Cher M. Macron, vous avez dit Bilan ? Comme c’est étrange

La LREM fait le bilan du quinquennat Macron. Mais qu’en est-il réellement ? Retour sur la politique économique du Président.

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Emmanuel Macron by ALDE Party(CC BY-NC-ND 2.0)

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Cher M. Macron, vous avez dit Bilan ? Comme c’est étrange

Publié le 10 octobre 2021
- A +

Par Nathalie MP Meyer.

Si jamais vous allez faire votre marché ce week-end, il n’est pas impossible qu’un vaillant militant de La République En Marche (LREM) cherche à vous glisser dans les mains un joli tract de couleur jaune-orange vantant la brillante réussite économique et sociale d’Emmanuel Macron à l’Élysée.

Le gouvernement vante le bilan économique de Macron

Eh oui, à six mois du premier tour de l’élection présidentielle de 2022, l’heure des bilans a sonné, et ce n’est pas sans « fierté et conviction » (dixit le Premier ministre) que le gouvernement et le parti présidentiel ont le plaisir de vous annoncer que 90 % des engagements de campagne du candidat Macron ont été tenus. Tadam !

Et ce n’est pas tout ! Il faut garder son « humilité », bien sûr (Castex, encore), mais pourquoi se le cacher ? En cet automne 2021, la France connaît un âge d’or comme elle n’en avait pas vécu depuis des siècles.

Il suffit d’écouter le ministre de l’Économie Bruno Le Maire pour s’en convaincre : « L’économie française se porte bien ! » Elle a réalisé un véritable « exploit » sur le plan du chômage qui pourrait descendre à 7,6 % d’ici la fin de l’année selon la dernière note de conjoncture de l’INSEE (contre 9 % fin 2017 et 8,1 % fin 2019). Et avec une prévision de croissance à 6 % minimum en 2021, elle peut s’enorgueillir des meilleurs chiffres de la zone euro !

Et c’était parti pour la campagne « 5 ans de + », petit jeu de mots prometteur compris. Il y avait urgence car les Français restent très majoritairement dubitatifs quant au bilan présidentiel d’Emmanuel Macron. Selon un sondage Kantar-Onepoint pour France Info publié début septembre, ils ne sont que 25 % à le juger positif contre 51 % qui ne le trouvent pas bon.

Ainsi, après les tracts roses qui vantaient le bilan global du quinquennat, puis les tracts rouges centrés sur les mesures dédiées aux jeunes, voici maintenant les tracts jaunes consacrés à l’économie et à l’emploi :

        

Problème cependant : il existe évidemment plusieurs façons d’envisager un bilan.

Plusieurs façons d’envisager un bilan

En vertu de la doctrine Castex qui considère que « la mise en oeuvre des réformes jusqu’au dernier kilomètre est une réforme en soi », on peut faire comme la ministre de la Transformation et de la Fonction publique Amélie de Montchalin qui a mis en ligne dès le début cette année un petit baromètre de l’action macroniste listant les principales mesures prises par le gouvernement depuis 2017 et faisant le point sur leur degré d’avancement.

Exemples :

Dans la catégorie « Égalité professionnelle entre les hommes et les femmes », la part des entreprises à jour avec leur obligation de publier leur index d’égalité professionnelle est passée de 67 % en mars 2019 à 86 % en juin 2021. L’objectif 2022 étant de 90 %, il est donc atteint à 83 % (par rapport à la valeur de départ).

Dans la catégorie « Numérisation des petites et moyennes entreprises », 4643 entreprises avaient bénéficié du chèque numérique de 500 euros en février 2021, chiffre qui est monté à 63 960 en juin 2021, soit 56 % de l’objectif 2022. Etc.

   

Fort bien. Mais au-delà de la description de l’activisme gouvernemental, ces mesures et toutes les autres qui sont ainsi passées au crible de leur état de réalisation sont-elles intéressantes ? Nous apportent-elles davantage de prospérité et de liberté ? Visiblement, pour le gouvernement la question n’est pas là.

On comprend tout de suite que cet outil intitulé « baromètre » n’a nullement vocation à évaluer l’efficacité des politiques publiques. Il se contente de suivre le déploiement des mesures décidées par le gouvernement et votées par les parlementaires, aussi inutiles ou décalées soient-elles. À partir du moment où une enveloppe financière a été attribuée – et il y a toujours une enveloppe financière attribuée même si l’unité de l’action se décline en kilomètres de pistes cyclables – l’action publique sera jugée d’autant plus « performante » que l’enveloppe aura été le plus dépensée.

