Plan de relance européen : l’exportation française de socialisme se porte bien

Le plan de relance européen, c'est l'opportunité géniale de reproduire le modèle socialiste fiscal français à l'échelle de l'Union, gage de réussite !
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Europa by Leena Saarinen(CC BY-NC 2.0)

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Plan de relance européen : l’exportation française de socialisme se porte bien

Publié le 22 juillet 2020
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Par h16.

Voilà, c’est signé, envoyez la musique, la fête peut continuer : le bon gros plan de relance européen est dans la boîte et, moyennant 750 milliards d’argent du contribuable, tout va repartir comme avant. Mais si. Vous verrez, ça va être supayr.

La presse française s’en est largement fait l’écho : ce plan fut arraché de haute lutte par notre Magnifique Président qui n’aura pas ménagé sa peine afin de sceller un accord entre 27 pays membres parfois réticents à mettre au pot et faire preuve de l’indispensable solidarité qui fonde l’Union européenne, à raison de 390 milliards d’euros de subventions, un peu moins de prêts, pour une enveloppe globale comprise entre 700 et 750 milliards d’euros, à la louche (ne chipotons pas à 50 milliards d’euros près, de grâce).

Ce ne fut pas sans mal : il faut dire que certains des États n’avaient pas trop envie de dilapider leurs ressources pour voler au secours d’autres qui n’ont pas hésité, eux, à sortir leur carnet de chèques en bois biodynamique. De façon surprenante en effet, les Pays-Bas, l’Autriche, la Suède et le Danemark n’entendent pas mettre leurs excédents budgétaires et leurs marges de manœuvre financière à la disposition des autres pays (France, Espagne et Italie en tête) : ainsi donc, les gens rigoureux et les épargnants prévoyants n’aiment pas trop se faire déposséder de leurs économies au profit des impécunieux, des incompétents et des dépensiers. Vraiment, où va le monde ?!

Mais finalement, après quelques bras tordus dans le dos, quelques négociations en coulisses dont les tenants et les aboutissants seront savamment occultés afin de ne pas trop effaroucher les peuples concernés, un accord fut donc trouvé. Dans la presse nationale française, cela se traduit par un véritable concert de klaxons joyeux et de la titraille clinquante à base d’adjectifs pétulants (« accord historique », rien de moins). Pensez donc : l’argent des autres va venir se déverser à hauteur de 40 milliards pour la France.

Certes, ceci ne comblera pas – loin s’en faut – le déficit budgétaire de cette année, mais ces nouvelles piscines olympiques remplies de billets de banque tout frais qui se déverseront sur le budget français permettront au moins deux choses : d’une part, de redorer un peu le blason franchement défraîchi du président EM (En-Mêmetemps), ce qui est toujours pratique alors que s’annonce une rentrée particulièrement calamiteuse ; d’autre part, cet accord permet de reporter une (toute petite) partie de la pression fiscale française sur les autres pays européens qui, gageons-le, en seront ravis.

Cependant, tout ce foin – dont la mise en scène n’a été qu’un prétexte à la mégalomanie macronienne – se traduit en réalité par la mise en place de solutions bien françaises à l’échelon européen, pour des problèmes auxquels on sait pourtant comment répondre politiquement et économiquement.

Ce genre de crises n’est en effet pas la première ni probablement la dernière qui survient pour l’humanité ; et si redonner des marges de manœuvres (fiscales, sociales, notamment) aux entreprises permet assez sûrement de se remettre rapidement des dégâts causés, l’histoire montre assez clairement que jeter des masses d’argent public sur les marchés n’a absolument jamais permis de relancer quoi que ce soit. C’est donc logiquement cette dernière solution qui a été choisie : faire cracher les États qui ne dépensent pas pour ceux qui dépensent sans contrepartie et sans limite, et, pompon de l’affaire, pousser à l’établissement sinon d’une fiscalité européenne, au moins d’un endettement européen.

En effet, les 390 milliards de subventions du fameux plan de relance formeront une dette commune à rembourser par les 27. Si ceci n’est pas un transfert clair des économies saines vers les États en faillite, une façon à peine camouflée de faire payer les fourmis pour les gabegies des cigales, cela y ressemble beaucoup.

