Et maintenant, un petit indice de réparabilité

La France est en guerre contre plein de trucs, notamment le gaspillage et ces objets irréparables car TOUT doit pouvoir se réparer !

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Et maintenant, un petit indice de réparabilité

Publié le 13 janvier 2021
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par h16

La France est en guerre. Pas seulement contre les terroristes. Pas seulement contre les virus. Pas seulement contre les discours de haine. Non : au-delà de ces âpres croisades pour un Monde D’Après Plus Duveteux et Plus Nouveau, depuis 2012, la France est aussi en guerre contre le gaspillage.

Ah, le gaspillage ! Quel combat ! Que dis-je, quel sacerdoce !

Car là où l’écologie entend diminuer notre empreinte (carbone, visuelle, atmosphérique, énergétique, j’en passe) jusqu’à garantir notre parfaite neutralité, la lutte contre le gaspillage entend de surcroît s’assurer qu’aucun geste ne sera superflu, qu’aucune production ne sera perdue, qu’il n’y aura aucune perte et que rien ne sera laissé au hasard.

Concrètement, cela se traduit par une nouvelle petite loi (digeste en seulement 130 articles rondement menés !) dont la récente promulgation entraîne – entre autres – le changement de plein de petits affichages colorés sur les appareils électro-ménagers ou les bidules électroniques qui entourent notre vie quotidienne : comme l’impose cette loi indispensable, ces derniers devront maintenant intégrer un indice de réparabilité.

Youpi.

Comme souvent, l’idée part d’une de ces bonnes intentions dont l’enfer est pavé avec minutie par nos législateurs déchaînés : certains appareils ne permettent pas une maintenance aisée et une panne, souvent triviale, se traduit parfois par un coût de réparation supérieur au prix de l’objet neuf.

L’idée consiste donc à obliger les fabricants, qui sont un peu idiots sur les bords de n’y avoir pas pensé par eux-mêmes, à rendre leurs produits plus simples à démonter et à maintenir. Ce qui est d’autant plus facile à faire que ça ne remet en cause aucune chaîne de production et aucune étude des coûts et donc des bénéfices de ces entreprises.

Cette obligation est en outre assortie d’une astreinte à conserver un stock de pièces détachées pendant plusieurs années disponibles à un « prix raisonnable » pour permettre, dans la logique législative, de répondre à l’impératif de rendre la réparation abordable par tout un chacun : moyennant une notice du fabricant elle aussi repensée comme la loi l’impose à présent et quelques tutoriels Youtube dégotés un dimanche après-midi, monsieur Toulemonde va enfin pouvoir réparer lui-même son lave-linge, son iPhone et sa tondeuse avec son unique tournevis cruciforme et un peu de WD40 en spray, c’est évident.

Enfin, on introduira donc le fameux indice afin de punir subtilement les fabricants les plus retors de fournir une documentation trop légère, aucune pièce détachée dix ans après le temps d’usage moyen de leur produit ou aucun moyen simple de tout démonter (quitte à remonter de travers ensuite et se plaindre que ça ne marche pas).

Bien sûr, on se réjouira que tout n’est pas encore massivement imposé, normé précisément jusqu’au moindre détail et qu’encore beaucoup d’éléments sont laissés à l’appréciation du fabricant qui dispose de quelques marges de manœuvre pour les critères qui entrent dans l’établissement de l’indice, même si, rassurez-vous, des sanctions existent s’il n’est pas affiché (on est en France, quand même).

De façon étonnante, cet indice sera subtilement calculé par le fabricant lui-même et pas par une demi-douzaine d’Agences nationales de la Réparabilité à la fois neutres, indépendantes et noyées dans un torrent de cerfas gouleyants. Non, ici, il s’agit pour le fabricant de calculer lui-même son petit indice en mode « auto-critique » qui n’est pas sans rappeler un procès stalinien, à la différence que celui-ci se terminera plus joyeusement par une pastille colorée de rouge (vif) à vert (foncé) en fonction de l’adhésion aux thèses recyclistes.