Une économie sous perfusion

Nous en arrivons donc à la doctrine Le Maire. Les mesures prises depuis 2017 reflètent forcément une politique efficace doublée d’une « pensée intelligente et subtile » (pour reprendre les modestes termes de l’ex-président du groupe LREM à l’Assemblée nationale Gilles Le Gendre) puisque les résultats sur la croissance et l’emploi sont au rendez-vous.

Oh, certes. Mais uniquement à condition d’oublier que l’économie française vit sous perfusion depuis qu’Emmanuel Macron a imprimé dans les esprits son slogan du « quoi qu’il en coûte » et fait déferler sur la France les dépenses publiques associées.

Pourquoi y aurait-il plus de chômage qu’avant la pandémie puisque les restrictions d’activité ont été immédiatement compensées par une généreuse allocation d’activité partielle permettant de ne pas licencier ? Du reste, il est audacieux de prendre la baisse du taux français pour une glorieuse réussite gouvernementale : en 2019, et encore aujourd’hui, notre taux de chômage est largement supérieur à celui de nos voisins les plus performants :

Quant à la croissance retrouvée en 2021, elle s’annonce en effet puissante et nous place dans le peloton de tête des pays européens, mais encore faudrait-il se rappeler que la France a enregistré l’un des plus forts reculs européens du PIB en 2020 (-8 % pour une moyenne de -6 % dans l’Union européenne et -4,8 % en Allemagne). Il y a surtout beaucoup de rattrapage dans ce rebond attendu de 6 %.

Résultat : déjà endettée de presque 100 % de son PIB à la fin de l’année 2019, la France caracolait à 115 % à la fin du deuxième trimestre de cette année. Sans compter que le Projet de loi de finances pour 2022 a été jugé « incomplet » voire carrément « insincère » par le Haut Conseil des finances publiques car « il n’intègre pas l’impact de mesures d’ampleur qui ont pourtant déjà été annoncées par le Gouvernement » (grand plan d’investissement, revenu d’engagement pour les jeunes).

Non pas que le « quoi qu’il en coûte » soit passé sous silence dans les tracts de LREM. Au contraire, il est cité comme LA mesure qui a permis de protéger en même temps les entreprises, les emplois et le pouvoir d’achat des Français. Le non-dit réside dans le fait que ce qui est présenté comme une stratégie responsable de la part du gouvernement constitue en réalité une terrible hypothèque sur l’avenir dans un pays où l’avenir était déjà largement hypothéqué avant la pandémie.

D’où une autre façon d’envisager le bilan du quinquennat : notre triple État providence, stratège et nounou, cet État obèse perclus de normes réglementaires et législatives dont on a pu mesurer l’ampleur et l’absurdité au cœur des restrictions anti-covid, cet État sans la bénédiction duquel les Français n’osent pas croire qu’il puisse se passer des choses intéressantes, innovantes, solidaires, sociales – bref, cet État qui dévore notre création de richesse en même temps que notre énergie sans produire de services à la hauteur a-t-il le moins du monde reculé ?

Et là, inutile de tergiverser. Inutile de compter le nombre de pass culture ou de prêts garantis par l’État attribués. La réponse est non.

Malgré toute la « libération des énergies » et tout le « penser printemps » mis à la mode par le candidat Macron de 2017, la France persiste à être la championne des dépenses publiques et des prélèvements obligatoires (respectivement 60 % et 44 % du PIB prévus en 2021). Crise du covid, me direz-vous, un mauvais moment à passer. Sauf que les dépenses hors pandémie continuent à augmenter et que le déficit public est devenu largement structurel tandis que l’on constate chaque jour l’effondrement de notre niveau éducatif et de notre système de santé.

Emmanuel Macron s’était engagé à réduire les effectifs de la fonction publique de 120 000 postes. C’était fort peu de chose au regard de nos 5,66 millions de fonctionnaires. Mais il ne l’a pas fait. Une promesse non tenue qui en dit long sur l’orientation réelle du quinquennat. 5 ans de + d’État.

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  • Nathalie Meyer serait elle une complotiste? en tout cas elle est controversée..

    la factosphère n’est pas si distante de la fachosphère..
    le h pour le t…est ce un signe? H-T on n’est pas non plus loin de acheté.. par qui?

    non macron si il aurait pas été là ça aurait été bien pire.. voila la vérité objective impartiale.

