Ce que Barack Obama ne dira pas dans ses mémoires

Si la sortie des mémoires de Barack Obama vous rend nostalgique, vous êtes aussi aveuglé par la partisannerie que les fans de Trump qui excusent ses débordements.
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Ce que Barack Obama ne dira pas dans ses mémoires

Publié le 24 novembre 2020
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Par Pierre-Guy Veer.

S’il fallait en croire les médias, Barack Obama et Donald Trump sont antagonistes. Le premier a une personnalité du tonnerre, un niveau de vocabulaire de 3eme, a même remporté le Nobel de la Paix et il est un mari fidèle. Le second est un coureur de jupon vulgaire, « indigne » de la présidence et dont le niveau de vocabulaire ne dépasse pas la quatrième année.

Mais en cessant de laver ses lunettes au sirop de fraise, on se rend vite compte que les 44e et 45e présidents des États-Unis ont beaucoup en commun, et avec leurs prédécesseurs : des seigneurs de guerre qui se fichent éperdument de la Constitution qu’ils sont supposés défendre et dont le bilan est, au mieux, discutable.

Et ce n’est pas en tentant de dorer la pilule dans ses mémoires que Barack Obama pourra se racheter.

Une reprise indigne de ce nom

À en croire ses sbires, Obama est responsable de l’état « fabuleux » de la situation économique laissée à Trump. Mais pour quiconque connait vraiment l’économie, il est facile de constater que « l’héritage » de Trump était une pomme empoisonnée.

Non seulement Barack Obama a supervisé la reprise de l’emploi la plus lente depuis 1945, mais ses politiques de relance n’ont pas du tout eu l’effet escompté. De plus, les taux de participation des caucasiens, des Noirs, des Asiatiques et même des Hispaniques ne se sont pas remis de cette relance. Sans compter que la durée médiane du chômage n’est revenue à la normale qu’en 2016 et que le chômage à long terme – plus de 15 semaines – a pris huit ans pour revenir à la normale.

Aux personnes tentées d’excuser Obama parce qu’il a « hérité d’un désastre », sachez que Warren Harding a lui aussi dû faire face à une crise économique profonde en 1920. Mais en ne faisant rien, la crise s’est résorbée en deux ans. De son côté, Barack Obama a supervisé la pire bulle de l’histoire – la base monétaire de la Réserve fédérale a été quadruplée.

Barack Obama et le saccage du système de santé

En plus de créer une bulle sans précédent, Obama a aussi supervisé l’une des pires interventions dans le domaine de la santé de l’histoire moderne. Il a rendu un mauvais système encore pire.

Oh, il est vrai que la croissance des coûts a ralenti, mais l’Oncle Sam continue de dépenser une fortune en soins de santé – 18 % du PIB, plus que n’importe quel autre pays. Et Obamacare ne ralentira pas la cadence en contraignant chacun à prendre une assurance sous peine d’amende dans quelques États. Sans compter que cette loi oblige les assureurs à charger les mêmes frais à tous – jeunes et vieux, aux personnes en bonne santé comme aux autres  – ce qui, d’un point de vue actuariel, force les assureurs à augmenter les primes de tout le monde.

En fait, la loi sur la santé d’Obama – un byzantin document de 906 pages – n’a fait que renforcer la raison pour laquelle les coûts de santé sont prohibitifs : l’assurance-santé. Comme l’a remarqué le chroniqueur John Stossel, ces assurances sont l’équivalent d’une assurance voiture qui couvrirait les dépenses en carburant. Si tel était le cas, magasineriez-vous pour les prix ?

Tout cela a commencé durant la Seconde Guerre mondiale alors que les salaires aux États-Unis étaient gelés. Afin d’attirer davantage de travailleurs, certaines compagnies ont commencé à offrir la prise en charge des soins de santé des employés. Et quand l’IRS (agence fiscale fédérale) a affirmé que lesdits paiements étaient déductibles, de plus en plus d’employeurs ont saisi la balle au bond.

Les assureurs ont ainsi contribué à faire exploser les coûts de la santé pour tous, et particulièrement pour les personnes atteintes de maladies chroniques ou rares. Considérant que leurs dépenses individuelles étaient élevées, personne ne voulait les assurer, et se soigner menait donc à la ruine.

À ceux qui doutent que le marché peut faire diminuer les prix des dépenses médicales, observez simplement la faible augmentation – environ 33 % – des tarifs de chirurgie esthétique par rapport aux autres interventions – une augmentation de 175 %. La différence ? Les gens économisent pour leurs opérations esthétiques.

Barack Obama et  l’ignorance totale de la Constitution

Cette intervention d’Obama dans le domaine de la santé ne devrait surprendre personne considérant son ignorance ironique de la Constitution – il a été professeur de droit constitutionnel.

En effet, le dixième amendement de la Constitution cite explicitement que tout pouvoir qui n’y serait pas cité relève « des États ou du peuple. » Mais depuis le chantage de Franklin Roosevelt quand la Cour suprême a rejeté son New Deal, la cour utilise souvent un jugement tortueux pour justifier les actions du gouvernement fédéral ; ce fut le cas pour Obamacare.

Par ailleurs, Barack Obama a vite été « corrompu » par l’establishment de Washington au sujet de la guerre. Lui qui s’y opposait ou du moins questionnait la guerre en Irak, a autorisé près de 550 tirs de drones au Moyen-Orient, causant la mort de centaines de civils. Qu’il l’ait fait à contrecœur n’y change rien.

