Contre les faux droits, revenir aux droits naturels

Il ne faut pas vous laisser abattre, il ne faut pas céder au défaitisme ambiant, il ne faut pas vous résigner à subir sans cesse les atteintes que l’État porte à votre dignité et à votre vie.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Frédéric Bastiat (image libre de droits)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Contre les faux droits, revenir aux droits naturels

Publié le 9 octobre 2019
- A +

Par Patrick de Casanove.

Le Dixième Weekend de la Liberté a eu lieu du 20 au 22 septembre 2019. Il avait pour thème :  » En finir avec l’inflation réglementaire et législative, revenir au Droit de Propriété « 

Sans sombrer dans le déclinisme on peut considérer qu’aujourd’hui, malgré ce que racontent les médias, la France ne va pas bien, ni au point de vue économique, ni au point de vue moral. Les échecs successifs des politiques suivies par des gouvernements dits de gauche ou de droite, et leur incapacité à trouver une solution aux problèmes qu’ils ont créés en sont la cause.

Cette impuissance dont font preuve les politiciens déteint sur la population qui devient fataliste.

Aussi, comme il leur a été rabâché, beaucoup pensent que l’échec est là parce que les États n’ont plus aucun pouvoir. Ils croient que ce qui commande le monde, le vrai pouvoir, est entre les mains des méchants : la finance internationale, les GAFA, les pétroliers, les multinationales, ou les lobbies… Sans que l’on sache vraiment ce que recouvre ce terme puisque les associations prétendant défendre l’environnement ne sont pas présentées comme des lobbies…

La résignation des politiques

Le défaitisme, voire le désespoir se retrouve dans l’assertion suivante : « si une solution existait ça se saurait. » Elle est le pendant ou la suite de : « on a tout essayé. » Cet état d’esprit résigné arrange les politiciens car il les dédouane de leurs fautes répétitives puisqu’il n’y a pas de solution miracle : ils font ce qu’ils peuvent pour la population, mais les méchants les empêchent de réussir. Il faut faire bloc derrière eux car ils restent le seul recours contre ces méchants, et il faut donc renforcer l’État.

Or « L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde. » Il est paradoxal de lui demander de protéger les individus alors que son but est de les spolier, lui demander de résoudre les problèmes alors qu’il en est à l’origine.

D’où fuite en avant dans la pensée magique : l’égalitarisme et l’écologisme.

D’où le règne des faux droits ou droits sociaux pouvant être créés à l’infini et qui ne sont que des droits de tirage sur la société, des droits de préemption sur le travail d’autrui.

Les hommes politiques ont pour but d’être réélus. Les faux droits servent aux politiciens à acheter des voix et à entretenir leur clientèle. Ouvrir les cordons de la bourse n’est pas la seule possibilité. Le politicien dispose de tout un arsenal réglementaire et législatif pour entraver la concurrence, entraver ou faciliter tel ou tel secteur, tel ou tel producteur, telle ou telle catégorie sociale.

C’est la loi des lobbies. Ceux-ci existent parce que l’État est socialiste et dirigiste. Dans un pays de libre choix, de libre échange entre les individus, les lobbies n’ont aucune raison d’être.

Cette politique d’achat de voix et de satisfaction d’intérêts clientélistes est extrêmement demandeuse en lois et règlements. Leur création est infinie, comme celle des faux droits qui entraîne un foisonnement de règlements qui ne cessera plus jamais.

Un système qui ne fonctionne pas

Comme ce système n’est pas juste il ne fonctionne pas : il engendre injustices, divisions, conflits et difficultés économiques. Pour survivre il doit se défendre, ce qui ajoute à la folie réglementaire. Le système se protège avec des codes, des lois bien plus sévères, plus nombreuses et mieux appliquées que les lois réprimant les atteintes aux biens et aux personnes. D’où l’inflation réglementaire et législative consubstantielle au système.

