Tenue républicaine : et si on s’habillait comme on voulait ?

Les problèmes rencontrés par les jeunes ne se résoudront pas en réglementant les tenues des étudiants, mais bien en éduquant au respect, à l’ouverture d’esprit et à la sexualité consentie.

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Tenue républicaine : et si on s’habillait comme on voulait ?

Publié le 1 octobre 2020
- A +

Par Justine Colinet.

Nous sommes le lundi 21 septembre 2020, et Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation, appelle à porter une « tenue républicaine » dans les établissements scolaires. Ce débat récurrent survient après qu’une étudiante vêtue d’un crop top (un haut laissant entrevoir une partie du ventre), se soit vue demander d’aller se rhabiller.

Commençons donc par le commencement.

Une tenue républicaine, c’est quoi ?

Du côté des étudiants, la notion reste globalement assez floue.

Et du côté du ministre de l’Éducation ? « Il suffit de s’habiller normalement et tout ira bien ! ». C’est tout de suite plus clair.

Le ministre voulait privilégier « une tenue simple » selon l’article du Parisien à ce propos. « Il s’agit d’avoir une tenue adaptée au lieu où l’on se trouve, en l’occurrence un lieu public, qu’on partage avec tous, où s’appliquent le vivre ensemble et le respect d’autrui, et non pas un lieu privé, familial, intime ».

Quelques questions en vrac devant tant de précision : à quel point la notion de « tenue simple » est-elle subjective ? Un décolleté révèle-t-il un manque de respect d’autrui ? Le port du short est-il réservé à l’intimité et ce par les règles de bienséances communes à chacun ?

Selon Jean-Michel Blanquer, ce bon sens relève de l’éducation, et donc de ce que disent les parents et l’école. Alors, pourquoi ne pas simplement laisser parler les parents et les écoles ?

Pourquoi ne pas laisser le règlement intérieur de chaque établissement décider de ce qui est toléré ou non entre ses murs ? Pourquoi ne pas laisser le choix aux parents d’inscrire leurs enfants dans telle ou telle école, en fonction de leur accord avec ce même règlement intérieur ? Pourquoi messieurs Blanquer et Macron doivent-ils prendre la parole sur le sujet et imposer leur vision universelle des choses ? Aurons-nous droit demain à une loi ou un décret reprenant point par point, maille par maille, le détail de ce que l’on est autorisé à porter pour se rendre dans tel ou tel lieu ? Beaucoup de questions, peu de réponses.

Une tenue républicaine, pourquoi ?

Selon le ministre, c’est une façon de lutter contre les vrais problèmes que rencontre la jeunesse. Quels sont-ils selon lui ? « La pression sur nos enfants, l’hypersexualisation au travers des clips, les sites pornos que regarde une bonne partie des enfants, les marques qu’ils comparent avec leurs chaussures, leurs vêtements », insiste Jean-Michel Blanquer.

Cela amène donc naturellement vers un autre débat : celui des agressions sexuelles et de la violence. Deux sujets qui font la Une des journaux depuis quelques temps. Deux vrais problèmes qu’on ne résout pas en réglementant sur les tenues des étudiants, mais bien en éduquant au respect, à l’ouverture d’esprit et à la sexualité consentie.

Malgré cela, on peut lire dans un article de France Info qu’un lycée, par exemple, a interdit le crop top, « car il exciterait la population masculine, selon l’administration du lycée ». Dans certains établissements, c’est le fait de ne pas porter de soutien-gorge qui pose problème. Comme disait Molière – à peu de choses près – « Couvrez ces vilains tétons que je ne saurais voir » (et qui excitent tous ces jeunes hommes à travers votre t-shirt). D’ailleurs, n’est-ce pas là un discours datant de 1664 ? Passons.

N’y a-t-il pas d’autres priorités au niveau de l’Éducation nationale que de mesurer la longueur des jupes des lycéennes ?

La répression plutôt que l’éducation ?

Nous sommes le 1er octobre 2020, et nous sommes en droit de nous poser la question : pourquoi privilégier la répression à l’éducation ? S’il y a une action à mener sur ce terrain, c’est bien d’éduquer, tant les jeunes que les moins jeunes, et non de couvrir les filles.

Laissons donc les filles, les garçons et les autres s’habiller comme bon leur semble. Jean-Michel Blanquer appelle au bon sens. Laissons les jeunes faire preuve de bon sens, ils trouveront eux-mêmes un moyen de s’adapter à la situation, aux lieux et aux personnes qu’ils seront amenés à fréquenter. Comme le rappelle Elisabeth Moreno : « Les femmes ont mis des siècles à pouvoir s’affranchir de codes vestimentaires. Cette liberté conquise de haute lutte n’a pas de prix ». On le sait malheureusement, l’Histoire est souvent mise de côté dans les débats-polémiques d’aujourd’hui.

Nous sommes le 1er octobre 2020, et si nous avions le droit de nous habiller comme nous le voulons ?

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  • Ce sujet est simple, mais, une fois de plus il est caricaturé.
    L’habillement est le principal signal social qu’adresse chacun aux autres. Ce point essentiel est totalement absent des débats en cours.
    Si c’est un signal social, il doit être géré par l’émetteur et compris comme provocant des réactions du récepteur (la où les personnes avec lesquelles on interagit), qu’elles soient légitimes ou pas, proportionnées ou pas.
    Puisque c’est le sujet, les femmes (et les hommes dans une certaine mesure) ont un habillement dont un des signaux est d’engendrer une réaction de séduction de la part des hommes.
    Une tenue séduisante (décolleté, jupe courte, …) est adaptée dans un restaurant, en boîte, pas a l’école où au lycée.
    Donc oui les femmes et les hommes ont le droit de s’habiller comme ils veulent, mais le contexte et le lieu doivent les inciter à s’habiller de manière intelligemment adaptée.
    Et c’est bien a chacun de faire preuve d’intelligence.
    – celui qui s’habille pour s’adapter au lieu, au groupe et a l’activité
    – celui qui « apprécie » les habits pour faire preuve de retenue et de respect de l’autre
    Par pitié, arrêtons d’attendre du gouvernement qu’il décide de tout et notamment pour cadrer des provocateurs qui n’attendent que cela.

