Le modèle scandinave : un cliché qui a la vie dure

Le modèle scandinave est un bon laboratoire de ce qu’il faut faire et ne pas faire en France. Moins d’État et plus de liberté économique ces deux dernières décennies ont apporté un regain de croissance.

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Stockholm by David Sanz(CC BY-ND 2.0)

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Le modèle scandinave : un cliché qui a la vie dure

Publié le 19 janvier 2020
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Par Jonathan Lebenson.

Lors d’un récent voyage d’affaires en Norvège, en buvant un Aquavit au bar de l’hotel Amerikalijnen d’Oslo, je me suis attardé sur l’histoire du lieu : ce boutique hôtel raffiné était l’ancien quartier général de la Norwegian America Line, une ligne de transport maritime fondée en 1910 qui a conduit des milliers d’immigrants norvégiens à travers l’Atlantique vers le rêve américain.

Ces immigrants qui cherchaient une vie meilleure loin des fjords, ont eu une réussite économique impressionnante. D’une manière générale, les descendants des migrants des pays scandinaves vivant aux États-Unis, ou Scandinavian Americans (environ 12 millions d’Américains aujourd’hui) ont des revenus en moyenne 20 % supérieurs à la moyenne nationale américaine ; autre constat plus étonnant encore, ils ont des niveaux de vie supérieurs à ceux de leurs compatriotes restés au pays.

Comment expliquer ce différentiel alors que le « modèle scandinave » est censé garantir les conditions de vie parmi les meilleures des pays de l’OCDE ? La raison n’est-elle pas à chercher ailleurs que dans un modèle économique et social fixé par l’État mais plutôt dans des facteurs culturels et historiques ?

Des États prospères… depuis le XIXe siècle

Le modèle scandinave est présenté comme combinant un large État-providence, une économie dynamique et une société égalitaire, en combinant ces facteurs comme s’ils étaient inextricablement liés. Pourtant l’analyse des faits nous montre que dans ce cas, causalité et corrélation sont deux choses très distinctes.

La Suède avait la meilleure croissance des pays industrialisés entre 1870 et 1936, une très bonne performance économique jusqu’aux années 1970 et des structures très libérales. Entre 1975 et 1995, lorsque des politiques très généreuses de protection sociale ont été progressivement instaurées, la Suède a rétrogradé de la quatrième place à la treizième place des pays les plus riches1.

On peut faire des observations similaires pour les autres pays scandinaves. On constate que la période de « l’expérience socialiste » en Scandinavie a été la plus négative pour la croissance de l’économie et certaines structures de ces États en ressentent encore les effets aujourd’hui.

Durant les politiques dites de « Troisième Voie » vantées par les socialistes français le taux d’entrepreneuriat était le plus bas dans les pays scandinaves. Aucune des 100 plus larges entreprises de Suède par effectifs opérant aujourd’hui n’a été fondée après 1970. Elles ont toutes leur origine à une époque ou ces États étaient des modèles de libéralisme économique. L’État trop interventionniste finit par étouffer l’initiative privée.

L’espérance de vie de ces pays est une des plus élevées de l’OCDE mais c’est déjà le cas depuis les années 1960.

Quant à l’homogénéité des conditions sociales, elle a commencé à se développer dès la fin du XIXe siècle et non avec l’apparition des filets de protection sociale mis en place durant les années 1970-1980.

Certains vont jusqu’à faire remonter sa cause au Moyen-Âge : ces pays n’ont pas connu les structures féodales des autres pays européens. Les exploitations agricoles étaient de petite taille et distantes les unes des autres, dépendant de conditions climatiques difficiles.

Pour subsister il fallait faire montre de détermination et résilience. On ne pouvait pas compter sur des structures sociales d’entraide, ou même sur un propriétaire terrien qui vous laissait exploiter sa terre.

Cette période ancienne a pu favoriser l’individualisme et l’entrepreneuriat jusqu’à aujourd’hui. « La faim est la meilleure herbe » dit un proverbe suédois.