Le tout, y compris ses opérations militaires en Libye et en Jordanie, s’est fait sans autorisation explicite du Congrès, le seul organe fédéral ayant le pouvoir de déclarer la guerre. Il faut dire que ce dernier a abdiqué ce pouvoir depuis au moins 1973, et particulièrement en 2001, ce qui a conduit à la guerre en Irak.

Finalement, l’ignorance de la Constitution de Barack Obama ne serait pas complète sans mentionner :

  • Son autorisation constante, via les dépenses de la Défense, de l’emprisonnement indéfini et sans cause de citoyens américains, violant ainsi à peu près tous les amendements du Bill of Rights.
  • Sa guerre aux lanceurs d’alerte. Il en a emprisonné davantage que tous ses prédécesseurs réunis depuis 1917. Et s’ils n’ont pas été emprisonnés, ils ont « été suicidés ».
  • Son antagonisme à la liberté de la presse, en reniant plusieurs requêtes pour des demandes d’information – ou en espionnant directement certains journalistes.
  • Son attitude hautaine quand il a prétendu que, pour créer une loi, il n’avait besoin que « d’un papier, d’un crayon et d’un téléphone ».

Bref, si la sortie des mémoires de Barack Obama vous rend nostalgique du bon vieux temps de sa présidence, alors vous êtes tout aussi aveuglé par la partisannerie que les fans de Trump qui excusent ses moindres débordements. Malgré quelques bons coups tel Obgerfell v. Hodges, qui a offert au mariage gay la protection constitutionnelle, sa présidence fut un désastre qui affectera les États-Unis pour encore longtemps.

Que ce soit par sa dégradation du système de santé, sa création de la prochaine bulle économique ou une extension du pouvoir exécutif rarement vue auparavant, il a mis la table pour plusieurs abus dont Donald Trump a amplement profité.

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  • Laurent Lenormand
    24 novembre 2020 at 6 h 14 min

    Il est certain que la vision qu’on nous vend habituellement (Obama le gentil et intelligent contre Trump le méchant abruti) est puérile. Cet article a au moins le mérite d’offrir un contre-éclairage.

  • De toute façon il y a une idolâtrie envers Obama qui est le pendant de la détestation de Trump.
    La démocratie, c’est aussi accepter l’autre, s’écouter, négocier.

  • « La différence ? Les gens économisent pour leurs opérations esthétiques. » La différence c’est que les gens dans le cas esthétique ont le choix, dans le cas de la santé : soit vous payez , soit vous mourrez.

    • Humm.. On voit que vous ne connaissez pas la médecine de l’intérieur. Au moins 50% des actes médicaux sont inutiles (renouvellement ordonnance et autres certificats). et dans les 50% qui restent, combien apporte un vrai gain en espérance de vie?
      Il faut le répéter, l’espérance de vie est corrélée au PNB/hab et beaucoup moins aux dépenses de santé.
      La médecine collectiviste française entraine gaspillage, pénurie, qualité médiocre et explosion des coûts.

      • Quid de Cuba ? L’espérance de vie aux USA est plus faible qu’à Cuba. En fait ma phrase va dans votre sens en partie : la première « médecine » sont les conditions de vie, d’hygiène et de nutrition : toutes des choses qu’on retrouve dans les pays riches. Aux USA, c’est effet richesse est contrebalancé par un accès aux soins médiocres pour les plus démunis, des taux d’obésité stratosphériques (battus par Israël et le Mexique notamment), des morts par overdose d’opioïdes extrêmement nombreux en raison d’une mauvaise prise en charge du problème. A contrario, le taux d’activité sportive aux USA est le plus élevé du monde.
        (Non, je ne glorifie pas Cuba, loin de là).

        • D’ailleurs, l’espérance de vie à Cuba est tellement supérieure que les Américains en grand nombre fuient l’enfer des USA et se pressent sur les côtes cubaines pour réclamer l’asile politique, économique et sanitaire.

          Non ? Tiens, c’est curieux !

          • Non ce n’est pas curieux… je dois vous expliquer que la vie à Cuba, c’est pas folichon ?

            • @Lépine
              Bonsoir,
               » je dois vous expliquer que la vie à Cuba, c’est pas folichon ? »
              Très certainement à cause de l’ultra-méga-libéralisme tendance néo, infestant cette île.

              • STF se lance dans le trollage…
                L’un des plus grands reproches que l’on peut faire à votre libéralisme, c’est sa tendance à l’universalisme et son rejet de tout ce qui ne serait pas libéral. Un désir d’exclusivité vorace. Comme une concurrence farouche avec euh… tout le reste (quoi que ce soit le « reste », définition très variable et très pratique). J’avoue m’amuser de voir des gens se réjouir dès que du « libéralisme » se manifeste quelque part, sorte de validation des thèses par l’occupation interstitielle des lois du saint-marché (pour faire plus clair : quand 2 personnes s’achètent et vendent des mandarines, vous rameutez le monde entier pour montrer qu’ils font du libéralisme). Pour faire encore plus clair : vous sélectionnez des faits efficaces pour dire que c’est du libéralisme et pour exclure tout le reste et vous oubliez encore et toujours un fait essentiel : une société est un système.

                • @Lépine
                  Bonjour,
                  « une société est un système. »
                  Non. Une Société c’est d’abord des personnes réunies en un groupe partageant des valeurs.
                  La société Renault est un groupe, pas un système. On parle du groupe Renault , pas du « système Renault ». Quand on parle de la Société française, on parle d’un groupe de personnes, des français, pas du système français.

                  « quand 2 personnes s’achètent et vendent des mandarines, vous rameutez le monde entier pour montrer qu’ils font du libéralisme). »
                  C’est un échange mercantile, du commerce, du capitalisme. Le libéralisme c’est que le vendeur de mandarines possède les mandarines, qu’il les vend s’il en a envie, au prix qu’il souhaite, il peut même les donner/offrir/distribuer sans faire payer, à qui il le souhaite, quand il le souhaite, et que celui qui veut les mandarines, peut les acheter à qui en vend, au prix qu’en demande le vendeur ou après négociations marchandes donnant sur un accord qui donne à l’acheteur la pleine possession/propriété des mandarines et qu’il peut en faire du jus de fruits, les revendre, les consommer, les laisser pourrir ou les donner à des cochons sans que cela ne regarde qui que ce soit d’autre, et surtout pas des personnes qui voudraient prendre une partie du paiement pour x raison, ou une partie des mandarines une fois achetées pour x et/ou y raisons.

                   » Comme une concurrence farouche avec euh… tout le reste  »
                  Oui, parce que « tout le reste » est en concurrence féroce avec la liberté et les droits individuels.

                  Je trouve étrange que pour quelqu’un se disant très porté sur la nuance, vous n’ayez pas décelé mon sarcasme.

                  • Mmmmh, moui… va pour votre sarcasme.
                    Sinon vous vous plantez totalement en disant que la société n’est pas un système : votre échange de mandarines n’a pas seulement un impact sur vous et votre acheteur. C’est un signal au marché, c’est un moment peut-être de convivialité, c’est une faveur peut-être… tous ces micros-échanges isolément ne sont pas grand chose, mais tout est imbriqué car nous sommes dans un système. Acheter, vendre, faire la pub, choisir, renoncer, découvrir de nouveaux goûts, de nouveaux produits, de nouveaux chemins, être influencé, influencé, etc etc… Votre paire de chaussette made in Vietnam n’est même pas à un bout d’un système et votre gros orteil à l’autre bout, car il y a la fourniture des matières, la culture du coton, etc, et le sac dans lequel vous jetterez vos chaussettes trouées.
                    Votre sarcasme cache mal votre très courte-vue (vous connaissant un peu, je soupçonne fort que cette myopie vous rassure beaucoup. Lieu de contrôle interne fantasmé).

                    • défintion de système :
                      « Ensemble abstrait dont les éléments sont coordonnés par une loi, une théorie.
                      Ex. : Le système astronomique de Copernic.

                      Ensemble de pratiques organisées en fonction d’un but.
                      Ex. Le système de défense d’un accusé. »
                      Un système c’est quelque chose ; une Société c’est des gens.

                      Vous avez écrit : « la société est un système » puis vous écrivez « nous sommes dans un système ». Etre un système et y être dedans sont deux choses différentes.
                      Intéressant votre exemple qui définit le système du cursus de ma paire de chaussettes. C’est le système que vous décrivez, système qui n’existe que parce des gens l’ont mis en place, s’en servent, dans des Sociétés différentes comme le Viêtnam, la France.

                      « (vous connaissant un peu, je soupçonne fort que cette myopie vous rassure beaucoup. Lieu de contrôle interne fantasmé). »
                      De la psychanalyse de bar… je passe.

                      « votre échange de mandarines  »
                      Ce n’est pas le mien, c’est le vôtre. Et c’est moi qui suis myope.

                      « je dois vous expliquer que la vie à Cuba, c’est pas folichon ? »
                      Vu votre « longue-vue », je me serais attendu à ce que vous développiez quelque peu en effet à un moment où un autre.
                      Cuba : Forme longue : République de Cuba. État insulaire communiste des Caraïbes.
                      Forme de l’Etat : République ; État communiste à parti unique.
                      C’est peut-être pour cela que ce n’est pas « folichon » Cuba, non ?

        • Cuba, c’est comme l’URSS. Ils mettent en avant la médecine pour glorifier le régime. Comme l’USRR qui était le champion de la conquête spatiale au détriment de du reste de l’économie.
          Mais il n’y a pas que la médecine dans la vie.
          En fait il n’y a pas de corrélation directe entre les dépenses de santé et l’espérance de vie, on dit qu’au delà de 7% de dépenses de santé/PNB, c’est du gaspillage.
          C’est comme l’état, un peu d’état c’est bien, trop d’état devient toxique.
          La seule dépense efficace est de rendre « gratuite » les soins périnataux ce qui fait baiser la mortalité infantile.

          • Aux USA, ce % est de 17% du PIB. Moitié public, moitié privé. En France, c’est 11,5%, dont 9% public, 2,5% privé. En Suisse, c’est 11%, dont 7% public, et 4% privé. A Cuba, c’est 11%, dont 10,5 public et 0,5% privé.

            • Les dépenses publiques ne valent rien ou pas grand chose; voir le fiasco des hôpitaux français qui ont le monopole du COVID avec des résultats catastrophiques, 4 fois plus de morts que la germany, c’est vrai comparez une audi et une twingo.
              Ce qui compte, ce sont les dépenses « en concurrence ». D’ailleurs les caisses allemandes sont pour partie privées structurées par les lands, en concurrence. En concurrence.
              Je n’ai jamais dit qu’il ne fallait pas dépenser + de 7%. J’ai dit que dépenser +de 7% est inutile. Comme rouler en Porsche pour aller faire ses courses, alors qu’une Twingo fait le job.
              Mais si les gens veulent consommer de la santé, c’est leur choix. Je peux vous dire que les gens adorent aller chez le médecin, le kiné, l’ophtamo. Faire sa petite prise de sang inutile tous les 6 mois, « Vous pouvez y aller, Docteur, j’ai une bonne mutuelle ».

              • « DES » gens adorent aller chez le médecin, oui (pour ça que le ticket modérateur existe) et d’autres repoussent encore et encore de se refaire une dent pourrie, une vieille fracture mal remise, un problème gastrique, etc etc, ce qui se répercute sur leur santé générale, sur leur santé au travail, sur l’absentéisme, sur leur employabilité, sur leur espérance de vie. Et qui sont-ils principalement ? Les plus démunis. Et c’est pour cela que je défends la médecine sociale et la sécu etc (sans remettre en question les nécessaires réformes et dés-administrations) : que personne ne soit réduit à choisir entre manger ou se soigner d’une affection grave.

                • Ah bon vous pensez que les plus démunis profitent du système actuel. Non c’est la nomenklatura française, les insiders qui profitent de la faculté ‘gratuite’ avec les bonne filières, de la santé ‘gratuite’ avec les bons services et les bonnes cliniques (le palmarès du point).
                  Les très riches vont à l’hôpital Américain, les riches dans les cliniques, et les pauvres atterrissent aux urgences et seront ‘soignés’ par un médecin du tiers monde.

                  • Vous avez dû louper la phrase « sans remettre en question les nécessaires réformes et dés-administrations »… je peux vous avoir un rdv chez l’ophtalmo pour juillet 2021 si vous voulez.
                    Mais au moins vous reconnaissez que le système de santé par segmentation sociale/de moyens est inefficace pour la majorité de la population.
                    Perso, dans ma petite Belgique, je n’ai jamais eu à me plaindre d’aller aux urgences pour suspicion d’AVC, pour me faire coudre 18 points de suture, ou pour autre souci qui m’a forcé à y aller en ambulance…

                    • « vous reconnaissez que le système de santé par segmentation sociale/de moyens est inefficace »
                      Non, c’est la promesse du socialisme d’égalité de traitement sans discriminations monétaires qui est en échec. Le libéralisme n’a jamais promis une égalité de traitement, le fameux « de chacun ses moyens, à chacun selon ses besoin », juste une meilleur allocations des ressources.

                    • « de chacun ses moyens, à chacun selon ses besoin » n’est pas une égalité de traitement, mais une équité de traitement.
                      La discrimination monétaire dans le secteur des soins est problématique car une pneumonie ne fait pas de distinction entre un riche et un pauvre, parce que les conséquences sont identiques pour l’un et pour l’autre (avec souvent une santé déjà plus précaire pour le plus pauvre). Certes, il faut différencier médecine de confort et médecine vitale, sans oublier la médecine de prévention : ces deux dernières devraient être le socle commun garanti à tous et toutes quelques soient les revenus.
                      Histoire vraie : ma belle-soeur a accouché hier de jumeaux à un peu plus de 7 mois de grossesses. Ils vont passer quelques semaines en couveuse. Je ne veux pas d’un système de santé où les parents devraient vendre leur maison pour payer le séjour à l’hosto, où les parents seraient en train de pester d’en avoir 2 au lieu de 1, en espérant à mi-voix que l’un deux meure, où les jumeaux seraient un « luxe » interdit aux plus démunis (eugénisme social, m’entends-tu ?).

                    • Ce que vous oubliez, Lépine (dernier message), c’est que dans un monde libéral, il y aurait des quantités de gens comme vous, généreux, attentifs à autrui (votant socialiste, mais c’est une autre question), qui s’empresseraient d’aider financièrement la personne atteinte de pneumonie, ou le couple venant d’hériter de deux bébés pour le prix d’un. Dès lors, où serait le problème ?
                      Ah, j’oubliais : les gens tenant votre raisonnement, dans les faits, aident très peu leur prochain dans la mouise : en revanche, ils sont très forts pour compter sur l’argent des autres, pris de force, pour ce faire.

                    • Bonjour Jacques B. Pouvez-vous refaire un commentaire intelligible svp ? Au final, on ne sait pas si ce sont les socialos dans le monde libéral qui aideraient leurs prochains ou quoi…
                      Sinon, comme souvent, vous m’accusez gratuitement de trucs sortis de votre imagination 🙂 et totalement faux… Difficile de vous corriger sans avoir l’air de frimer sur ma bienveillance et ma générosité.. et fort inutile sans doute.

                • @Lépine
                  Bonsoir,
                  « Et c’est pour cela que je défends la médecine sociale et la sécu etc (sans remettre en question les nécessaires réformes et dés-administrations) : que personne ne soit réduit à choisir entre manger ou se soigner d’une affection grave. »
                  Autrement, au lieu de travailler et manger, on peut instaurer les tickets de rationnement, non ? Ainsi, on ne choisit plus rien.

                  Et c’est pour cela que je défends la médecine sociale et la sécu etc (sans remettre en question les nécessaires réformes et dés-administrations) »
                  « médecine sociale » comme pour tout ce qui est précédé du terme « social », la médecine n’est dès lors plus de la médecine.
                  La seule réforme à mettre en place est l’ouverture à la concurrence de la Sécu avec abandon de ses prélèvements obligatoires. La sécu, en tant qu’entité publique, ne devrait avoir comme rôle que la seule attribution du numéro de sécurité sociale.

                  Pour information, l’Etat français, sur les 10 dernières années, a englouti plus de 100.000 euros sur les seuls salaires complets (Coût Total Employeur) d’un smicard, dont une bonne partie pour la santé justement… sauf qu’il ne paie pas pour la sienne là : il paie pour les frais de santé des autres. Et en plus, il doit prendre une mutuelle pour lui. Ces frais de santé ne cessent d’augmenter, les prélèvements obligatoires aussi, et ce à quoi à droit [vu qu’il est dit que la santé est un droit, donc que quelqu’un quelque part à un devoir de soin, de laisser soigner] le smicard est de plus en plus restreint. Oui, lui, il repoussera ses soins dentaires, ses soins gastriques, et autres si ce n’est pas plus dérangeant que cela : il préfèrera mettre du carburant dans son véhicule, mettre à manger sur la table, payer son logement et les frais y afférant.
                  Les plus démunis, (peut-être pas les sans-abri), ont la sécurité sociale plus la Couverture Mutuelle Universelle, ne paient rien du tout.
                  Les étrangers illégaux (en « situation irrégulière » d’après le descriptif), d’autres « démunis », bénéficient d’aides nommées Aides Médicales de l’Etat dont le montant a atteint 130 milliards d’euro l’an dernier, soit près de 12% de tout ce que l’Etat a ponctionné aux français la même année. (L’Aide Médicale de l’État, est une prestation sociale en France principalement destinée à prendre en charge les dépenses médicales des étrangers en situation irrégulière sur le territoire français.)

                  Mon dentiste voyant quelques dents cassées, alors que ma bouche était anesthésiée, me dit qu’il n’était pas possible en France de voir des gens repousser les soins dentaires, et que la santé en France était gratuite. Je n’ai pas pu lui demander, du fait de l’anesthésie, si lui, travaillait gratuitement, et si je pouvais quitter son cabinet sans honorer la facture. Je pense qu’il m’aurait dit : « Non ! » de façon assez sèche. La secrétaire m’a bien donné une facture.

                  • AME plutôt 1.3 Md€ ce qui est pas mal 😉

                    • @gillib
                      Bonsoir,
                      Certes, ce n’est pas mal. Et vous avez raison. Je ne trouve plus d’où me viennent ces 130 milliards. Au temps pour moi.

                  • Au moins nous sommes d’accord sur le fait qu’il est heureux que les plus démunis n’aient que très peu à payer. Et nous sommes d’accord sur l’importance des réformes. Mais ce que vous désirez mènera à une médecine à deux ou trois vitesses encore pire qu’aujourd’hui et un renchérissement des soins pour tous.
                    Je ne vois pas en quoi la médecine ne peut pas être sociale…

                    • @Lépine
                      Bonsoir,
                      « Au moins nous sommes d’accord sur le fait qu’il est heureux que les plus démunis n’aient que très peu à payer.  »
                      Je ne vois pas où vous avez pu lire un accord entre nous sur ce sujet.
                      Dans votre vision d’égalité, ou d’équité, je ne vois pas comment vous pouvez justifier que les riches paient plein pot, et que les pauvres ne paient rien. S’il y a égalité, soient les riches et les pauvres paient la même somme pour les mêmes soins, soient ils ne paient rien du tout, les autres et les autres. Si personne ne paient rien, alors le personnel médical se retrouve à soigner pour aucun salaire. En France, il est le moins bien rémunéré de l’OCDE.
                      La facturation des actes de soins plus ou moins vitaux devrait être du seul ressort des praticiens.
                      Une anecdote d’une collègue de l’Education Nationale, à tendance socialiste, me racontant sa péripétie lors de son voyage dans un pays en développement d’Afrique, pendant lequel son enfant s’était blessé et nécessitait une dizaine de points de suture. Aucune prise en charge là-bas, et très peu de soignants capables de faire ces points de suture. Elle a trouvé un médecin qui lui a facturé son travail. Elle était outrée d’avoir dû payer pour des soins. Elle pensait qu’en plus, son mari et elle venant de France, le médecin avait un peu chargé la note (ce qui était probablement le cas, occidentaux = riches). En le racontant, elle ne s’est pas rendue compte qu’elle avait en fait payer le vrai prix des soins, et qu’elle était du côté des riches qui paient pour les autres. Un médecin n’est pas un équipier McDo, ils n’ont pas le même domaine de compétence ni les mêmes niveaux d’étude. En 7 ans de restauration rapide, je n’ai pas eu comme coéquipier un seul étudiant en médecine. Médecine, c’est quand même bien plus pointu : Bac+7 pour un généraliste.

                      La Sécurité Sociale ne soigne personne : ce n’est pas un hôpital. C’est une structure étatique instaurée pour lever de l’argent. Elle est supposée nous rembourser nos soins et nos médicaments, mais elle rembourse de moins en moins les médicaments ainsi que les soins, qu’ils soient hospitaliers ou non. Par contre, les prélèvements obligatoires, camouflés en « cotisations sociales », ont augmenté.

                      « Je ne vois pas en quoi la médecine ne peut pas être sociale… »
                      Tout simplement parce que la médecine est et doit demeurer médicale. Tout ce qui est suivi de « social » est voué à être dénaturé comme le sont « la justice sociale », « la paix sociale », « les droits sociaux », etc…

                    • Vous me confusez…
                      Déjà vous allez loupé ma phrase plus haut sur le « pour ça que le ticket modérateur existe ». J’ignore le nom en France, mais c’est la quote-part qui reste à payer de la poche du patient. Et c’est un indispensable ! Sinon les abus sont faciles, voire encouragé. C’est le même principe qu’une franchise dans une assurance.
                      Pour votre question sur « riches payent plein pot mais pas les pauvres »… ben.. vous qui voulez privatiser, vous êtes au courant que c’est exactement ce qui va se passer ? Gillib l’a dit dans un autre commentaire : « les très riches vont à l’hopital américain, les riches à la cliniques, les pauvres aux urgences ». Ben la privatisation va exacerber cela et enlever des milliards de moyens aux hôpitaux pour monsieur et madame Tartempion..
                      En Belgique, chaque hôpital publique facture au minimum 100% du montant (voir qui paye au final : mutuelle, patient (ticket modérateur), assurance). Ya des hôpitaux plus réputés, à Bruxelles, Gant, Anvers, etc qui facturent 200 à 400% ces mêmes prestations. La mutuelle intervient que sur les 100%, le reste à charge du patient ou son assurance. Cerise sur le gâteau, si vous choisissez une chambre particulière, le malheureux thermomètre dans votre arrière-train sera facturé double prix. Comme vous le voyez, il existe déjà une différence entre riches qui payent plein pot (par choix bien souvent) et autres personnes lambdas.
                      Bref… j’y pensais tantôt : d’un côté, la santé pourrait être vu comme une fonction régalienne de l’état comme la défense. Mon corps est attaqué par une maladie, l’état paye mes soins. Comme si mon intégrité physique était attaquée par l’état voisin… ALORS NON (majuscules indispensables mais inutiles…) je ne veux pas d’une santé administrative lourdingue, tatillonne, inefficace, ni des docteurs fonctionnaires, des infirmières nommées, etc etc… mais je resterai toujours sur mes positions qu’une partie vitale, basique, essentielle de la médecine doit être accessible à tous quelques soient leurs moyens. Car on ne choisit presque jamais d’être malade, de se casser une jambe, de se prendre un virus, de choper une crasse parce que le voisin balance des produits dans son jardin ou casse ses plaques d’amiante un jour de vent.
                      Et ayant une confiance inférieure à 0 dans les assurances santé privées (bien que j’en ai une) de par leur rapacité, leur malhonnêteté, leurs mensonges, je pense que l’Etat est une solution plus rassurante. Au moins dans ce domaine… N’étant pas étatiste ni socialiste (rappel indispensable mais inutile…), faut pas lui en demander trop.

                    • @Lépine
                      Bonsoir,
                      La santé n’est pas du régalien. L’Etat n’a pas à vous fournir des soins payés par de l’argent qu’il prélève de force à autrui. Votre santé est votre responsabilité.
                      Si vous voulez avoir le plus de chances de pouvoir vous payez des frais d’hôpitaux, il vous faudrait demander à votre gouvernement d’arrêter de vous appauvrir en prétextant enrichir les pauvres, ce qui ne se produit jamais.

                      « Et ayant une confiance inférieure à 0 dans les assurances santé privées (bien que j’en ai une) de par leur rapacité, leur malhonnêteté, leurs mensonges, je pense que l’Etat est une solution plus rassurante. »
                      Pourquoi les assurances santé pour les personnes seraient moins efficaces, plus rapaces, que celles… pour les animaux ?
                      Il existe des assurances pour les animaux de compagnie qui prennent en charge tous les frais médicaux, soins lourds inclus. J’ai dû faire passer un scanner à ma chienne l’an dernier. Il m’a fallu faire 3 heures de route. Le scanner coûtait à lui seul 500 euro. (C’est 750 pour les chiens de grande taille) La note finale pour la journée dépassait les 900 euro. La vétérinaire, adorable au possible, a fait sauter plus de 200 euro de prestations de la note. La note a été payée dans l’intégralité en 3 fois sans passer par une assurance, amabilité commerciale du cabinet vétérinaire dont j’étais un client inconnu.
                      J’ai vu chez mon vétérinaire, des maîtres d’animaux de compagnie atteints de cancer, venir en consultation, recevoir des soins pour cancer, ou subir une intervention chirurgicale et repartir sans débourser un euro grâce à leur assurance.
                      Le scanner l’an dernier a décelé un cancer fulgurant chez ma chienne. La véto lui donnait « quelques semaines à 2 mois. » Elle a tenu 8 mois. Son traitement pour ralentir la progression n’était pas très onéreux.
                      Certes, comme le dit Sellig dans son sketch sur les animaux de compagnie, il y a des vétos qui « mangent l’argent ». Pas ceux que j’ai connus.
                      Je n’ai pas, dans mes connaissances, quelqu’un qui ait vu un médecin lui dire « C’est pour moi. » (dixit la vétérinaire du cabinet vétérinaire où ma chienne a passé son scanner quand elle a fait sauter des prestations) en lui présentant la note.
                      J’ai aussi des doutes sur les assurances et les assureurs pour des mauvaises expériences vécues par de la famille, ou des collègues de travail. Les assureurs sont toujours très réticents à lâcher des euro. Etrangement, ceux qui assurent la santé de leurs animaux, et qui ne la font pas supporter à autrui, sont satisfaits.

          • Dans les années 70, l’espérance de vie en URSS à commencé à baisser. La priorité de l’état a été sous Gorbatchev la lutte contre l’alcoolisme. Comme c’est curieux.

        • Cuba étant un pays communiste, les données concernant la santé et la longévité sont pour le moins douteuses. Il est vrai que les cubains ne risquent pas l’obésité vu leurs salaires et la pénurie alimentaire qui règne dans ce pays. Pour ce qui concerne les hôpitaux, j’ai eu l’occasion de voir un reportage d’une équipe de France Télévision filmant dans la campagne dont une membre est tombé malade et qui fut obligé de se rendre à l’hôpital le plus proche. Le bâtiment était dans l’état de délabrement qu’on constate dans les quartiers populaires de la Havane, sans équipement médical et dépourvu de médicament. Elle fut obligé de rejoindre la capitale et de payer pour être admise dans l’hôpital réservé aux touristes et dignitaires du régime. Vous avez sûrement entendu parler du village Potemkine en Russie. Il en est toujours de même dans les pays communistes. On présente aux touristes des hôpitaux et des fermes modèles impeccables, mais ce ne sont que des vitrines pour gogos, car exemplaire unique de propagande destiné à tromper!

        • Faut tester. C’est pas facile vu qu’il y a des hôpitaux pour les dirigeants et les touristes et ceux pour le peuple. Ma fille a testé pour quelqu’un qu’elle accompagnait, ça n’était pas grave certes, mais la réponse hospitalière était très moyenne, diront nous. Je connais d’excellents médecins cubains … à Paris et à Miami.

          • On ne critique pas les médecins qui sont bien formés, mais le soi-disant extraordinaire système de santé avec ses hôpitaux miteux dépourvus de médicaments. Et le seul hôpital valable est celui cité dans le reportage!

        • « taux d’obésité stratosphériques (battus par Israël et le Mexique notamment) »
          Hum…
          USA : 18ème position
          Mexique : 32ème
          Israël : 55ème, et pour y vivre, je peux vous garantir que la vraie obésité, telle qu’on la comprend en langage courant (pas l’embonpoint, même marqué, ce qu’est un IMC de 30), est rarissime.

          https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_taux_d%27ob%C3%A9sit%C3%A9

          • Ah flûte… j’ai tapé de mémoire ces deux pays, mais j’ai confondu alors avec un autre indicateur… Vous avez entièrement raison.

      • Le coût exorbitant de la santé aux USA vient de ce que les praticiens qui ne veulent pas faire faillite sont bien obligés de répercuter le montant extravagant de leurs assurances (malpractice insurance).
        Le moindre raté donne lieu à des procès et indemnités d’autant plus grasses que l’avocat se rémunère au pourcentage.
        Chaque pays est affligé de ses parasites: eux c’est la profession d’avocats, nous c’est Bercy …
        Obama qui connaissait parfaitement ce phénomène n’a jamais osé s’attaquer à la toute puissante corporation des lawyers et a préféré une solution socialiste qui ne résoud pas du tout le problème de surcoût mais l’étale sur ceux qui peuvent payer pour les autres.

      • Exact. L’espérance de vie est corrélée au niveau de vie.

    • Vous ne mourrez pas, vous serez soigné et la clinique va vous envoyer la facture de l’opération qui vous a sauvé la vie, facture que vous mettrez un point d’honneur à régler dans les délais puisque vous êtes un honnête citoyen correctement éduqué qui paye ce qu’il doit et qui travaille dur pour cela.

      C’est d’ailleurs dans le but de couvrir le risque financier que vous avez préalablement épargné ou acquis une assurance santé auprès de votre assureur préféré. Ainsi, personne ne se verra contraint d’entamer une pénible et regrettable démarche de saisie de vos revenus, de votre épargne, de votre voiture ou de votre logement pour vous contraindre à rembourser votre dette.

  • Une évidence que peu osent rappeler,il a été tout simplement le premier président noir des USA ,tant mieux pour lui et pour eux mais cela ne suffit pas de capitaliser la-dessus ,quoique pour ses droits d’auteur si finalement.

    • Noir, noir… Je sais la funeste One-drop rule.

    • @PCC
      Bonjour,
      « il a été tout simplement le premier président noir des USA, tant mieux pour lui et pour eux »
      Pas si « tant mieux pour eux » que ça finalement.
      Avec ses deux mandats, il n’a pas contribué à améliorer la vie des américains noirs de Detroit, Chicago, Washington D.C ou de Baltimore.
      Sans compter sur sa femme Michele qui explique le « white flight » en prenant pour exemple leur vie, quand ils sont partis du quartier un peu défavorisé de Chicago de leurs débuts pour un autre, blanc, calme, avec de meilleures écoles, qui s’est dégradé à l’arrivée de noirs américains (ses mots), qu’ils ont quitté pour finir dans une villa haut de gamme dans un quartier résidentiel essentiellement blanc. Ce que font d’ailleurs tous les américains noirs provenant du « hood » ayant eu du succès, des rappeurs aux sportifs professionnels en passant par les acteurs.

    • Métis, pas noir.

      • Candace Owens ne cesse de dénoncer les démocrates qui n’ont rien fait pour aider les noirs et hispaniques. Ainsi que les Black Lives Matter qui se trouvent des excuses dans le soi-disant racisme. Obama, Oprah Winfrey et le général Colin Powell ont démontré qu’être noir n’est pas un handicap. Ce sont les voyous noirs qui pourrissent la vie de leurs compatriotes noirs. Mais plus de la moitié de la communauté a rejoint la classe moyenne.

  • Un ancien président qui se moque du physique d’un autre ancien président : Il est évident que le personnage n’est pas aussi gentil que celui que les médias nous ont vendu.