    • bien d’accord avec vous, j’ai juste l’impression que l’auteur veut se la jouer rebelle et est en parfaite adéquation avec le monde enseignant, à savoir se faire des copains plutôt que d’apprendre aux élèves et c’est aussi juste pour être contre une mesure prise par l’Etat…il n’empêche qu’a l’école la 1ere mesure est de respecter ses profs et les autres élèves et l’uniforme est un bon moyen pour cela.

      • Je ne suis absolument pas d’accord. Il y en a marre de cette pudibonderie hypocrite déplacée. Lorsque je croise une jeune fille ainsi vêtue je ne suis nullement choqué ni excité sexuellement. C’est bien une question d’éducation, et les beurs en ont grandement besoin vu leur conduite scandaleuse envers les filles, agression islamiste ou harcèlement, voire viol.

        • @Virgile
          Bonjour
          +1
          Entendu cette semaine dans l’établissement scolaire où je travaille :
          – « On frappe pas les filles ! » dit une élève,
          – « Je frappe si je veux. Rien à f…re ! » dit un élève.

          – « T’es bo..e ! Passe ton Insta ! » dit un élève à une professeur, à la sortie de l’établissement.
          Ces jeunes me font penser des chiots mal sevrés et qui n’ont pas appris à ne pas mordre.

          J’ai assisté à cela. Mes réactions pour ces deux seuls cas m’auraient coûté près de 2000 euro au Civil, et plus de 60.000 au pénal, sans compter la perte de mon emploi.

          [Je précise que la dernière fois que j’ai défendu une femme, une collègue de travail, j’ai fini au Prud’Hommes et que j’ai perdu en appel.]

          • Faudrait nettoyer les prud’hommes aussi, leurs jugements sont plus de l’idéologie que de la justice.

          • « Ces jeunes me font penser des chiots mal sevrés et qui n’ont pas appris à ne pas mordre.  »
            Exactement. On peut ajouter qu’ils ont un Qi de poule !

  • Pour bien commencer la journée, je ne suis jamais déçu par les articles de l’auteure 🙂
    Elle a raté mai 68 et est aux portes de la promotion de la sexualité ouverte que ne renieraient pas Frédéric Mitterand et Cohn-Bendit quand elle écrit « Laissons les jeunes faire preuve de bon sens, ils trouveront eux-mêmes un moyen de s’adapter à la situation ».
    En bonne révolutionnaire, elle s’oppose au modèle bourgeois des parents (et de l’Etat bien-sûr).
    Plus sérieusement, ce doit être inscrit dans le règlement de l’école de manière claire, le gouvernement n’a pas a s’en mêler (mais je me demande qui a interpellé le gouvernement à ce sujet).
    Perso, une tenue de plage n’est pas une tenue d’école. Un top laissant voir le nombril n’est pas une tenue d’école. Les ados testent les limites alors il faut fixer des limites.

    • Frédéric Mitterand et Cohn-Bendit quels sacrés modèles..excusez-moi je pars vomir.

    • C’est les hormones, et le fait de braver l’interdit (habit « osé ») sans compter le fait qu’il puisse y avoir un concours de celui ou celle qui est le plus regardé, un peu à l’image d’instagram en fait. Enfin mieux vaut des personnes qui prennent soin d’eux que des personnes habillées comme des sacs, pas coiffées etc.

    • Je dirais plutôt que l’autrice est conservatrice puisqu’elle prolonge le progressisme et l’égoïsme culturel de la génération de ses parents.
      Les vrais « révolutionnaires » d’aujourd’hui et de demain tendent à être beaucoup plus traditionnels et réactionnaires que leurs parents. Paradoxalement, cette « correction de trajectoire » mènera à plus de liberté, car on retrouvera le sens des responsabilités, de la propriété privée et de la revaloration du mérite (et donc de l’initiative). En tout cas, je le souhaite.

    • Moi je ne vois vraiment pas le problème. Que les jeunes filles se dénudent si elles le souhaitent, elles découvriront qu’il n’y a pas que des avantages. Sans soutien gorge, c’est moins agréable pour marcher/courir, avoir un string qui vous rentre dans l’anus, et bien évidemment plus une femme montre son corps, moins il y a à en découvrir.
      Est ce qu’un top laissant voir le nombril empêche d’étudier? J’ai vu le nombril de beaucoup d’étudiantes à l’université, et ce n’était pas le top qui les empêchaient d’étudier…
      Quand nous aurons une éducation nationale digne de ce nom, nous pourrons aborder la question. Je pense que ça va nous laisser beaucoup de temps de réflexion!

  • je ne pense pas qu’il soit possible de se passer de codes vestimentaires..surtout avec des notions de décence..

    on peut réduire les codes ( obligations et non normes) au minimum cache sexe par exemple..

    les femmes ont le droit de porter presque ce qu’elles veulent désormais ,mais je leur conseille fortement d’exiger plus de présence policière.. car le monde étant ce qu’il est…
    les vêtements que ces interrogations concernent , tout comme le maquillage, sont en général destinés à souligner les appas des femmes..c’est un illusion quand ce n’est pas pure hypocrisie de penser que cela ne concerne que les femmes..

    Non il y a des codes vestimentaires.. et ça concerne aussi les hommes!!!

