GPA : « il faut se concentrer sur les témoignages des personnes concernées »

Un entretien avec Fiorella Mennesson, qui est née grâce à la GPA.

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GPA : « il faut se concentrer sur les témoignages des personnes concernées »

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 12 mars 2020
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Par Corentin Luce.

La GPA. À la seule évocation de ces trois lettres, des cohortes de politiciens, de pseudo-philosophes et autres conservateurs déclinistes agitent les chiffons rouges et les peurs. Haro sur cette GPA ouvrant la voie au Meilleur des mondes d’Huxley, vous comprenez. Déclarations fantaisistes, explications grotesques, insultantes et pernicieuses, bref tout est bon pour discréditer la GPA, fruit de cet horrible capitalisme et de l’entreprise ultra-libérale de « marchandisation du corps » (exit les sportifs qui ne vendent que des performances grâce à leur corps ?).

Quitte à laisser lettre morte la vérité et la réalité, deux facettes que l’on oublie de montrer à chaque sujet touchant à la société (IVG, mariage homosexuel). C’est alors qu’on en oublie que derrière ces chiffres, ces polémiques, se cachent des femmes, des hommes, des parents, des enfants où la petite histoire côtoie la grande. Mais comme dirait l’autre, quand l’abjection dépasse les bornes, elle n’a plus de limites.

L’humanité ne recule devant rien.

À travers tous les débats contemporains sur l’euthanasie, la prostitution, la GPA ou encore le transhumanisme, se joue en réalité une question centrale : celle de la libre disposition du corps. Michel Foucault a montré, dans Surveiller et punir, comment « il y a eu, au cours de l’âge classique, toute une découverte du corps comme objet et cible de pouvoir ».

Contrôler l’individu et le peuple, pour l’État central, c’était avant tout rendre son corps docile. Le combat de la modernité a donc porté à la fois sur l’émancipation et l’appropriation du corps. Il a donc fallu faire de l’individu le maître de lui-même, de sa vie et de ses choix, en affirmant comme Tocqueville que « chacun est le meilleur juge de ce qui ne regarde que lui seul ».

Pourtant, dans l’état actuel du droit positif, la libre disposition du corps n’est pas inscrite dans le marbre de la loi française.
Gaspard Koenig propose donc d’inscrire la libre disposition de soi dans la Constitution comme un droit fondamental. De là découleraient toutes les libertés qui restent mal assurées en droit français : liberté procréative, liberté sexuelle, liberté religieuse, liberté d’expression, liberté vestimentaire…

Une fois acquis ce principe, seraient enfin dissociées la loi qui règle les rapports d’individus autonomes et la morale qui réunit des groupes et des communautés propres.

Pour tenter de redonner un visage et une dignité à ces invisibles qui sont pourtant les principaux concernés, j’ai eu le plaisir d’interviewer Fiorella Mennesson, qui est née grâce à la GPA.

Corentin Luce : premièrement, pouvez-vous nous raconter votre histoire ?

Fiorella Mennesson : Je suis née par GPA il y a 18 ans aux États-Unis, c’est-à-dire que c’est une gestatrice qui a porté ma sœur et moi et non pas ma mère car elle souffre du syndrome MRKH. Mes parents ont également eu recours à une donneuse d’ovocytes. Dans la vraie vie, ça ne change absolument rien – nous sommes une famille tout ce qu’il y a de plus banal, mais ce que j’ai en plus c’est la nationalité américaine et ce que j’ai en moins c’est la filiation avec mes parents. Car en France, nous ne sommes toujours pas reconnues comme les filles de nos parents.

Bien souvent, pour résumer la GPA, les personnes disent : « Un papa, une maman, une donneuse d’ovocytes et une gestatrice ». Est-ce l’histoire de votre vie ?

Bien heureusement non ! Ma vie ne se résume pas à la façon dont je suis née. Au quotidien, être née par GPA importe peu. Ça ne m’empêche pas d’étudier, de voir mes amis, de vivre ma vie. À la maison, il y a ma mère, mon père, ma sœur, mes chats et ce sont eux ma famille. Oui, ma gestatrice et ma donneuse d’ovocytes m’ont permis de naître et sont évidemment importantes pour moi, mais jamais elles ne seront aussi importantes que mes parents dans ma vie. Mon histoire est riche et parfois un peu plus longue à expliquer mais c’est ma normalité.

Comment vivez-vous par rapport aux regards des autres ? Que voyez-vous dans leurs yeux quand vous leur expliquez que vous êtes née grâce à la GPA ?

Toutes les personnes à qui j’ai eu l’occasion d’en parler se sont toujours montrées très compréhensives, très bienveillantes. Personne ne veut plus me parler une fois qu’ils apprennent que je suis née par GPA parce qu’au fond, ça ne me définit pas. Ça ne change rien à mes rapports aux autres. Et c’est justement très drôle de voir l’immense écart avec ce que l’on peut trouver sur internet, où tout le monde devient soudainement expert en la matière.

J’ai lu des choses assez extrêmes sous des interviews, où je ne suis justement présentée qu’à travers la GPA. Mais honnêtement, je ne pense pas que ces personnes seraient capables de me dire la même chose en face – c’est toujours facile de se cacher derrière un écran. Alors au fond, ça ne m’affecte pas plus que ça car je sais que ce n’est pas la réalité. Je sais qui je suis, je sais qui est ma famille et qui ne l’est pas. Personne ne peut me retirer ça.

À titre personnel, ressentez-vous le besoin de dialoguer régulièrement avec votre gestatrice et/ou votre donneuse d’ovocytes ?

Absolument pas. Mes parents sont beaucoup plus proches d’elles et c’est normal : ils sont dans la même tranche d’âge, ils ont traversé tout ça ensemble, ça les a rapprochés. Quand j’ai l’occasion de les voir je suis toujours très contente mais je ne ressens pas ce besoin, tout simplement.

Quel est votre regard sur les débats qui vont s’ouvrir sur la bioéthique concernant la PMA, la GPA ? Est-ce que ce débat vous paraît représentatif de ce que vous vivez ?

C’est vrai qu’en ce moment nous sommes en plein dedans mais je n’ai pas l’impression que ça avance malheureusement. C’est tellement absurde parce que dans mon quotidien je ne pense jamais au fait qu’on n’a pas de filiation, ce genre de choses…

C’est évident pour moi et pourtant, on doit se battre pour ça. Je ne comprends pas pourquoi ce sont des personnes non concernées qui puissent décider à notre place de qui est une famille et qui ne l’est pas, qui peut avoir des enfants et qui ne peut pas. La France prétend que nous sommes tous égaux mais dès qu’il s’agit d’infertilité, que ce soit pour les couples hétérosexuels ou homosexuels, c’est le parcours du combattant pour devenir parents.

Et même quand l’on y parvient, on doit continuer à se battre pour être traité comme des êtres humains. Même le mot « débat » me dérange quand on parle de cela, car il s’agit de vraies personnes, de vraies vies. Moi ma vie n’est pas un débat. Ma filiation n’est pas un débat. Je mérite d’être traitée avec respect et décence comme n’importe quel autre enfant.

Je suis fatiguée de voir des inconnus décider à ma place de qui sont mes parents, de qui est ma famille. Je suis fatiguée de voir mes parents se battre encore et encore pour quelque chose qui est aussi simple. Ils m’aiment, ils m’aident, ils me protègent. C’est ça qui fait d’eux mes parents et pas une stupide filiation pseudo-biologique.

Que répondez-vous à ceux qui défendent la « filiation », se sentent heurtés à l’évocation de la GPA ?

Ceux qui défendent la biologisation de la filiation peuvent aller s’occuper de leurs oignons. Si l’on ne veut pas avoir à recours à la GPA, hé bien on n’y a pas recours. Mais il ne faut pas venir nous faire la leçon et décider de qui est notre mère et qui ne l’est pas. Ce n’est pas le lien génétique qui devrait définir la parentalité. Il y a des géniteurs et des génitrices qui ne s’occupent pas de leurs enfants, qui ne les aiment pas.

Les vrais parents ce sont ceux qui sont là, qui donnent de l’amour, qui aident à s’épanouir : tout ça n’a rien à voir avec la génétique. Ces personnes qui défendent à tout prix un modèle de la famille unique (un papa, une maman, dans un monde parfaitement hétérosexuel et cisgenre) veulent prétendre qu’un simple lien génétique serait la garantie d’un véritable rôle, comme ils prétendent qu’il faudrait absolument un père et une mère pour créer un environnement parental stable.

Je pense tout le contraire. Pour moi le modèle de famille est bien plus simple : ce sont des parents aimants qui font tout pour que leurs enfants s’épanouissent et ce, peu importe leur lien biologique. Ce n’est pas ça qui importe mais les sentiments, les intentions, les faits.

Comment vivez-vous le fait que la France ne reconnaisse pas toujours les enfants issus de la GPA, qu’est-ce que cela vous inspire ? Comment souhaitez-vous que la loi évolue ?

Je n’ai plus de filiation avec mes parents depuis 2011. Voir mes parents lutter et lutter tout en grandissant pour obtenir cette filiation a vraiment quelque chose de révoltant. Les voir s’épuiser, se prendre sur la tête, passer des heures et des heures pour la prochaine décision pour qu’au final on n’obtienne jamais rien, ça m’énerve.

Tout ce temps on pourrait le passer ensemble, comme une famille, mais non. On leur demande de se justifier en agitant des arguments qui n’ont même pas lieu d’être. Mais ils n’ont pas à se justifier de quoi que ce soit. Je voudrais qu’on arrête de tourner en rond et qu’on nous donne cette filiation une bonne fois pour toutes sans que mes parents aient à justifier quoi que ce soit. En tant qu’enfant née par GPA j’aimerais que l’on sorte du vide juridique et qu’on soit enfin traités avec respect, ce que la France n’a jamais réussi depuis notre naissance.

Que préconisez-vous de faire pour tout un chacun de façon à être réellement informé sur ce sujet polémique ?

Il y a trop de personnes qui se sont donné le droit de parler en notre nom alors qu’elles n’ont aucune idée de ce qu’est la GPA. Aujourd’hui, il faut se concentrer sur les témoignages des personnes concernées en premier lieu : les enfants, les parents, les futurs parents, les gestatrices… Nous sommes de plus en plus nombreux à prendre la parole et nous méritons de gagner plus d’attention pour raconter nos histoires.

Je sais qu’en témoignant, cela permet de mettre un visage sur ce qu’est la GPA et ne pas rester dans les chiffres, les statistiques abstraites et les fantasmes éloignés de la réalité qu’on a trop tendance à ressortir. Il faut montrer que nous sommes plus que de vagues personnes, nous existons réellement et nous ne menaçons rien du tout quand nous réclamons d’être reconnus.

Une dernière question, si vous aviez l’occasion de rencontrer le président de la République, qu’est-ce que vous lui diriez ? 

Le président de la République a fait des promesses concernant la PMA et la GPA durant sa campagne que nous attendons toujours. J’aimerais lui rappeler que nous sommes des centaines d’enfants à toujours attendre notre filiation, certains à peine âgés de quelques mois.

J’aimerais qu’ils n’aient pas à vivre la même chose que moi, qu’ils n’aient pas à voir leurs parents passer des années pour obtenir ce qui nous revient de droit. Et bien au-delà de la reconnaissance de la filiation, devenir parents devrait être accessible à tous : cela signifie l’ouverture de la PMA à toutes les femmes et également la légalisation et l’encadrement de la GPA sur le sol français.

