Est-il choquant de ne pas aimer le foot féminin ?

On peut ne pas aimer le foot féminin, mais manifester de la condescendance sur ce sujet ne rend pas plus "virils" les hommes qui s'en glorifient.
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Toni Duggan and Julie Ertz by Jamie Smed (CC BY 2.0)

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Est-il choquant de ne pas aimer le foot féminin ?

Publié le 10 juin 2019
- A +

Par Philippe Bilger.

On pourrait répliquer à mon titre que personne ne discute le fait de ne pas aimer le foot tout court. Il y a même comme une forme d’heureuse originalité chez ceux qui avouent leur totale indifférence à l’égard de ce sport qui mobilise les foules et permet aux présidents de la République de se refaire parfois une santé.

Mais il me semble qu’à l’ouverture de la Coupe du monde féminine et parce qu’elle se déroule en France, on a vu apparaître comme des injonctions de s’intéresser au foot féminin, faute de quoi on ne pourrait pas être compté parmi les humanistes ou les tenants de l’égalité entre les hommes et les femmes.

Pour ma part je n’ai jamais traité avec condescendance ces dernières, quel que soit leur domaine d’activité. Ce serait une attitude ridicule puisqu’elle révèlerait qu’elle ne sont pas dignes des sentiments intenses d’hostilité ou d’adhésion que le commun des mortels peut inspirer.

En ce sens, Alain Finkielkraut avait certes tout à fait le droit de tourner en dérision le foot féminin – pourquoi pas le « rugby féminin » ? – mais il aurait dû s’y prendre autrement. Cette attitude était d’autant plus surprenante de sa part qu’il n’est pas un sujet, aussi léger soit-il, qu’il ne traite longuement, avec gravité parfois, jamais en se moquant.

Les problèmes de l’égalité financière sont réels entre sportifs des deux sexes. La prime qui sera octroyée par la FIFA aux victorieuses à l’issue de cette Coupe du monde sera largement inférieure à celle versée aux hommes en 2018 et il a fallu l’énergie et l’aura de Serena Williams pour qu’au tennis il n’y ait plus de disparité entre les lauréats des tournois.

Mais ce sera une vaste entreprise que de répondre plus généralement à la demande du sport féminin pas assez considéré financièrement.

Je vais regarder autant que je pourrai les matchs de l’équipe de France. J’ai déjà manqué le premier avec la belle victoire contre la Corée du Sud mais j’ai pu revoir les quatre buts en replay, dont le premier et le dernier particulièrement réussis (Le Parisien).

Ce n’est pas pour la raison absurde qu’il convient désormais de soutenir les femmes après avoir applaudi les hommes que je me passionne mais tout simplement parce que j’apprécie le foot féminin de la même manière que depuis longtemps je me délecte du tennis féminin – je continue à penser que tous sexes confondus le plus extraordinaire jeu d’attaquant au filet a été celui de Martina Navratilova.

Le foot féminin, en raison de la différence des natures et des physiologies, parce qu’il est moins violent, permet justement à ceux qui raffolent du jeu en lui-même d’en voir mieux l’essence, de mieux distinguer ses séquences et leur organisation.

La double conséquence – qui n’est pas périphérique mais centrale – de ce mode d’affrontement est bienfaisante.

D’une part les joueuses font infiniment moins de chiqué et ne sont pas en permanence à terre, comme à l’article de la mort.

D’autre part elles ne passent pas leur temps à contester l’arbitrage et à se rendre ridicules par leur posture vindicative. Un Neymar féminin n’est pas concevable.

Il y a dans la féminité – et qu’on m’épargne les remarques inélégantes sur l’esthétique, au demeurant diverse comme l’humanité – de celles qui représentent la France quelque chose qui renvoie à une conception plus civilisée du rapport de force, à une urbanité de la confrontation qui dans tous les cas est un bonheur, une chance. L’esprit de compétition ne fait pas perdre l’esprit ni l’allure.

Il n’est pas choquant de ne pas regarder le foot féminin, de ne pas l’aimer mais cette abstention, ce désintérêt, voire cette affectation de supériorité ne rendent pas plus virils, au pire sens de cet adjectif, les hommes qui s’en glorifient.

