Les écolos nous mentent, de Jean de Kervasdoué

Le dernier livre de Jean de Kervasdoué, « Les écolos nous mentent », passe en revue la stratégie des écolos pour nous convaincre avec des idées fausses.

Par Francis Richard.

« Plusieurs éditeurs ont refusé d’envisager la publication de cet ouvrage, considérant que critiquer la bien-pensance écologique dominante, fût-elle infondée, était inenvisageable. »

La censure s’étend effectivement. Ce n’est hélas pas l’apanage du secteur public comme d’aucuns le pensent ou le disent, car le secteur privé condamne aussi très bien les opinions qui lui déplaisent.

Le secteur public pratique surtout la censure pour empêcher la contestation de son pouvoir. Le secteur privé le fait quand il est au service d’une idéologie plutôt que de ses clients, ce qu’il paie tôt ou tard.

Les écolos

Par « écolos », Jean de Kervasdoué entend les écologistes politiques et non pas l’écologie, qui est une science. S’ils mentent, c’est parce que leurs arguments ne sont pas scientifiques mais idéologiques.

L’auteur donne de nombreux exemples de ces mensonges, qui, à force d’être répétés par des activistes, ou par des médias peu curieux, finissent par être tenus pour vrais par ceux qui ignorent les faits.

Muni de l’arme de la raison, Jean de Kervasdoué démonte ces mensonges. Il le fait non pas par plaisir de confondre les menteurs, mais parce que l’obscurantisme a toujours de terribles conséquences.

Les menaces imaginaires des écolos

Par exemple, ce sont des menaces imaginaires que de dire :

    • On va manquer d’eau. « On ne peut pas consommer l’eau » :

« La molécule (H2O) est stable, indestructible, indéfiniment recyclable et recyclée. En revanche, elle voyage, elle tombe et change d’état pour devenir glace ou vapeur qui, après une dizaine de jours, retombera sous forme de pluie ou de neige, et le cycle recommencera ici ou ailleurs. »

  • Les incendies de forêt menacent la planète. Le taux d’oxygène de l’air est de 21 %, « taux stable depuis des millions d’années » :

« L’oxygène vient de l’atmosphère, et le gaz carbonique provient de la biomasse, quelle qu’elle soit. Cette biomasse rend kilo pour kilo, mètre cube pour mètre cube, les mêmes quantités de dioxyde de carbone que celles qui ont été précédemment absorbées. Les incendies libèrent cette même quantité de carbone, simplement ils le font plus rapidement. »

  • La biodiversité est menacée. « Sur de longues périodes, les espèces qui ont habités la Terre sont venues et s’en sont allées » :

« La biodiversité est dynamique, même sans incursion humaine, et l’équilibre entre espèces a toujours été et sera toujours instable. »

  • La production de miel va s’effondrer à cause des pesticides et des insecticides. Or, aucune relation de cause à effet n’a pu être établie avec la mortalité des abeilles :

« Il y a de bons et de mauvais apiculteurs et c’est ce facteur qui explique la différence de production des ruches, selon une étude de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments. »

  • Les poissons vont disparaître. Si la surpêche est avérée, « depuis les années 1970, l’aquaculture s’est développée de manière considérable dans le monde » :

« Aujourd’hui, en 2020, la production aquacole de poissons, de coquillages et de crustacés dépasse le tonnage exploité par la pêche traditionnelle ».

  • L’exploitation des forêts nuit à la biodiversité : globalement ce n’est pas le cas et « en Europe la forêt naturelle ne représente que 1 % des surfaces boisées », d’ailleurs :

« Moins une forêt est exploitée, plus elle se couvre, ce qui réduit la luminosité ; la biodiversité diminue alors, à moins de faire artificiellement des puits de lumière. »

La culpabilisation

L’humanité est coupable.

