Chine : la grande menace mondiale

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OPINION : certes rien n’est écrit d’avance mais peut-on écarter l’éventualité d’un conflit Chine/USA du fait de la montée en puissance chinoise.

Par Claude Goudron.

Une troisième guerre mondiale aura certainement lieu, la seule inconnue c’est de savoir qui la déclenchera et quand !

Nous en connaissons les prémices, et la Seconde Guerre mondiale nous en a donné les clefs :

  • Un dictateur à la tête du pays.
  • Un asservissement de sa population.
  • Une course à l’armement offensif.
  • Une volonté d’imposer un système au monde entier.
  • Des actes d’agressions mineurs afin de tester la riposte du camp adverse.

La  Chine coche actuellement toutes les cases !

Un dictateur à la tête de la Chine

En effet, en ayant manipulé les règles de son pays, Xi Jinping a réussi à se faire élire président à vie avec le soutien du puissant parti communiste chinois.

Il a utilisé le libéralisme économique pour que le pays devienne la plus grande puissance industrielle du monde, réussissant ainsi à rendre dépendant le reste de la planète.

L’objectif atteint, contrairement au vrai libéralisme qui veut s’attaquer aux positions dominantes bloquant la concurrence,  Xi Jinping veut limiter l’expansion des puissants groupes par une quasi nationalisation où chacun doit obéir au doigt et à l’œil au parti sous peine de destitution, voire de prison.

Un asservissement de sa population

Une technologie de surveillance de la population a été mise en place, elle est d’une efficacité redoutable. Même si elle est accompagnée de bons points pour ceux qui respectent les règles du parti, le côté répressif a pris le dessus.

La dissidence est donc interdite et sévèrement réprimée, la répression prend de plus en plus d’ampleur et le sort réservé aux Tibétains et aux Ouïghours en est la démonstration incontestable.

Il est à craindre une perte de liberté du peuple chinois et une certaine acceptation qui ne pourra que s’amplifier avec des conséquences sur sa mobilisation sans faille en cas de conflit mondial.

Une course à l’armement offensif

Longtemps nous avons pensé que la Chine n’avait aucune pensée hégémonique et qu’elle se contentait de mettre sa population au pas. L’accélération de son potentiel militaire offensif doit nous rendre beaucoup plus méfiants sur ses intentions réelles.

L’armée chinoise est pléthorique et dépasse les deux millions d’actifs dont 910 000 pour la seule armée de terre (480 000 aux USA).

Elle dispose de la marine militaire la plus importante au monde avec 350 bâtiments de combat contre 293 pour les États-Unis.

Une prolifération des armes nucléaires (119 nouveaux silos de missiles nucléaires dans la province désertique du Gansu)

La multiplication des missiles intercontinentaux DF-41 d’une portée de 15 000 km capables d’atteindre les États-Unis et qui peuvent être tirés de silos enterrés mais aussi de camions.

Mais aussi des armes cybernétiques en collaboration avec les puissantes entreprises chinoises qui souvent travaillent main dans la main avec l’armée. C’est le cas de Huawei avec son leadership sur la 5G et des forts soupçons d’espionnage généralisé ayant amené les États-Unis et d’autres pays à en interdire l’accès sur leur territoire. 

Dans le même registre, de potentielles armes biologiques pourraient être développées. En effet une interdiction d’enquête sur la forte probabilité d’une fuite  du virus Covid-19 à partir du laboratoire de Wuhan (laboratoire construit avec l’aide de la France qui, en contradiction avec les accords préétablis, a vu les 50 chercheurs français interdits de participation).

Une volonté d’imposer un système au monde entier

La  Chine ne se cache pas de vouloir imposer au monde entier un système, certes efficace, mais devenu au fil des ans hyper liberticide. De la sauvagerie de la Place Tian’anmen au flicage systématique actuel il n’est pas le modèle idéal dont nous rêvons.

Afin de mettre en place cette vision mondialisée le Président chinois y dépense des fortunes avec d’une part la Route de la soie qui a pour but non avoué de rendre dépendants les État les plus faibles et, avec sa base éthiopienne, de préparer l’invasion commerciale de l’Afrique.

En aidant souvent inconsidérément des États peu ou non solvables, sachant que beaucoup d’entre eux ne pourront honorer leurs engagements, les Chinois se paieront en devenant propriétaires d’une partie non négligeable du pays. C’est là aussi une forme d’invasion certes pacifique mais bien réelle.

Tester la riposte avec des agressions mineures

Comme Hitler, Xi Jinping commence à envahir en toute inégalité de petits territoires comme de nombreux îlots, certes non habités, situés hors de son domaine maritime et revendiqués par le Vietnam, le Cambodge, la Thaïlande, la Malaisie, l’Indonésie ou les Philippines, États pas assez puissants pour s’y opposer par la force.

Y sont installées des pistes d’atterrissage et des ports en eaux profondes dont l’intérêt ne peut être que militaire.

On peut aussi citer Hong Kong, certes rétrocédé par l’Angleterre sous condition du respect d’un statut spécial pour les cinquante années à venir… Accord signé mais  non respecté.

La prochaine étape sera Taïwan, un plus gros morceau pour lequel le Président chinois n’exclut pas l’emploi de la force militaire dans les prochaines années.

L’histoire nous a appris que même lorsqu’il s’est engagé à ne pas le faire, un dictateur a tendance à continuer sur sa lancée.

Il joue actuellement sur la déconvenue des Américains en Afghanistan pour tester le seul pays capable de le stopper, même si le rapport de force reste en faveur de ceux-ci.

Conclusion

Certes, rien n’est écrit d’avance mais peut-on écarter l’éventualité d’un conflit Chine/États-Unis ? Beaucoup de spécialistes le prédisent inéluctable.

Les principales conditions sont réunies, les mouvements stratégiques se mettent en place avec d’un côté les États-Unis qui souhaitent sortir de leur statut de gendarme du monde, et donnent l’impression de vouloir concentrer leurs forces dans la partie asiatique du monde car ils sentent leur suprématie actuelle en danger.

De l’autre côté la Chine, mais peut-être pas seule, désire sa vengeance sur l’Histoire et sait bien manipuler des pays comme l’Iran, le Pakistan et maintenant l’Afghanistan pour les entraîner dans un conflit contre l’Occident, et isole par là même l’Inde, son autre ennemi héréditaire.

Si l’Europe n’a pas compris qu’il est extrêmement urgent de mettre en place une armée européenne puissante, elle se contentera de compter les coups avant son invasion probable dans la foulée.

Tristes perspectives mais pas infondées.

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