Des niveaux de taxation toujours excessifs… compensés par une grande liberté économique

Au milieu des années 1990, les pays développés au plus fort taux de taxation étaient clairement les pays scandinaves avec 49 % du PIB en Suède et Danemark, 47 % en Finlande et 41 % en Norvège.

Si l’on regarde les mêmes indicateurs en 2012, on retrouve des taux élevés mais qui se sont rapprochés de la moyenne des pays européens (la Suède et la Finlande descendent à 44 % contre 45 % pour la France). Il semble que ces pays se sont rapprochés du sommet de la courbe de Laffer pour finalement rebrousser chemin. Alors comment ces pays ont-ils réussi à compenser des niveaux de taxation toujours élevés tout en préservant un grand dynamisme économique ? La réponse est simple : ils ont amélioré la liberté économique.

La flexisécurité danoise est un des meilleurs exemples de la combinaison d’un système d’assurances chômage avantageux avec un marché du travail flexible, et elle a été régulièrement discutée en France par les gouvernements de droite et de gauche, sans succès quant à son application.

La Suède fut le plus socialiste des pays scandinaves durant cette période expérimentale, et c’est aussi le pays qui s’est le mieux réformé depuis cette période, avec une performance économique impressionnante durant la crise de 2008.

Les pays scandinaves sont souvent perçus comme des bastions socialistes mais ils sont en réalité beaucoup plus pro-business qu’on ne le croit. Les partisans d’une économie dirigée devront donc chercher ailleurs des exemples d’une politique socialiste réussie : ces pays ont finalement réussi malgré leur modèle social plutôt que grâce à lui. Il faut d’abord créer la croissance et développer une société basée sur la confiance avant de déployer des aides sociales et non l’inverse.

Les conséquences involontaires du socialisme : la détérioration du capital social

Les États scandinaves ont toujours fourni des services publics de qualité à leurs citoyens dans les domaines essentiels tels que santé, éducation, infrastructure.

Depuis les années 1980, cette conception a évolué vers des transferts toujours plus généreux en direction des chômeurs notamment. Depuis les années 1990, un cinquième de la population suédoise en âge de travailler reçoit des allocations chômage, maladie, ou de retraite anticipée.

Un exemple criant des dysfonctionnements du système est le paradoxe suivant : les habitants des pays nordiques sont généralement en bonne santé, et pourtant leurs dépenses pour arrêt maladie ou incapacité sont parmi les plus élevées de l’OCDE. On retrouve même des jeunes de 30 ans percevant une allocation de pré-retraite…

En réalité ces allocations sont des indemnités chômage déguisées qui maintiennent une partie de la population dans un assistanat prolongé.

D’autres attitudes ont pu être mise en lumière telles que l’absentéisme au travail, de plus en plus considéré comme acceptable (pendant la coupe du monde football en 2002, l’absentéisme des employés masculins a augmenté de 41 % par rapport à la moyenne annuelle !).

Les difficultés d’intégration dans le marché du travail : un problème qui s’aggrave

L’autre problème très actuel qui touche le marché du travail de ces pays est la faible intégration des migrants. La Suède a un taux de chômage des étrangers plus important que la France et parmi les plus élevés de l’OCDE !

Des études ont montré que les migrants les plus qualifiés ont tendance à choisir les pays qui offrent les plus hauts salaires et les impôts les plus bas ; a contrario les moins qualifiés choisiront les pays avec les allocations les plus généreuses.

Selon une étude récente de la Commission européenne, seulement 1,6 % des emplois les plus qualifiés en Suède sont occupés par des ressortissants nés à l’étranger. Les migrants ont généralement des niveaux de rémunération plus faibles, ainsi que des emplois en-deçà de leur niveau de qualification pour la majorité d’entre eux.

