Texas : les causes des problèmes énergétiques

Avec les démocrates au pouvoir, un vent de pessimisme va souffler sur quiconque veut se chauffer en hiver et se rafraîchir en été.

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Texas : les causes des problèmes énergétiques

Publié le 9 mars 2021
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Par Pierre-Guy Veer.

Durant la semaine de la Saint-Valentin, le Texas a été frappé d’une vague de froid et de chutes de neige exceptionnelles pour sa latitude. Les records à ce sujet sont tombés comme des mouches. Bien sûr, il n’en fallait pas moins pour que la gauche américaine en fasse ses gorges chaudes, allant de la punition divine aux accusations anticapitalistes habituelles, bien que les tablettes sont presque revenues à la même densité en deux semaines.

Mais surtout, on s’en donne à cœur joie pour diaboliser le libre-marché de l’électricité au Texas. L’égérie démocrate Alexandria Ocasio-Cortez affirme même que la situation texane est un exemple probant de ce qui se passe quand on n’adopte pas son ruineux new deal vert.

Il faudrait peut-être lui rappeler à quoi ressemble la Californie à longueur d’année grâce à son obsession pour les énergies dites renouvelables. Au moins, elle a racheté ses inepties en organisant une grande levée de fonds à Houston.

Un échec lamentable des prévisions et des réserves au Texas

Pour en revenir aux problèmes d’électricité, les traces du gouvernement sont partout, à commencer par la NOAA. L’agence qui gère les satellites météo et prédit les tendances de températures s’est mis le doigt dans l’œil jusqu’au coude. D’une probabilité de 70 % de températures supérieures à la moyenne à cause de La Nina, on a enregistré des basses températures jamais vues (sous les -10, quand la moyenne quotidienne est de 15) dans le Texaplex en 70 ans. Ensuite, l’agence nous fera croire que ses prévisions à long terme sur le #rechauffementchangementderangementclimatique sont parole d’Évangile.

De plus, un plan de l’administration Trump aurait pu fortement diminuer la crise n’eût été des fabulations vertes des agences bureaucratiques. Son secrétaire à l’Énergie, un ancien gouverneur du Texas, avait proposé d’augmenter les réserves de charbon et d’uranium des centrales d’énergies pour éviter des problèmes causés par une autre vague de froid, comme celle de 2014. Les bureaucrates fédéraux ont refusé, affirmant qu’il n’y avait aucune preuve que l’arrêt des centrales nucléaires et au charbon fragilisait le réseau électrique.

Un réseau dépendant des énergies intermittentes

Finalement, n’en déplaise aux vérificateurs de faits, l’énergie éolienne doit recevoir une grande partie du blâme pour les pannes majeures de février. Début février, elle ne fournit pas 7 % de l’énergie mais bien 30 %. Lorsque le gel a (prévisiblement) gelé la plupart des éoliennes, cette part est descendue à 8 % ; l’agence qui gère le réseau n’a pas eu d’autre choix que de provoquer des pannes sectorielles pour éviter l’effondrement complet du réseau.

J’ai été assez chanceux car vivant à proximité d’une caserne de pompiers, je n’ai presque pas manqué d’électricité. Mais l’eau courante a failli durant les trois derniers jours chez moi. Il y avait bien de la neige pour la toilette, mais il a fallu fortement rationner le reste.

Et quelles sont les propositions pour remédier à cette situation ? Davantage d’éoliennes et de panneaux solaires ! Avec une nouvelle administration à Washington qui compte des éoliennes avant de dormir, ce cauchemar se répétera à la prochaine vague de froid massive ou de canicule.

Bref, c’est à cause d’incitatifs pervertis par le gouvernement que les Texans se les sont gelés royalement et qu’ils manquent encore d’eau potable. Si l’économie de marché régnait vraiment sur le réseau électrique du Texas, alors les efforts auraient porté sur des énergies nettement plus efficaces et fiables comme le gaz naturel et le nucléaire, moins polluantes et plus efficaces que le charbon.

Mais avec les démocrates au pouvoir, un vent de pessimisme va souffler sur quiconque veut se chauffer en hiver et se rafraîchir en été.

