontré son efficacité »…

      Efficacité pour sauver des vies, on n’en sait rien.
      Efficacité pour obliger les gens à se faire vacciner, c’est indéniable. Très efficace comme tous les chantages !

  • Le plus effrayant c’est que 60% de la population est d’accord. La dictature arrive AVEC le consentement voir la complicité de la majorité silencieuse.
    En suisse, le peuple va voter et avaliser avec une confortable marge le contrôle total du gouvernement et les médias rivalisent « d’idée » sur ce que devrait être le monde d’après.
    L’article le plus flippant est sur le Temps par deux « scientifiques » français qui disent qu’il faut « mettre fin au monde de la compétition pour un monde d’amour » […] « si nos gouvernements désirent développer une société mûre et équilibrée, il faut qu’ils aient le courage de troquer les logiques de performance et de violence contre celles de soutien et d’alliance. Il en va de notre simple survie, insistent les scientifiques, alertés, eux aussi, par l’urgence climatique ».
    .
    Dans leurs propositions de « monde d’amour », on trouve le contrôle de l’alimentation avec la notion de « délinquance alimentaire » et de l’activité physique entre autre. Il faut aussi selon eux: « ralentir la marche du monde. Gagner moins, mais vivre mieux… »… « interdire les écrans pour les jeunes »… « enseigner l’amour à l’école ».
    .
    Bref un contrôle TOTAL !
    Et les gens sont d’accord, ils ne veulent plus de la liberté.
    Et le gouvernement nous AIME, « laissez vous aller, il s’occupe de tout ».
    Et je cherche une planète ou les gens ne sont pas devenus fous.

    • Discours typique d’une secte … les gens sont endoctrinés dans une secte et ils ne le savent pas (c’est le propre des sectes, d’ailleurs). Et comment finissent les sectes ?

  • Ceux qui réduisent les libertés générales sont mus par leur logique dite des « lumières », c’est à dire qu’ils appartiennent à une élite éclairée qui conduit le troupeau, lequel a besoin d’être régulé correctement.

  • Il faut prendre les noms, tous, de ceux qui votent « pour » ou ne sont pas là pour voter contre, et leur écrire si on fait partie de leurs électeurs potentiels pour leur indiquer clairement que plus jamais ils n’auront nos votes et que nous ferons à notre (pas si petite) échelle campagne sur le thème de « tout sauf lui (ou elle) ».

    Quelques centaines de lettres/messages dans ce sens à chaque député de la supposée opposition (et à ceux de la majorité, tant qu’à faire) et on peut supposer qu’ils se sentiront davantage de « sentiment démocratique » et de défense « des libertés ».

    Pour l’instant ils voient surtout les médias « mainstream » ou « legacy » dire que c’est très bien, que le peuple souhaite tout ça… Et comme ils font profession de diriger (euh, se faire élire…), pas de penser, ils ne réalisent pas que les 20% d’adultes pas (encore ?) vaccinés et les (au pif) 30% de « vaccinés malgré eux » (juste pour pouvoir aller bosser, aller au ciné, au resto) ne sont pas forcément enthousiastes, et vues leurs actions, risquent de voter pour n’importe quelle opposition… pourvue qu’elle s’oppose (tiens, moi par exemple, même si ça me ferait mal, je voterai sans hésiter pour un LFI ou un RN contre un soutien de Macron, pourtant je suis vacciné presque pas « contre mon gré »)

    • Enfin, il faut déjà écrire avant les votes… Faire savoir à ces pleutres que leur intérêt n’est sans doute pas dans l’obéissance aveugle à des fascistes médiatiques/médicaux et au petit Jupiter à deux sous qui « trône » à l’Elysée et ne fait que de la politique politicienne.

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