    • @jacques lemiere

      Le monde des adultes « hommes »et « femmes »que vous décrivez n’est pas celui des enfants et adolescents, dont la personnalité devrait se construire en l’occurrence dans le cadre d’une éducation scolaire, cultivant avant tout l’intérêt pour les ÉTUDES et le sens de l’EFFORT supposés inhérents à toute société moderne avancée, et indépendamment des choix de vie personnels de chacun qui pourront largement s’exprimer aux âges de la vie d’adulte.

      • @LEONIDES
        Bonjour,
        Les élèves grandissent : ils ne sont pas les mêmes en 6ème qu’en 3ème, ni qu’en Terminale. L’école reste un lieu de vie où des centaines d’enfants et d’adolescents se côtoient une partie de leur vie.
        Les filles et les garçons deviennent des ado, avec les flots et flux d’hormones. Le jeu de séduction des unes et des autres joue à plein du primaire au lycée.

        Je vois cette histoire de tenue scolaire, d’uniforme, resurgir encore une fois pour le même prétexte : les filles sont trop aguichantes, les garçons ne se tiennent plus.
        Que faire des filles trop jolies, même habillées en survêtement trop large ?
        Le problème ne serait-il pas plutôt le comportement incorrect (à mimima) des garçons ?
        On est encore à demander à une victime de viol ce qu’elle portait au moment du viol et si elle ne le cherchait pas par sa tenue. C’est lassant tout autant qu’affligeant.

      • ..plusieurs problèmes..notamment vous posez que les parents ont les mêmes souhaits pour leurs enfants. .les convaincre de l’interet des &études et leur donner le sens de l’éffort.. douteux…

        en outre l’interet pour les études est vaste autant que ce que peut être le contenu des études.. et le gout de l’effort.. désigne plutôt le gout de l’effort intellectuel..

        ça élude aussi le ait que dans nos société les adolescent sont de plus en plus vus comme libres de certains de leur choix..

        en outre…les sexe est aussi important parce que faire des gosses est important.. demandez aux nanas qui ont fait le choix de faire des études longues.. et qui se farcissent leur horloge biologique.. le simple choix de faire des études longues peut se discuter.. sexiste? le monde est sexiste..
        je vois l’idée…des tenues neutres c’est mieux pour éviter de distraire les mômes des études…

        vous avez des études qui prouvent cela?

  •  » ou s’applique le vivre ensemble « ,( qui n’a jamais marché et ne marchera jamais ) , » et le respect d’autrui  » , ( c’est justement ce que l’on attend d’une certaine catégorie de la population , toujours la même …) ; j’étais habillé très court en mes vertes années , et jamais , jamais il ne m’a été fait la moindre réflexion …..sauf pour me dire gentiment que j’avais de jolies jambes ….

    • Très juste. Ce qui est inquiétant, et qui révèle l’influence des islamistes, est que dans les années 1960 cela ne posait aucun problème!

    • @véra

      Habillée très court,certainement durant vos vertes années,et bien sûr pour le meilleur,mais pas dans le cadre scolaire, car ce débat biaisé est récent et n’a aucune raison d’occuper une telle place !

      L’éducation scolaire doit avant tout présenter des objectifs ambitieux pour former au mieux notre jeunesse à qui l’avenir appartient.

      • @LEONIDES
        Bonjour,
        Vous trouvez que ce débat est récent ?
        Ce débat a cours depuis au moins 1994 avec le voile au lycée. Au port du voile étaient opposées les tenues légères, affriolantes des adolescentes.

        « L’éducation scolaire »
        Voilà ! éducation. A l’école, on instruit, on n’éduque pas.

        • @STF

          Tout à fait d’accord avec votre distinction entre éducation et instruction, et veuillez m’excuser pour le lapsus,(peut-être révélateur !)
          Oui à l’école on instruit, mais comment instruire en faisant abstraction de l’éducation qui doit être prioritairement assurée par des parents trop souvent démissionnaires,inconsciemment imprégnés du fameux « il est interdit d’interdire »ayant fait florès lors des années 70, et ayant donné in fine les piètres résultats que l’on sait ?
          Pour plus de précisions ne convient-il pas mieux d’évoquer les excès des années 70 plutôt que 90?
          L’instruction est fonction de la qualité de l’enseignement et l’acceptation de certaines règles basiques dont L’EFFORT, nécessaires pour tout apprentissage.
          Il n’est guère pensable que digresser à l’infini au sujet du laisser aller vestimentaire à l’école, qui devrait faire partie intégrante d’un certain « gai savoir »,puisse être constructif dans le cadre d’ études scolaires!

          Recentrons plutôt ce débat sur le rôle pédagogique que devraient assurer des enseignants de qualité pour permettre aux jeunes d’affronter leur avenir en connaissance de cause,libres de leurs choix.

          Dois-je préciser que j’ai gardé un excellent souvenir de mes études et de mes relations, même si l’aspect vestimentaires était loin de passer au premier plan, et que comme vous le précisez par ailleurs les flots et flux d’hormones qui nous concernaient également, n’empêchaient en rien notre premier objectif de réussir au mieux notre vie d’étudiants ?
          Mais me direz-vous,autres temps autre mœurs !!!

          • Dans les années 70 et 80, il y avait déjà des remarques pour tenues indécentes. Des ados foiraient déjà complètement leurs études car plus intéressés par la drague que les études, ils finissaient en CAP, lycée pro, BTS.
            C’est juste que quand on fait des études longues, ce type de personne disparait par élimination et la strate sociale finale correspond tout de même aux types d’études choisies donc on les oublie.
            Perso je vois plus de médiatisation mais aucune évolution sauf dans les quartiers émotifs.

