Hommes et femmes inégaux devant l’orgasme ?

Pourquoi les hommes sont-ils plus enclins à atteindre l’orgasme durant les relations sexuelles ? Peut-il y avoir égalité des sexes dans ce domaine ?
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Hommes et femmes inégaux devant l’orgasme ?

Publié le 18 janvier 2020
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Par Gonzalo R. Quintana Zunino1 et Conall Eoghan Mac Cionnaith2.
Un article de The Conversation

Quand il est question d’orgasme, il existe une disparité flagrante entre les hommes et les femmes ; les scientifiques qualifient cette différence de « fossé orgasmique » (orgasmic gap).

Étudier l’orgasme n’est pas tâche facile. Les recherches que nous menons à l’Université Concordia, à Montréal, concernent la psychologie du comportement sexuel. Nous nous intéressons en particulier à la « controverse » entourant l’orgasme clitoridien, par opposition à l’orgasme vaginal.

Nous avons effectué une synthèse de la documentation sur l’état actuel des connaissances et les différents points de vue concernant ce phénomène chez la femme. La caractérisation de l’orgasme féminin fait l’objet de débats depuis plus d’un siècle. Bien que les scientifiques aient une idée de ce en quoi consiste un orgasme, il existe encore une bonne part d’incertitude concernant la façon dont il se produit.

L’orgasme compte parmi les rares phénomènes qui surviennent à la suite de l’interaction simultanée et hautement complexe de plusieurs mécanismes physiologiques et psychologiques. Il existe peut-être des raisons évolutives expliquant pourquoi les hommes sont plus enclins à atteindre l’orgasme durant les relations sexuelles. Toutefois, nous ne devrions pas nous restreindre à cette idée. En effet, une partie du problème réside dans la chambre à coucher.

En avoir ou pas

Chaque personne a ses préférences quand il est question de pratiques sexuelles. Nous avons cependant tous un point en commun : nous savons ce que c’est d’avoir un orgasme, ou de ne pas en avoir. Il peut nous arriver d’avoir un rapport sexuel sans atteindre l’orgasme, et c’est tout à fait normal.

En effet, les gens peuvent avoir des relations sexuelles pour différentes raisons. Il reste toutefois que de nombreuses études ont montré que les femmes atteignent l’orgasme moins souvent que les hommes durant une relation sexuelle.

À titre d’exemple, lors d’un sondage d’envergure nationale mené aux États-Unis pour un orgasme rapporté par une femme, les hommes en ont déclaré trois. Les hommes hétérosexuels ont dit avoir fréquemment, ou toujours, atteint l’orgasme au cours d’une relation intime, soit 95 % du temps.

Cette disparité semblait moins grande chez les personnes homosexuelles et bisexuelles, alors que 89 % des hommes homosexuels, 88 % des hommes bisexuels, 86 % des lesbiennes et 66 % des femmes bisexuelles ont dit atteindre l’orgasme durant les rapports sexuels.

Maintenant, examinons de plus près ce qui peut expliquer le fossé orgasmique.

Les recherches montrent que le type de relation que nous entretenons avec notre partenaire y est pour quelque chose. Ainsi, dans le cas d’une personne engagée dans une relation à long terme, le fossé aura tendance à se réduire, tandis qu’il sera plutôt porté à se creuser dans le cas d’une relation sexuelle occasionnelle.

Ainsi, les femmes engagées dans une relation durable disent atteindre l’orgasme à une fréquence élevée, jusqu’à 86 % du temps, tandis que celles qui privilégient les relations sexuelles occasionnelles mentionnent avoir un orgasme 39 % du temps seulement. Soulignons par ailleurs que les femmes hétérosexuelles atteignent souvent et facilement l’orgasme par la masturbation.

De même, plus le partenaire a une connaissance approfondie des organes génitaux féminins (en particulier du clitoris), plus les probabilités que la femme ait des orgasmes fréquents sont élevées. Enfin, et surtout, les répondants ont signalé que le type de stimulation le plus fiable pour atteindre l’orgasme chez la femme est le sexe oral.

Nous ignorons pourquoi il existe un tel écart entre les rapports sexuels occasionnels et les relations à long terme. Mais une partie de la réponse réside peut-être dans la façon dont nous communiquons nos désirs et nos attentes sur le plan sexuel, ainsi que dans notre attitude à l’égard du plaisir sexuel.

Ce que l’éducation sexuelle ne vous a pas enseigné

On enseigne à l’école une variété de matières pertinentes. Toutefois, l’éducation sexuelle a fait, et fait encore, l’objet de débats, notamment d’ordre moral. Pour beaucoup d’entre nous, l’éducation sexuelle se résumait à la biologie de l’appareil reproducteur et aux précautions à prendre pour éviter la grossesse ou les maladies sexuellement transmissibles.

Jusqu’à tout récemment, l’éducation sexuelle aux États-Unis se destinait principalement à empêcher les jeunes d’avoir des rapprochements intimes (ndlr : en France l’histoire de l’éducation sexuelle est quelque peu différente. Les sexologues français se sont notamment illustrés au cours des années 1970, lors du renouveau de la sexologie hexagonale).

« Utilisez toujours des préservatifs » reste peut-être encore le message le plus progressif véhiculé en contexte d’éducation sexuelle. Aujourd’hui, les méthodes ont évolué et on enseigne ce qu’est la sexualité, et en quoi consistent des relations sexuelles éthiques et respectueuses.

Mais là encore, on évite d’aborder le sujet dans sa globalité. Qu’en est-il du plaisir sexuel, des façons de découvrir ce que nous préférons sexuellement ou d’avoir une sexualité épanouie et satisfaisante ? Comment communiquer nos préférences à nos partenaires sexuels ou aborder d’autres aspects essentiels de la vie intime ?

La clé pour atteindre l’objectif ultime – avoir du plaisir – est de savoir ce que votre partenaire et vous-même désirez, et comment vous satisfaire mutuellement. Par conséquent, toute éducation sexuelle incomplète ou biaisée – qui omet le fait que la sexualité ne concerne pas uniquement la reproduction, mais inclut aussi le plaisir – nuit tant aux hommes qu’aux femmes.

La première chose que l’on devrait probablement enseigner à propos de la sexualité, c’est qu’il s’agit d’un des passe-temps favoris des adultes. Tenter d’empêcher les rapports sexuels aujourd’hui ne fera qu’augmenter la probabilité que de futures générations s’y adonnent encore plus. Sauf qu’elles en sauront encore moins sur la façon d’en tirer un maximum de satisfaction.

Les femmes atteignent l’orgasme moins souvent que les hommes. Une partie du problème réside probablement dans ce qui se passe dans la chambre à coucher. Becca Tapert/Unsplash

Quelques conseils à l’intention des partenaires sexuels

Face au fossé orgasmique, notre première réaction sera peut-être de pointer du doigt et de rejeter le blâme sur autrui : les attitudes culturelles ; la religion ; la société ; le système d’éducation, notre ex., etc. Néanmoins, toute personne un tant soit peu rationnelle conviendra que le fossé orgasmique est un phénomène multifactoriel.

Quand il est question de votre propre intimité, les statistiques ne pèsent pas lourd dans la balance. Dans la chambre à coucher, il n’y a que vous et votre ou vos partenaires, et c’est tout ce qui compte. Il n’est pas possible de créer ni de déclencher d’orgasme chez autrui. On peut seulement le rendre plus facile à atteindre, plus agréable et plus satisfaisant pour son partenaire.

Même si vous avez une bonne idée de ce qu’aime votre partenaire au lit, il reste que les goûts varient considérablement d’une personne à l’autre. Par conséquent, comprendre ce que votre partenaire désire – comment, quand, où et pendant combien de temps – requiert de l’ouverture, une confiance mutuelle et surtout, une bonne communication.

Ces éléments clés sont peut-être les ingrédients qui manquent dans beaucoup de relations, tant occasionnelles qu’à long terme. Nous pourrions tous et toutes faire preuve de plus d’ouverture et d’humilité, et reconnaître qu’avec une bonne attitude et la bonne personne pour nous renseigner, il est possible de rendre la chose meilleure.

En effet, vos prouesses sexuelles et vos habiletés à satisfaire votre partenaire s’améliorent avec la pratique ; il va sans dire que la vie sexuelle devrait se bonifier après des expériences négatives.

Il y a très peu de choses en ce monde dont tous et toutes peuvent profiter, et l’orgasme en fait partie. Rappelez-vous que le plaisir sexuel ne réside pas dans l’atteinte du sommet de la montagne, mais dans le chemin emprunté pour s’y rendre.

Alors, que peut-on faire ? Parler, faire preuve de confiance et porter attention à son partenaire.

La notion de satisfaction revêt différentes significations selon les personnes. Ce qui importe vraiment reste ce que vous et votre partenaire désirez. Briser le plafond de verre de l’orgasme est un effort d’équipe. La sexualité est agréable – et chacun et chacune a des choses à apprendre sur le sujet.