À partir de là il est aisé de comprendre que suivre Bastiat, c’est-à-dire abandonner la spoliation légale et revenir au respect des droits naturels, Liberté, Propriété, Personnalité, est la seule solution pour remettre la France sur les rails au plan économique et lui redonner le moral. Ne voler personne est juste et efficace. L’échange libre de services entre des individus responsables, avec un État se limitant à protéger les droits naturels entraîne prospérité et harmonie.

Les droits naturels sont liés, en détruire un détruit les autres, en rétablir un rétablit les autres. Le droit de propriété est le plus facile à appréhender pour nos compatriotes même si Bastiat ne le limite pas à la propriété foncière.

Il ne faut pas vous laisser abattre, il ne faut pas céder au défaitisme ambiant, il ne faut pas vous résigner à subir sans cesse les atteintes que l’État porte à votre dignité et à votre vie. Vous, libéraux, êtes la solution. Vous avez une pensée cohérente, structurée, solide. Vous devez porter fièrement les idées du libéralisme et ne pas laisser les socialistes, au sens de Bastiat, imposer leurs règles du jeu et leur sens des mots.

Pour terminer laissons la parole à Bastiat.

Pour moi, je pense que lorsque le pouvoir a garanti à chacun le libre exercice et le produit de ses facultés, réprimé l’abus qu’on en peut faire, maintenu l’ordre, assuré l’indépendance nationale et exécuté certains travaux d’utilité publique au-dessus des forces individuelles, il a rempli à peu près toute sa tâche.

En dehors ce cercle, religion, éducation, association, travail, échanges, tout appartient au domaine de l’activité privée, sous l’œil de l’autorité publique, qui ne doit avoir qu’une mission de surveillance et de répression.

[…], le pouvoir serait fort, il serait aimé, […] Il serait peu coûteux, puisqu’il serait renfermé dans les plus étroites limites. Il serait libéral. Profession de foi électorale de 1846

À vous de porter ce message et d’en faire une réalité.

 

Les œuvres de Bastiat sont une source d’inspiration pour les réformes à mettre en œuvre
Principes :
La loi (1850), Services privés, service public (1850)
Les ressources des gens :
La loi (1850), Justice et Fraternité (1848), Paix et Liberté. Le budget républicain (1849).
La prévoyance, la solidarité :
Des salaires (1850), Justice et fraternité (1848).
La liberté économique et de la vie privée :
La loi (1850), Propriété et loi (1848), Association pour la liberté des échanges (1846) ,
L’échange (1850), À MM. Les électeurs de l’arrondissement de Saint-Sever (1846),
La sécurité intérieure et extérieure, la Justice, la Paix :
La Loi (1850), l’État (1848), Le licenciement (1850), Le percepteur (1848),
Les armements en Angleterre (1848), Paix et liberté ou le budget républicain (1849)
(pour plus de détails https://www.bastiat.net/presidentielle-2017-derniere-chance-avant-la-revolution/)

 

Voir les commentaires (9)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (9)
  • C’est parce que il est admis, à tort, des droits naturels dans le cadre juridique , non pas qu’ils n’existent pas , mais, le droit n’a pas vocation les intégrer , qu’il résulte des faux droits. La délimitation est subjectif car toute personne peut prétendre un droit quelconque, légitime ou pas , ce qui entraîne la confusion du droit et de la morale .

  • Message jusqu’à l’avant-dernière phrase bien reçu : CPEF
    Pour le reste, avec un tel programme on n’est pas sorti de l’auberge.