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  • « Pour en revenir aux problèmes d’électricité, les traces du gouvernement sont partout, à commencer par la NOAA. L’agence qui gère les satellites météo et prédit les tendances de températures s’est mis le doigt dans l’œil jusqu’au coude. D’une probabilité de 70 % de températures supérieures à la moyenne à cause de La Nina, on a enregistré des basses températures jamais vues (sous les -10, quand la moyenne quotidienne est de 15) dans le Texaplex en 70 ans. »

    je n’appelle pas ça se tromper…
    la question dans le cas d’espece est de savoir d’où ils pourraient d’ailleurs tirer une probabilité!!!!

    si je vous dis demain la probabilité de pleuvoir est de 1 sur 1 000 et qu’il pleut je ne me trompe pas…

    il est vain de blamer ici les moyens techniques…
    un black out est toujours possible.. a fortiori dans un cas météo extreme..

    empêcher la possibilité d’unblack out a un coût…la stabilité a un cout..

    la responsabilité éventuelle est à determiner via les contracts éventuels passés entre consommateurs et fournisseurs.. si votre fournisseur a écrit quelque part « en cas de force majeure »…le conformateurs ne peut pas se espérer réparation ..du fournisseur ..point barre..

    bien entendu un système interconnecté peut être plus ou moins stable selon sa nature … mais aussi selon les problèmes qu’il a à affronter..il ya donc une forme de responsabilité « politique » éventuelle…si le politique veut gérer les choix techniques…
    il y en a une autre au niveau des obligations ..par exemple..
    en France l’état veut orienter les chauffages vers l’electricté… plutôt que des moyens autonomes.. qui vit à la campagne sait qu’il a interet à conserver un moyen de se chauffer indépendant de l’électricité..même un foutu chauffage au fuel demande une alimentation électrique..et ça n’a rien à voir avec les moyens de production..

    du point de vue du consommateur on doit lire son contrat et spéculer sur quoi on peut s’attendre…

    mais de toutes façon empêcher TOUT black out me semble impossible…

    le cas texan est un mauvais exemple on a vraiment une situation exceptionnelle..ce qui est à craindre si on développe les intermittents est d’ailleurs non pas les black out mais la gestion par la pénurie..

    il y avait il y a peu dans les carnets pédagogiques un article sur la responsabilité des prof sur la baisse de niveau en math…

    • dans une optique libre il n’y pas de » système » de production texan..il ya des producteurs , un réseau, et des consommateurs des garanties..des contracts..

      c’est aux gens qui défendent l’idée qu’il doive y avoir un système et donc un dirigisme centralisé … d’expliquer quel avantage à avoir un système..
      si vous garantissez un système sans black out il va couter très cher..

      • C’est sûr que des centrales à gaz ne sont pas gratuites. C’est au environ aussi coûteux que le peu écologique éolien.

      • Vous ne connaissez rien aux réseaux électriques pour affirmer une telle ineptie !

        • quelle ineptie? svp…

          je précise quels acteurs devrait intervenir dans un marche de l’electricité producteur consommateur et réseau rien de plus. ..

          ai je dit que gérer un réseau électrique c’est simple???

          vous faites chier…gay et autres vous n’arrivez pas à admettre que l’electricté n’est pas un bien public..et que en gros tout le monde doit en disposer..
          ayez au moins le courage de réfléchir à ce qui justifie l’action de l’etat…

          rendre moins probable les black out? ben voyons..

          assurer des prix bas, certainement pas..

    • « empêcher TOUT black out me semble impossible ».

      certes, mais rien n’oblige à en augmenter la probabilité avec l’ajout des ENR !

      • la stabilité ou la probabilité de black out ça a un prix… l’electicité s’acheteplutot de façon contractuelle et tarifaire..
        ça se gère au niveau du contract.
        un black out n’ets pas une catastrophe ça n’en est une que pour ceux qui ne l’on pas prévu..
        ce qui importe est l’invididu.. ramener la vérité des prix..

        ile truc ici c’est de vous faire penser que un black out ..c’est une catastrophe…or non..