Sur le web-Article publié sous licence Creative commons

  1. Dr. Behavioral Neuroscience and Public Scholar, Concordia University.
  2. Ph.D Candidate, Concordia University.
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  • On s’amuse bien dans les universites canadiennes et vive le Québec libre….on aurait pu penser qu’ils étudiraient la sexualités des castors ou du caribou mais non , la Canadienne les préoccupe d’avantage ,et je les comprends 🙂

  • claude henry de chasne
    18 janvier 2020 at 7 h 17 min

    la nature a fait un choix
    l’orgasme masculin est indispensable a la procréation.
    ben voila…

    • Mais la procréation n’est pas indispensable à l’orgasme et même une contre-indication.

      • claude henry de chasne
        18 janvier 2020 at 8 h 05 min

        je parle là de la nature… desolé

        • L’homme ne fait pas partie de la nature ,c’est un être pensant et quand il arrête de penser il devient vert il devient un légume ..les légumes n’ont pas d’orgasmes.

    • L’orgasme féminin n’a aucune utilité dans la procréation, il n’a donc pas raison d’exister

      • Quand même un peu, il faut bien leur donner envie de faire la chose pour pousser à la reproduction…
        Parce que la femme va se retrouver dans un état vulnérable pendant 9 mois, elle doit choisir avec plus de précaution ses partenaires. Le plaisir « facile » n’a pas été sélectionné, car il faut que la femme choisisse un partenaire plus attentionné pour arriver au plaisir, partenaire qui a ainsi plus de chance de rester avec elle après.

    • Non Claude, la nature ne fait pas de choix. La personnifier ne rend pas vrai ce que vous affirmez un peu à la légère.

      Pour un homme, c’est l’éjaculation de sperme qui est indispensable à la procréation par les voies naturelles.
      Il peut très bien y avoir éjaculation ( donc procréation potentielle) sans orgasme, même si évidemment cela ne m’est jamais arrivé d’être en avance. ? Il paraîtrait que ça rend triste et penaud.
      Il peut également y avoir orgasmes multiples sans éjaculation, et ici je ne vous demande pas de me croire,

      • claude henry de chasne
        18 janvier 2020 at 17 h 38 min

        il y a une notion qui vous semble étrangère! : l’humour
        La remarque que je propose vient de wolinsky (charlie hebdo)
        je parlais de gens normaux , pour ceux là l »orgasme est provoqué par l’éjaculation.. on va dire 99;9% des cas.;
        apres les « peine a jouir » , c’est autre chose

      • La nature ne fait pas de choix, mais les mâles qui avaient plus de plaisir étaient plus enclin à faire des efforts pour se reproduire et ont été plus efficace que les autres pour transmettre leur gênes, y compris ceux de l’orgasme.

  • La publication d’un tel titre est irresponsable.

    Imaginez qu’un socialiste tombe par hasard ici, il va réglementer.

  • Tout ça pour ne pas dire que les femmes sont faites pour faire des enfants.

  • Pour résumer :
    – les hommes ont des orgames quasi tout le temps et avec n’importe qui,
    – les femmes ont des orgasmes quasi tout le temps seule ou avec d’autres femmes mais plus rarement avec les hommes
    – la langue est plus efficace que le sexe masculin dans le plaisir féminin,
    – la communication entre les partenaires hétéros est nécessaire au plaisir féminin.

    Par conséquent l’organe hétéro essentiel est la langue donc messieurs les hétéros inutile d’envoyer des photos de votre sexe à vos (futurs) partenaires et soignez votre hygiène buccale !

    Voilà plus besoin de consulter un sexologue !

    • claude henry de chasne
      18 janvier 2020 at 10 h 52 min

      un Don Juan de 14 luillet est accoudé au bar..
      il avise un homme au cheveux grisonnants a une table..entouré de femmes enamourées..
      surpris et avec la furtivité d’un homosexuel corse ,et la pertinence d’un maquereau albanais il interroge le barman ..
      _Qui est cet homme là?…
      -Ho , moi je n’en sais rien il passe ses journées ici a se lécher les sourcils..

  • le journal contrepoint est il à ce point en manque de sujet ???

  • dans quel sens utilisez vous les mots hommes et femmes?

    vous parlez des testiculaires et des ovariens?

    je rappelle on est homme si on le pense… notez cela ne signifie pas si on le dit..

    donc il est donc impossible de mener une étude sur les population d’hommes et de femmes avant d’avoir pu percer les mystères du cerveau humain…
    j’ai pas lu l’article.. mais ça importe peu..

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