    • En fait, si il n’ y avait eu personne ça aurait été mieux.

    • « non macron si il aurait pas été là ça aurait été bien pire.. voila la vérité objective impartiale. »
      Votre vérité certainement, mais vous n’argumentez pas.

      Ce qu’il a fait c’est subir (pas vraiment le choix) et ouvrir les vannes pour inonder d’euros, ce que l’on va payer pendant des dizaines d’années.
      Pour le reste l’état n’a pas servi à grand-chose.

      Quand les ARS (l’état) étaient incapables d’avoir un état des lieux en lits de réanimation à jour les médecins (démontré en Alsace, Vosges) ont pallié aisément et avec gain majeur en efficacité par l’initiative individuelle.

      La seule mesure d’état a été de centraliser les commandes de masques au détriment de l’efficacité une nouvelle fois : un directeur d’hôpital n’ayant pas pu commander des masques alors qu’il avait un fournisseur. J’ai vu en réunion de GHT un directeur d’hôpital refuser de donner des masques à un autre parce que celui-ci, bien que dans le même GHT, était dans un autre département.

      Au début de la crise les établissements de santé devait être approvisionnés par l’armée: cela n’a jamais fonctionné (aucune préparation et moyens logistiques des armées en fin de vie…)

      Certes ce n’est pas macron uniquement qui a fauté mais l’état (destruction du stock de masque avec l’assentiment de Mr Salomon, toujours en poste) et pour l’heure l’état c’est « presque exclusivement » macron. Dire que personne n’aurait pu faire mieux est tout de même osé, notamment concernant les libertés.

      Pour faire mieux il aurait fallu plus de souplesse. Plus de libertés. Et pour éviter de détruire l’avenir de la france avec une dette monstrueuse, macron aurait du engager des vraies réformes de l’état en début de quinquennat afin de dégager des marges budgétaires.
      Je n’attendais rien d’autre de cet immature (qui s’est dévoilé être un politicien « à l’ancienne » dont l’objectif principal est de durer) : gérer la france en « bon père de famille »…
      Rappel budget 2020, avant CODIV donc: déficit prévu de 95 milliards d’euros.
      L’argent c’est le « nerf de la guerre », y compris contre un virus.

      • mais si il n’avait pas réquisitionné les masques les industriels cupides les auraient vend plus cher et aux plus riches.. et ce , si j’admets les principes fondateur de la sécu est inacceptable…

        ne sommes nous pas égalitaristes avant tout en matière de santé, ce qui bein entendu à un surcout?

        blague à part , la réalité est que j’ai entendu des gens me dire heureusement qu’on a la sécu…

        les mesures que vous décriez on eu un effet « épidémique » nul sinon néfaste on est d’accord, mais seulement voila…elle ont plu…

        l’obligation vaccinale?? sert à rien sans doute ..sauf à faire apparaitre macron comme un leader ferme…et ça plait;..

        • Vous écrivez n’importe quoi ou vous le faites exprès?

        • Il faut continuer le raisonnement! Donc les industriels cupides auraient vendu les masques plus cher. Comme ils sont cupides, en plus ils auraient aussi essayé d’en vendre plus (plus et plus cher, ah les salauds). Et il auraient augmenté sans cesse les quantités, tout ça pour l’argent bien évidemment. Et ces salauds il se seraient fait plein de thunes.
          Accessoirement on n’aurait pas manqué de masques…

      • mais tiens, changeons d’approche..

        macron a affirmé clairement qu’il était CONTRE le covid.. les morts du covid ont à mettre à la charge de ses opposants qui eux prétendent s’en foutre..certainement pas de notre jeune et beau leader..
        le seul reproche à lui faire est son envergure de géant qui conviendrait sans doute plus à une gouvernance mondiale.

      • @Baltazar- il a été bien accompagné par E Philippe et B Le Maire. Le premier préparant le terrain pour 2027 dès à présent et le second en réserve, les Français n’oublieront pas celui qui a distribué le pognon en les mettant à l’ asservissement pendant au moins…le temps qu’il faudra, c’est à dire longtemps mais Bruno aura passé la patate chaude au suivant qui dira que c’est la faute des autres etc. L’histoire s’écrit et nous bossons pour payer tout ça sans broncher. Les seuls qui bougent sont ceux qui ne paient pas d’impôts

    •  » si il aurait pas été là… »

      Aïe ! Je préfère encore entendre crisser une craie sur un tableau…

    • Je suppose que vous êtes ironique ?