            • @menesdred

              …….Quartiers » émotifs » impensables dans les années 70 et 80 pourrait-on ajouter, car le premier objectif pour un étudiant était de réussir ses études, ou d’aborder directement la vie active pour être enfin libre de ses choix et actes.
              La médiatisation il est vrai était quasi inexistante, mais le fait de porter des vêtements à la mode dans le cadre scolaire restait bien secondaire !

          • non…désolé…votre problème est de supposer qu’il existe une vérité en matière de pédagogie..et en somme une bonne instruction ou éducation quelque part.. le vague permet tout..

            • @jacques lemiere

              S’il faut vous comprendre la qualité d’un enseignement et la pédagogie seraient des notions vagues et relatives?
              Désolé également, mais l’instruction et l’éducation ne sont pas à géométrie variable : Si elles ne sont pas globalement satisfaisantes les retombées sociétales seront inévitables.

              • « les retombées sociétales seront inévitables » : vous pouvez dès maintenant délaisser le futur pour le présent…

  • Je suis d’accord qu’il faut adapter sa tenue vestimentaire en fonction de l’endroit où on se trouve, mais si derrière tout cela il y avait un ras-le-bol de toutes les tenues permissives sur notre territoires, je n’ai pas besoin d’en dire plus je pense que tout le monde aura compris.

  • On m’avait expliqué que l’uniforme scolaire était un moyen d’éviter que les enfants de riches ne méprisent pas ouvertement ceux de pauvres du fait de leur vêture… D’une part, les différences sont, et heureusement, bien moins évidentes qu’autrefois, d’autre part, le travail des enseignants et des parents est justement de glisser dans la tête des jeunes quelques autres critères plus judicieux de hiérarchisation, et enfin et surtout, on n’entend pas nos minis-têtes se référer à cela, mais à des questions sur lesquelles le gouvernement ne devrait pas avoir à statuer. Bas les pattes, M. le ministre !

    • pour la tenue à l’ecole il suffit de rappeler au gamin que ce n’est pas un adulte.. c’est à l’etablissement de décider à tort ou a raison de la tenue qu’il juge acceptable ..et si les parents ne sont pas contents , à tort ou à raison, ils peuvent envoyer leur gamin ailleurs..

      et en plus on pourra voir quel établissement réussit « mieux ».. ici il y a beaucoup de présupposés..vagues..

  • Je ne vois pas en quoi le fait de s’habiller « correctement » relève de la répression. On voit bien chez l’auteure de la même génération que ceux dont elle prétend défendre les valeurs que précisément les « vrais

  • Quel pays ! La liberté d’expression, l’habillement en est un, est toujours soumis à la censure en 2020. Si les filles veulent être sexy, c’est leur droit.. Et ca ne gène vraiment pas les garçons.. Normaux.

    • Vous avez tout dit… les « garçons normaux »… la polémique ne vient très certainement pas à cause d’eux… Mais comme d’habitude, on va faire un bel amalgame. Faudrait quand même pas que les filles gênées donne le « type » des garçons qui les ont harcelées…

    • Sexy ? Je travaille pour l’enseignement (sans être fonctionnaire, rassurez-vous) et ce que je vois, ce sont des enfants entre 3 et 18 ans qui viennent pour apprendre ! Pas pour montrer son booty, ses pectoraux ou son nombril pour recevoir des likes sur insta !
      Que diriez-vous si un professeur arrivait en marcel et short de plage pour donner cours à des élèves de 12 ans ?
      L’éducation, le respect d’autrui et du corps d’autrui, etc sont très importants, et certaines limites doivent être posées dans ce genre de cas.
      Ce n’est pas de la liberté d’expression, c’est de la bienséance, de la politesse envers autrui.
      Si les filles peuvent être à moitié nues, je demande à pouvoir mettre des caleçons demi-burnes. Na.

      • Pour une fois, je suis d’accord avec vous Cactus.
        « S’habiller comme on veut »… j’habite en bord de mer, et les commerces interdisent l’entrée aux personnes juste vêtues d’un maillot de bain, et c’est normal. Les hommes torse nu en ville ? Ben non, et ce n’est pas de la pudibonderie (certains sont… miam lol)

        • sauf que…vous vous trompez..ce n’ets pas le fait d’etre habillé ou pas…si vous allez dans un endroit nudiste la convenance est d’etre à poil..

          le problème avec l’ed nat c’ets tout le monde pareil..

      • Qui y a t il d’impoli à porter un short ou un Marcel ?
        Ça ne me choque pas, désolé… Mais je comprends que cela choque les personnes à l’esprit étroit et formaté. cela doit il l’emporter sur ma liberté ? Non.

  • dans le monde du travail il y a des codes vestimentaires, à l’armée aussi fût un temps, pourquoi ne pas les mettre dans le bain à l’école? on ne fait pas tout ce qu’on veut dans la vie et la tenue vestimentaire en est un bel exemple. (surtout quand on voit comment les jeunes sont fringués, franchement les survêts moulants type racaille c’est d’un goût plus que douteux)

    • Col Mao obligatoire, ça tombe bien, on y va doucement et sûrement, commençons à éduquer nos jeunes aux nouvelles règles obligatoires du parti unique de France.
      Le style « racaille » est un style comme un autre, au moins vous savez qui est en face de vous et votre comportement peut s’adapter.

  • Je me dis que ce genre de débat deviendrait futile si on avait le chèque scolaire et l’autonomie des établissements.
    À eux de choisir la tenue appropriée: certains voudront l’uniforme, d’autres laisseront faire, d’autres encore privilégieront des tenues « normales ». La concurrence a finalement du bon même là où on ne l’attend pas 😀

  • C’est un non-sujet, vraiment. Les établissements fixent les règles vestimentaires, les élèves les respectent. S’ils sont pas contents ils vont voir ailleurs. Aucune polémique à avoir.