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  • Comment va-t-on faire pour trier les bébés en alpha, bêta . . . epsilon ? les parents sont-ils conscients des risques encourus (la loi de Murphy s’applique là aussi)

  • Toute cette argumentation est fallacieuse.
    Le débat sur la peine de mort peut-il être trancher par les familles des victimes ?

    • Sans trancher le débat, on peut quand même écouter leur témoignage avec attention sans que ce soit fallacieux. Partial peut être, fallacieux pas forcément. Cette femme et l’auteur argumentent de leur point de vue. Essayent ils volontairement de vous induire en erreur en sachant que c’est une erreur?
      Quand une personne confond volontairement deux concepts pour induire de la confusion dans un argumentaire, là c’est fallacieux. C’est une intention de brouiller les pistes pour faire passer son argument mais chez cette femme qu’y a t’il de fallacieux?

  • Bof. Je comprends l’argument libéral de la liberté de chacun de décider de ce qu’il fait de son corps mais cela passe sous silence le droit de l’enfant à naitre.

    Il me semble qu’oter d’office la possibilité pour un enfant davoir un père et une mère est une violence absolue. Bien sûr cela arrive mais de manière accidentelle sans GPA. Créer cette situation de manière volontaire est selon moi monstrueux.

    Je comprends bien que cela ne recouvre pas le cadre du témoignage de cet article mais il me semble que c’est le vrai sujet plutôt que celui de la GPA.

    • Je partage votre point de vue.
      Il est évident que l’argument libéral ne peut être l’alpha et l’oméga de la réflexion humaine, individuelle et collective.
      Cette philosophie, à laquelle j’adhère volontiers, comporte, elle aussi, ses limites. Comme avec la question de la GPA selon moi.

      D’autant que la plupart de ceux qui réclament des droits nouveaux, exorbitants des dons de la nature ou des conventions qui ont permis de bâtir des civilisations, réclament en même temps l’argent des autres pour réaliser leurs fantasmes.

      On imagine très bien ce à quoi peut conduire la distinction, qu’opère la personne qui témoigne, entre lien génétique et parentalité. Ou entre rôle symbolique des parents et lien génétique comme l’a fait Macron récemment.

      Dissocier la procréation de l’acte sexuel. Aboutir à des enfants sans père, mais sans mère non plus (bébé éprouvette), élevés, non plus par des individus (pour éviter toute déviance), mais par l’état est-il un scénario de science-fiction ?
      Non, certains plaident déjà pour cela. Ou, a minima, pour des changements qui concourent à atteindre cette situation.
      Des lois sont même promulguées dans ce sens, PMA pour toutes étant un exemple parmi d’autres.

    • C’est quoi un père et une mère ?
      Ne pas autoriser la GPA ne l’empêchera pas de continuer à exister, c’est donc se voiler la face sur les moeurs et les revendications qui en découlent. Les liens du sang aboutissent aussi bien à l’amour sacré que la haine la plus féroce. On retient quoi ?
      Il faut juste éviter que la GPA puisse être utilisée dans les cas qui ne le nécessitent pas.

      • Que pensez-vous de l’excision, dont je rappelle qu’elle est aussi voulue par la plupart des femmes qui en font l’objet.
        Faut-il en faire un droit ? Prévoir le remboursement des frais par la collectivité au motif que c’est dans les mœurs et que cela relève de la liberté individuelle ?

        • Non, l’excision se fait souvent à un âge où les intéressées sont en pleine conscience (y/c juridiquement parlant).

          • Si elles veulent se payer elles même une excision qu’elles le fassent, mais elles e le payent. Idem pour la circoncision à un âge avancé. Soit on se la paye, soit on prend son courrage et son opinel. Pour la circoncision en bas âge je préconise de mettre en prison les parents responsables de mutilation sexuelles et de leur retirer la garde de leurs enfants. Ces parents sont dangereux. Où est le problème?

        • Yves81 L’excision est « voulue » parce qu’imposée par la tradition. Sortez la tradition, vous n’aurez plus d’excision. Les mères perpétuent ce geste par peur du bannissement de leurs filles, uniquement pour cela.

        • La GPA n’a jamais été interdite aux US, le pays est loin de ressembler aux dérives que vous énumérez même si tout n’est pas parfait. Ce n’est pas parfait non plus lorsque c’est interdit puisqu’on ne va pas interdire (si ?) les gens d’aller le faire ailleurs ou en cachette.

      • On peut se poser beaucoup de questions, n’est-ce pas ?
        GPA et PMA ont un coût. Qui paye ? Personnellement, je n’ai pas envie de payer pour les autres. Alors que moi je me suis débrouillé pour le faire sans faire intervenir un médecin, une clinique, un hôpital dans la conception (à plusieurs reprises).
        Et puis, les histoires de droit à l’enfant n’ont rien à faire dans cette affaire. Nous avons tous les mêmes droits, mais nous n’avons pas tous les mêmes capacités. Ceux qui ont recours à la GPA ou la PMA ont le droit de faire des enfants, mais apparemment, ils ne le peuvent pas.
        J’ai le droit de voyager en Australie, mais pour l’instant je ne peux pas le faire. A moins qu’on m’accorde ce nouveau droit et que je reçoive mon billet d’avion et ma réservation d’hôtel directement de la sécurité sociale.

      • Les progressistes font appel à ce genre d’argument pour normaliser ce qui n’est pas normal. Ça peut aller loin…
        Est-ce parce que des crimes existent qu’il faut autoriser le crime?

      • « C’est quoi un père et une mère ? »
        Quelqu’un à qui on dit papa et maman de sexe différents. Priver un enfant d un papa ou d’une maman volontairement est pour moi dégueulasse. Je precise que je me fous du lien génétique.