      • quand on parle de probabilité on la donne… j’ai aussi cette conviction mais ce n’est qu’une conviction…

        fondamentalement « ajouter » des enr.. n’est pas un problème… ça dépend comment ça dépend où…

        ce qui caractérise ce qui se passe n’est pas un « ajout d’enr »… c’est pire que ça, c’est des obligations d’achats et des considérations politiques qui ont un impact technique…

        il ne faut pas diaboliser les enr, le problème c’est l’etat !!! et la politique..

        mais ce qu’i m’merde profondément est de penser que le système tourne bien..parce que comme dirait gay, c’est assez stable pas trop cher…

        non les gens ne payent pas le prix de leur électricité et de son acheminement.. et c’est pervers… notamment parce que ça conduit à ce que on veuille plus que les gens construisent où ils veulent..

  • Du grand n’importe quoi digne des républicains américains.

    Si le Texas était connecté à la grille comme n’importe qui, ils auraient pu importer de l’électricité mais non ils veulent leur petit marché dérégulé.

    Les compagnies électriques n’ont aussi pas investi et ont laissé l’infrastructure dans un sale état préférant le profit.

    Dans l’Iowa qui dépend à 40% d’énergie renouvelable et qui subit des hivers rigoureux tout le temps, l’éolien tourne sans problème. C’est sûr que si on investit dans du matériel de moins bonne qualité, il y a des conséquences.

    Par contre, étant pour le libre marché, j’imagine que vous êtes d’accord avec les factures de plusieurs de milliers de dollars qui vont mettre beaucoup de familles sur la paille parce que des compagnies n’ont pas sûr investir?

    Ce qui vient de se passer au Texas fait mal à beaucoup de gens sur Contrepoints car ça va à l’encontre de ce que beaucoup préconisent.

    • Vraiment le marché est dérégulé? il est libre?

      on se fout que l’olien tourne « sans problème » sauf qi dans sa tête on veut de l’eolien!!!!

      le drame ici c’est les drames humains… pas le drame technique ..

      iowa supporte normalement donc sa normalité…

    • Etat de l’Iowa :
      – 3.2 millions d’habitants
      – PIB: 194 milliards de $
      – économie basée sur l’agriculture et l’industrie agro-alimentaire et liée à l’agriculture principalement

      Etat du Texas :
      – 29 millions d’habitants
      – PIB: 1887 milliards de $ soit 8% du PIB du pays (2è Etat après la Californie)
      – économie basée aussi sur l’agriculture, la pêche, l’élevage mais en plus et surtout sur l’énergie (mines, pétrole…etc) , l’industrie lourde et de pointe ainsi qu’un secteur tertiaire important.

      Donc, des Etats tout à fait « comparables » n’est-ce pas? Sauf à vouloir démontrer que le but ultime du renouvelable est de nous faire retourner à une économie primaire?
      Votre argument est typique des écolos à vouloir nous faire prendre des vessies pour des lanternes…

      D’autant que comme en Europe, la production éolienne US est, elle aussi, subventionnée avec un crédit d’impôt de 2.5cents/kWh (soit 60% du prix) pour tous les projets ayant débuté en 2020. Elle n’existerait pas (ou très peu) sans subvention aux USA aussi.

    • « les factures de plusieurs de milliers de dollars qui vont mettre beaucoup de familles sur la paille  »
      Séquence émotion. 🙂

      Ces familles avaient choisi des contrats « libre » qui faisaient varier le prix en fonction du prix du marché. Contrats avantageux en situation normale car la production d’électricité abondait généralement au Texas avec des prix ayant tendance à aller à la baisse. Mais contrat à risque en situation tendu. Question de liberté de choix et de responsabilité.

      Et, il y a qq mois, l’Etat du Texas est intervenu dans ce marché pour en fixer une limite inférieure ayant peur qu’il baisse de trop finissant par atteindre la limite de rentabilité de certaines productions… Résultats: aucune incitation à l’amélioration de la production, situation de rente.

      Enfin, je suis étonné que vous ne le citiez pas (en fait je ne suis pas étonné du tout): quel Etat US à la plus grande puissance installée en éolienne? Le TEXAS avec 28000 MW en 2019 assurant 16% de la production électrique de l’Etat. La Californie est 5è avec 6144 MW.
      Et comme le dit l’auteur, cette production s’est effondrée avec le froid…

      Donc, une intervention étatique dans le marché de l’électricité+une part importante de l’ éolien dans la production de l’électricité= diminution des marges de manœuvre et de la sécurité d’approvisionnement et problème quand on sort des conditions habituels de fonctionnement. Classique.