    • Et pourquoi les établissements scolaires fixeraient des règles selon l’humeur d’un directeur ou directrice ?

      • Parce que d’abord, dans mon esprit, tous les établissements scolaires devraient être privés (avec chèque éducation). Et que par conséquent, propriété du directeur, l’établissement a le droit d’édicter les règles qui lui chantent pour tout ce qui se passe en son sein.

        • Soit mais cela ne change pas le problème, chacun est libre de s’habiller comme il l’entend. Comment justifier qu’une jupe courte doit être interdite, selon quel critère ? On se croirait revenu aux années 30 alors qu’il y des cours d’éducation sexuelle et que la sexualité est omniprésente dans nos sociétés… Sauf chez les profs….,

          • Eh bien, selon les critères de l’établissement. Mais vous semblez n’appliquer votre raisonnement qu’aux vêtements féminins. Mais les établissements pourraient tout aussi bien refuser les joggings, les maillots d’équipe de foot…etc. si cela leur chante.

            Chacun est libre de s’habiller comme il l’entend vous avez raison. Mais il n’y a point de liberté sans responsabilité individuelle.
            En l’absence de règle d’habillement par exemple, c’est la bienséance qui gouverne la liberté d’habillement. Vous avez tout à fait le droit de vous habiller de manière « originale » mais en contrepartie vous pouvez vous exposer au jugement d’autrui (pas à la violence bien entendu).
            En revanche lorsqu’il y a des règles, la liberté est gouvernée par la liberté d’autrui d’édicter des règles applicables sur sa propriété privée. Là, il faut soit s’y soumettre, soit les refuser et ne pas y rester.

            • « refuser les joggings, les maillots d’équipe de foot »

              C’est déjà le cas dans de nombreux établissements. Les tenues de sport sont réservées aux cours de sport, nulle part ailleurs. Elles y sont même exigées. On ne s’habille jamais comme on veut.

            • Je vais juste ajouter une remarque au point suivant : « En l’absence de règle d’habillement par exemple, c’est la bienséance qui gouverne la liberté d’habillement. »

              C’est relativement vrai à un instant T mais la notion de bienséance est mouvante, notre bienséance n’est pas celle des années 50, des années 20 et je ne parle pas du XIXeme siècle.
              Du moment que la bienséance n’est pas une règle infrangible il est normal que des individus aillent à l’encontre de la bienséance dans le but avouer de la changer.
              Les premières femmes qui ont porté le pantalon alors que c’était uniquement un vêtement d’homme n’ont rien fait d’autre.

              Cordialement.

              • Vous avez entièrement raison, la bienséance n’est pas fixe et n’est d’ailleurs pas proprement définissable. On pourrait éventuellement la relier au sens commun.
                Et aller à l’encontre la bienséance n’est évidemment pas condamnable, il faut simplement accepter d’assumer en retour les remarques et les critiques.

                Seulement pour pouvoir infléchir la bienséance vestimentaire (en allant à son encontre ou en la développant) il faut du talent, ce qui n’est franchement pas donné à tout le monde.

          • « alors qu’il y des cours d’éducation sexuelle »

            S’il y avait vraiment des cours d’éducation sexuelle, avec travaux pratiques, il y aurait infiniment moins d’avortements. Rocco devrait faire un MOOC pour apprendre aux jeunes idiots (et moins jeunes) les mille et une manières de ne pas s’engrosser quand on baise.

            • Le but n’est sans doute pas celui là… Faudrait demander à notre rouquin de 68 il connaît bien le sujet.

              • Si le but n’est pas aussi celui-là, alors ces cours ne servent à rien. Ils n’apprennent rien du réel, à cause de tabous inutiles persistants. On ne peut pas en même temps ne pas (in)former les jeunes et laisser autant d’avortements avoir lieu. Cette situation est doublement scandaleuse.

                Quant au rouquin, il a consacré sa vie à se servir, au lieu de servir. La dépravation consiste à voir dans l’autre non pas un partenaire mais un esclave de son désir.

                • les jeunes n’ont jamais été autant informés sur le sujet (au bémol de la qualité des informations), et il n’y a jamais eu autant d’avortements (malgré le développement de la contraception).

      • Parce que c’est trop injuste ?!

        • Injuste ? Qui sont ils pour juger ce qui est bien ou mal , ce qui est beau ou laid, auraient ils peur de devenir pédophiles à la vue d’un nombril ?
          L’habit ne fait plus le moine depuis longtemps.

          • Ils sont ceux qui ont le pouvoir, condition nécessaire et suffisante. Mais vous pouvez toujours espérer prendre leur place, si vous y parvenez un jour. Alors, vous ferez comme vous voulez. En attendant, les règles sont ainsi et pas autrement.

  • « Deux vrais problèmes qu’on ne résout pas en réglementant sur les tenues des étudiants, mais bien en éduquant au respect, à l’ouverture d’esprit et à la sexualité consentie. »
    Certes, ça c’est le monde tel’qu’il devrait être. Dans la pratique, comme le travail éducatif n’est pas (toujours) fait, y compris par les parents, comment fait-on?
    « Moins un pays a de moeurs, plus il a de lois »
    Blanquer soulève de vraies questions, demabdez aux profs comment ça se passe…

    • Les gauchistes qui ont l’art de détruire les moeurs, les coutumes, la religion pavent, en fait, la voie à un régime autoritaire qui sera tôt ou tard, réclamé par la population.
      Exactement comme pour la pseudo crise sanitaire: les gens déstabilisés réclament des mesures autoritaires.
      Victime: la liberté.