Malheureusement, tout ceci semble bâti sur des idées qui résistent mal à l’analyse sérieuse.

Passons pudiquement sur le fait que cet indice est franco-français (s’étonnera-t-on qu’une nouvelle contrainte règlementaire sur les entreprises naisse dans l’Hexagone ?) ; on peut charitablement fantasmer une adaptation complète des chaînes de production de gros fabricants mondiaux d’appareils électro-ménagers ou d’électronique grand public pour venir adhérer tendrement au paysage législatif français et ses millions de bosses, plis et ravins dantesques, ou, plus vraisemblablement se dire que ça va encore encombrer les entreprises françaises dont la compétitivité est heureusement si insolente qu’elle n’en sera pas du tout amoindrie.

Au-delà de cet aspect, force est de reconnaître que la réparation et la maintenance d’appareils électriques, électroniques ou mécaniques demandent du temps et, souvent, de la formation, ce qui explique assez facilement le coût attaché à ces opérations : tout n’est pas réparable par le consommateur lambda, loin s’en faut et la spécialisation de nos sociétés se paye logiquement, soit avec des objets bon marché mais peu réparables, soit avec une maintenance et des pièces détachées coûteuses.

S’ajoute le cas spécifique de la France où toute main-d’œuvre humaine est subtilement taxée de tous les côtés jusqu’au trognon, ce qui n’améliore certainement pas la rentabilité de l’opération.

Enfin, signalons que tenir à jour un stock de pièces détachées et de personnes compétentes pour les suivre et les utiliser coûte fort cher, en temps, en énergie et en espace. Ce coût est, à la fin, inévitablement payé par le consommateur d’une façon ou d’une autre. L’arbitrage du fabricant s’établit alors sur la qualité de ses productions ou sur le SAV de celles-ci, ce qui diminue les frais de maintenance mais augmente les prix à la vente par exemple.

Le fabricant d’un côté, le consommateur de l’autre font tous les deux des choix plus ou moins contraints entre le renouvellement complet de l’objet ou sa maintenance dans le temps. Il n’y a pas de solution réaliste économiquement et écologiquement permettant de garantir à la fois un objet pas cher, de bonne qualité, facilement réparable et dont les pièces détachées sont disponibles toute sa durée de vie et au-delà.

En somme et crûment, le choix s’établit donc entre « gaspiller » un objet en le renouvelant entièrement ou « gaspiller » temps, énergie et espace dans des formations, des services SAV et des pièces détachées surnuméraires, et il est impossible de définir a priori ce qui mérite une durée de vie longue ou pas ou des pièces détachées ou pas : seul le marché et son système de prix (des productions, des pièces détachées, de la main-d’oeuvre, du SAV) permettent d’approcher une solution viable.

Or, dans cette situation, l’indice de réparatruc, imposé de façon artificielle et politique pour tenter d’apporter une « autre » solution à un problème déjà résolu par le marché, introduit des distorsions évidentes dont les effets de bord sont déjà visiblement défavorables aux fabricants français.

Mais voilà : pour un nombre croissant de frétillants Français qui n’accepteront jamais les aléas de la vie (au point de graver un principe de précaution et son corollaire, le dégoût de toute prise de risque, dans la Constitution), pour une masse de plus en plus vocale d’individus qui refuseront toujours la disparition inévitable qui nous attend tous et toute chose autour de nous, tout doit être durable (depuis le développement jusqu’au confinement) et quand ça ne peut vraiment pas durer, ça doit être réparable, guérissable ou annulable sans frais.

Cette lubie du durable, du réparable, cette chasse chimérique à un gaspillage mal défini, exagéré et recouvrant surtout une mauvaise compréhension des mécanismes de production et d’entretien, tout ceci a un coût qui se traduit directement sur le pouvoir d’achat des Français, et sur le niveau d’emploi dans le pays.

Au passage, on s’étonnera que ce même indice n’ait pas été réclamé pour nos politiciens, seul endroit où il aurait été puissamment pertinent ; après tout, ils sont experts en matière de gaspillage, de pièces rapportées, et d’absence criante de service après-vente ou de notice claire d’utilisation.


