Les classes moyennes ne disparaissent pas, elles s’enrichissent

En 2018 aux États-Unis, la part des ménages gagnant moins de 50 000 dollars (la classe inférieure) est tombée sous la barre des 40 % pour la première fois depuis que le Census Bureau a commencé à collecter des données en 1967.

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Les classes moyennes ne disparaissent pas, elles s’enrichissent

Publié le 28 novembre 2019
- A +

Par Nicolas Lecaussin.
Un article de l’Iref-Europe

Les récentes données du Census Bureau montrent qu’en 2018, plus de 30 % des ménages américains gagnaient plus de 100 000 dollars par an (c’est-à-dire la classe supérieure) ; moins de 30 % des ménages gagnaient entre 50 000 et 100 000 dollars (c’est-à-dire la classe moyenne) et la part des ménages américains gagnant au moins 100 000 dollars a plus que triplé depuis 1967, alors que 9 % seulement des ménages américains gagnaient autant à l’époque.

En 2018, la part des ménages gagnant moins de 50 000 dollars (la classe inférieure) est tombée sous la barre des 40 % pour la première fois depuis que le Census Bureau a commencé à collecter des données en 1967.

Mobilité des classes

À l’époque, 54 % des ménages gagnaient moins que 50 000 dollars. En fait, comme on peut le voir très bien sur le graphique joint, il existe une très grande mobilité entre les classes, ce qui fait que les plus pauvres et les classes moyennes basculent d’une catégorie à l’autre. Comme le montre aussi l’évolution du PIB par habitant, ces ménages s’enrichissent, à l’exception des périodes de crise, et les classes moyennes ne disparaissent pas.

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  • comme quoi le socialisme sert bien a planter les classes les plus pauvres

  • Pourrait-on avoir le même graphique pour les ménages français ?

  • Je connais pas assez les USA mais je suppose qu on a une courbe similaire en France. Par contre pourquoi les gens ont l impression de s appauvrir ?

    En 1968, ne pas avoir de voiture ou de telephone ne vous mettait au ban de la societe. Un ouvrier pouvait en travaillant seul subvenir au besoin de sa famille
    En 2019, ne pas avoir de telephone portable, d acces internet ou de voiture vous expose a de gros tracas (essayez de trouver du travail en donnant qu une adresse postale comme en 68.)
    Autrement dit, il faut comparer les revenus mais aussi les depenses contraintes

    Apres on peut aussi ajouter que les exigences de la societe ont changé. Ne pas partir en vacances en 68 etait assez commun. Maintenant les gens se sentent brimés s ils ne peuvent pas s entasser sur une plage en aout

  • Vous montrez ce graphique à un GJ, il vous dira que c’est un fake…

  • Les classes moyennes ne disparaissent pas, elles s’enrichissent… mais pas en France

  • Oui en France les gens s’appauvrissent. Aux Etats-Ubis ils s’enrichissent car ce n’est pas un pays communiste. Le salaire médian en France c’est 1750 nets, aux Etats-Unis les gens rigoleraient de ca, ils penseraient que nous sommes un pays miséreux type Roumanie. Et ils auraient raison.

  • Mais pourquoi parle t on des pauvres ou des classes moyennes , ca n’a aucun interet ,il y aura toujours des pauvres et des riches , entre les deux ,les cochons de payant..en effet c’est grave d’appauvrir la classe moyenne ….. moyenne

  • Merci pour cet article plutôt éclairant.
    Deux questions cependant :
    – Est ce que les courbes respectent la parité de pouvoir d’achat (notamment par rapport à l’inflation)?
    – Y a t-il une corrélation avec la part de la population bénéficiant de bons alimentaires ?

    Merci beaucoup ?

    • Pour l’inflation, c’est écrit dessus.
      Les bons alimentaires sont en recul, plus faible niveau depuis la dernière crise.
      https://fred.stlouisfed.org/series/TRP6001A027NBEA

      • Il semblerait que ça ne soit pas pris en compte au contraire, ce n’est pas mentionné

        • Il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir.

        • « 2018 US Dollars »
          Ce qui signifie, pour ceux qui n’ont pas eu la chance de s’instruire, que les valeurs en dollars courants d’une autre année ont été corrigées de l’inflation entre cette année-là et 2018 avant d’être reportées sur le graphe.

    • En fait, s’il y a un biais dans cette étude, c’est celui de la composition des ménages. En effet, on sait que les personnes seules sont plus fortement représentées dans les revenus inférieurs, tandis que les ménages les plus riches sont en moyenne composés de 2 personnes.

      Pour corriger, il convient de diviser le revenu du ménage par le nombre de personnes le composant. Disposer de 100000 dollars dans une famille de 7 personnes n’apporte pas le même niveau de vie que pour un célibataire.

      • Bof. Je ne sais pas si sociologiquement et statistiquement cela a un sens. Les personnes faisant parti des ménages avec les plus hauts revenus ont souvent une famille, et ceux trop égoistes et jouisseurs sans entraves pour l’envisager et qui aiment dépenser leur argent en boite de nuit, alcool et shopping sont difficiles a responsabilier donc moins représentées dans les hauts revenus. Source de l’analyse : mes omoplates. Mais il est vrai que les personnes « riches » ont en moyenne 4 enfants. Et celles de la classe moyenne sup en ont trois.

        • Statistiquement, c’est un constat objectif qui décrit la logique économique sous-jacente.

          D’abord une lapalissade trop vite oubliée : le fait de vivre à deux permet d’accumuler deux salaires. Deux ménages d’une personne du troisième décile (pauvres) qui s’unissent se retrouvent propulsés dans le 7e décile en tant que ménage unique (classe moyenne supérieure). Salauds de riches ! Et pourtant, leur revenu est strictement identique.

          Ensuite, il faut du temps pour accumuler un patrimoine et en tirer des revenus. Le temps passant, la probabilité de vivre à deux (et plus) augmente. De même, l’expérience amène des salaires plus confortables pour chaque membre du couple. Les premiers déciles ont plus de chance d’être représentés par un jeune débutant dans la vie et vivant seul tandis que les plus hauts ont plus de chance d’être représentés par des familles. C’est normal, la vie est ainsi. C’est la mobilité sociale interdécile naturelle que chacun expérimentera au cours de sa vie, modulo ses choix personnels (divorces, faillites, orientations de vie…) Dans le premier décile, on trouve également les hommes immigrés récemment arrivés, peu ou pas économiquement intégrés (sauf l’émir du Qatar s’il décide de demander la nationalité française).

          Observation de l’INSEE pour les revenus 2015 (moyennes) :
          – un ménage du premier décile est composé de 1,1 personne.
          – un ménage du cinquième décile comporte 1,61 personne.
          – un ménage du dernier décile comporte 1,97 personne.

          La progression de la composition des ménages est quasi linéaire en fonction du décile.

          L’erreur serait de s’éloigner de l’objectivité pour en tirer des conclusions moralisantes dans un sens ou dans l’autre. Pour bien comprendre l’économie et ses données, rester neutre (c’est dur, je sais…)

  • On remarque que le thème des classes moyennes est très différent de celui sur des inégalités, le premier ayant été abandonné en rase campagne au profit du second dans les revendications politiques à la mode.

    On comprend les étatistes qui prennent l’argent là où il est. Les classes moyennes s’enrichissant, il fallait les culpabiliser pour mieux les tondre fiscalement. Dès lors, plus question de les mettre au centre du discours politique. Au contraire, c’est désormais le tabassage en règle, à la fois moral (pollution), fiscal (carbone), normatif (80 km/h). Ce n’est plus « salauds de riches » mais « salauds de péquenots de la classe moyenne ».

  • Les classes moyennes s’enrichissent dans un système à peu près capitaliste, donc à peu près libre.
    Dans un système socialiste qui impose l’égalité à la place de la liberté, elles ne s’enrichissent plus. Il ne faut pas le permettre.

  • Karl Marx déplorait l’impossibilité de définir le cout du travail, sachant que c’est la famille ENGELS qui a subvenu à tous les besoins de karl et de sa famille . Vaste question vaste programme.

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