  • L’école est un lieu d’apprentissage et de formation, bref de travail. Cela demande de la concentration…
    Les préado et ado ont un peu de mal à se concentrer quand les tenues sont sexuellement provocantes.
    C’est le seul angle de discussion…A mon avis

  • Pendant ce temps là Blanquer ne voit aucun souci à maintenir en poste des pédophiles multirecidivistes.

  • « …dans les établissements scolaires. Ce débat récurrent survient après qu’une étudiante… »

    Confusion des termes dans ces phrases.

    Par établissements scolaires, on entend probablement écoles, collèges et lycées, là où il y a des élèves mineurs qui sont en bas et qu’il faut monter en haut grâce à la poigne généreuse des enseignants. Par étudiants, on désigne généralement des adultes autonomes inscrits dans les établissements d’enseignement supérieurs, grandes écoles, universités…

    Les règles de vie en commun qu’on impose aux uns et aux autres correspondent à deux finalités différentes. Pour les élèves, ces règles contribuent à l’éducation d’enfants inaptes à l’autonomie. Pour les étudiants considérés aptes à l’autonomie en société, ces règles assurent seulement le bon fonctionnement des établissements.

    Confondre les termes en laissant croire à des inaptes qu’ils seraient aptes, faire croire que leur parole aurait la moindre importance alors qu’on s’en tamponne au-delà des murs de leur salle de classe, ne leur rend pas service. Parfois, l’illusion risque de finir en Greta, ce qui n’est pas une franche réussite.

    Les élèves ne sont pas des étudiants. Les enfants ne sont pas des adultes. Dépolitiser l’école.

    • Ah, j’ai failli oublier :

      – « et si on s’habillait comme on voulait ? » Bien sûr que non, en dehors de chez soi, on ne s’habille pas comme on veut.

      – « Beaucoup de questions, peu de réponses. » Pourtant la réponse est simple. Privatisation des écoles. Toutes, sans exception.

      • +1000 Cavaignac.
        L’école est l’antichambre de l’entreprise, s’habille-t-on comme on veut en entreprise ?
        On fait beaucoup de bruit pour les tenues des filles, et celles qui les défendent emmènent le débat sur le refus de la sexualisation de leur corps, mais le point de départ est un croc-top et un short, pas franchement des tenues sexy dès lors que le croc n’est pas décolleté et que le short n’est pas ras-les-fesses (j’ai vu la photo de la jeune fille). Rien de sexuel là-dedans. Si un gars arrive en marcel + short de plage, il se fera refouler aussi. Et personne n’y trouvera rien à redire ni ne parlera de sexualisation.
        Donc oui, il y a des règles dans l’habillement.
        Et non, on ne met pas une mini-jupe pour aller en cours dans des établissements où on monte des escaliers… c’est juste de la décence. On s’habille selon le lieu où l’on va, oui.
        Le collège privé que mes enfants ont fréquenté imposait aux garçons un haut avec col (chemisette, polo) et ben il était top beau mon fils, bien plus qu’avec son T-shirt maintenant qu’il est en lycée public lol. Les filles avaient aussi des interdits, mais ce n’était pas pour éviter de perturber les garçons, par ex pas de T-shirts à motifs bariolés, c’était juste parce que le directeur (tiré à 4 épingles) considérait que le but ultime étant le monde du travail, il fallait s’habituer à ses codes ; et accessoirement aussi parce que le collège étant un lieu d’apprentissage, on s’y habille dans l’idée de travail et non de loisirs.
        On peut être contre ou pour, mais ne pas décaler le débat d’office sur la sexualisation juste parce que c’est la tenue d’une fille qui est critiquée (ce sont donc les contradicteurs qui déplacent le débat, d’ailleurs).

        • @RaphSud

          +1000 RaphSud,

          L’apprentissage des règles scolaires élémentaires en vue du monde du travail semble une évidence, et prétendre le contraire serait irréaliste.

          Certes, » il faut bien que jeunesse se passe »,mais comment oublier que nos sociétés et notamment les entreprises ne peuvent fonctionner qu’avec l’application de certaines règles incontournables ?

          Vu de l’extérieur et d’une manière générale , il conviendrait avant tout de prendre de la hauteur comme pour toutes les questions sociétales,et le jugement,si jugement il doit y avoir,ne devrait impliquer qu’une observation neutre et objective,sans nécessité aucune d’une quelconque vaine volonté de projection de ses propres représentations imaginaires.

          Ne faudrait-il pas reconnaître avant tout le bien fondé du droit des établissements de décider du règlement intérieur le plus conforme possible à ce qu’on pourrait appeler  » l’air du temps « ,( exprimé sans excès par un » juste milieu »),en raison de la loi des changements, qui d’une époque à l’autre affecte inévitablement les mœurs et les comportements et cela en dépit de la bien-pensance qui évolue également et doit s’adapter aux nouvelles conditions d’existence ?

    • Dans les établissements scolaires, il y a plusieurs centaines de milliers d’étudiants en France : principalement en BTS, mais parfois aussi des 3è année.
      S’agissant de sections à vocation professionnelle, une sensibilisation des étudiants aux codes admis semble indispensable.

      • Malgré tout, vous parvenez à distinguer les enfants des adultes, distinguer les élèves des étudiants. Tant que vous respectez cette différence fondamentale, vous pouvez bien mettre les établissements dans les cases comme vous voulez.

        Dépolitiser l’école.

  • Comme d’habitude ne jamais aller à la source du problème. Ok certaines demoiselles s’habillent de façon provocante. Mais, quel est le profil de ceux qui en face sont contre et font savoir de manière bruyante qu’une simple jupe est un appel à la débauche (restons politiquement correct) ?