Une étude suédoise a comparé les niveaux de rémunération des migrants de Turquie et d’Iran qui ont émigré vers les États-Unis d’une part et vers la Suède d’autre part2. Leurs salaires moyens représentaient respectivement 61 % et 74 % du salaire moyen suédois contre 114 % et 136 % du salaire moyen américain. En 2004, la dépendance envers les allocations d’État était neuf fois plus forte pour les immigrants hors d’Europe de l’Ouest que pour les Suédois.

Un dernier point fréquemment mis en avant est l’égalitarisme entre les sexes qui est une des réussites du modèle scandinave avec un gouvernement et un parlement parfaitement paritaires. En revanche, les pays nordiques ont parmi les plus faibles représentations de femmes à des postes de direction dans les entreprises3.

Une des explications à ce résultat est que les femmes sont largement employées par le secteur public dans les domaines de la santé et de l’éducation : par exemple la moitié des femmes danoises sont payées par l’État contre 15 % des hommes4. Cela tempère à la fois l’augmentation des salaires, la progression des carrières et évidemment l’entrepreneuriat.

A contrario les pays d’Europe de l’Est qui ont généralement une égalité hommes-femmes plus faible ont une proportion de femmes à des postes de direction beaucoup plus importante (32 % en moyenne contre 14 % en Scandinavie)5. Depuis le début des années 1990, la libéralisation du marché du travail notamment en Suède a ouvert de nombreuses opportunités d’entrepreneuriat pour les femmes ce qui a atténué cette disparité.

Le modèle scandinave est un bon laboratoire de ce qu’il faut faire et ne pas faire en France. Moins d’État et plus de liberté économique durant les deux dernières décennies ont apporté un regain de croissance, notamment en Suède et au Danemark.

Les analystes du modèle scandinave confondent souvent corrélation et causalité entre le succès d’une société et ses politiques sociales. Celles-ci sont parfois présentées comme la cause principale qui a rendu ces nations prospères et pacifiques.

Une étude sur un temps historique plus large montre un constat différent et remet en question les clichés véhiculés par les médias et les hommes politiques.

Ces pays ont connu un grand dynamisme économique depuis la fin du XIXe siècle. Ils ont tenté comme beaucoup d’autres pays européens l’expérience socialiste des années 1980, et en ont tiré les conséquences en revenant à un marché du travail libéral et flexible.

C’est parce que ces sociétés avaient depuis longtemps une grande homogénéité et une cohésion sociale forte que des hauts niveaux de prestations sociales et d’impôts ont pu être instaurés sans que le système s’effondre.

La France peut en tirer d’excellentes leçons économiques pour se réformer si elle met de côté ses préjugés.

  1. OECD and World Bank databases.
  2. Statistics Sweden and Arbetslivsinstitutet 2002.
  3. Why are there so few female top executives in egalitarian welfare states ? Henrekson, Stenkula.
  4. Nordic Innovation Centre study (2007).
  5. Rapport Eurostat 2008 sur les inégalités de salaires.
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  • « La France peut en tirer d’excellentes leçons économiques pour se réformer si elle met de côté ses préjugés. »

    reste « l’etat d’esprit » et « le rapport au travail » qui sont très différents entre les scandinaves et les pays latins comme la France ..
    quelque soit le modèle économique , il est lié a l’éducation et le rapport au travail..
    certains considèrent le travail comme une fatalité , d’autres comme un moyen d’épanouissement..
    Tout le probleme est là

    • L’État-providence est un leurre sauf pour ses « serviteurs » qui pillent la maison (Rui Blas).

    • @claude henry de chasse, à cela ajouter que les pays protestants, comme par hasard ceux du nord de l’Europe  » dont les élus dans leur grande majorité sont des modèles de vertus.
      chez nous c’est juste l’inverse, les vertueux sont l’exception et les corrompus la règle en majorité
      Souvenez-vous de cette ministre de l’un des pays nordique qui avait utilisé sa carte de ministre pour payer ses achats ( deux paquets de pampers deux barres de chocolats ainsi que des cigarettes) et qui le lendemain matin s’est vue signifier son licenciement.
      A quand une telle exigence chez nous.