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  • On ne peut pas non plus suivre 22 joueuses envoyant de grands coups de pieds dans les balles sans éprouver des difficultés à déglutir.

  • jacques lemiere
    10 juin 2019 at 7 h 19 min

    si les autres sont choqués par ce que j’aime ou je n’aime pas… comment dire…?

    le machisme ou le féminisme en tant que tels n’ont jamais tué personne..il faut être justement une personne faible pour voir comme une agression ce que pensent les autres..

    Imposer l’égalitarisme sexuel est exactement comme la « patriarchie ». c’est ne pas laisser les gens choisir ..

    des tas de femmes préfèrent les machos moi si personne n’est « contraint »..pas mes oignons..

    ça devient étouffant..

    • @jacques lemière: Forcer l’opinion des autres… le chemin vers le totalitarisme.

      Ce qui est important dans la gestion de l’opinion publique, est la capacité à faire déplacer le point moyen sur un thème, non pas à faire élargir ce qui est acceptable.

      Dans le cas du foot, cela ne correspondra pas à faire accepter le foot féminin en plus du masculin, mais à déplacer l’intérêt d’un jeu physique marqué vers une technique de jeu plus « civile ».
      Bilger le fait bien puisqu’il prend le foot masculin comme un modèle négatif.

      Dans un autre domaine, on avait expliqué comment la propagande pourrait faire accepter le cannibalisme à la société : on dépeint ses avantages, on dénigre ses « opposants » comme des bigots, on loue le choix libre de ses pratiquants, on défend une société inclusive… au final, tout le monde est contraint à accepter non pas un mode alimentaire mais un changement de ses valeurs.

    • Mon petit Jacques vous avez gagné le statut de la personne la plus odieuse qui soit ! Entre « le machisme n’a jamais tué personne » alors qu’il peut pousser des gens au suicide (personnes subtilement décrites comme « faibles » ceci dit) et « des tas de femmes préfèrent les machos » (sous entendu : pourquoi alors y’en a qui râlent) est une phrase d’une telle bassesse intellectuelle qu’on a du mal à croire qu’elle a été écrite par un adulte en plein possession de ses moyens.

      • Vous confondez machisme et harcèlement.
        Voilà qui illustre bien votre façon de réfléchir… Tout à fait de genre d’amalgame bien-pensant dans le but de culpabiliser et réduire au silence ceux qui ne pensent pas comme vous.
        Quant à votre remarque sur « les femmes qui préfère des machos », on sent que cela vous perturbe. Pourtant, pourquoi y-a-t-il tant de femmes en couple avec des machos typiques? Ces femmes seraient toutes des victimes? Vous considérez vraiment qu’elles sont toutes incapables de juger d’un homme avant de franchir le pas. Vous les prenez vraiment pour des idiotes, ou des êtres faibles justement.

        « Mon petit Jacques vous avez gagné le statut de la personne la plus odieuse qui soit ! »
        Remarque justement pleine de mépris et de condescendance. Et ce, en vous permettant de traiter quelqu’un d’autre d’odieux. L’hôpital se moque de la Charité?

        • La définition du mot machisme par le Larousse est la suivante : « Idéologie fondée sur l’idée que l’homme domine socialement la femme et qu’il faut, en tout, faire primer de supposées vertus viriles ; comportement conforme à cette idéologie. »
          Le machisme n’a jamais tué ? Tout dépend si vous jugez que ce qui tue c’est l’idéologie ou les nodocéphales qui s’appuient sur cette idéologie pour cogner sur leur femme. Question intéressante si on remplace machisme par Islam…
          « Pourtant, pourquoi y-a-t-il tant de femmes en couple avec des machos typiques? ». Très belle démonstration. Laissez-moi m’en servir : Pourquoi y-a-t-il tant de femmes avec des serial-killers ? (vous pouvez essayer avec néo-nazis ou pervers narcissique) Connaissez-vous une caractéristique spécifique qui mènerait irrémédiablement au célibat ? Il y a de l’offre et de la demande pour tout le monde. Ma compagne ronfle à 120dB la nuit pourtant je reste avec elle, suis-je une victime ou un idiot ? J’ai fait un bilan de l’état actuel du marché et malheureusement c’est la meilleurs offre que j’ai trouvé :-).

  • Ce qui m’ennuie moi c’est qu’on va se prendre encore les torrents de nationalisme débile que les médias vont nous servir pendant au moins deux ou trois semaines.

    • @Lesuisse
      Bonjour,
      Et après ces deux ou trois semaines de « nationalisme débile » on nous servira que la France n’a pas d’Histoire, qu’elle n’a pas de culture, qu’elle n’est pas unie, qu’elle n’a pas d’identité, qu’en Europe il n’y a pas besoin de nations et de leur souveraineté, etc…

  • Ce qui est encore plus choquant est de ne pas aimer le foot mais vraiment pas…et le sport en général…concours de qui a le plus fort taux de testosterone..elles roulent a quoi nos footeuses ?

    • Ce qui désolant, c’est l’ensemble des «sports professionnels»…
      Des liasses de billets sur pattes ! Ça peut faire rêver les smicards supporters et les buveurs de bières mais ça ne participe pas au financement des équipements sportifs de nos jeunes (oubliés) de province !

      • @Jean-M64
        Bonjour,
        « ça ne participe pas au financement des équipements sportifs de nos jeunes (oubliés) de province ! »
        Ne savez-vous pas que les équipes professionnelles « redistribuent » une part de leurs gains justement aux équipes non professionelles, dont celles des jeunes oubliés ? Ces sommes passent par la F.F.F qui se chargent de la répartition.

        « Des liasses de billets sur pattes ! »
        Il n’y a que dans les pays socialistes qu’on peut entendre ces termes emplis de jalousie. En France c’est récurrent.
        Les joueurs de foot professionnels, et autres sportifs professionels, représentent ce qui se fait de mieux dans le sport pratiqué. Et parmi ces joueurs professionnels, seuls 23 sont choisis pour représenter leur pays. Les sportifs professionnels sont payés par rapport à leurs compétences, leurs valeurs et à ce qu’ils apportent à leur club. Il y a en France moins de 1000 joueurs de football professionnels sur plus de 2 millions de licenciés. La seule ligue d’Alsace comptait plus de 18000 licenciés en Sénior (catégorie des plus de 20 ans) en 2016. La même année il y avait un peu plus de 393.000 licenciés en Sénior, DOM-TOM inclus. (https://www.fff.fr/common/bib_res/ressources/450000/6000/161212112924_statistiques_licences_2015-2016.pdf)
        Je vois mal les Platini, Zidane, M’Bappé, Pogba, être payés au SMIC.
        Le sport professionnel est l’exacerbation de ce qui se passe, ou qui devrait se passer, dans une entreprise : les plus qualifiés, formés, performants, sont les mieux rétribués. Et quand on leur offre mieux ailleurs, ils changent de crèmerie. Les sportifs pro ont un agent, alors que les employés d’entreprise ont des syndicats.

      • @Jean-M64
        Bonjour,
        « Des liasses de billets sur pattes ! »
        Comme des députés en train de buller sec sur les sièges de l’A.N. palpant 20k€ mensuels, pour nous défaire de nos euro durement gagnés.
        Cette expression est très récurrente en France où la jalousie est le maître mot.

        « ça ne participe pas au financement des équipements sportifs de nos jeunes (oubliés) de province ! »
        Ne savez-vous pas que les équipes professsionnelles « redistribuent » leurs gains justement pour les clubs amateurs ? Ces sommes sont redistribuées par la F.F.F.