    • Sans aller jusque la, reconnaissez que s habiller de facon a aguicher une partie de la classe ca ne va pas participer a une bonne ambiance de travail. et l objectif de l ecole c est pas d etre une garderie mais de faire travailler des eleves.
      Et un ado qui a vu sur le decollete de sa voisine va pas forcement se concentrer sur la resolution de l equation qui est au tableau

      • La c’est grave, je propose le’port du voile obligatoire… Donc le problème est… Les garçons, pas les filles…. Bromure peut être ?

      • Cette remarque est la même que celle qui avait prévalu il y a plus de 50 années lorsque la jupe s’est généralisée… (elle provient des mêmes vieux c…)

      • Vous êtes à ce point obsédé que la simple vision d’un nombril vous aguiche? Ou l’idée que sous le tshirt il n’y a pas de soutient gorge? C’est ridicule ou alors vous êtes aussi pudibond que nos parents à l’époque de la minijupe ou les islamistes (hypocrites) !

      • Un ado qui n’a pas vue sur le décolleté de sa voisine va se concentrer pour imaginer ce qui lui est caché, et pas plus sur la résolution de l’équation au tableau. C’est en tout cas ce dont je me souviens personnellement…

      • Je ne reconnais rien. Pourquoi un sujet qui avant était traité au niveau prof/parents/directeur est maintenant devenu un problème national ?

  • Ce qui est vraiment en jeu ici pour l’état, c’est « l’intégration », c’est à dire cette politique d’ingénierie sociale qui consiste à mélanger de forçe des populations d’origine diverse.

    L’état contrôle les écoles, il contrôle les flux migratoires et il entend utiliser l’école, non plus pour enseigner mais d’avantage pour « intégrer ».

    Un des gros obstacles consiste dans la différence culturelle de l’aproche du corp humain. Dans les principaux pays d’origine, les corps (tant masculin que féminin) doivent être couvert de vêtements qui en dissimulent entièrement les formes.

    C’est donc maintenant à la population autochtone d’adopter des règles vestimentaires adaptées à ce nouveau puritanisme, pieusement baptisé « républicain » (?) pour faciliter ces politiques lyssenkistes.
    Ces politiques manipulateurs avaient déjà, dans le même effort intégrateur, donc liberticide, interdit le port du voile.

    Encore un fois donc, les traces de doigts de l’état totalitaire sont partout dans cette question.

    Une petite remarque ironique enfin. Lu dans un journal allemand il y a quelques années:
    Un bus de jeunes venant d’une ville allemande s’était rendu dans une ville du « 93 » avce laquelle elle est jumellée.

    A leur descente du bus, les jeunes furent caillassés par le comité venu les accueillir et sont repartis fissa dans leur bus tout gondolé.

    Interrogée par un journaliste sur cette accueil plutôt froid, une membre dudit comité dudit accueil avait répondu: « on ne s’habille pas ainsi dans le « 93 ».

    A votre avis, comment s’habillera-t-on dans vingt ans?

    • Quelle idée de venir en bus aussi ?

      Voyons, une visite dans le 9-3 s’organise à la ‘Guderian’ (Schneller Heinz)…

  • C’est typique d’une féministe de mettre la Marianne en exemple… Seul argument du débât d’ailleurs. Et après ça nous parle qu’il faut oublier le passé… Mais pas tout le passé apparemment 😉
    Le respect et l’éducation n’ont aucun rapport avec le sujet de l’habillement à l’école. Ce sujet existe depuis des années, il n’est pas nouveau et pas seulement sur la longueur de la jupe ou du tshirt.
    LA solution proposé (mais refusé de partout car le français est rebelle par nature), c’est l’uniforme jusqu’au collège voire lycée. C’est déjà appliqué dans de nombreux pays et cela évite ce genre de polémique qui va nous pondre encore des lois débiles et non régaliennes…

  • Un établissement scolaire n’est ni un espace public ni un lieu de rencontres.

    Cherchez ce qui ne fonctionne pas dans l’EN.

    Les jeunes devraient plutôt s’inquiéter de la tenue morale de ceux qui leur tricotent des dettes jusqu’au mollets.

    • Faudrait déjà qu’ils apprennent les fondamentaux : mathématiques, littérature, histoire géographie, biologie physique avant d’aller s’occuper des « vieux » travailleurs…

      • Ils peuvent toujours en faire un TP afin de calculer la surface des jupes en fonction de la longueur et du tour de taille et étudier l’évolution de la profondeur du décolleté moyen au long de l’histoire de France.

        • Le prof qui fait cet exercice, chapeau ! Il sera très certainement viré après pour sexisme, mais ça serait tellement bon ! 😀

          • Viré pour motif d’être hors programme (bien qu’ayant effectué sa tâche) alors que les élèves adoreraient et seraient hyper-attentifs …

  • 2 réflexions : 1) Se cache derrière tout ça le problème du rétrécissement du « Temps de l’Enfance ». Les gosses sont propulsés de plus en plus jeunes dans le Monde des adultes et pas le meilleur. Et ce sans être des adultes . 2) Porter un short n’est pas un problème. Tout dépend de la façon dont on le porte. Et là, nous revenons au point 1)

  • 120 à 130 km/h de vent, 80 mm de pluie en 24 heures, je me demande si la question se posera encore demain…