    • Si vous voulez l’interdire, vous voudriez la punir comment? Quelle violence préconisez vous pour empêcher que ça se produise? Prison? Spoliation? Mutilations? Mises à mort? Humiliation publique?
      Parler d’interdiction sans parler de sanctions c’est de l’hypocrisie. Donc selon vous, cette « violence absolue » (selon vos dires), doit être réprimée comment? La violence absolue doit être réprimée selon moi. Si on accepte (for the sake of the argument) ce que vous dites sur la nature de la violence en question, comment doit on la punir?

      • C’est vou44s qui parlez d’interdiction et de punition. Avant cela il faudrait déjà une condamnation morale audible. Aujourd’hui il est clair que les lobby LGBTetc sont bien trop puissants pour que cela soit entendu. C’est pourtant la premiere étape.

        Ensuite je ne sais pas ce que nos codes prévoient pour les gens qui infligent volontaitement des sevices psychologiques à des enfants. Il doit bien y avoir quelque chose.

        • Quand « on » parle de « violence absolue » pour qualifier un fait, il me semble qu’il n’est pas inepte de considérer que « on » considère qu’il doit y avoir une réponse légale appropriée. Une réponse légale c’est systématiquement une punition. Sauf à considérer qu’une violence absolue sur un mineur ne mérite aucune action juridique le volet répréhensif est justement ce dont il est question ici. Si on considère juste la désapprobation morale on parle de quoi? De l’opinion de deux ou trois empêcheurs de tourner en rond qui n’ont que ça à foutre de leurs journées que de s’occuper de la vie des autres? Nier que les opposant à la GPA réclament une répression judiciaire et coercitive c’est de l’hypocrisie.
          La condamnation morale sans condamnation juridique, on s’en tamponne le coquillard avec une babouche en peau de chèvre, à moins de considérer la superficialité de ceux qui ne se voient qu’à travers le regard des autres comme l’alpha et l’omega de la morale.

          • Votre raisonnement est faible. Vos attaques ad hom en sont la preuve.

            Il est facile de trouver des pratiques qui ont été en un temps admises puis considérées comme moralement inacceptables. La question de la transcription juridique de ces changements ne sont qu’une conséquence.

            La violence pour un enfant de ne pas pouvoir dire papa ou maman est un vrai sujet, Pas seulement chez quelques marginaux et il merite mieux que votre petite pirouette sur les conséquences juridiques que nous devrions lui rattacher. Ce n’est pas le sujet principal.

            Que des gens decident de priver volontairement un enfant de dire « maman » est, je le répète, dégueulasse et je pense que l’histoire jugera durement l’égoïsme des personnes s’étant abandonnés à de telles pratiques.

            • Mon argument est faible quand le votre se résume à « l’histoire jugera ».
              Quand aux pratiques un temps admises puis jugées inacceptables, elle sont vraiment devenues inacceptables quand elles n’ont plus été acceptées légalement. L’esclavage n’a par exemple pas mis longtemps du tout à être réprimé légalement après avoir été réprimé moralement. Et c’est la répression légale qui l’a fait cesser.

              les comportements exhibitionnistes (dont je me demande encore pourquoi ils sont interdits) ont toujours été tolérés jusqu’à ce que les frustrés prennent le pouvoir. En Grèce antique on trouvait incongru ces gens qui s’accouplaient un public (Cratès de Thèbes et Hypparchia le faisaient) mais on ne les punissait pas. Et personne ne réclamait qu’on le fasse. Il n’y avait pas de jugement moral et donc pas de répression légale.
              La violence suit le rejet moral de tellement près que les dissocier est de la mauvaise foi. Les opposants à la GPA PMA veulent INTERDIRE cette pratique. C’est clair, et la plupart ne s’en cachent pas. Il est je pense légitime de leur demander quelle violence ils se souhaiteraient de voir appliquée aux contrevenants.

              • Pas besoin de violence.
                Il suffit de supprimer le privilège du droit à l’anonymat des donneurs.

                Et de réaffirmer ensuite que, tous les enfants étant égaux devant la loi, ils ont le droit de réclamer leur dû à leurs géniteurs.

                • L’anonymat n’est PAS un privilèges. Vous n’en avez pas marre de changer le sens des mots? On don est anonyme ou non. Point. Vous parlez de privilège mais c’est pour mieux introduire de la COERCITION et priver les donneurs de la LIBERTE de s’identifier ou pas. Et pour se faire vous parler de leur « privilège ». C’est immonde comme mauvaise foi.

  • Beau témoignage. L’ennui c’est qu’en France qui dit autorisation, dit ensuite « droit à » et donc prise en charge par la sécurité sociale. La GPA ne me dérange pas si ca ne représente pas un poids pour la collectivité.
    Ensuite, même si c’est clair pour cette personne sur la parenté, qu’en est il si la génitrice décide d’annuler ? Si l’enfant à naître a quand même envi d’en savoir plus sur ses origines ? Est ce qu’il n’y a quand même pas une période de doute comme les binationaux qui ne savent pas qui ils sont?

    • Le problème est aussi que cet article mélange tout (ce qui est souvent voire toujours le cas de la part des promoteurs de la GPA « pour toutes ») : qu’un enfant naisse de GPA comme cette demoiselle ne me dérange pas du tout, puisque tout s’est fait dans la transparence et que les enfants n’ont pas été privés de père ou de mère.
      Le problème est la GPA prévoyant un enfant sans père (ou mère), glissée dans le package.

  • Le libéralisme, c’est la liberté, mais c’est aussi la responsabilité qui va avec.

    Or, en encourageant par la loi les dons de gamètes on encourage en même temps l’irresponsabilité des géniteurs envers leur progéniture.
    Socialement, c’est un message très malsain.

    Tous les enfants d’un même géniteur doivent avoir les mêmes droits, et aucun géniteur ne doit pouvoir se cacher derrière l’anonymat
    (sauf, bien entendu, si l’alternative est un risque pour la vie de l ‘enfant ; je pense aux naissances sous X).

