Fanny Agostini prône le retour au cheval de trait… comme à Cuba !

työhevoset by Jaakko Hakulinen (CC BY 2.0) — Jaakko Hakulinen, CC-BY

Selon la chroniqueuse Fanny Agostini, « avec le changement climatique, le cheval de trait pourrait bien faire son grand retour : il ne pollue pas, ne dégrade pas les sols… Un vrai atout pour l’agriculture, comme le montre l’exemple de Cuba ».

Par Wackes Seppi.

J’ai probablement le tort de ne pas commencer ma journée avec – souvent – trois minutes de pur bonheur pervers : écouter ou lire la chronique matinale de Mme Fanny Agostini, qui sévit aux aurores sur Europe 1 dans une série intitulée « Rendez-vous à la ferme ». Enfin, la ferme…

Son exploit du 30 décembre 2019 s’intitule « Écologique et bon pour les sols : et si le cheval de trait remplaçait le tracteur ? ». Pour la vidéo, c’est « Écolo et facteur de lien social… Et si le déplacement à cheval revenait dans les usages ? »

Point n’est besoin de s’éterniser sur une analyse des propos tenus.

Mais, s’agissant des déplacements à cheval, citons Winston Churchill : « Le cheval est dangereux devant, dangereux derrière et inconfortable au milieu ».

En chapô de la page internet :

« Selon notre chroniqueuse Fanny Agostini, avec le changement climatique, le cheval de trait pourrait bien faire son grand retour : il ne pollue pas, ne dégrade pas les sols et peut se frayer un chemin sur les terrains les plus escarpés. Un vrai atout pour l’agriculture, comme le montre l’exemple de Cuba. »

« … l’exemple de Cuba » !  Franchement… On pourra voir jusqu’au 5 janvier 2019 – ils ne sont pas généreux chez France 5 – l’excellent « Les routes de l’impossible – Cuba : viva la vida ».

Ou lire ce commentaire d’un gazouilleur :

« L’exemple délirant du merveilleux cheval à Cuba me rappelle cette blague qui se raconte à La Havane : « Quelles sont les 3 réussites de notre pays ? La santé, l’éducation et l’armée. Et ses 3 échecs ? Le petit-déjeuner, le déjeuner et le dîner. » »

Notre chroniqueuse conclut doctement :

« Sans vouloir faire de pronostics hasardeux, ont peut se douter que la raréfaction du pétrole va rebattre les cartes d’une nouvelle organisation de la mobilité et du travail de la terre dans les décennies à venir : d’où l’intérêt de remettre le pied à l’étrier ! »

Quel talent littéraire ! Mais la raréfaction du pétrole n’est pas pour demain, et le retour au cheval est une douce illusion.

Le hasard a voulu que, le 31 décembre 2019, Contrepoints ait publié un article de M. Jacques Henry, « 2050 : un beau monde sans carbone… ». En chapô : « Voici le scénario très sombre d’un monde futur sans combustibles fossiles. ».

C’est évidemment dans l’hypothèse où on ne sortirait pas des « combustibles fossiles sans un développement massif de l’énergie nucléaire, ce dont les écologistes politiques ne veulent pas entendre parler ».

Pendant que nous y sommes, on ne peut que recommander le dernier Jean de Kervasdoué dans Le Point, « Jean de Kervasdoué – L’éolien et le photovoltaïque : des voies sans issue ».

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