    • surtout dans le cas ou le travail est perçu comme une aliénation de l’ouvrier par le patron, comme c’est le cas en France

  • J’avais vu une émission sur la mutation du système de santé Suédois il y a un an ou deux. Etonnante mutation du « on rase gratis » à une tendance plus responsabilisante.
    On temporise au maximum pour mettre une prothèse de genou…on « joue la montre » au maximum et fatalement sur un grand nombre certains patients décéderont d’autre chose avant d’avoir « coûté » le prix de la prothèse. Evidemment il y a de la souffrance quotidienne pendant ces délais…
    Ticket modérateur « inversé » : le patient paye les premiers 80 euros de dépense de consultations et n’est remboursé qu’une fois ce seuil atteint. Comment réagiraient les Français fasse à ce système ?

    • facile, avec des « assurances privées » comme ils le font deja(mal) avec leurs mutuelles..
      ou des « économies » pour prévoir!
      La santé est un marché , les acteurs publics qui encadrent ce marché le font très mal , je veux dire qu’ils sont incapables d’en juguler les coûts , et le périmètre..
      Le patient doit payer une partie des prestations pour rester maître de sa consommation médicale et exercer ses arbitrages..
      on achète bien une voiture a crédit , pourquoi pas une prothèse de hanche?
      je ne dis pas qu’il faille réduire l’offre médicale , mais « l’open bar » démontré si il était nécessaire qu’il est devenu hors de prix , avec une efficacité douteuse !

      • L’open bar , si on est prêt a en payer le coût pour en avoir les avantages n’est pas un problème !
        C’est un problème uniquement pour les autres commerçants trouvant des clients moins solvables ou faisant l l’impasse sur d’autres consommations

      • Il est vrai que ce système transposé en France : Prise en charge à 100% par les mutuelles des 80 premiers euros…puis prise en charge classique…
        Résultat effectivement: « Open bar »

  • Les changements sont sans doute plus faciles aussi dans un petit pays. Question aussi de mentalité collective sans doute.
    Comment leit-on dire que « l’égalitarisme entre les sexes qui est une des réussites du modèle scandinave »? L’égatitarisme ne peut être une réussite puisqu’il introduit une inégalité en droit…
    La parité est, de mon point de vue, une véritable insulte faite aux femmes.

    • oui surtout si on l’adopte pour durer..
      en tant que politique transitoire, traiter un symptôme en espérant qu’il agisse sur la cause en arguant que la cause est culturelle donc changeables par l’usage pourrait se comprendre se comprendre..ok on essaye pour vérifier la théorie…
      laisser perdurer le truc indique que les causes tiennent sans doute aux différences biologiques entre les sexes..
      l’égalité entre les sexe dans le monde du travail tel qu’il est est une illusion..

      les pays scandinaves ont pratiquement PROUVE cela.

  • Je connais bien les pays scandinaves pour y aller 2 fois par an depuis plusieurs années.
    Les comparatifs sociétaux sont déjà tronqués dès le départ, car comment peut-on comparer un pays de 5 millions d’habitants et de 70 millions ?
    Les problématiques ne sont pas les mêmes.
    La Norvège par exemple a dû son essor grâce au pétrole, au tourisme plus récemment et accessoirement au saumon, véritable catastrophe écologique.
    Tout n’est pas blanc, les suicides, les dépressions ne sont absents bien au contraire.
    Les clichés d’un mode de vie respectueux de l’écologie sont aussi une tromperie.
    Quand à ces statistiques débiles qui prétendent qu’ils sont les gens les plus heureux de la planète c’est du pipeau.
    Ces pays ont la chance d’avoir une nature exceptionnelle, mais sa gestion écologique n’est pas toujours ce que médias nous serinent.
    Ce ne sont pas non plus des obsédés du boulot. Les magasins ferment souvent le samedi midi et basta. Beaucoup de grand travaux de génie civil sont réalisées grâce à la main d’oeuvre étrangère.
    Et pour conclure dans les grandes surfaces le plastique est encore roi.

    • l’ecologie politique ne se préoccupe pas de protéger environnement, elle indique juste les moyens qu’elle préfère pour le dégrader..

      les écologiste excellent dans le rejet..non à ceci non à cela…et échouent dans la proposition…ça plutôt que cela..
      j’ajouterais pas toujours ..

      la grande victoire des écologistes politiques et des autoproclamés défenseurs de l’environnement est d’avoir persuadé les gens qu’il ne sont pas contestables sur ces points.. or il n’y aucune raison de présenter une association comme étant « de défense de l’environnement ».. sans évaluer si ce qu’elle propose défend bien l’environnement..

      • désolé de répéter ça ad nauseam..j’espère toujours non pas convaincre mais amener une personne sensible qui sait un journaliste à se poser au moins la question…
        tiens les antifa on réussi aussi…

        • d’autres aussi, je cite souvent melechon…comment peu on oser critiquer une personne qui a mis en place des politiques de lutte contre la pauvreté ( en parlant du vénézuela de chavez!) parce que banane , un politique deltte contre la pauvreté ne peut etre appelée comme telle que si elle lutte contre la pauvreté…

          désolé des digressions..

          sinon les pays scandinaves…en effet suède et Norvège..ne sont pas aussi simplement comparables!!!

      • L’ écologie ou la gestion des ressources naturelles est forcément politique. Une société ultra consumériste génère immanquablement des dégradations catastrophique du milieu naturel.

        • L’écologie est une branche de la biologie n’est pas politique.
          L’écologie politique est par contre bien politique, comme l’économie politique.
          D’ailleurs, c’est plutôt dans les démocraties libérales que le mode de vie est le plus sain.

        • et c’est quoi une société ultraconsummériste?
          une société qui dégradation catastrophiques de l’environnement..???

          et le pire vous ne vus en rendez pas compte que vous raisonnez de façon circulaire…
          vos conclusions sont les prémisses du raisonnement…

    • Prétendre qu’au prétexte que les frontières englobent 15 fois plus d’habitants, les problématiques ne seraient pas les mêmes est un argument d’étatiste qui veut pouvoir défendre l’ingérence de cet état dans la vie de 70 millions de personnes plutôt qu’admettre que 5 millions peuvent pragmatiquement se débrouiller seules pour la plupart des choses.
      Quant à l’écologie, des pays où il faut savoir se débrouiller pour ne pas mourir de froid dans la merveilleuse nuit polaire naturelle et intacte ramènent rapidement au sens des réalités : l’homme peut et doit adapter la nature à ses fins, ça ne signifie en rien rendre le monde plus désagréable !

      • On meurt rarement de froid dans ces pays les mieux connectés avec de rare zone blanche et l’état est partout.
        Par exemple le Barnevernet, la dass norvégienne peut vous confisquer vos enfants sur simple dénonciation, sans enquête préalable.

      • @ micelO ce qui retiens également mon attention , c’est que dès que l’on explique aux français qu’ils ne sont les champions que du gaspillage et de l’abus de services publique ils déclarent en cœur la troisième guerre mondiale au reste de la planète en lieu et place de s’en inspirer.
        cordialement

    • l’écologie des ayatollah verts n’est pas un systeme social, c’est un moyen de promouvoir le marxisme d’une main tout en raflant l’argent public de l’autre .. personne n’est dupe

    • C’est très bien que le plastique soit roi, celui qui pollue les océans ne vient pas de chez eux. Et il est recyclable, n’en déplaise aux ecolo.
      Dans ma jeunesse ( années 80), il était écrit sur les sacs plastiques donnés en caisse : « jetez moi à la poubelle, je produirai de l’énergie pour éclairer une ampoule pendant x heures).
      J’ai travaillé pour une entreprise de production de sacs plastiques, les granulés (matière première) sont recyclables et recyclés.
      La guerre contre le plastique est juste stupide.

