Jirô Taniguchi, esquisse d’une œuvre poétique et atypique (5) : Un ciel radieux (6) : La montagne magique

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Jirô Taniguchi, esquisse d’une œuvre poétique et atypique (5) : Un ciel radieux (6) : La montagne magique

Publié le 20 août 2019
- A +

Par Johan Rivalland.

Continuons notre exploration (non chronologique, je le rappelle), à travers deux autres créations du célèbre mangaka japonais.

Un ciel radieux

Une fois encore, Jirô Taniguchi réussit à nous transporter totalement dans son univers, voire à nous extirper toutes les larmes de notre corps. A ne pouvoir lâcher le livre avant d’être parvenu jusqu’au bout.

À travers cette histoire déchirante, il révèle une profondeur d’âme incomparable et une subtilité sans pareil, à la fois dans les dessins et les émotions qu’il y fait passer, jusque dans les regards, les silences et les non dits des personnages.

Sans vouloir en dévoiler trop, tout part d’un terrible accident de la route, de nuit et en pleine ville. Un père de famille et employé surmené percute un jeune motard. L’automobiliste décède rapidement, tandis que le jeune motard se trouve dans le coma, mais survit miraculeusement. À son réveil, il souffre d’amnésie. Et c’est surtout sa nouvelle personnalité qui va déconcerter sa famille. Un état de fait dont on va comprendre bien vite l’origine et qui est au centre de cette histoire pas banale que nous conte avec sensibilité et talent Jirô Taniguchi.

L’auteur dit avoir créé ce manga avec ferveur et espérer transmettre celle-ci à son lecteur. Qu’il en soit rassuré et conforté. C’est pari pleinement réussi. Touchant à la psychologie la plus profonde des personnages, il s’agit pour moi de l’un des meilleurs volumes de l’artiste japonais.

Jirô Taniguchi, Un ciel radieuxCasterman, septembre 2006, 304 pages.

La montagne magique

Grand amateur, vous l’aurez compris, des productions de Taniguchi, toujours pleines de délicatesse et de sensibilité et aux dessins si soignés, je suis resté ici un peu plus sur la réserve. Sans doute en raison de la moindre longueur du récit, mais probablement aussi en raison du thème.

En effet, alors que la majeure partie du recueil entraîne ma pleine adhésion et que j’y retrouve les thèmes chers à l’auteur et auxquels je reste sensible, le dernier tiers du livre me semble amoindrir un peu la portée de ce qui précède et me touche moins, même si le message est beau en soi.

De fait, cette création s’adressera davantage sans doute à un public très jeune. Et cela reste malgré tout, de mon point de vue, une oeuvre de qualité.

Un intéressant entretien avec l’auteur, en fin d’ouvrage, révèle que les lieux, paysages et quasiment les moindres détails du dessin font partie de l’univers de son enfance. Il s’est ainsi inspiré de son passé pour élaborer une histoire où seul le fantastique vient s’ajouter, pour amener une intrigue particulière, susceptible d’apporter un intérêt pour le lecteur et ainsi contribuer à le faire rêver.

Jirô Taniguchi, La montagne magiqueCasterman, septembre 2007, 68 pages.

Relisez les critiques de Taniguchi parues sur Contrepoints : le tome 1, le tome 2, le tome 3, le tome 4.

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