  • le problème , c’est que l’état fait tout son possible pour entraver nos droits et nos libertés ;

  • En france l’etat c’est l’administration.
    C’est l’administration qui règne. Les politiques qui sont élus n’ont aucune prise la dessus..
    vous pouvez voter qui vous voulez , si l’administration n’en veut pas , il ne sera meme pas réélu.. il appuiera sur les boutons, il fera passer des lois par ordonnance.. et çà restera lettre morte en attendant le suivant
    vous pouvez toujours voter , çà ne servira a rien

    • Il n’y a pas qur l’administration, regardez à qui appartiennent les médias. Mais il est vrai qu’on a, en France, une bonne tradition de pantouflage…

      • A qui appartiennent les medias ? A des capitalistes milliardaires ! Pas sûr non plus que la solution puisse venir de là…

        •  » A des capitalistes milliardaires  » ah bon sans les subventions de la presse il n’aurait rien sans les subventions de l’audiovisuel il n’aurait rien. Relisez l’article.
          Les médias sont perfusés en France , coupé la perf et tous ces copains milliardaire proche du pouvoir crieront au scandale et à la liberté de la presse pour récupérer quelque milliard de subvention au nom de la liberté .
          Ca c’est juste le monde des affaires tu me donnes des subventions, je te donne des électeurs.

    • L’administration n’est qu’un des pouvoirs détenus par la chienlit. Les médias, les associations, l’éducation nationale, les universités, l’ENA, sciences po, la culture, les syndicats… Enfin, tous les pouvoirs qui peuvent façonner les esprits sont aux mains des idéologues socialisants.
      Quand vous regardez concrètement la façon dont cet impérialisme avance ses pions, vous constatez que l’administration est un rouage parmi d’autres

  • Je ne suis pas absolument contre l’esprit de cet article cependant il me semble toujours qu’il y a un vice dans le postulat de cette phrase « Dans un pays de libre choix, de libre échange entre les individus, les lobbies n’ont aucune raison d’être. »

    Ce vice pour moi est de sous entendre que le libre échange se fera qu’entre des individus. S’impose immédiatement à l’individu une agrégation qui ne doit pas nécessairement grand chose à la liberté. Même les truands se retrouvent dans des gangs et n’en sortent pas si facilement. Même si le chauffeur Uber n’échange pas pas si librement avec le quidam désirant se faire transporter car Uber possède la haute main sur la transaction.

    Certes les lobbies n’ont plus de raison d’être puisqu’il le point central, l’État ne serait plus en position de délivrer les droits mais c’est oublier que d’autres structures peuvent prendre sa place de façon probablement parcellaire mais pas de façon plus plaisante et plus libre…

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
Bastiat
0
Sauvegarder cet article

Par Dan Sanchez.

 

Que faudrait-il pour que la liberté redevienne "une idée dont le temps est venu" ?

Ou, comme l'a dit Leonard Read, "De quoi la philosophie de la liberté a-t-elle le plus besoin ? ».

Sa réponse était : "de plusieurs milliers de penseurs créatifs, d'écrivains, de bavards, comme Frédéric Bastiat l'a été pour la philosophie de la liberté...".

Read estimait que dix mille pourraient faire l'affaire.

"Dix mille Bastiat ?" écrit-il, sachant que c'est un défi de taille. "Eh bien, diffic... Poursuivre la lecture

Jean-Marc Daniel libéralisme
5
Sauvegarder cet article

Écouter ou lire Jean-Marc Daniel est toujours un plaisir.

Sur un ton constamment paisible et empreint de clarté, non dénué de petites touches d’humour et de bonne humeur, il parvient à nous captiver et à nous expliquer avec un grand sens de la pédagogie de nombreux mécanismes et faits d’actualité touchant à l’économie.

Que l’on soit d’accord ou non avec lui, on l’écoute, on apprend, il suscite le respect de ses interlocuteurs, ce qui permet la tenue de débats de qualité.

 

Des analyses intemporelles

Lire des c... Poursuivre la lecture

1
Sauvegarder cet article

Excellente surprise pour cette rentrée : La Nouvelle Lettre, publication libérale animée par l’infatigable Jacques Garello dans le cadre de l’Aleps depuis 1981, fait peau neuve. Branchée sur l’actualité comme sur la défense des principes authentiques du libéralisme, La Nouvelle Lettre s’attache à offrir au lecteur un son de cloche différent de l’ensemble de la presse subventionnée.

L’ambition de Jacques Garello à travers cette publication est transparente : il s’agit de montrer que le programme libéral est une alternative crédible aux ... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles