Détester les hommes, une affaire publique ou privée ?

À suivre le rythme du nouvel esprit de notre société, à mépriser le bon sens au profit d’idées animées de rage folle, le débat risque de se réduire à un syllogisme implacable, de plus en plus serré, réducteur et stérile.

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Détester les hommes, une affaire publique ou privée ?

Publié le 13 octobre 2020
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Par Louise Alméras.

Récemment, la presse relayait la parution de deux essais de femmes exprimant clairement leur haine des hommes et qui ont immédiatement soulevé des salves de réprobation. Menaces de mort pour l’une, levée de boucliers pour l’autre, laissant entendre que la liberté d’expression a ses limites. À l’heure où les propos extrêmes, s’ils ne sont pas politiquement acceptables, sont filtrés et censurés, que penser de la liberté d’expression aujourd’hui ? Est-elle la même pour tous ? 

Le journal Libération publiait le 1er octobre un article intitulé : « Pauline Harmange, elle, les hommes, elle les déteste », pour évoquer l’essai de l’auteur intitulé Moi, les hommes, je les déteste. Dans le même temps, Alice Coffin, journaliste et militante LGBT, cofondatrice de la Conférence européenne lesbienne et de l’Association des journalistes LGBT, publiait Le génie lesbien, un pamphlet contre les hommes et les hétérosexuels en général, c’est-à-dire beaucoup de monde.

Caroline Fourest elle-même en déplore le manque de nuance et de finesse. Mais la question ici n’est pas vraiment de savoir si les deux femmes ont exprimé de manière assez juste la pensée d’un mouvement, à savoir le « lesbianisme politique ».

Ces deux femmes ont tous les droits de penser et d’écrire ce qu’elles veulent. Surtout celui d’être en colère. Cela serait moins trouble si elles s’exprimaient à titre personnel. Ce n’est pas le cas, elles le font au nom des lesbiennes, si ce n’est au nom de toutes les femmes, à en juger l’idéal de Pauline Harmange : « Je fais de la sororité ma boussole ». Cela n’est évidemment pas sans conséquence.

« Tu n’es pas heureux car tu ne sais pas qui tu es »

Nous l’avons bien compris, ce XXIe siècle va plus loin encore dans le mouvement entamé sous l’inspiration des philosophes des Lumières. La liberté et le droit évoluent chacun de leur côté, parfois main dans la main, parfois en sens contraire. Si bien qu’après la vague justifiée ou non (là n’est pas le propos) des dénonciations d’abus sexuels des hommes sur les femmes, place au droit des lesbiennes.

Il semble qu’à la suite de cette évolution culturelle le mouvement lesbien a assimilé son combat pour la reconnaissance des femmes qui aiment les femmes à celui des femmes victimes des hommes. Ce qui n’est pas la même chose.

Le phénomène d’ordre public qu’est devenu le symbole de MeToo, mué en cause universelle, ne peut s’assimiler à une cause d’ordre privé comme l’homosexualité féminine — qui n’est donc pas une cause à brandir, surtout au XXIe siècle : c’est-à-dire le choix de son orientation sexuelle.

Sauf à ce que l’on considère que les deux auteurs se présentent en victimes, puisque cette misandrie a comme source « l’omniprésence masculine, bruyante et nuisible » chez Pauline Harmange ; ou quand Alice Coffin déclare : « Je n’ai pas de traumatismes à livrer que celui induit par le spectacle quotidien du comportement des hommes. »

À ce rythme-là, chaque membre de l’humanité est victime. Et c’est bien à cette position de victime qu’elles s’attachent. Puisqu’au-delà de l’expression de leur pensée, elles exposent une façon d’être : exister contre l’autre ou le tuer pour exister, l’homme en l’occurrence, surtout s’il est hétérosexuel.

Ce n’est pas tant de leur propos dont nous devrions nous méfier, ni de la liberté qu’elles bafouent. Plutôt du manque de leur propre liberté et de la détresse qui en découle, jusqu’à ne plus savoir dire Je. Socrate écrivait avec sagesse : « Tu n’es pas heureux parce que tu ne sais pas qui tu es ». Qui sont-elles donc alors ?

Détester les hommes, le dire et… mourir ?

Alice Coffin déclare ouvertement qu’elle « n’écoute plus de musique composée par des hommes, ni ne lit de livres écrits par des hommes, ni ne regarde de films réalisés par des hommes ». Et d’ajouter plus radicalement encore qu’il faut « les éliminer de nos esprits, de nos images, de nos représentations ». Elle assène même : « Il ne suffit pas de nous entraider, il faut, à notre tour, les éliminer. » Un petit génocide fictif et littéraire, en quelque sorte.

De son côté, Libération estime « jubilatoire » et se lisant « d’un trait » les relents revanchards et plein de mépris de Pauline Hermange qui écrit : « Quand je doute, je repense à tous ces hommes médiocres, qui ont réussi à faire passer leur médiocrité pour de la compétence, par un tour magique de passe-passe qui porte le nom d’arrogance. » Ou bien encore : « Détester les hommes est notre droit le plus strict. C’est une fête. »

Elle utilise ici le même mode opératoire qu’elle déplore chez les hommes, tels que l’appel à la destruction, à l’indifférence, au mépris. Ce même comportement que les hommes ont payé au cours de la longue vague MeToo. Pauline Harmange quémande même le droit d’être « méchante », « vulgaire » et « égoïste ».

Alice Coffin traite les hommes « d’assaillants » et donne le conseil suivant aux jeunes femmes : « Soyez exigeantes, devenez lesbiennes ! Ou du moins, apprenez à vous passer du regard des hommes. »

Leurs propos n’ont ouvertement pas vocation à être concrétisés. Mais Kant avait déjà alerté sur les dérives de la liberté d’expression, à commencer par un respect d’autrui non négociable. Le droit à la haine est-il un droit ? Pouvons-nous en toute liberté appeler à éliminer les hommes, fût-ce par la pensée, surtout quand les auteurs se revendiquent d’un combat politique ?

Peu importe, puisqu’à vouloir tuer la moitié de l’humanité, elles en viendraient simplement à mourir elles-mêmes, étant donné qu’elles construisent leur combat majoritairement en réaction au regard des hommes.

À l’Antigone éternelle

À suivre le rythme du nouvel esprit de notre société, à mépriser le bon sens au profit d’idées animées de rage folle, le débat risque de se réduire à un syllogisme implacable, de plus en plus serré, réducteur et stérile.

Nous pouvons être empêtrés dans nos contradictions, l’histoire des luttes en est nourrie d’exemples, être piégés par nos blessures, l’histoire humaine en est remplie, mais nous devons garder à l’esprit que le débat public doit être supérieur au débat individuel. Parce qu’il est orienté au bien commun, et pourrait même en être la source.

Et si ces femmes ne savent pas qui elles sont, et ne veulent pas aider les autres femmes à gagner véritablement leur identité dans le monde, peut-être ces mots de Romain Rolland adressés À l’Antigone éternelle pourront les éclairer, et nous toutes avec elles.

Le plus pressé n’est pas la conquête des droits politiques. Le plus pressé est la conquête de vous-mêmes. Cessez d’être l’ombre de l’homme et de ses passions d’orgueil et de destruction. […] Faites la paix en vous d’abord ! Arrachez de vous l’esprit de combat aveugle. Ne vous mêlez pas aux luttes. Ce n’est pas en faisant la guerre à la guerre que vous la supprimerez, c’est en préservant d’abord de la guerre votre cœur, en sauvant de l’incendie l’avenir, qui est en vous. À toute parole de haine entre les combattants, répondez par un acte de charité et d’amour pour toutes les victimes. Soyez, par votre seule présence, le calme désaveu infligé à l’égarement des passions, le témoin dont le regard lucide et compatissant nous fait rougir de notre déraison ! Soyez la paix vivante au milieu de la guerre, l’Antigone éternelle, qui se refuse à la haine.

 

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  • mais ce genre de femmes peut aussi applaudir les lois contre la haine de certains groupes..

    là est le problème..

    ce qui choque chez les féministe est à mon avis que cette aveu de haine casse le narratif que la haine justement est le problème..
    la haine peut poser des problèmes..mais certainement pas causer de crimes…

    on va répéter que les lois sexistes ou raciales sont été abolies par des sociétés encore sexistes ou racistes..parce que les gens ont beau être racistes ils peuvent avoir le sens de la justice..

    • Zemmour aurait dit sur les femmes le dixième de ce que Coffin dit sur les hommes, il serait au tribunal. La liberté d’expression serait-elle à géométrie variable dans ce pays ?!…

      • Oui : totalement , in-égalitairement, juridiquement, crapuleusement, journaleusement, politiquement, Ecologiquement, Syndicat magistraturement, etc ….

      • Bien sûr et ce depuis longtemps! Sartre et BHL sortaient des conneries sans que cela ne choque nos intellectuels.

    • Cela ne casse rien du tout dans les têtes de moineaux qui approuvent ce genre de discours: cela ne fait qu’apporter de l’eau au moulin intersectionnel, avec la haine commune comme seul point de rapprochement. Je rappelle qu’ils sont assez pervers pour changer le sens des mots quand ça les arrange: ainsi le sexisme ne peut blesser les hommes, ni le racisme toucher les « blancs ».
      Je suis avec une attention toute particulière ce qui se passera aux US, car l’émergence de véritables pogroms avec la bénédiction d’une partie de l’Etat, est de mauvais augure.
      Si la haine en tant que sentiment n’est pas un problème, sa reprise en chœur – de louange ou de condamnation- par le monde consanguin des media, politiques, fonctionnaires, avec une géométrie variable qui pénalise telle haine et excuse telle autre, avec un ou des groupes désignés de façon quasi officielle comme cible à abattre ou comme idole à protéger voire encenser… Ça c’est un gros problème. IMHO.

    • Effectivement le 12 septembre 2011 des cons sautaient de joie devant une fac a Montpellier.
      Et des millions de minor … sont resté silencieux !
      Le problème n’est plus marginal, on parle en millions de dégénérés divers !

  • Les livres sur le féminisme aux USA, dans les années ’60, avaient une forte composante lesbienne anti-mâles, partiellement basée sur des abus sexuels subis par les écrivaines.
    Le thème de la revanche ( Thelma et Louise en 1991 ), amplifié en 1993 par l’affaire Lorena Bobbitt, qui, ayant coupé le pénis de son violeur de mari, avait donné des idées de castration de l’ensemble des mâles à pas mal d’américaines
    Ces livres ne me paraissent guère plus choquants, seulement inscrits dans une continuité

    • Le gros problème de Coffin, c’est qu’elle est moche, mais vraiment moche ! Même en homme, elle resterait moche. C’est dire ! Et les moches n’ont jamais le même poids dans l’espace public que les belles personnes : à compétence égale, ils sont moins payés ; dans une discussion, ils sont moins suivis ; en politique, ils obtiennent moins de voix (Hollande le savait, face à Macron il ne pouvait gagner)…
      Alors que les moches doivent faire des efforts surhumains pour se faire accepter par le reste du monde, en dévoilant par exemple des trésors de gentilesse (un moche gentil, ça passe), Coffin, elle, ne fait aucun effort et de fait sa laideur physique ne fait que traduire celle de son âme.

    • L’avis d’une Lesbienne sur le feminisme est hors sujet.
      Demanderiez vous conseil a un « Végan » pour acheter une escalope ?

  • Alice Coffin vient de se faire virer de l’Institut catholique où elle professait. Elle se fait désormais passer pour une victime. Pourtant la fréquentation de cette sphère aurait du lui faire comprendre que : – qui a tué par la Cancel culture périra par la Cancel culture !

    • En français on dit quoi ?
      La question est plutôt : Comment l’institut catholique a engagé la « Donzelle » sans voir qu’elle était bizarre… vous avez dit bizarre ?

      • Elle était déjà bien militante quand elle a commencé à y donner des cours. L’Institut était forcément au courant. Elle devait leur servir de caution morale à la rubrique « Voyez comme le catholicisme est tolérant envers les brebis égarées, nous leur offrons même le couvert »

  • L’outrance de ces Amazones modernes n’est pas dénuée de fondements. Les hommes ont bien façonnés un monde de domination, de prédation. L’homme est par essence conquérant et guerrier (bien qu’il soit aujourd’hui pratiquement émasculé), mais lui faire une guerre haineuse jusqu’à l’extinction devrait générer de nouveaux problèmes insolubles. C’est tout simplement contre-nature.

    • Ne les comparez pas à des Amazones, fières guerrières avec un vrai sens moral et surtout pas un esprit génocidaire !
      Par contre, vous pouvez les comparer à des SS Nazis sans problème 😉

    • L’évolution a taillé des hommes combattant pour faire face à la violence de la nature et prédateur pour alimenter le nid qu’ils protégeaient par ailleurs.
      .
      Nid occupé par des femmes qui n’avaient plus qu’à ouvrir le bec, la mortalité des hommes a toujours été plus élevée.
      La raison est très simple : une femme qui s’exposait au danger et disparaissait donnait un déficit de 6-10 naissances pour la tribu alors que n’importe quelle paire de testicules pouvait remplacer une. Les tribus qui se sont amusées avec l’égalitude ont été rayées de la carte par la sélection naturelle.
      .
      Dans une utopie, ce serait amusant d’enlever tout ce que les hommes produisent et de laisser ces femmes-là entre elles pour s’occuper de tout histoire de bien rigoler.
      Le risque, le combat, c’est l’innovation les gains accrus, mais aussi l’incertitude, les travaux durs ou dangereux et la mort…
      En bref, ce sont des délires de bourgeoises nanties.

    • L’homme est avant tout bâtisseur et protecteur.

  • Ça a commencé par « Du passé faisons table rase », un vers dans une chanson à l’allure généreuse, qui promettait des lendemains qui chantent même si le ton semblait un peu excessif. Et ça s’est terminé à Tuol Sleng, dans les camps de rééducation ou les hôpitaux psychiatriques.
    Il ne faut pas sous-estimer la dangerosité des illuminés, surtout quand ils ont des appuis politiques et médiatiques, ce qui est le cas de ces deux dames.

  • Elles veulent juste faire un buzz. Le mieux est de les ignorer

  • Il y a la bonne haine, et la mauvaise.

    Pour ne plus s’embêter avec des expressions alambiquées à coup de droit, liberté, nuance et respect, et des tournures judiciaires compliquées, aux USA, il a été conclu par tous les grands média que la bonne haine devait être nommé « résistance », et l’autre, par un qualificatif faisant référence à un certain président …

  • A bien écouter Alice Coffin, dans sa pensée, dans le sens de sa vie, il n’y a strictement rien d’autre que la Haine du Male. Or la vie animale dont fait partie l’espèce humaine n’existe que parce qu’il y a a ,des individus male et des individus femelle, différent cert, mais comme l’a bien expliqué E Badinter : « L’Un est L’Autre ». Il n’y a pas que des opinions chez ces deux personnages cités dans l’article, Il y a de l’inculture de la méconnaissance grave de ce qu’elle sont, avec une tel ampleur que le qualificatif de bêtise me semble s’imposer, au minimum.

  • « Détester xxx , une affaire publique ou privée ?

    Tous les 6 mois, on nous appelle à détester Poutine, tous les 3 mois les mâles, tous les 2 mois Zémour, tous les mois les blancs, toutes les semaines les turbo-libéraux-capitalistes, tous les jours Trump …

    Je veux bien, mais ma haine a des limites. Donc chacun déteste qui il veut et ne prétend pas obliger les autres à détester comme lui : c’est aussi ça le libéralisme. (Et celui qui franchit la ligne jaune va en taule).

    Sinon, pour démocratiser la haine et s’affranchir du dictât de prêt-à-déstester des médias officiels, il y a You.tube.

  • n’écoute plus de musique composée par des hommes, ni ne lit de livres écrits par des hommes, ni ne regarde de films réalisés par des hommes ». Et d’ajouter plus radicalement encore qu’il faut « les éliminer de nos esprits, de nos images, de nos représentations

    « C’est un chouette boulot. Le lundi brûle Millay, le mercredi Whiteman, le vendredi Faulkner, réduis-les en cendres, et puis brûle les cendres. C’est notre slogan officiel. »
    Fahrenheit 451 Ray Bradbury

  • La liberté d’expression devrait tout permettre sauf les appels directe au meurtre et à la violence.
    Je trouve ce coming-out des militantes très positif, elles verbalisent ouvertement leur fascisme ce qui sert de repoussoir pour une majorité de femmes normales et permet la contre-attaque sur le terrain des arguments.

  • Petit point de vue féminin… pour compenser le surnombre de commentaires masculins ! (À priori selon les noms, sans les pseudos androgynes …) :
    Les premières femmes qui se sont battues pour avoir des droits (vote, travail…) avaient des motifs sérieux dans leurs réclamations et beaucoup plus de panache dans leur expression que les pseudos féministes actuelles qui assaisonnent régulièrement leurs porcs sur les réseaux sociaux. Il est évident qu’il y aura toujours, quoiqu’on fasse, d’indécrottables machos et des poupées Barbie hystériques. Nous les femmes, nous avons voulu l’égalité, nous l’avons eue… avec une part égale dans chaque camp de crétin(e)s dopé(e)s aux hormones qui, bien que minoritaires, sont ceux qui font le plus de bruit. Drôle de conception de l’égalité des sexes !

    • Très juste.
      Je tiens à rappeler qu’historiquement les droits d’une frange non-dominante d’une population ne peuvent s’obtenir sans le soutien actif, voir le militantisme d’une partie des dominants.
      Les ouvriers n’ont pas « conquis » les droits sociaux tout seul en forçant les patrons, c’est un mensonge de la gauche. C’était une tendance de fond de la société, de nombreuses initiatives patronale existaient bien avant comme il existait des assurances « sociales » bien avant la sécurité sociale.
      .
      Il en va de même pour les droits des femmes. En Iran ou dans d’autres sociétés qui ne sont pas mûres les militantes sont juste sévèrement réprimées et « tenues » par leur famille ou conjoint et il n’y a aucune évolution possible.
      .
      En occident les écrivains, philosophes, hommes influents ont activement préparé le terrain bien avant le 19ème siècle et derrière les militantes, il y avait la plupart du temps un soutien masculin. Ainsi Olympe de Gouges (« Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne » 1791) était financée entre autres par Jacques Biétrix de Rozières et les pièces de théâtre féministe de l’époque n’auraient jamais pu être jouées sans le soutien actif et le consentement d’une partie des hommes de pouvoir puisque le théâtre était proche d’eux.
      .
      Ce n’est pas pour minimiser la lutte des femmes, il y a eu beaucoup de courage et des militantes seules une fois que c’était entrouvert, mais juste pour rappeler qu’hommes et femmes ont été bien plus complémentaires qu’adversaires et qu’une population dominée ne gagne jamais contre les dominants sans l’aide d’une partie de ceux-ci.
      .
      On peut ajouter que même sans législation favorable (qui a d’ailleurs considérablement varié durant tout le moyen-âge), les femmes n’ont jamais étés dépourvues de pouvoir et d’influence. Les couples qui se soutiennent ou la mère de famille ou l’amante qui a la haute main sur le domestique et qui « tient » son homme ont existé à toutes les époques. Les femmes ont même beaucoup d’influences dans certaines sociétés musulmanes même si le dernier mot revient à la loi ce qui donne tous les pouvoirs évidemment au faible pourcentage de salauds.
      Comme vous le rappelez, le pire existent chez les deux sexes, probablement en proportion égale, mais ce n’est pas la majorité de la population.

  • Que des lesbiennes n’aiment pas les hommes, rien d’étonnant. D’ailleurs je le leur rend bien. Je préfère les vrais femmes!

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