    • C’est pratique de changer le sens des mots…
      Autoriser, ce n’est pas encourager. Je vous jure: Prenez un dictionnaire et lisez les définitions: Vous verrez que ce n’est pas la même chose.
      La scatophilie consentie est autorisée en France. Pensez vous qu’elle soit encouragée? C’est votre malhonnêteté intellectuelle qui est malsaine. Cesser de mettre des gens en prison pour un acte qui n’impose à priori aucune violence, ce n’est pas encourager cet acte.
      C’est triste de voir de tels propos fallacieux. C’est du mensonge patenté.

      • Tout de suite des insultes. Excusez-moi mais OUI la loi encourage l’irresponsabilité des donneurs de gamètes envers leur progéniture :

        – Elle encourage quand elle crée des CECOS qui assimilent les dons de gamètes à de simples dons de sang.
        – Elle encourage quand elle promet l’anonymat aux donneurs.
        – Elle encourage quand elle dispense le donneur de compter ses enfants biologiques parmi ses héritiers.
        – Elle encourage quand elle interdit à un enfant né d’un don de faire une recherche en paternité et de faire appel à son géniteur s’il est en difficulté.
        .
        Et quand on encourage l’irresponsabilité des donneurs de gamètes, on affaiblit du même coup la norme sociale qui voudrait que tout géniteur soit responsable et protecteur envers sa progéniture.

        • Les plombiers rigolent en vous lisant.

        • Vous pouvez répéter autant de fois que vous voulez qu’autoriser c’est encourager, ça ne rendra pas la chose vraie.
          Le fait que VOUS atribuez une valeur différente aux gamètes et su sang n’est qu’un jugement de valeur sans aucun autre fondement que vos préjugés.
          le fait que VOUS estimiez les donneurs devraient être CONTRAINTS à divulguer leur identité est purement subjective. Quand je jette une pièce de monnaie à un clodo je lui fais pas voir ma carte d’identité. le fait que VOUS attribuez une valeur morale SUBJECTIVE à mon foutre plutôt qu’à mon fric n’engage que vous.

          Le fait que VOUS pensiez que les gens qui font don de leur gamètes librement en annonçant la couleur: « vous les prenez si vous voulez gratuitement mais ne venez pas demander une part de mon patrimoine, c’est mes conditions, si vous n’en voulez pas démerder vous » de devraient pas être autorisées à proposer un tel deal aux parents stériles (ou pas), ne rend pas cet argument plus moral. (Elle est longue cette phrase. Je vous déconseille de la lire à haute voix.) Et ce n’est pas parce qu’on n’interdit pas de proposer un tel don qu’on l’encourage.

          Le fait que VOUS pensiez que l’enfant devrait être autorisé à faire une recherche est stupide. Il EST autorisé à faire une recherche? C’est l’organisme intermédiaire entre le donateur et le(s) récipiendaires qui n’est pas autorisé à trahir son CONTRAT SYNALLAGMATIQUE d’anonymat envers le donateur. Le gamin peut chercher tout ce qu’il veut. Il ne peut juste pas exiger que quelqu’un trahisse en sa faveur un engagement envers un tiers.

          Vous déformez TOUT. Vos jugements de valeur ne sont pas des arguments. Votre mépris pour ce qui ne correspond pas à VOS valeurs (respectables par ailleurs) ne justifient pas qu’on applique de la coercition (emprisonnement, violence policière en cas de résistence et spoliation de propriété privée) pour vous faire plaisir et satisfaire VOS valeurs.

          Vous n’êtes pas le centre du monde.

          La GPA ça ne me plait pas. Je n’ai pas envie d’y recourir. Je n’ai pas envie d’aider ceux qui s’y adonnent. Je valorise ma filiation biologique et je n’aime personnellement pas l’idée d’avoir des descendants biologiques sans en prendre une responsabilité personnele. Ca c’est mes valeurs. Mais j’ai une valeur supérieure encore. Ne pas faire de mal à autrui sauf en cas de légitime défense. Parler de légitime défense pour un enfant conçu par GPA ou PMA, c’est de la foutaise en barre. Si le gamin n’est pas heureux sur terre, si la vie lui est pénible, il prend son courrage à deux mains il bosse un mois chez Mc Do et il peut se payer facilement de quoi se faire une overdose bien tassée qui résoudra agréablement son problème de « être vivant ».

          Oui je sais: C’est cru.

          • « Oui je sais: C’est cru. »

            C’est surtout très con …

            • Et pour vous je devrais dire quoi? Que c’est bien argumenté?

              • Va bosser chez mc do et achète de la drogue pour te suicider. Si ca ne vous parait pas complètement con d’écrire cela il vous manque une case, et pas une petite. La même peut être qui vous empêche de comprendre la violence absolue que représente la suppression de la mère pour l’enfant.

                • Gordon, ne pas avoir de parent biologique c’est pas de chance mais c’est pas de la violence. SI la vie est insupportable c’est effectivement mieux d’y mettre fin. Et quitte à y mettre fin autant que ce soit fait sans douleur.
                  Maintenant ce que je pense c’est aussi que les ados se plaignent surtout quand la vie est douce. Quand la vie est vraiment dure ils ne se plaignent pas, il s’endurcissent. Les gérémiades d’un gamin qui se plaint de na pas savoir exactement qui est son père biologique ou de quel corps vient l’ovocyte qui l’a enfanté est un enfant qui traverse un phase mais dont les souffrances ne sont pas une violence. C’est une frustration. C’est pas une violence. Mais si vous préférez m’insulter pour lutter contre la violence, je laisserai à ceux qui nous lisent le soin de juger qui essaye d’être cohérent et qui confond son mépris et ses émotions avec des arguments.

          • Ce n’est pas « autoriser » qui est « encourager » ; c’est assortir cette autorisation d’une dispense d’assumer certaines responsabilités.

            En droit français, un homme est normalement responsable de sa progéniture et on peut même faire des recherches en paternité pour le lui rappeler.

            Or, dans le cas d’un don de gamète, le donneur est dispensé de cette responsabilité. C’est cela qui revient à encourager l’irresponsabilité.

            • Non mais attendez: Du sperme ce n’est pas plus en enfant qu’une gland est un chêne. Et non, ne pas demander de compte ce n’est pas encourager . Encourager c’est valoriser une action, c’est la récompenser. Une fois de plus vous essayez de travestir le sens des mots. C’est malhonnête comme procédé intellectuel. La responsabilité elle est à celui qui procède à la fécondation ou qui la commandite. Le donneur, il ne fait que donner.

              • – Mitch, je vois malheureusement que vous êtes contaminé par la culture de l’irresponsabilité.

                – Bien sûr que le donneur a sa part de responsabilité ! C’est trop facile de s’abriter derrière celui qui procède à la fécondation ou qui la commandite.

                – Et puis bien sûr que CRÉER des CECOS, qui font la promotion du don de sperme et qui promettent l’anonymat du don, c’est encourager activement ces dons.

                • La « culture de l’irresponsabilité »: Voici encore une de ces formule de moralisateurs dont le principal argument est le mépris. C’est toute votre prose qui est comme ça: Vous étalez votre mépris, vous répandez vos jugements de valeur comme de la merde sur une planche, et vous faites passer ça pour des arguments. J’imagine que ça doit passer vachement bien à l’épicerie de madame Michu.
                  -Dire « c’est trop facile ». c’est censé convaincre qui? Vous vous rendez compte qu’il n’y a là absolument rien. Le néant argumentatif.
                  -FVient ensuite l’argument pour lui même « Et puis bien sûr que CRÉER des CECOS, qui font la promotion du don de sperme et qui promettent l’anonymat du don, c’est encourager activement ces dons »
                  Alors non, une fois de plus ce n’est pas encourager, c’est offrir un service, c’est donner la possibilité de faire quelque chose.
                  Peut être êtes vous une personne naïve et manipulable. C’est votre droit. Mais restreindre la liberté de tout le monde juste parce que votre absence de confiance en vous même vous laisse penser que tous les autres sont comme vous, ce n’est pas glorieux.

          • Il y a une différence objective entre votre « foutre » (comme vous dites) d’une part et votre fric ou votre sang d’autre part. C’est que votre « foutre » a le pouvoir de donner la vie à un enfant (qui est votre enfant) et une descendance (qui est votre descendance).

            Je soutiens qu’il est malsain pour la société de dispenser les gens de se sentir responsable de leurs enfants et de leur descendance.

            • Malsain, peut être, pénalement répréhensible je pense que ça ne devrait pas l’être. En gros, que des gens conseillent à leur enfants et à leurs proches de ne pas le faire, ça me semble correct et défendable. Qu’un juge vienne me dire à qui j’ai le droit de donner MON sperme, ça me semble inapproprié.

              • – Je ne demande pas que le don soit puni par la loi. Je demande juste que celui qui donne ne puisse pas fuir ses responsabilités en se cachant derrière l’anonymat.
                – Tous les enfants d’un même géniteur doivent avoir les mêmes droits.

                • -Donc vous voulez punir ceux qui donne et ne donnent pas leur nom.
                  -Je ne suis pas d’accord avec vous: Une enfant qui assassine ses parents n’a pas les mêmes droits sur l’héritage.
                  -Par ailleurs un enfant non désiré d’une femme qui un gosse dans le dos quelqu’un en lui promettant qu’elle prend la pilule, me semble par exemple poser des questions sérieuse quant aux devoirs du père.
                  -Une folle qui vole une capote pleine dans les poubelles et en fait un gamin produit elle un rejeton qui mérite héritage?

                  On peut aller loin dans votre logique…

            • Mon sang (en plus c’est du O-) est capable de sauver des vies. Devrai-je être obligé de le donner? Refuser mon sang à quelqu’un qui en a besoin pour une question de vie ou de mort, c’est pas aussi grave, sinon plus, que de permettre a deux lesbienne d’avoir un gosse? Le pouvoir, il en a plein et de toutes sortes. Avec le clonage mon sang pourrait d’ici peu avoir le même « pouvoir » que mon sperme. Que ferez vous alors? Vous cramerez les labos.

              • – Je suis pour votre entière liberté, à condition que vous assumiez vos responsabilités.
                – Faites un enfant à des lesbiennes, si vous le voulez, mais à condition que vous soyez clairement identifié comme étant le père, vers qui l’enfant pourra se tourner.

  • Premièrement, les parents ont violé les lois française, s’ils ont des difficultés juridiques, ils ne sont que les seuls responsables!
    Secondement, je connais un cas un couple homo mixte américains qui ont eut recours à la GPA. Ils ont pris deux femmes noires comme l’un des conjoint (le premier père). Et bien le petit repproche à ses pères d’avoir choisir une femme noire et de ne pas avoir de mère. (celle qui a donné les ovocytes est inconnue.) Il serait bon de ne pas avoir qu’un son de cloche.

    • Donc si ma mère avait refusé ses faveurs sexuelles à mon père avant 1984 elle aurait violé la loi française en refusant de se faire violer tout court. Serait elle la seule responsable de son sort si le divorce avait été prononcé en faveur de mon père la privant ainsi de ses enfants?
      Dura lex sed lex me diront les plus étroits d’esprits. Dans ce cas je pense qu’on devrait tous applaudir les lapidations de femmes infidèles en Arabie Saoudite et les exécutions de personnes ouvertement athées dans les pays similaires. Dura Lex Sed Lex, c’est le crédo des 65% de l’expérience de Milgram.
      Le pauvre petit fait des reproches à ses parents homos… Oui et alors? Perso je ne vois pas pourquoi on fait plus de cas des remontrances de ce gamin plutôt de ados boutonneux qui crient à leurs parents « j’ai jamais demandé à naître! ».
      Si la vie de ce gamin est trop insupportable, il arrivera bien à y faire quelque chose.

        • Non pas homme de paille: Olivier dit que « les parents ont violé les lois française, s’ils ont des difficultés juridiques, ils ne sont que les seuls responsables! »
          Donc je reprends son argumentaire et je regarde son argument est constant ou pas. Je regarde si l’argument « violer la loi » est vraiment un argument auquel il croit profondément ou si c’est juste pratique pour ce qu’il défend à ce moment là. S’agit il d’une rélle conviction étayée ou d’un poly logisme bien pratique et bien déguisé. Si la respect de la loi est un absolu comme il me présente, alors on regarde de près s’il est pret à suivre ce qu’il pense jusqu’au bout. J’ai des sérieux doutes. Et j’explique pourquoi. Je pousse sa logique dans ses retranchements.

      • Je devine une histoire douloureuse derrière votre émotion.

  • Prendre un cas qui fait pleurer le bisounours patenté pour légitimer la possibilité du commerce d’enfants: Habile!
    Le profil certainement auto énoncé de l’auteur est d’un humour subtil pour initié ou la possibilité d’une suffisance en devenir …

  • Rigolo aussi de voir que les « modernes » et « progressistes » sont pour la plupart de gauche ou d’extrême gauche avec des idées bien arrêtés sur l’écologie et le « retour à la nature » : bannissement du nucléaire, des OGM, des énergies fossiles (à travers le CO2), donc que des trucs modernes…
    Mais tout à coup, quand ça les arrange, ils en appellent à la science, aux éprouvettes, etc. pour faire un truc on ne peut plus naturel… et de blâmer cette même nature qui a fait des gens stériles ou qui s’est gourer dans l’attribut du bas du ventre…

  •  » Mais comme dirait l’autre, quand l’abjection dépasse les bornes, elle n’a plus de limites. » Cette phrase me semble relever d’une rhétorique particulière, elle prépare le terrain en susurrant: vous êtes contre la GPA, mais vous pourriez bien être dans l’ignominie. L’effet en est à priori de neutraliser les objections, et de faire entrer dans l’affectif.
    J’aimerai que mon éventuelle ignominie soit démontrée avant qu’on me la dise.

  • « se concentrer sur les personnes concernées »: je vous invite à lire sur le figaro vox du 23/11/18 le témoignage d’une « gestatrice » américaine pour découvrir ce qu’elle et beaucoup d’autres femmes ont vécu….

  • Je remercie contrepoints d’avoir publié ce témoignage. Ce sujet qui est toujours explosif à cause des libéraux à géométrie variable est enfin abordé par les principaux concernés.
    Et bien évidemment, autorisation de la GPA n’implique pas remboursement par la SS, c’est là la différence entre libéralisme et le progressisme de la gauche.

  • Pas forcement contre pour un couple ne pouvant avoir d’enfants mais pourquoi ne pas adopter plutôt?

  • Celles qui peuvent n’en veulent pas et celles qui ne peuvent pas en veulent un enfant… Ça pose problème à qui ? Pas à moi et cela ne devrait gêner personne bien au contraire.

  • le GPA pour raisons médicales oui pour raisons de convenances non, pourquoi pas réhabiliter l’inceste ou la zoophilie …?

  • Un article qui commence par ceci : « Mais comme dirait l’autre, quand l’abjection dépasse les bornes, elle n’a plus de limites.
    L’humanité ne recule devant rien. »
    ne donne vraiment pas envie de donner son avis. Si l’auteur croit que c’est en usant de ce genre « d’arguments » qu’il pourra convaincre ceux qui ne seraient pas d’accord avec lui, il reste du pain sur la planche.

    Juste une chose à propos de cette phrase « dès qu’il s’agit d’infertilité, que ce soit pour les couples hétérosexuels ou homosexuels, c’est le parcours du combattant pour devenir parents. » : l’infertilité, pour un couple normal (hétérosexuel, selon la novlangue en vigueur), c’est un accident de la vie. Pour un couple homosexuel, c’est la norme.

    Tant que les partisans du tout-GPA ne resteront dans le gloubi-boulga conceptuel qu’illustre la phrase qui précède, on n’est pas près d’avancer, c’est sûr.

    Quant à la « liberté de disposer de son corps », ce concept foncièrement malhonnête, puisqu’il exclut totalement la liberté de l’enfant en gestation, sans commentaire.

  • « Ce n’est pas le lien génétique qui devrait définir la parentalité. »

    Patatras ! L’aveu… Où l’on passe d’une revendication en apparence personnelle à une revendication en réalité sociétale. Comme quoi, il suffit de les laisser parler sans frein pour que la vérité apparaisse sans ambiguïté, une fois écarté le voile des mensonges et des faux-semblants.

    Il s’agit donc bien d’un changement fondamental de société qui va au-delà des quelques individus intéressés par la PMA/GPA. Le projet fou met directement en cause la parentalité dans son ensemble, chaque famille étant finalement concernée. De proche en proche, dans quelques décennies, l’Etat obèse finira par abolir la parentalité génétique pour que la vilaine norme soi-disant oppressive « ne choque plus » la gentille exception dûment victimisée.

    Alors qu’ils se croyaient à l’abri, des millions de parents, papas et mamans qui ne demandent rien à personne, se verront progressivement dénaturer puis carrément refuser leur légitimité biologique naturelle de parents. Dès à présent, les multiples attaques contre l’héritage participent du même objectif et devraient alerter les plus confiants, les plus naïfs. Ultimement, l’Etat obèse arrachera les enfants des bras de leurs parents naturels, dès la maternité, pour les (re)distribuer plus ou moins aléatoirement, au nom de l’égalitarisme probablement.