—-
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  • Chiche!
    Le gaspillage et l’obsolescence étant les deux mamelles du sacro-saint PIB, je subodore que ces louables intentions ne sont une fois de plus que verdâtres hypocrisies.

    • Je pense que ça part d’un bon sentiment. C’est sous la pression des assoces de consommateurs, bien plus que d’un souci verdâtre du législateur que ce genre de lois sont votés. Hélas, c’est peine perdue. On atteint rarement, pour l’électroménager, le seuil de la réparabilité économique…

  • Je recommande à quiconque aurait quelques minutes et quelques neurones à perdre d’aller faire un tour sur nos fiers code du commerce, code rural, code du cinéma (!)…etc. et de se demander comment quelque chose peut encore pousser après leurs passages.

  • Tout ceci ne résoudra pas l’insoluble équation de base. Comment rendre économiquement réparable, dans un pays où le coût de la main d’oeuvre est élevée, un bien fabriqué dans un pays où ce même coût est ridiculement bas ?
    Ma machine à laver, mon grille-pain sont tombés en panne ? La moindre intervention, à commencer par le devis, sera presque aussi coûteuse qu’un remplacement à neuf. Et si d’aventure, je me hasarde au choix de la réparation, qui me garantit qu’un nouveau problème ne va pas apparaître peu de temps après ?
    J’ai résolu le problème de la manière suivante : je peux réparer… je le fais moi-même ! Passionnant et pédagogique. Je peux pas… allez hop, direction déchetterie !

    • cette mesure est une mesure de protectionnisme .. avec les conséquences du protectionnisme..

      pas la meilleure allocation de ressources..baisse du pouvoir d’achat.

      • Je ne vois rien de tout cela.
        Nous ne fabriquons plus d’électroménager.
        Et personne ne m’oblige à réparer quoi que ce soit. Et ce n’est pas l’obligation faite à des chinoiseries de conserver un peu de stock quelque part qui va augmenter le coût de ces produits.
        Pour mémoire, un lave-linge coûtait il y a 30 ans la même chose qu’aujourd’hui en francs/euros courants ! Quand le salaire de nos ateliers de réparation a suivi l’inflation. C’est cela qui rend la réparation impossible du point de vue économique…

        • et puis ne pas oublier que la survie d’un appareil obsolète se fait au détriment du progrès technique ; imaginons que nos chères Rosalie ou Panhard voire Simca 5 de la belle époque soient maintenues en état de service nous ferions cohabiter des véhicules surs , rapides et économiques avec d’autres peu confortables lourds et coûteux en carburant , lents et sans sécurité passive … et si nous transposons le raisonnement sur l’aviation c’est une catastrophe !!! méfions nous des fausses bonnes idées montrons seulement du bon sens !!!!

          • Exact.
            Ceci dit, dès l’instant où des filières de recyclages sont mises en place, après la « mort » d’un appareil, le problème de la réparabilité devient mineur.
            Il ne s’agit plus alors que d’un problème de consommateur : ai-je envie d’acheter un appareil qui tombera en panne le lendemain de l’expiration de la garantie, et qui me donnera l’impression d’être un pigeon ? Ai-je envie de financer à outrance l’industrie chinoise quand je pourrai améliorer l’ordinaire de l’artisan de mon quartier ? Etc.

        • reste que c’ets similaire à du protectionnisme via réglementation on sanctuarise » du travail de réparation ici, voire on crée une filière…

    • Quand je peux réparer ( ie c’est que j’ai réussi à ouvrir la bête), trouver le composant ou la platine électronique ad-hoc de remplacement, direction Amazon ou Ali Baba où, avec la référence de la pièce on trouve à peu près tout ce que l’on cherche. (J’en ai fait personnellement l’expérience pendant le 1°confinement, télé grand écran Samsung ( 10 ans d’âge) en panne, commandé la carte d’alimentation chez Alibaba et 5 jours après j’avais la pièce dans ma boîte aux lettres).
      Ah? on me dit dans l’oreillette que l’on ne devrait pas acheter à ces gens là?
      Encore une idée lumineuse de taper sur les GAFA tiens!

