Donald Trump s’oppose à la nationalisation pour freiner le coronavirus

Donald Trump Sr. at #FITN in Nashua, NH by Michael Vadon (CC BY-SA 2.0) — Michael Vadon, CC-BY

Le président américain ne voit rien d’utile dans la nationalisation pour contrer le coronavirus. Pour lui, la solution est d’utiliser les ressources actuelles au maximum et de compter sur la mobilisation des entrepreneurs.

Par Daniel Girard.

Des gouverneurs imploraient le président à se prévaloir d’une loi spéciale obligeant les entreprises à appuyer les États pour interrompre la contagion du COVID-19.

Le président américain ne voit rien d’utile dans la nationalisation pour contrer le coronavirus. Lorsqu’on lui a demandé s’il songeait à utiliser une loi spéciale pour obliger les entreprises à épauler les États dans leur lutte contre la propagation du COVID-19, il s’est montré sceptique.

Appelez au Vénézuela. Demandez aux gens comment ça se passe depuis la nationalisation des entreprises. Pas très bien.

Donald Trump croit plutôt que la manière de faire, c’est d’utiliser les ressources actuelles au maximum et de compter sur la mobilisation des entrepreneurs.

Le président a annoncé le déploiement d’unités de la Garde nationale dans les trois États les plus touchés par le coronavirus, l’État de New York, la Californie et l’État de Washington.

Donald Trump a aussi demandé à l’Agence Fédérale de gestion de l’urgence (FEMA) de fournir quatre stations médicales de 1000 lits à New York, huit stations médicales de 2000 lits à la Californie et trois stations médicales de 1000 lits pour l’État de Washington.

Deux navires hôpitaux seront aussi mis à contribution, un sur la côte Est, l’autre à Los Angeles.

En plus de ces déploiements, l’administration Trump a indiqué qu’elle avait envoyé des chargements imposants d’équipement médical là où ils étaient réclamés.

Cette mobilisation de ressources arrive à point alors que le nombre de cas d’infections au coronavirus augmente de façon exponentielle. Plus de 30 000 cas répertoriés.

En raison de sa virulence, le coronavirus frappe fort et partout. Dimanche, c’était au tour du sénateur républicain du Kentucky, Rand Paul, d’apprendre qu’il est atteint du coronavirus. Maintenant en quarantaine, il a entraîné dans son sillon cinq de ses collègues sénateurs, eux aussi placés en quarantaine.

Comme nous tous, le président Trump a bien hâte que ce cauchemar se termine.

Tard dimanche soir, il s’est écrié sur Twitter :

« Il ne faut pas que le remède soit pire que le problème. À la fin de la période de 15 jours nous déciderons de la voie à suivre. »

La période de 15 jours amorcée le 18 mars par Donald Trump consiste à bien se laver les mains, travailler à la maison, éviter les groupes, respecter une distanciation sociale, se mettre en quarantaine en cas de malaise et éviter les déplacements non nécessaires. Tout cela pour ralentir la contamination.

Difficile d’imaginer les résultats spectaculaires qui se seront produits d’ici la fin mars pour motiver l’adoption d’une nouvelle stratégie.

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