  • Dommage que l’auteur n’ait pas rappelé le scandale des Américains abandonnés et tués en Libye. Parmi eux se trouvaient des navy seals. Récemment, Obama a souhaité envoyer des navy seals pour déloger Trump de la Maison Blanche si nécessaire. Vu son passif, Obama ferait mieux de se demander qui les navy seals vont réellement expulser, le jour où ils seront vraiment énervés.

  • Il faudrait ajouter les guerres initiées ou poursuivies par Obama, au contraire de son successeur.
    Après un tel article, difficile de comprendre la phrase:  » on se rend vite compte que les 44e et 45e présidents des États-Unis ont beaucoup en commun, « 

    • Il est désormais connu que certains généraux du Pentagone ont sciemment menti à Trump pour désobéir à ses ordres de retraits de troupes positionnées à l’étranger. Comme l’illustre la fraude électorale, la démocratie US est malade de son marécage putride et la cure nécessaire va demander encore beaucoup de temps.

  • Et Trump présidera sur la pire période économique de l’histoire des USA. A ceux qui diront, il y a eu le Covid, j’espère qu’ils auront la même intelligence sur le fait qu’Obama a hérité de la 2ème pire crise économique à l’époque mais j’en doute quand je vois cet article

    • Comparaison inappropriée. Obama est arrivé comme une fleur APRES la crise et a profité sans effort du rebond naturel. Trump au contraire a pris la covid en direct (comme W Bush d’ailleurs).

      Allez, on va dire qu’il fallait la tenter, hein.

    • @Fred31
      Bonsoir,
      Avec deux mandats, soient 8 ans, il n’a pas pu faire mieux qu’un autre président de 192, qui a vu les U.S.A sortir d’une crise en deux ans sans qu’il n’intervienne. C’est écrit dans l’article.

    • Ce ne sont pas les présidents qui créent les emplois et les richesses. Par contre on sait qu’une diminution des impôts et des nuisances étatiques boostent la croissance et la création d’emplois!

  • Obama est aussi un défenseur acharné de la peine de mort, comme Clinton.

    • @Vavoum
      Bonsoir,
      La peine de mort n’était pas très appliquée avant son abolition. La dernière exécution date de 1977, soit 4 ans avant.
      La peine de mort devait être abolie mais il devait rester la perpétuité réelle… laquelle est inexistante en France, sauf exception de condamnés pré-abolition. Avant l’abolition, la perpétuité réelle ne l’était pas vraiment.

      • La perpétuité existe toujours en France, mais pour les victimes seulement.
        Quand une fille est violée et tuée par un multirécidiviste ayant 11 viols à son actif, on peut dire à minima que les juges gauchistes ont été complice du meurtre.

        • @Guillaume P
          Bonsoir,
          +1
          De même pour la peine de mort, Alain Bauer dit aussi qu’elle existe toujours, s’étant déplacée sur les victimes.

  • Sauf que si tout cela explose, on dira que c’est la faute à Trump… Espérons que ça saute en fin de mandat de Biden, qu’on rigole 😀

    • @maniaco
      Bonsoir,
      Cela fait des mois que ça chauffe, voire brûle littéralement dans certaines grandes villes américaines du fait des antifa et de BLM, tous 2 soutenus par les démocrates.

  • Donc, de toute évidence, les USA vous ne vous en foutez pas du tout.?

  • Obama?
    Un parvenu, prétentieux
    et cupide donnant des leçons à tout le monde utilisant sa couleur de peau pour exister et interdire toutes critiques!

  • Vous avez oublié les expulsions de migrants. Oui, Obama aussi ^^

    • Il en a expulsé plus que Trump, et les enfants en cages c’était déjà en son temps! Autre mensonge démocrate qui reprochent aux autres leurs propres vilenies!

      • C’est pour ça que je dis: selon que vous êtes franc ou hypocrite, le tribunal médiatique vous jugera coupable ou innocent.
        Peu importe que vous soyez corrompu ou pervers jusqu’au trognon, si vous parlez beau et présentez bien, vous serez l’idole des journalistes. Et si vous êtes Trump, bah vous serez haï ^^

  • question posée en 1918 au général de Castelnau, ancien vainqueur de la Trouée de Charmes, sauveur de Nancy et de Verdun et commandant du groupe d’armée de l’Est :

    – « mon général, pourquoi n’écrivez-vous pas vos mémoires ? »
    – « je n’ai rien à me reprocher ».

  • Et vous allez en faire quoi de vos Yens?

  • « Vivement le yen !! »

    Au classement du PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat, la Chine est 82ème en dessous de l’Irak (80), du Botswana (74), du Mexique (69) et de la Roumanie (62).
    Les USA sont 13ème, la Suisse 10ème.
    .
    一路顺风 同志 ! (Bon voyage Camarade!)

  • « les 44e et 45e présidents des États-Unis ont beaucoup en commun, et avec leurs prédécesseurs : des seigneurs de guerre »

    Oui, mais non. Si Obama détenait le record du président le plus belliqueux, Trump c’était l’inverse.

  • @Ionbled
    Bonsoir,
    Le Yen est la monnaie japonaise.

  • Étrange que l’auteur cite le 10è amendement et se réjouisse ensuite de Obgerfell v. Hodges … Aux États-Unis, cela devrait plutôt être à chacun des 50 états d’autoriser ou non le mariage homosexuel, et non à des juges progressistes de la Cour Suprême de décider pour l’ensemble des états et de leurs habitants …

  • Les commentaires sont fermés.

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