      Ce qui vient de se passer ne fait que confirmer ce que bcp préconisent sur CP malgré ce que votre tentative de présentation biaisée des faits essaie de le faire croire. 🙂

      • « Et, il y a qq mois, l’Etat du Texas est intervenu dans ce marché pour en fixer une limite inférieure ayant peur qu’il baisse de trop finissant par atteindre la limite de rentabilité de certaines productions… Résultats: aucune incitation à l’amélioration de la production, situation de rente. »

        Faut pas croire qu’une centrale se rénove en 3 ans comme on le fait avec les produits grand public.
        Entre augmenter la productivité d’une production (de l’ordre de quelque %, sans garantie du retour sur l’investissement, sachant qu’un investissement est souvent déjà en cours d’amortissement), et sa fermeture (perte nette de centaines de MWh), le levier le plus simple est de maintenir l’unité par le prix minimal.
        Au mieux, votre remarque peut s’appliquer pour les vieilles centrales au rendement médiocre.
        Mais une vieille centrale produit, contrairement à une centrale fermée. Ce qui est toujours un plus en terme d’approvisionnement.
        De plus, un prix minimal garanti apporte une assurance pour investir dans de nouvelles centrales (permet de calculer le retour sur investissement).

        Le problème porte moins sur le prix, mais les infrastructures, la planification, la gestion des risques. La météo qu’ils ont subit était un risque qu’ils n’ont pas du tout prévu (-25° par rapport aux normales de saison).
        Entre les éoliennes qui ne pouvaient par tourner, les centrales non livrées en combustibles (voies de communication non praticables)… l’approvisionnement a pris cher.

        Je ne vois pas en quoi le libéralisme pur aurait sauvé la situation.
        Le libéral n’aurait pas investit dans des eoliennes pouvant tourner à -25° dans un état où les minimales de saison sont plutôt aux alentours de 0.
        Le libéral ne se bride pas de 20 à 30% de capacité de production (impact sur le rendement, sur la rentabilité) afin de pouvoir produire plus lors des pics exceptionnel tout en vendant au même prix. Il a plutôt intérêt à vendre plus cher tout en produisant autant, le autant étant le max de ce qu’il peut produire.
        Le libéral ne stocke pas 3 semaines de charbon. Au mieux il ne garde que quelque jours. Au delà, c’est de l’infrastructure qui coute cher. Au pire, il est en flux tendu.
        Et même, le libéral pourrait préfèrer faire défaut de production pendant 2 semaines, que de supporter le coùt d’un risque faible pendant des décennies.

        Le libéral fait des paris sur les risques.
        La réglementation fait assumer des risques.
        Le libéral peut s’auto réguler, mais dans une jungle concurrentiel, celui qui s’autorégule sera plus cher que celui qui ne le fait pas.
        A moins de réguler tout le marché.

        • Déjà parler de libéralisme pur est bizarre.
          On a un marché avec des fournisseurs et des clients. L’état n’a pas à intervenir par des réglementations.
          Vous parlez d’autorégulation, mais dans un marché libre, le régulateur est le marché, avec ses échecs, ses réussites, des entreprises qui ont une réputation à préserver.
          Oui il y a des escrocs, mais ils ne durent pas longtemps.
          La régulation étatique échoue en général, car les entreprises en place feront tout pour être favorisées par celle-ci.

          • La différence entre les 2 est qui est défendu.
            Le libéralisme défend les entreprises.
            L’état défends ses citoyens (enfin, dans la théorie).

            N’allez pas dire que les sociétés qui ont émis des factures à plusieurs milliers de dollars défendent leurs clients, surtout que le prix facturé n’a rien à voir avec une comptabilité économique (en termes de coûts, le prix des combustibles n’a pas explosé, bien évidemment, il faudra payer la réparation des dégâts) mais conjoncturel (du fait que des contrats sont aux enchères).

            En terme d’énergie, on ne peut considérer le marché comme régulateur. Les barrages ne se construisent pas sans intervention. Aucun acteur privé ne peut investir dans le nucléaire sans intervention (ne serait-ce que que pour des considérations de prolifération).

            Et même dans l’absolue, cela concerne aussi les fossiles. Puisque l’exploitation minière est soumise à autorisation (au moins dans la majorité des pays, les exploitations illégales existent).

            Des fournisseurs existent parce qu’on autorise leur activité. On a interdit l’exploitation des pétrole de schiste en France, donc pas de tels producteurs en France.
            Enfin, en ce qui concerne les importations, on oublie toujours l’influence des règles de l’OMS ou des traités de libre échange.

            Donc considérer que le marché libéral ne se résume qu’a des fournisseurs et des clients est faux.

            • « Des fournisseurs existent parce qu’on autorise leur activité.  »
              Celle là elle est savoureuse.
              Donc d’après vous tout ce que l’état n’autorise pas est interdit.

              « En Angleterre, tout est permis, sauf ce qui est interdit. En Allemagne, tout est interdit, sauf ce qui est permis. En France, tout est permis, même ce qui est interdit. En U.R.S.S., tout est interdit, même ce qui est permis »
              Winston Churchill.

              • Ca s’appelle l’enregistrement à la chambre des commerces.
                Et certains secteurs sont plus réglementés que d’autres, comme les débits de boissons ou le tabac.

                Et pour ce qui est des importations, ça s’appelle le contrôle des douanes (rayonx X, chiens renifleurs, et ouvertures par échantillonnage).

                Tout cela s’entend, par les voies légales. Si vous considérez l’économie parallèle comme faisant partie du marché, soit.

                • Je considère l’économie libre sans interférence de l’état.
                  Pas de chambres de commerce.
                  Pas réglementation du commerce des boissons et tabacs.
                  Pas de contrôle des douanes.
                  Mais l’économie parallèle fait partie du marché, cela permet à pas mal de pays de pouvoir se nourrir malgré l’état. En France quand vous faites du bricolage, il y a bien une création de valeur. Mais c’est non marchand (non taxé).

                  Je vous rappelle que le libéralisme ne se résume pas à l’économie, mais c’est aussi un humanisme qui considère que l’homme est la valeur de toute chose, et pas des fictions comme « intérêt général » qui sont des éléments de langage qui camouffle des intérêts particuliers.

                  • Oui enfin non.
                    Tout le monde n’a pas la même définition de la « valeur ». Vous pouvez trouver votre « bricolage » valant 500€ de valeur ajouté, et un autre l’estimer à 1€.
                    D’où la conception normée actuelle de l’économie.

                    Enfin, c’est parce que chacun voit midi à sa porte qu’on a définit le concept d’intérêt général. Comme il est impossible de définir un consensus général permettant de satisfaire tout le monde, on a défini une notion abstraite et neutre qui tente d’inclure l’ensemble dans un simulacre d’équité de tous.

                    La ou je vous rejoins dans le pur libre échange et l’humanisme, c’est dans l’optique d’homogénéiser les économies mondiales. Autrement dit, égaliser les niveaux de vie. L’Europe des 15 a presque réussi (les 4 brebis). La prochaine étape étant l’UE des 29(!) Seulement, AMHA, 14 pays de plus, représentent un trop grand fardeau, alors que les 30 glorieuses sont finies.
                    On ne parle plus alors de libre échange mais de dumping ou de concurrence déloyale.

            • « Le libéralisme défend les entreprises. »
              Celle là elle vaut son pesant en cacahuètes.
              Etre libéral, ce n’est être pro business.

            • « les sociétés qui ont émis des factures à plusieurs milliers de dollars »
              C’était dans le contrat. Je sais un client s’est retrouvé avec une facture de 12000 $ pour un prix spot qui a duré 4 jours.
              Toujours lire les contrats.

            • « les sociétés qui ont émis des factures à plusieurs milliers de dollars »
              Comme le dit gillib, c’était dans le contrat!
              Il s’agit de contrats directement indexés sur le cours du marché.
              Contrats intéressants puisque le prix de l’électricité avait tendance à baisser jusqu’à ce que l’Etat interviennent pour en fixer une limite inférieure… Ils restaient intéressants pour le client malgré tout puisqu’ils ne les ont pas changés.
              Intéressant sauf quand il y a une augmentation brutale et très importante du cours de l’électricité. Il fallait réfléchir avant.

              Vous me faites penser à tous ces Maires irresponsables qui ont souscrit des emprunts pour financer leurs lubies. Emprunts avantageux sous certaines conditions économiques mais qui devenaient hautement toxiques quand ces conditions économiques changeaient. Ces Maires ont essayé d’accuser les banques à l’origine de ces prêts alors que certains de leur propres conseillers (municipaux) avaient essayé de les prévenir du danger.
              C’est facile d’accuser l’autre des conséquences d’un contrat que vous avez signer vous-mêmes sans aucune contrainte dans l’espoir d’économiser un max.

              • L’excuse du contrat..
                Les souscripteurs ont parié à leur avantage. Surtout dans un état gros producteur d’énergie, amha, je considère que la perception du risque est totalement biaisé.

                Ce genre d’offre étant aussi souscrit par des foyers aux revenus modestes, qu’elles seront les conséquences ? Dans le pays du crédit, ayant provoqué la crise de 2007.

        • c’est pas la peine…
          en fait un liberal stocke une quantité de charbon surtout par rapport à e qu’il a promis contractuellement à ses clients en cas de coupure, il tranche entre les pénalités et le cout d’un stockage pour TOUT prévoir..

          • Quelles pénalités ?
            Aucun article n’a parlé de pénalité pour les producteurs ou fournisseurs vers les foyers privés d’électricité (si vous avez une source). Autrement on ne parlerait pas des factures énormes mais des charges colossales de certaines de ces compagnies.

            Quelle intérêt de proposer une garantie de livraison? C’est contraignant (surtout lors des pics de consommation journaliers).

            C’est comme les offres haut débit, ou on annonce seulement le débit max en gros, mais en petit « selon éligibilité de la ligne ».

    • Petit malin, la vague de froid ne s’est pas abattue sur le seul Texas. Ce sont tous les états à l’est des Rocheuses, il n’y avait donc pas de réserve puisque le réseau était sollicité à fond.
      Quand il n’y a pas de vent ou trop il n’y a pas d’électricité! point barre. Un écolo n’est pas assez intelligent pour comprendre un fait aussi simple. Et ce n’est pas parce que beaucoup préconisent une connerie que les gens de Contrepoints doivent suivre.

    • Le givre est un problème de l’éolien:
      https://www.enerzine.com/usa-une-etude-de-terrain-montre-que-le-givrage-peut-couter-aux-eoliennes-jusqua-80-de-la-production-delectricite/33836-2021-03

      De toute façon, avec l’eolien, si y a du vent y a production, pas de vent : pas de production, le givre n’est qu’une contrainte de plus: Il faut dans tous les cas pouvoir remplacer par autre chose.

      Par contre la performance en termes de GES se vois sur la moyenne annuelle de l’ensemble du mix, mais pour ce qui est de garantir une production, on ne peut pas compter sur l’éolien.

  • Article déséquilibré… Les torts des renouvelables et écolos sont clairs. Les torts d’une administration bureaucratique comme en France sont réels.

    Mais la troisième cause tient bien au gouvernement du Texas lui-même, qui confond toujours Libéralisme (avec régulation) et capitalisme sauvage sans limite. En particulier leur refus de participer au réseau national est une bêtise insondable, et une cause réelle des problèmes rencontrés.

    Et j’ajoute que je suis un peu gêné par Contrepoint, qui défend de plus en plus un modèle de totale liberté sans aucune régulation, plutôt qu’un vrai Libéralisme (régulé par définition)

    Contrepoint deviendrait-il Anar tendance Minarchiste ?…

    • Bonjour PHD
      Un libéralisme régulé est un oxymore. Ou alors vous considérez que le régulateur est le marché, en un mot un ordre spontané.
      Mais j’ai bien peur que vous êtes plutôt;
      « je suis pour la liberté.. mais ».
      L’état libéral n’a pas à intervenir dans la sphère économique. Qu’il laisse le marché fonctionner, cela reste le meilleur système (certes imparfait) d’allocation des ressources.

    • Excellente réponse de Gillib.