      • même pas, désabusé.. macron a de grandes chances de gagner..

        ce que je vois chez lui comme des défauts majeurs.. je fais le constat que c’est ce qui plait chez la majorité. et même ce qui plait à beaucoup de ses opposants. ils veulent pouvoir appuyer sur les mêmes boutons..mais pas pareil..

        on ne peut pas faire le bilan de macron.. on fait une liste..un longue liste de trucs qu’on ne peut pas additionner..
        a l’instar du covid si on accepte de donner de la pertinence au nombre de morts… pour tirer un bilan de la « gestion » , on est dépossédé de sa liberté..

        • @jacques lumière
          Bonjour,
          25% vous appelez ça la majorité vous ?

          • En années, la majorité est bien passée de 21 à 18 ans, voire 16…
            Blague à part, la majorité c’est le pourcentage qui permet d’être réélu, ça n’a pas grand chose à voir avec une proportion des inscrits.

    • C’est clair que ce jacques lemière , ce n’est pas une lumière !

    • Personnellement, j’aurais écrit: Si Macron n’avait pas été là, ça n’aurait pas pu être pire !

      • Beau slogan électoral pour tous les autres… On sait ce que valent les promesses électorales :
        Votez pour moi, je ne ferai pas pire que Macron !

    • Si j’aurais su, j’aurais pas lu.
      Je n’arrive pas à comprendre comment on peut encore penser ça aujourd’hui. Il a humilié les français à de multiples reprises, endetté notre pays comme jamais, semé la zizanie entre toutes les communautés, menti comme un arracheur de dents (le vaccin, le pass sanitaire, etc), laissé la violence urbaine se développer encore plus, le tout en faisant le fier sur un jet-ski ou sur des skis aux frais du contribuable qui venait à peine de financer les nouvelles dorures du bureau royal…. et pourtant, il y a encore des gens pour l’aduler.
      Ma théorie, c’est qu’il doit y avoir une forme d’hypnose là-dedans, un truc à la Messmer pour enfumer le public : ça fonctionne très bien sur une majorité et pas du tout sur les autres. J’vois que ça. Ou alors les effets du Covid sur la matière grise qui sont plus graves que prévu ?

      • Quand on se retourne, que voit-on ? Une qualité de présidents qui n’a cessé de baisser, depuis des décennies. Chacun étant pire que le précédent.
        Je ne sais pas si sans Macron, ç’aurait été pire. Nous n’avons pas de France placebo pour le tester.
        Mais je suis certain d’une chose : le suivant (y compris si c’est Macron 2) sera pire que l’actuel.

        • C’est là tout le drame de ce système : on ne vote plus pour un candidat mais contre un autre, et à la fin du quinquennat on se console en se disant que c’aurait été probablement pire avec un autre.
          On a dégagé le grand mangeur de tête de veau en se rabattant sur le petit nerveux. On s’est débarrassé du petit nerveux en se contentant du gros en scooter. On a tourné la page du gros en scooter en ayant espoir dans le royal beau parleur.
          Et maintenant, on se prépare à aller choisir entre continuer avec le royal beau parleur, ou bien le mettre à la porte pour le remplacer par… Zemmour, Marine, Jadot, Montebourg, Hidalgo, Mélenchon, Lassale, Poutou ?
          Non, là, ce n’est juste plus possible de « voter contre » vu le niveau de la concurrence. Les français ne sont pas aussi dupes/stupides/masochistes/amnésiques/aveugles (cochez la ou les mentions inutiles) pour croire encore une fois que voter pour un autre va améliorer les choses. Ça fait quarante ans qu’ils le font, ça ne fonctionne jamais, et il semble qu’enfin ils le comprennent. Faut dire que pour la cuvée 2022, la concurrence s’annonce particulièrement médiocre, et il y a de fortes chances qu’on finisse par se rabattre sur la même piquette…

      • C’est Mesmer et pas Messmer qui fut ministre de de Gaulle. Cela dit, Macron c’est Messmer 2.

    • @jacques lemiere ,Les anagrammes seraient-elles les clés permettant l’esprit d’ouverture ?

    • +1
      J Lemiere fait du Xeme degré.. et vous plongez..

  • Le bilan c’est plus de taxes, plus d’impôts et plus de dettes.

    • …et destruction définitive de nos dernières libertés…

      • Sans oublier la délinquance, l’éducation ou la santé.

        À part tout cela, le bilan de Macron est fantastique.

        • pas de chance!!! macron s’attaque enfin aux vraies sources de la délinquance le patriarcat et l’oppression climatique , certes cela prendra du temps pour porter ses fruits mais la bonne gouvernance n’est elle pas de savoir souffrir un peu aujourd’hui pour en tirer des bénéfices demain? , pour l’éducation le taux de réussite au bac est projeté atteindre 109% en 2031 , quand le climat qui est le dernier verrou à faire saute commencera à se reréguler. la santé parlons en!!! macron se bat contre justement les mauvais malades qui restent la plaie de notre système de santé..et ma foi je vais bien merci macron.

          donc tout faux..

          • vazy boomer met du moins un..

            le mêle de plus de cinquante ans non conscientisé l’opposant moyen à macron , seul espoir de la jeunesse et de la planète..

            on vous prendra vos richesses que vous nous avez spolié en détruisaient notre planète ..et picétou.

          • Pour réguler le climat, c’est simple, une loi et c’est bon. Si cela ne suffit pas, il faudra le taxer et le mettre en prison. La régulation, il n’y a que ça de vrai. Pour le bac à 109%, il suffit de le donner à ceux qui ne le passent pas (c’est pour réparer une injustice).
            Macron, c’est comme le message qui dit que vous avez gagné à une loterie (à laquelle vous n’avez pas participé). Bravo! Après quelques formalités payantes, vous serez riche.

            • Sang neuf pour cent, sans calculette, un boomer ne sait pas ce que ça représente, mais au moins il y a « neuf » ce qui vaut mieux que « vieux » dans son esprit.

    • @dad22-et moins de liberté sous pass ou credit- social, c’est un test ou le début de la surveillance généralisée avec l’accès à ce qui nous sera gratifié par le bon vouloir ou la pensée correcte légale

  • En fait macron a simplement fait de la politique « à la française ». Il a arrosé les minorités les plus bruyantes, renforcé le pouvoir de l’état, augmenté les normes, endetté encore (beaucoup dans son cas) la France, fait reculer les libertés a un niveau encore plus bas, bref il a fait de la politique à la française.
    Je n’avais aucune illusion sur ce type comme sur le prochain parasite qui prendra sa place. Ce pays est désolant, les français ressemblent de plus en plus à des habitants de pays soviets où on leur dit quoi faire quand et comment…
    D’un autre côté, il y a plein de personnes qui se bougent mais sont écrasés par cet état en obésité morbide.

    • Tout à fait vrai Paul DS.
      Et Macron nous a fait croire qu’il a réformé l’ENA……..!!! La caste étatique s’est encore renforcée…. Si les écolos pouvaient utiliser intelligemment leur « énergie » à l’employer avec autant de force à évincer l’Etat inutile et obèse qu’ils en mettent à tuer toute activité créatrice de prospérité et de liberté, nous aurions peut être là une force jeune capable de renverser le mammouth des planqués d’Etat!!!! Pour cela il faudra attendre que tous ces verts aient compris que revenir à la vie des cavernes et à l’époque du goulag, y a peut être mieux comme avenir!!! Non?

      • Les écolos, dans leur version gauchiste donc radicale (EELV) , ne peuvent se passer d’un état fort, seul susceptible d’imposer par la loi, voir la force, leurs mesures.

    • le politique dit agir dans l’interet général… cela se traduit par satisfaire l’ électorat..

      la politique sortis du domaine régalien ne PEUT DONNER que dans le clientélisme.

      macron na pas réduit le domaine de clientélisme il l’a étendu, pratiquement plus rien n’y échappe.

  • Macron n’est en rien un réformateur.
    Il a surtout fait preuve d’un grand manque de courage et son  »enmêmetentisme » ne sert qu’à masquer une incroyable indétermination.
    S’il fait un second mandat, nous basculerons définitivement dans un régime communiste !

  • Macron devait changer la politique… On attend toujours.