En pratique, la France est devenue la porte-parole de l’Europe panier-percé et grâce aux belles envolées lyriques d’un président tout gonflé de sa propre importance, on met en place un mécanisme qui garantit sur facture l’enfoncement de tout le continent dans les mêmes affres que ceux que connaît la France actuellement, à savoir l’endettement, la fiscalité de plus en plus délirante et la déconnexion croissante entre les besoins de terrain et l’action publique, gavée de subventions.

Car il faut être fort naïf pour ne pas voir dans ce nouvel épisode européen à la fois la volonté de Merkel de laisser une trace visible de son passage (à 750 milliards d’euros la trace, merci du cadeau), une sorte de combat chimérique contre les populismes – dans l’idéologie simplette de beaucoup de dirigeants actuels, le populisme est le résultat de la pauvreté et non de leurs politiques idiotes, et se combat donc par un déversement d’argent gratuit – et surtout une porte ouverte vers une fiscalité européenne « consolidée » qui annonce un État fédéral assez peu probablement orienté vers plus de liberté et d’autonomie pour le citoyen (il n’est qu’à voir les velléités de Bruno Le Maire, un autre Français – ce n’est pas une coïncidence – à pousser encore et encore sa taxe GAFA au niveau européen).

Oui, vraiment, c’est un accord historique

Mais probablement pas dans le sens où l’entendent Macron, Merkel et la coterie journalistique derrière ; cet accord marque clairement un tournant majeur de la politique allemande, un pas de plus vers une fiscalité européenne, et une nouvelle extension des exportations françaises de socialisme, seule exportation politique véritablement réussie par la France ces cent dernières années.

Tout ceci va forcément très bien se terminer.


—-
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  • A croire que 1929 n’a jamais existé…

  • on continue de s’enfoncer… Et Merkel se met aussi à creuser.

    • Surtout, si les frugaux ne payent pas, et que les autres ne contribueront pas davantage, la question est logiquement : d’où proviendra l’argent qui remboursera l’emprunt ? Les Gafa ok, mais là on parle de 750 milliards.

  • C’est une victoire à la Pyrrhus de Macron. Mais une victoire vers plus de fédéralisme européen même si on nous explique que ce n’est pas le cas!!!!
    En effet :
    Budget de l’UE : la santé, la recherche, la défense et le climat déplumés
    L’adoption du plan de relance s’est faite au détriment de plusieurs programmes communautaires, pourtant jugés d’avenir, afin de limiter l’addition finale.

    Le sommet a beau s’être tenu sur fond de crise sanitaire, il a aussi enterré « l’Europe de la santé » promise pour préparer les prochaines crises.Le sommet a beau s’être tenu sur fond de crise sanitaire, il a aussi enterré « l’Europe de la santé » promise pour préparer les prochaines crises.

    On l’aurait presque oublié tant les négociations ont été centrées sur le plan de relance : les 27 devaient aussi s’entendre sur le prochain cadre financier pluriannuel (CFP), le budget communautaire 2021-2027 de l’Union. C’est désormais fait, alors qu’ils avaient buté dessus lors du précédent sommet européen « physique », en février, et déjà en raison de la fermeté des Pays-Bas.

    Amadouer les frugaux
    Sur le papier, l’essentiel est sauf : la proposition de Charles Michel, le président du Conseil, d’un budget de 1.074 milliards d’euros sur sept ans, a été adoptée. C’est cependant, là aussi en vue d’amadouer les « frugaux » du Nord, moins que les 1.100 milliards proposés en mai par la Commission européenne, et même très loin des 1.300 milliards préconisés par le Parlement européen.

    Budget européen : les clés d’une négociation à 1.800 milliards d’euros

    La contribution des Etats demeurera légèrement supérieure à 1 % de PIB, quand beaucoup appelaient à un effort plus marqué pour à la fois compenser le départ du Royaume-Uni, contributeur net, et financer les nouvelles priorités européennes. « Il était impossible de demander aux frugaux de s’endetter pour les autres via le plan de relance et de rallonger aussi le budget », rappelle une source européenne proche des débats.

    Bonneteau
    Le budget a même été doublement victime de la dureté des discussions sur le plan de relance. Ce dernier était aussi censé venir compléter le budget traditionnel en distribuant des subventions sur des projets européens. Or cette partie de l’enveloppe a fondu tout au long du sommet pour préserver celle réservée aux subventions directes aux Etats, pour leurs plans nationaux.