      Correction de votre post PHD: ContrepointS

    • Les texans ont opté pour une « grid » indépendante. Si ce choix a été discuté assez longuement avec les arguments pour et contre et que la majorité a voté, alors, aucun problème. Ils asumment les conséquences de leur choix. Avec cet épisode de froid, ils devraient renforcer leur centrales pilotables, s’ils ont appris de leurs erreurs.
      Mais si un gouvernement extérieur (le fédéral) vient leur mettre les bâtons dans les roues, alors là, le système disfontionne totalement, car il est incohérent avec le fait de laisser les texans libres de leurs choix en matière énergétique.
      S’il est besoin de régulation, par exemple pour l’entretien des infrastructures, ce doit être au gouvernement du Texas de le faire et à nul autre.

    • Bien répondu ci-dessus, on peut juste rajouter que l’argumentation de la « nécessaire régulation » est systématiquement porté par les socialistes, pour dire « oui, mais » et embrayer sur le plus d’État nécessaire…

  • Les ecolos n’ont pas être le bouc émissaire de ce genre de tragédie qui peut arriver n’importe où même en France. Le problème du gel dans des régions non habituées, les conduites d’eau gèlent les conduites de gaz gèlent les lignes électriques s’écroulent sous le poids du gel., c’est comme ça et on n’y peu rien avec ou sans éoliennes.

  • Collection de fakes news habituelle dans contre point.
    L’éolien au Texas ne produit que 7% du mixe énergétique et l’éolien 3%.
    Mais bien sûr, ces 10% sont les grands responsables comme d’habitude.
    L’essentiel du mix est assuré par le pétrole, le charbon et surtout le gaz ce qui semble normal pour un état qui est le premier producteur d’hydrocarbures, mais qui semble ignorer que les conduite de gaz, ça gèle. De plus l’état étant presqu’entietement desolidarisé du réseau plus général des USA, ce dernier. Ne peut pas venir à leur secours dans ce genre de situation.
    Le problème et sa cause sont donc très clairs mais cela passe mal au yeux des conservateurs très majoritaires dans cet état et il vaut mieux chercher un responsable ailleurs que dans ses propres convictions prises en défaut, et Contre Point souscrit évidement à cette conviction de déni des réalités.

    • Le problème est dû au conditions climatiques inhabituelles pour la région, et les fournisseurs ont gérés comme ils ont pu la situation. Un fournisseur étatique aurait-il fait mieux. Avec l’expérience, la réponse est négative.
      Et oui, le libéralisme ne promet pas le paradis, contrairement aux collectivistes, juste une meilleur allocation des ressources.

    • Quand il n’y a pas de vent, ou trop, il n’y a pas d’électricité! Le QI des écolos ne leur permet pas de comprendre une telle chose!

    • « L’éolien au Texas ne produit que 7% du mixe énergétique et l’éolien 3%. »
      Non. C’est bcp plus.
      Le Texas a la plus grande puissance installée d’éolien aux USA ce qui assure 16% de la production électrique moyenne du Texas (chiffres 2018).
      Ce n’est pas négligeable. Et quand l’éolien tombe en carafe, c’est automatiquement plus difficile a combler surtout quand la demande est à son max que que les autres moyens de productions connaissent des difficultés.
      Au vue du prix des éoliennes, un 1/3 de cet argent aurait suffi à renforcer les moyens classiques de production d’électricité pour sécuriser la production et, de plus, en économisant le subventionnement de l’électricité ainsi produite.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89nergie_%C3%A9olienne_aux_%C3%89tats-Unis

    • « Ne peut pas venir à leur secours dans ce genre de situation. »
      Parce qu’il n’y avait que le Texas qui subissait une vague de froid??

      Tous les autres Etats US étaient au taquet pour les productions d’énergie avec très peu voire aucune marge puisque la plupart les autres Etats autour du Texas:
      1/ ont eux aussi une part significative de leur production assurée par l’éolien rendu indisponible par le froid
      2/sont bcp moins peuplés avec une production électrique en rapport donc nettement insuffisante pour combler les trous de productions du Texas.

  • Il ne faut pas oublier que Al Gore dirige un fond de pension dans les énergies vertes et qu’en tant que former vice président démocrate il faut donc l’aider à augmenter sa fortune qui est passée de 2 millions de $ à près de 300. Les démocrates pensent surtout à se remplir les poches, au détriment du pays et des plus pauvres!

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