      • +1000 !
        Le climat rigoureux pousse sans doute à remplacer l’idéologie par le bon sens…

      • @raphsud , entre autre, le plastique recyclé remplace pour notre plus grande sécurité les tuyaux fonte qui courent sous nos trottoirs et qui encore dernièrement se sont cassé s’en suivant une ctat.

      • Il y a plastique et plastique. Le plastique a usage unique (quelques minutes) est une catastrophe. Un sac en tissus peut remplacer les dites poches.
        On a retrouvé des particules de plastique jusque dans les poissons de l’Amazone.
        Et bien sûr, les êtres humains mangent du poisson et les dites particules.
        Hors les pastèques qui cherchent un pouvoir politique en effrayant les gens, il y a quand même plein de choses à faire pour prendre soin de notre vaisseau spatial.

        • alors..vous adressez non pas spécifiquement le plastique..mais la pollution de l’environnement et ce essentiellement sous l’angle du déchet..

          le plomb , le cuivre le mercure etc..sont des catastrophe pour lm’environnement SI…

          les micro particules de plastiques peuvent provenir de pulls en plastique l’avés à la machine, de lente érosion d’objet s plastiques à usage « durable »..
          m’est avis que c’est même plus difficile à traiter qu’un sec plastique ou un coton tige mis à la poubelle;. car ce n’est pas mis à la poubelle justement..

  • A mon avis ,vu leur position géographique ils doivent être les champions de l’épargne et de la solidarité ,les hivers doivent être bien long là haut !
    C’est un modèle non reproductible dans les pays du soleil ..d’ailleurs je ne me vois pas vivre là bas.

    • Le froid incite à travailler, le chaud à fainéanter…

      • Y a pas que ça , la nature est plus belle et nourricière.

        • Question de goût. Perso je trouve les fjords et les paysages enneigés bien plus beaux que les plages de sable blond. Le désert de glace du Groenland m’attire, au contraire du désert de sable d’Afrique.

          • Je vous rejoins totalement. J’ai une amie peintre britannique réputée qui a réalisé des toiles magnifiques des paysages au Spitzberg et en Islande, je ne connais aucun équivalent pour les pays « chauds, beaux et nourriciers »…

    • J’ai eu le bonheur de travailler dans l’extrême nord de la Suède en plein hiver et je peux vous assurer que c’était une expérience fabuleuse extraordinaire. Inoubliable!

  • Les français ne sont pas capables de mettre de côté leurs préjugés, vu ceux envers le libéralisme!

  • Ce ne sont pas les préjugés qu’il faut que la France mette de côté, mais son idéologie…

  • « si elle met de côté ses préjugés »… Autant dire jamais !

  • Dans les pays à tendance protestante ou luthérienne, on a tendance à compter sur soi, à respecter le travail et à contrôler ses dépenses. Dans les pays à tendance catholique, on compte sur Dieu. Demandez-vous pourquoi la prospérité sourit aux premiers.

  • « Des études ont montré que les migrants les plus qualifiés ont tendance à choisir les pays qui offrent les plus hauts salaires et les impôts les plus bas ; a contrario les moins qualifiés choisiront les pays avec les allocations les plus généreuses. » => Des études ? Hum… c’est court.

    • en effet..
      les migrants sont attirés par les pays prospères de façon générale..
      et bien entendu la notion de plus qualifié..n’a que peu d’intérêt.. ce qui compte c’est le marché du travail..
      l’auteur a sans doute voulu dire que des pays avec des aides sociales élevés sont par contre un aimant pour n’importe qui… car c’est rassurant….

  • L’auteur ne veut-il pas plutôt parler « d’émigrant », et non pas « d’immigrant » ?

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