    Dit autrement, les besoins nationaux de liquidités à court terme ont pris le pas sur les investissements collectifs à moyen terme. Au point de ramener à la portion congrue certaines des enveloppes un temps prévues pour des secteurs pourtant présentés comme prioritaires et d’avenir depuis des mois.

    Breton perd des fonds
    Le Fonds européen de défense, qui doit permettre de cofinancer par l’UE des projets industriels communs, ne sera par exemple doté que de 7 milliards d’euros, contre 13 milliards d’abord annoncé. L’espace, autre dossier dans les mains à Bruxelles du commissaire français Thierry Breton , aura 13 milliards, et non plus 16. Le sommet a beau s’être tenu sur fond de crise sanitaire, il a aussi enterré « l’Europe de la santé » promise pour préparer les prochaines crises : le programme « EU4Health » a été tout bonnement supprimé, provoquant la colère de nombreux eurodéputés.

    La Pologne se débrouillera avec son charbon
    Alors que le « green deal » se veut le nouvel alpha et oméga des politiques communautaires, des dispositifs devant le soutenir ont été fortement revus à la baisse. Le « Fonds pour la transition juste », destiné à aider les pays les plus en retard à sortir du charbon (en particulier la Pologne), a été divisé par trois et ramené à 10 milliards d’euros.

    Le coup est aussi dur pour la recherche : le programme « HorizonEU » est doté de 81 milliards d’euros, et non des 100 milliards d’abord escomptés. Le signal ne colle pas avec les ambitions affichées par l’Europe dans la course à la 5G et à l’intelligence artificielle.

    Le programme Erasmus +, le plus populaire et le plus connu d’Europe, sera, lui, moins renforcé que prévu. Paris ne cache pas ses regrets face à ces coupes mais préfère se féliciter d’avoir conservé des enveloppes conséquentes pour la Politique agricole commune et les politiques de cohésion.

    « Les « euphoriques » du jour se feront à coup sûr bien plus discrets lorsqu’il faudra expliquer toutes ces coupes substantielles », a cinglé l’eurodéputé français Arnaud Danjean (PPE, droite), témoin des frustrations qui gagnent le Parlement européen. Ce dernier se réunira en plénière ce jeudi pour adopter une résolution, non contraignante, sur le plan de relance, avant de se prononcer en décembre sur le cadre financier pluriannuel.
    https://www.lesechos.fr/monde/europe/budget-de-lue-la-sante-la-recherche-la-defense-et-le-climat-deplumes-1225261#utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=nl_lec_18h-20200721

  • Si on veut me montrer un exemple qui se termine bien d’un couple qui n’était d’accord sur rien et qui décide de s’endetter solidairement sur 30 ans pour s’obliger à vivre ensemble en espérant que le grand amour arrivera, je veux bien reprendre le qualificatif d’accord historique…

    • Souvent, ils font un enfant pour sceller leur union.

      Et ils l’appellent « Europe » avec « Solidaire » en second prénom.

  • Moment historique: foin de viriles batailles, pour la la première fois un Empire se constitue à coups de formulaires, de normes et de taxes. Certes, ce sera un Empire imbécile, impotent et à la merci des jeux des vraies puissances mondiales, mais la noblesse technocratique pourra se consoler en bouffant des petits fours.

  • « Si ceci n’est pas un transfert clair des économies saines vers les États en faillite, une façon à peine camouflée de faire payer les fourmis pour les gabegies des cigales, cela y ressemble beaucoup. » Et ça fait furieusement penser à la réforme des retraites, qui consiste dans le fond à faire un hold-up sur les caisses bénéficiaires pour renflouer les autres, au lieu d’essayer de comprendre pourquoi elles son bénéficiaires, et de s’en inspirer pour améliorer le système.

  • Certains prétendent que c’est le moment hamiltonien de l’Europe.

    Mais l’Etat fédéral US s’est construit sur la gloire d’une victoire militaire et l’indépendance durement acquise face à la première puissance mondiale de l’époque, les dettes n’étant qu’accessoires. La fraternité des combattants américains victorieux avait une autre gueule que cet Empire européen de pacotille, ridiculement bureaucratique, affecté d’un tropisme socialoïde le condamnant inéluctablement à la faillite.

    Loin de forger l’unité, la dette commune européenne va avoir l’effet inverse, en motivant encore plus les peuples à divorcer de l’Union. La vague de rejet sera fatale, à la hauteur de l’opportunisme scandaleux qui a profité d’une épidémie mortelle pour atteindre ses objectifs politiciens.