    Et à propos du covid, quel autre état d’un pays libre a imposé un truc aussi tarte et bête que l’autorisation de sortie à de signer soi-même ?? C’est qu’on aime bien contrôler son monde, chez m. Macron…

  • « ce n’est pas sans « fierté et conviction » (dixit le Premier ministre) … »

    Comme dirait Jean-Marc, le singe de Jeff Panacloc : « Il est content » !

  • A t il été pire que son prédécesseur ?
    Pas vraiment donc il est semble t il un parfait sosie de tous les présidents precedents, un peu plus bavard et odieux avec les français, sans doute, mais c’est un demi dieu ne l’oublions pas.
    Pour son œuvre… Il a fait vraiment quelque chose de bien, de positif pour la France ?

  • Très bon article de Mme Meyer. Il y manque la réforme des retraites considérées par Macron comme la mère des réformes. 3 ans d’atermoiements en déléguant à un comité procrastinateur dirigé par Delevoye , comme si les problèmes financiers et les moyens d’y suppléer n’étaient pas archi-connus. Tout ça avant le Covid, là pas d’excuse. Et puis on en a reparlé en Septembre, j’y vais, j’y vais pas et puis non j’y vais pas. C’est ça Macron, pas de vision, pas de but que des hésitations et toutes « en même temps ». Detoute façon pour le régime des retraites, pour que cela marche il faut passer par dessus Laurent Berger (CFDT), le véritable homme fort de la France. Qui en a la volonté? Pas Macron c’est sûr. UNe réforme comme cela cela se prépare à la Thatcher: assécher les syndicats et y aller.

  • L’analyse de Nathalie Meyer est très juste. Il est dommage que les divagations ou outrances de Jacques Lemière ait quelque peu faussé les commentaires en les emmenant dans une autre direction.

    • Chercher la lumière dans les circonstances actuelles n’est pas une mince affaire,convenez-en avec indulgence chère Mariah…….

  • Le résultat du « quoi qu’il en coûte » est typiquement ce qui ressort d’une politique « hélicoptère money » défendu par tout notre spectre politique..
    Une dette abyssale que nos enfants n’ont pas fini de payer.
    Mais qui s’en soucie ? Pas nos hommes politiques en tout cas.
    Voilà qu’on va rajouter une prime à la fainéantise scolaire : ceux qui n’auront pas bossé (= sans qualification) auront droit à une prime de 18 à 25 ans. Après ils pourront percevoir le RSA jusqu’à 64 ans et enfin toucheront un minimum vieillesse bien mérité après des années de dire labeur à ne rien faire.
    Ça c’est de l’ascenseur sociale ! Même Bernard Arnaud, 1iere fortune de France, n’atteint pas un tel rendement salaire/travail !

    • La grande réforme sera quand même la fermeture de l’ENA et son remplacement par l’ISF pour Institut Supérieur des Fonctionnaires ou l’IFI Institut de Fonctionnaires Irresponsables. Avec les mêmes prof, les mêmes cours mais pas tous les mêmes élèves, j’ai quand même dû rater quelque chose

  • bah on va arriver dans l’isoloir;..
    er devoir choisir charybde ou scylla …

    et ce qui va décider les gens n’ets pas le bilan de macron..mais la colonne qui les concerne.. on votera pour celui qui permet d’en prendre un peu plus aux autres..

  • l’avantage avec les incompétents qui se prennent pour des dieux c’est qu’on est sûr qu’ils resteront incompétents toute leurs vies. Macron n’a qu’un auccès c’est qu’il a réussi le tour de force de nommer le gouvernement le plus incompétent et le plus imbu de la 5 république. il a aussi réussi par un tour de force d’ anoblir les conflits d’intérêts de tous ces gentils professeurs de médecine et enfin si je sais compter -0.1 au premier trimestre, à peine 1 au deuxième – 8 en 2020. il n’ y a qu’un politique pour voir que ça fait plus 6

  • « 90 % des engagements de campagne du candidat Macron ont été tenus »

    Et même mieux ! Des choses pas prévues, pas annoncées et pas souhaitées ont été mises en place, comme le 80 km/h…

  • Le maquillage gouvernemental crève les yeux et n’échappe évidemment pas à l’acuité de Nathalie.
    L’hypothèque sur l’avenir des jeunes générations françaises est tout à fait prégnant… quand les jeunes vont-ils en prendre conscience ? Nos voisins plus rigoureux comptent aussi là-dessus. Mais Macron va les museler en sortant une fois de plus le carnet de chèques (en bois).