    Ainsi, c’en sera fait de la famille classique. Considérant que cette famille est une des institutions structurant la civilisation, une des rares la sauvant encore de ses dérives et de ses mensonges, on ne donne pas cher de la société qui en résultera. N’imaginez pas qu’elle puisse survivre à la disparition de la famille. L’effondrement suivra de peu, parce qu’il sera devenu désirable aux yeux de la majorité.

    • Merci de souligner qu’à cette époque d’individualisme, les actions de quelques-uns, dès lors qu’elles ont légalisées, concernent tous les autres.
      C’était déjà le cas du mariage pour tous: dès lors qu’on en change le sens et les finalités, tous les couples, toutes les familles sont concernés.

      • C’est bien que l’époque est collectiviste en diable et pas du tout individualiste. Du moins, il y a revendication d’individualisme par certains mais au prix de la collectivisation de tous.

        • IL n’y a pas du tout d’individualisme (qui permet de se reconnaître comme individu et surtout de reconnaître l’autre comme individu) mais des sentiments certes personnels mais plus à qualifier d’égoïsme, de nombrilisme, plus précis dans les cas décrits.

  • Tant mieux pour cette enfant. Maintenant « la libre disposition de soi  » oui à 100, c’est aussi mon avis. L’auteur oublie juste une chose : l’enfant à naître n’est pas « soi » donc on est dans le cas où on s’arroge de la liberté d’autrui. Par ailleurs se posent des questions annexes : quid des embryon surnuméraires ? donnés à la science ? quid de leur « libre disposition d’eux mêmes » ? Sont ils rien ?

    • Oui mais votre objection vaudrait aussi pour le droit de faire des enfants naturellement: Vous pouvez coucher avec qui vous voulez et prendre la décision pour l’enfant à sa place. En fait la PMA GPA ne change rien à votre argument. Personne n’a exprimé son consentement à naître. Dans cet argument, la PMA ou la GPA est un détail technique du même niveau que la naissance par césarienne ou épisiotomie.

      • – Moi je veux bien que chacun fasse ce qu’il veut, en toute liberté, mais à condition d’assumer les responsabilités correspondantes.
        – Les gens qui font des enfants naturellement ne peuvent pas se défausser de leurs responsabilités.
        – Dans le cas du don de gamètes, c’est l’anonymat qui est a source de tous les excès.

  • Par ailleurs j’aimerais bien que l’auteur porte 9 mois un ou deux enfants pour avoir une idée de ce que cela représente. A t-il seulement la moindre idée du « travail » que cela représente et de l’effet sur le corps ? ce n’est pas pour rien que la grossesse n’est plus possible après l’âge 50 ans dans la nature ,aucun travail ne produit un effet aussi dévastateur sur un humain, il faut être vraiment dans un état de précarité terrible pour accepter de faire cela pour d’autres , sans compter le déchirement de l’abandon du bébé….. cette méconnaissance anthropologique des pro GPA est abyssale . Les femmes portent les enfants car c’est ce qui est le mieux pour l’enfant et le fruit de tenir cet enfant compense mille fois les difficultés de l’avoir fait. Qui ferait cela pour d’autres à part des personnes contraintes ?

  • La libre disposition de soi n’autorise pas à disposer d’autrui.
    On met toujours en valeur des témoignages issus de cercles militants, mais on tait la souffrance des enfants qui recherchent leurs origines.
    Se concentrer sur le témoignage de personnes concernées suppose en outre d’évacuer toute norme sociale et considérer la société comme des individus juxtaposés. On comprend facilement que cette vision des choses entraîne la dissolution des liens familiaux naturels. Ce qui a toujours été l’objectif des régimes totalitaires.

  • Le cas Mennesson est malgré tout un cas très particulier et à la limite marginal dans le cadre de la GPA. Leurs arguments sont assez cohérents et avec des lois un peu plus souples, un comité d’éthique bien équilibré, les choses seraient réglées depuis longtemps. Mais l’immense majorité des cas ont des implications beaucoup plus discutables (quid des risques de la mère porteuse, la grossesse n’étant pas qu’une partie de plaisir – quid des ruptures de contrats du côté de la mère porteuse mais aussi des autres contractants – enfant malformé? – esclavage réhabilité dans certains pays à cette seule fin,…).

  • Il y a evidement des cas ou ca se passe bien.
    L auteur aurait pu aussi faire un article sur le couple qui a commandé un bebe a une femme au cambodge (moins cher !), l a abandonne (car trisomique) puis a voulu le recuperer (car le scandale a fait affluer des dons a la malheureuse « pondeuse » pour qu elle puisse l elever)

    Si on veut pouvoir acheter/vendre des bebes (car il faut appeller un chat un chat) il faut quand meme resoudre quelques questions:
    – que se passe t il en cas de livraison non conforme (ici trisomique) ? on peut pas mettre le bebe a la benne a ordure !
    – si l acheteur change d avis, on fait quoi du bebe ?
    – si les acheteurs qui ont payé en commun le bebe (couple par ex mais on pourrait imaginer un trouple ou voire plus ..) se separe, celui qui a le bebe doit il rembourser la part de l autre (un peu comme un achat immobilier)

    • Là, on a une objection bien mieux argumentée que la moyenne de celle des opposants à la GPA PMA qui sévissent ici. Merci CDG.

    • C’est le genre de clauses à faire figurer dans un contrat. C’est sur que si la PMA c’est juste se taper dans la main et donner quelques billets, ça risque de mal tourner.
      La PMA existe dans beaucoup de pays de manière séculaire (c’est même dans la bible), ça n’a jamais posé problème.
      Les seuls vrais problèmes sont qui doit payer ? Est ce que les donneurs/porteurs peuvent restreindre l’accès à leur patrimoine ? Tout le reste c’est déjà plus ou moins pris en compte pour les enfants adoptés.

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