    Impardonnable.

    On ne construit rien de durable sur une base aussi minable.

  • Mais alors ils vont faire quoi de ces milliards, d’après un commentateur ils coupe à peu près sur tout les budgets europeens de projets sans doute intéressants, sinon ils ne les feraient pas, le petit macron, va faire quoi de ses milliards tombés du ciel, boucher des trous ou acheter des pelles pour creuser plus profondement ?

  •  » un État fédéral assez peu probablement orienté vers plus de liberté et d’autonomie pour le citoyen… »
    Bel euphémisme, j’adore votre humour!

  • On ne relance pas une économie en y injectant de l’argent. Si ça donnait des résultats la France aurait une économie florissante puisqu’elle fait cela depuis des lustres.
    Si on veut une économie prospère il faut tout à fait autre chose: peu de charges, peu de réglementations et beaucoup de liberté. Recette qui marche partout mais qui n’a jamais été tentée en France. Et ce n’est pas monsieur Le Maire qui va l’appliquer.

  • Ce qui nous montre bien dans quel état est la France : fauchée++++.
    Elle doit quémander à la BCE des ronds (« grauits » soit de la fausse monnaie) pour honorer son « l’Etat paiera quoi qu’il en coûte » et faire en sorte que ces collègues plus compétents paient une autre partie de sa note.

  • retraitetranquile
    23 juillet 2020 at 8 h 38 min

    D’un coté vous avez les états bons gestionnaires de leurs finances, de l’autre les états dont nous faisons partie qui vivent depuis des lustres au dessus de leurs moyens.
    Alors pour cacher les réalités dans la bouche de noms journalistes et économistes qui nous vont la messe toute la journée, les bons gestionnaires sont devenus « les radins ».
    Comme cela l’honneur est sauf et nous revenons dans le camp du bien.

  • C’est en effet un accord historique. En ce mois de juillet 2020, l’UE a décidé d’ouvrir les vannes a

    • d’ouvrir les vannes au niveau de la Commission. Jusqu’à présent, chaque Etat pouvait s’endetter ou pas, ce qui mettait en évidence les bons et les moins bons gestionnaires. Dorénavant, une partie de cet indicateur sera caché au niveau de la Commission.

      A l’échelle de l’UE (500 millions d’habitants), ces 750 milliards sont relativement modestes. C’est un pied dans la porte. Cette enveloppe va tout naturellement grossir dans les années à venir…

  • Quand l’idéologie prime sur le pragmatisme…
    En fait, ils verrouillent le système « en passant en force » pour ne pas remettre en cause leur système de gouvernance quitte à le « planter ».
    C’est mettre des cautères sur des jambes de bois.
    C’est aussi nous mener sur des chemins pour le mois hasardeux .

  • Le texte intégral et officiel de l’accord sur le plan de relance européen est ici : https://data.consilium.europa.eu/doc/document/ST-10-2020-INIT/fr/pdf
    Bonne lecture ! Mais après, on a mal au fondement…
    Quant aux « États bien gérés », c’est une vaste blague ! Ils ont bénéficié de l’euro bien calibré pour leur économie à condition d’accepter une déflation interne et les plans de l’UE (voir par ex. A1 et A21 du texte ci-dessus), ce qui leur a permis d’engranger des excédents commerciaux au détriment des autres pays tout en détruisant leur industrie. L’UE est la nouvelle URSS qui appauvrit TOUS les peuples qui ont le malheur d’en faire partie.

  • Il y a ceux qui regardent ce spectacle lamentable de gabegie de milliers de milliards d’argent public, avec soulagement: j’ai nommé les suisses et…les anglais, juste libérés de ce cauchemar

  • 40 milliards qui vont sortir d’un Chapeau !
    En 2022 un chapelier aurait des chances de l’emporter.

  • L’idée est bonne : Creuser un trou si grand, de tel sorte que la remontée sur les bords du trou soit impossible.
    Ce sera une preuve irréfutable que l’idée était bonne, si les autres idées sont devenues impossible a mettre en oeuvre.

  • Merci à H16 pour son article et à lapaladine pour son commentaire, tous deux très éclairants et qui correspondent à l’analyse que j’avais faite.

  • Berlusconi avait raison, les erreurs vont se payer cash, 750 milliard d’euros une sacré dette, la France le pays le plus aidé d’Europe

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