  • Intéressant de lire ces commentaires sur… le bilan économique du quinquennat (qui n’est pas terminé). A peut près tout sur les masques, rien sur l’économie et le social. La réforme du droit du travail? Une broutille probablement. La suppression de l’ISF? -Un cadeau fait aux riches et c’est tout. La suppression de la taxe d’habitation – qui a été, de mon point de vue, une erreur – un non-évènement. La création d’une flat tax sur les revenus du capital ? Des clopinettes… Qui sont les lecteurs de ce magazine? Des gilets jaunes ? Vivement Le Pen ou Mélenchon, qu’on voie par contraste ce qu’a pu être le quinquennat Macron. Car ce n’est que quand le malheur s’abat qu’on réalise – trop tard – à quel point on était heureux. Madame Meyer semble oublier qu’il y a eu la crise des Gilets jaunes, comble de l’imbécillité triomphante qui a amené, comme les Bonnets rouges, à annuler des décisions qui avaient été prises en faveur du climat. Puis celle du Covid, finalement pas si mal gérée; Il suffit de voir ce qu’ont fait les autres pays pour réaliser qu’on ne s’en est pas si mal sortis. Ce catalogue de récriminations au ras des pâquerettes amène à constater l’état de mort cérébrale de l’opinion publique de ce pays… Et l’ascension de Zemmour dans les sondages n’est pas là pour me persuader du contraire…

    • « La suppression de la taxe d’habitation – qui a été, de mon point de vue, une erreur  » 100% d’accord. La taxe d’habitation était payée par l’occupant du logement donc celui qui a le droit de voter aux municipales : l’ordonnateur des dépenses. Il était logique que celui qui veut que l’on dépense plus PAYE…ce qui n’est pas le cas du propriétaire.

      • « La suppression d’une taxe »,fût-elle d’habitation,ne peut-être retenue comme une « erreur » lorsque l’on sait que le mille feuille fiscal s’est considérablement épaissi depuis 2006 !

        • Sous réserve de ne pas être remplacée par une augmentation ailleurs ce qui dans le contexte budgétaire actuel de notre pays est inéluctable. Pour la pression fiscale globale, bien entendu je vous rejoint mais il ne fallait pas laisser dériver la dette…

          • Je faisais allusion au principe de « suppression »de taxes, à priori positif ,ce qui n’exclut aucunement d’autres jeu d’écritures plus ou moins évidents suivant la règle habituelle des vases communicants que vous évoquez.
            -Fallait-il laisser dériver la dette ?
            Ne pas oublier que depuis la crise financière de 2008 la crainte de la déflation l’a emporté sur toute autre considération dans la définition des politiques économiques des états.
            La dérive de la dette doit donc être envisagée de façon critique dans le contexte des politiques monétaires adoptées par les banques centrales.

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Victorieuse à la présidentielle mais fortement contestée après les élections législatives, la Macronie va devoir transiger, négocier et réinvestir le champ parlementaire. Et ce n’est pas vraiment dans ses habitudes.

Le triomphe d’Emmanuel Macron en 2017 est aussi le triomphe de l’hyperprésidentialisation du régime. Porté en triomphe par les médias et bénéficiant d’une confortable majorité à l’Assemblée, le nouveau président peut s’imaginer Jupiter. Il s’entoure de technocrates chargés d’appliquer à la lettre ses consignes et exige l’ob... Poursuivre la lecture

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Ce n’est pas Macron, aujourd’hui, c’est la démocratie qui est en marche. Depuis l’heureuse surprise du deuxième tour de l’élection législative, nous retrouvons enfin un équilibre des pouvoirs tel que l’avait défendu Montesquieu dans L’Esprit des lois.

C'est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser, et pour qu'on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir.

C’est chose faite depuis le 19 juin.

Malgré la position privilégiée que ... Poursuivre la lecture

53,7 % de Français ont refusé de participer au second tour des législatives. Le message est on ne peut plus clair et limpide : 53,7 % des Français ne s’intéressent pas à la désignation du pouvoir.

On pouvait donc penser que le message soit entendu, que le pouvoir fasse preuve d’humilité, réfléchisse, se remette en question… Que nenni ! À peine le chiffre a-t-il été constaté qu’aussitôt, la fureur politicienne a repris le haut de l’affiche.

Il vient pourtant de se prendre une sacré claque, le « en même temps », le « dire une chos... Poursuivre la lecture

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