  • La population de la Terre s’accroît et ce sera une catastrophe :

« La régression de la famine mondiale n’est pas due à la destruction des forêts mais à l’amélioration de l’agriculture. »

  • Les hommes qui consomment de la viande consomment beaucoup d’eau. « Encore une fois, un être humain pas plus qu’un animal ne consomme de l’eau » :

« C’est la pauvreté et le sous-développement qui créent le manque d’eau potable, y compris dans des pays très humides. »

  • L’agriculture conventionnelle n’est pas protectrice de l’environnement :

« L’agriculture biologique nécessite plus de surfaces pour une production donnée et donc plus de terrains défrichés ; or les impacts environnementaux sont proportionnels aux surfaces concernées. »

  • Les produits de l’agriculture moderne avec ses pesticides sont moins bons pour la santé que les produits bio. Or « il n’y a pas d’agronomie sans pesticide, pas plus qu’il n’y a de médecine sans médicament ».

Selon une étude de 2014 de European Food Security Agency, « 98,8 % des produits bio étaient exempts de résidus dépassant les limites autorisées. Donc guère mieux que les produits non bio, issus de l’agriculture conventionnelle (taux de 97 %, soit un différentiel de 1,8 %). »

  • La viande rouge est dangereuse. Denis Corpet a calculé que la surconsommation de viande était la cause de 4000 décès par an parmi les personnes décédées d’un cancer colorectal, dont le nombre total était de 17 117 en 2018 selon Santé publique France :

« En reprenant les calculs avec un risque relatif de 1,18 on peut estimer le nombre de décès dus à la consommation excessive de viande à 595, soit environ à un millième de décès en France en 2019, à supposer que le risque des « très carnivores » ne soit pas associé à d’autres facteurs… »

  • Les OGM sont mauvais :

« La sélection génétique a été une des raisons majeures de la croissance considérable des rendements agricoles depuis un demi-siècle. Historiquement cette sélection s’est faite de manière empirique en reproduisant les bons sujets ou en faisant muter des graines, notamment par irradiation, pour trouver de nouvelles variétés. N’est-il pas préférable de maîtriser ce processus ? »

Les écolos se contredisent

Ils luttent contre les émissions de CO21 et rejettent l’énergie nucléaire qui représente en France 70,9 % de l’énergie électrique, qui est une énergie décarbonée et qui est « la technologie la moins coûteuse en vies humaines ».

Ils tentent de parer leur idéologie des habits de la science et de « faire croire contre toute évidence que les OGM, les ondes téléphoniques, le glyphosate à dose d’usage courant, le compteur EDF Linky, etc. sont dangereux pour la santé. »

Soi-disant scientifiques, ils font pourtant des généralisations hâtives, confondant concomitance et causalité et oubliant qu’une démonstration n’est convaincante que si le lien est avéré toutes choses étant égales par ailleurs ; ils ont même recours à la pensée magique quand ils se font les chantres de la biodynamie

Conclusion

Les écolos sont des manipulateurs.

Pour véhiculer la peur, ils s’appuient sur des images de catastrophes : inondations, sécheresse, famines etc.

Ils abusent de la confusion entre risque et danger, entre expériences et modèles, entre météorologie et climat, entre le local et l’universel.

Ils exigent de leurs contradicteurs qu’ils démontrent que leurs cibles – énergie nucléaire, pesticides agricoles, additifs alimentaires – ne seront jamais dangereuses pour la santé.

« En l’absence d’arguments, ils sortent leur arme universelle, leur couteau suisse : le principe de précaution. »

Ils excommunient les mal-pensants.

Leur incontestable victoire ? La Convention citoyenne pour le climat :

« Combien coûtera-t-elle à la France et aux Français ? On en aura assez vite une idée. »

Sur le web

  1. Le rôle de l’énergie électrique devrait croître avec les appareils électroniques, la 5G et les véhicules électriques ; les énergies dites renouvelables ne pourront jamais être que des énergies d’appoint en raison de leur intermittence.
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