  • L’article mérite une précision de taille : il ne s’agit pas d’étudiants mais de collégiens ou de lycéens, une différence notoire !
    Quant aux propos de Blanquet, il n’est pas à une ineptie près et, une fois de plus, il a perdu une bonne occasion de se taire. Il parle de tenue « républicaine »… ??? Pense-t-il (si tout fois il pense) aux vêtements des « sans culottes » ? Au bonnet phrygien ?
    Il va de soit qu’une tenue vestimentaire s’adapte en fonction de la situation ou du lieu que l’on fréquente. Pour caricaturer à l’extrême, on ne se rend pas à une invitation de la Reine d’Angleterre avec les habits que l’on endosse pour le marché ou la randonné en montagne. Cela relève de l’éducation élémentaire et du respect d’autrui et, ne vous en déplaise, cet apprentissage de la vie en société commence à l’école. Le « Laissons les jeunes faire preuve de bon sens, ils trouveront eux-mêmes un moyen de s’adapter à la situation, aux lieux et aux personnes qu’ils seront amenés à fréquenter », est magnifique. Comment pourraient-ils s’adapter aux circonstances si on ne leur donne pas les éléments pour ce choix ?
    J’aime particulièrement les propos de E. Moréno  » Les femmes ont mis des siècles à pouvoir s’affranchir de codes vestimentaires. « … alors qu’elles sont scotcher au dictat de la mode ou au « c’est tendance » !

    • @corbc: « L’article mérite une précision de taille : il ne s’agit pas d’étudiants mais de collégiens ou de lycéens, une différence notoire ! »
      Merci, c’est la première question que je me suis posé, mais je n’ai trouvé aucune source dans l’article.

  • Vous savez quoi? les piétons on priorité sur les passages piéton, les automobilistes doivent s’arrêter pour les laisser passer, si le véhicule ne s’arrête pas il est en tord et sera sévèrement punis. Les piéton n’ont donc aucune raisons de ne pas traverser la route à leur entière convenance voir les yeux fermés si ça les chante. Si jamais une voiture leur roule dessus il mourront donc avec la satisfaction d’avoir été dans leur droit.
    Moralité, le droit ne vous dispense pas de la prudence

  • A chaque circonstance, sa tenue. On fréquente l’école pour s’instruire pas pour montrer son anatomie, que l’on soit fille ou garçon! La liberté n’est pas de s’exhiber comme on en a envie mais de s’avoir s’adapter aux lieux où l’on doit se trouver. On ne va pas à l’école ou au travail, d’ailleurs, en maillot de bain ni à moitié dénudé, ce n’est pourtant pas difficile à comprendre!

  • Pour critiquer le hijab et la burka, certains défendent ces lycéennes qui s’habillent comme des prostituées d’aires d’autoroutes. Je pourfends la pudibonderie et l’indécence. Non, on ne peut pas permettre aux élèves se s’habiller comme ils veulent, hélas.

    Il faudrait que les parents expliquent à leurs filles que la sensualité n’a rien à voir avec la vulgarité. Et puis, l’école n’est pas le lieu ni pour la sensualité, ni pour la vulgarité.

  • Trucs en vrac :
    – n’allez surtout pas croire qu’un chef d’établissement scolaire peut inscrire ce qu’il veut dans son règlement intérieur ;
    – dans un lycée typique, vous avez tous les extrêmes de la bimbo à moitié à poil à la musulmane pratiquante qui ne laisse dépasser que sa tête et ses mains, et encore, une fois passées la grille d’entrée parce que dans le bus elle sort le hijab et les gants ;
    – bon nombre de profs s’habillent comme des ploucs ;
    – l’uniforme dites vous … soquettes et jupe plissée pour les filles ?

    • « l’uniforme dites vous … soquettes et jupe plissée pour les filles »

      En Frrrance, on serait capable de faire appel à un grand couturier et multiplier par 10 le coût de la mise en place et de l’uniforme pour les familles.

  • Nous avons le même débat en cours en Suisse.
    J’ai un point de vue très simple, qui s’applique à toutes les règles de vie en société :

    Si la liberté des uns est totale, sans retenue légale ou morale, alors celle des autres le sera aussi.

    En l’espèce, si la liberté de s’habiller est moralement totale, la liberté de commenter l’habillement doit être totale.
    Si la fille veut porter un short si cours et si moulant que vous voyez la moitié de ses fesses, tout un chacun devrait avoir le droit de dire que ce sont de jolies fesses, ou de grosses fesses…
    Après tout il faut aussi assumer le choix de montrer ses fesses.

    Donc, laissons les gens s’habiller uniquement selon la loi, sans ajouter de morale, et laissons tout le monde commenter dans les limites de la loi, sans limites morales.
    Mais ce n’est pas ce que les gens veulent, comme souvent ils veulent les droits sans les devoirs…

    • absurde , ou alors tu justifies le harcèlement scolaire basé sur l’apparence avec toutes les moqueries et brimades en continu ; pcq untel est gros ou boulimique on va considérer que c’est légitime de lui faire H24 des remarques pcq il « décide » d’etre gros (décider entre guillemet, manger à outrange révélant un malêtre plus profond)

  • Je suis étonné des commentaires sur ce site. On dirait un site pour ado mais ce n’est qu’un site pour parents attardés ou petits esprits pas très éclairés comme on en trouve partout surtout de gauche, ecolo, melanchonistes, socialo, bobos. Quand on veut un résultat concret on élimine les obstacles, on passe pas son temps à en parler, on agit !!!!!!. L’école c’est fait pour apprendre à écrire, à parler, à compter, à comprendre. Etc…. Les habits sont sans intérêt donc tout le monde a la blouse, les chaussures, la casquette dessinée gratuitement par hermès et c’est tout. Le problème a disparu on peut à nouveau se consacrer à l’apprentissage. Ceci jusqu’au bac, minimum. Blanquer prend en de la graine, espèce de planqué.

  • De l’intéret d’une libéralisation de l’enseignement. A défaut d’une suppression de l’EN, au moins singer l’autonomie des universités pour les établissements scolaires quant aux affaires de mœurs, de genre….etc à chaque établissement son règlement intérieur.

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