  • Si ces indices résolvaient vraiment les problèmes, il n’y aurait plus de produit alimentaire avec indice à moins de A ou B dans les supermarchés, ou alors il faudrait taxer les magasins qui vendent du « moins de B » ?
    Remarque c’est ce qu’il se prépare avec les indices énergétiques… sachant qu’un appart en électrique est de base à D ou E, même bien isolé, ça promet…

    • si les indices allaient jusqu’au bout de leur logique..

      ne pas laisser le choix aux consommateurs….

      Vous avez toujours l’inévitable cancérologue qui au lieu de rappeler le lien de causalité quais certain entre risque de développement d’un cancer du poumon et tabagie décide d’ignorer les raisons pour lesquelles les gens fument et pousse à la sanction…Il ne se rend même pas compte qu’il s’approprie la santé des gens…

  • aie… on a un temps de travail limité…les revenus qu’on peut en tirer dépendent donc clairement de notre productivité..

    l’economie va dans le sens de la recherche de productive maximale.. car les gens cherchent à gagner plus en travaillant autant ou a gagner autant en travaillant moins..du moins dans la grande généralité…

    Vouloir modifier de force l’economie va conduire à ..un diminution de la productivité et une baisse du pouvoir d’achat..

    quiconque a rencontré une personne pensant que la mauvaise salade qu’il a produit dans son jardin est « gratuite ».. comprend que ça va mal finir..

    l’autarcie si elle est chosie librement car on se méfie des autres..je n’ai pas de problème..
    l’autarcie comme la solution de maximaliser la productivité…douteux!!!!

    mais bon…

    orwellien en fait…

  • Voilà qui tombe vraiment à pic dans un pays désindustrialisé et qui se paupérise à un rythme inédit. Décidément l’oligarchie comprend bien les besoins du peuple.

  • Bah si cela leur fait plaisir, y déjà des indices pour tout, ce qu’il ne faudrait pas sont des lois contraignantes, le Sav est compris dans le prix de vente du neuf. Et comme le neuf est obsolete avant de tomber en panne… Le réparateur a du soucis à se faire pour ses fins de mois, quel gâchis.

  • Venant de la part de personnes qui durant des années ont fait mettre à la casse des voitures roulante…

    • qui arrête fessenheim..

    • Je voulais mettre à la casse ma vieille twingo de 29 ans qui fonctionne encore très bien malgré tous les contrôles techniques inventés pour les sacrifier, mais vu l’évolution que prend l’usage de l’automobile, je l’ai mise de côté, on ne sait jamais par les temps qui courent, avoir un véhicule essence à côté du diesel ça peut être utile!

  • J’aime bien l’idée d’une pastille pour définir l’obsolescence de nos politiques. Quelle que soit la couleur des pastilles, en 2022, je préférerai investir dans du neuf plutôt que réparer en changeant quelques pièces détachées.

  • Le plus grand progrès des industries d’après-guerre a été la cohérence dans la durée de vie des composants d’une machine, hors pièces d’usure.

    Ceci, joint au coût de la conservation pendant dix ans d’un nombre incalculable de pièces ( bonjour, le « just in time » ) et à celui de la main d’oeuvre ont conduit les industriels à privilégier les produits peu ou pas réparables, assemblés sans vis et boulons, par des machines.

    Et à remplacer sans barguigner les machines tombant en panne pendant la période de garantie.

    Oublions tout ça, dit le gouvernement, et favorisons Jaeger-Lecoultre au détriment de Swatch, le téléphone de Graham Bell à celui d’Apple, etc …

  • c’est quoi l’indice de réparabilité des conneries que ce gouvernement nous pond depuis qu’il est au pouvoir? j’aimerais savoir ..

  • le pire pour nos politiciens est que réparables ou non leurs remplaçants éventuels ne sont pas beaucoup plus fiables et que je ne souhaite pas voir stocker leurs pièces détachées !!!!

    • C’est comme la faïence, quand c’est recollé, ça se voit toujours et c’est beaucoup plus fragile ( ou ça recasse à côté)

  • Que le matériel soit réparable est une bonne idée… Là où ça va foirer, c’est que l’État s’en mêle (s’emmêle?)

    • ça me rappelle quand j’étais petit, j’adorais démonter des réveils, mais au remontage il me restait toujours des pièces! Et pourtant, à l’époque, l’Etat ne s’emmêlait pas ( enfin encore pas trop!). Depuis cette époque lointaine, ça a bien changé en pire.

  • Le dernier paragraphe de l’article rejoint la question qui me hante après sa lecture: quel est l’indice de réparabilité d’Emmanuel Macron ? Je crois qu’il est plus rentable de le jeter. Mais je ne vois pas non plus sur le marché d’objet capable de le remplacer.

    • Pourquoi le remplacer? ( et non pas PAR QUOI?) Certains pays se sont très bien passés durant des années de ce hochet inutile!

  • Et Fessenheim ? indice de réparabilité ? et quelle cohérence avec l’incitation à mettre à la casse des voitures qui fonctionnent ?
    CPEF

  • L’écolo de métier est un taré inculte.
    Je puis l’affirmer car je n’observe aucun démenti depuis 20 ans.
    Il m’est arrivé de réparer une machine a laver que des amis s’apprêtaient a changer, Elle débordait et le vendeur leur avait dit qu’elle n’était pas réparable et qu’il fallait la changer. le tuyau caoutchouc qui arrivait sur le pressostat interrompant le remplissage était fendu a l’emboitement sur le pressostat, visible l’extérieur sans rien démonter, avec le couteau que j’avais dans ma poche, j’ai raccourci le tuyau d’un centimètre, je l’ai re-emboité la machine était réparée. Helas s’etait il ya 40 ans.
    Récement sur un lave vaisselle de trois il est allé au rebutune piece pomppe chauffauffage indemontable irréparable de 175 euros etait foutue, le port la main d’oeuvre, j’ai racheté un modele premier prix j’aurai moins de regret a 300 €!
    Il faut être simplet comme un écolo pour croire qu’a 8 milliards d’habitants ont pourrait proposer des appareils ménager très bon marché, et réparable a toutes les familles de la planète !

  • Sacré h16!

    De l’humour, de l’ironie et du sarcasme, le tout accompagné d’une analyse économique lucide et pertinente.

    Tu as réussi à m’informer tout en me faisant rire.

    Épatant! Faut le faire…

  • Pour rebondir sur cet excellent article, une simple anecdote personnelle:
    – Le joint de la porte de mon vieux frigo (15 ans) fuit. Cela laisse rentrer de l’air dans le frigo et oblige le moteur à travailler en permanence (fatigue du moteur et sur-consommation électrique).
    – je prends contacte avec un réparateur agréé par la marque. Il est à 80 km de chez moi.
    – Prix de la pièce 250€, prix du déplacement 200 €, prix de la main d’œuvre 200 € (pour une heure de travail, c’est le bon prix pour un ouvrier qualifié en déplacement).
    – Conseil du réparateur : acheter un neuf, qui en plus consommera bien moins !!!
    Voila.
    Conclusion :encore une belle connerie de l’Etat.

  • C’est vrai qu’on pourrait demander à cette loi d’appliquer sa propre réparabilité.

  • Un grand merci à h16 pour cet excellent texte. Humour et brillante analyse économique s’y combinent à merveille.
    Les hommes de l’État et leurs soutiens prétendent imposer à ceux qui produisent de le faire selon leurs vœux chimériques. Que ne se lancent-ils pas eux-mêmes dans la production d’objets réparables et dans leur réparation ? Ne devraient-ils pas y faire fortune ? Ce serait trop leur demander, ils en sont incapables !

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Par h16.

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