        « Ce qui est désolant, c’est l’ensemble des «sports professionnels»… »
        Les sportifs professionnels représentent ce qui se fait de mieux dans la discipline pratiquée.
        Pour le football par exemple, il y a moins de 1000 joueurs professionnels, contre plus de 393.000 licenciés en catégorie Sénior (plus de 20 ans) en France, DOM-TOM inclus. (https://www.fff.fr/common/bib_res/ressources/450000/6000/161212112924_statistiques_licences_2015-2016.pdf page8) Parmi ce presque millier de joueurs pro’, seuls 23 seront sélectionnés pour représenter leur pays.
        Les joueurs pro sont payés par rapport à leurs compétences, leurs valeurs, et à ce qu’ils apportent à leur club. Un club qui vise la Ligue des Champions ne va pas recruter des joueurs moyens au SMIC. Je vois mal les Platini, Zidane, Pogba ou M’Bappé être payés au SMIC.

  • Ce samedi a eu lieu la plus cruelle démonstration de l'(in)égalité sexiste des rémunérations au tennis : la fin du match Thiem – Djokovic a été immédiatement suivie de la finale de tennis féminin : deux niveaux, deux durées, une rémunération. ( tant mieux pour les joueuses, mais je me pose quand même la question : si le tennis est un spectacle, ce qu’il est, les rémunérations ne devraient-elles pas être au niveau de l’appréciation par le public de la prestation délivrée ? )

    • Le lien peut aussi être en sens opposé : la prestation d’autant plus artificielle et violente que les rémunérations sont élevées…
      Les droits télévisuels et publicitaires faussent le sport, où la rémunération des sportifs devrait être fonction, effectivement, de l’appréciation du public et non de l’usage que certains peuvent en faire pour influencer ce public.

      • @MichelO

        La rémunération hors normes liée à une activité sportive devrait avoir quelques limites objectives, en accordant une préférence prioritaire avec des rémunérations élevées et équivalentes pour les véritables bienfaiteurs de l’humanité qui existent dans tous les secteurs, et qui devraient mériter tous les honneurs.

        Jusqu’à preuve du contraire les sportifs dont le rôle social important ne saurait être remis en question ne sont pas encore prêt de rentrer dans le nombre restreint des prétendants aux prix Nobel !

    • Pointu Dugauche
      10 juin 2019 at 11 h 09 min

      Les sportifs ne sont pas rémunérés en fonction du temps passé sur le terrain, ou de la performance sportive, mais par rapport aux retombées économiques qu’ils génèrent, par le biais de la publicité.
      En ce moment les footballeuses sont partout, nous vendant des abonnements téléphoniques, du savon, des bagnoles…et du football féminin.
      La fédération se sert des joueuses comme d’un support publicitaire, il est donc normal qu’elle les rémunère.

      • « mais par rapport aux retombées économiques qu’ils génèrent, par le biais de la publicité. »
        Exact. Mais après les compétitions, les organisateurs et annonceurs vont faire leurs comptes…
        Pour les organisateurs ce sera OBLIGATOIREMENT un succès. Il ne peut en être autrement, le politiquement correct ne peut en souffrir autrement.
        Pour les annonceurs, ils vont estimer le retour sur investissement. Et là, espérons que le retour sont à la hauteur des investissements…

    • @Lucx: Oui, si on supprime les gros plans, et les différences vestimentaires (et que les joueurs portent des prénoms asexués), quel est l’intérêt de la seconde finale ?
      PS: et qu’on coupe le son, bien entendu ….

  • Il n’est pas choquant d’aimer le football féminin mais il me semble choquant d’écrire un article pour le dire.

    • Mouih.
      Mais en fait cet article est un ensemble d’arguments convenus, mille fois entendus, prenant en référence négative le foot masculin pour ripoliner le foot féminin. Rien de très nouveau et dans la ligne de l’égalitarisme homme-femme bien classique.
      Bilger se contente de ne pas trop stigmatiser les détracteurs du foot féminin, et encore, à condition qu’ils y mettent certaines formes.
      Argumentaire convenu mais avec un habillage plus élégant.

    • @echo
      Bonjour,
      « mais il me semble choquant d’écrire un article pour le dire. »
      Cela se nomme liberté d’expression. Mais si vous êtes choqué par cet article, il vaudrait mieux pour vous ne pas lire d’articles plus engagés, ni même certains contes de fées.

  • Je ne sais pas si j’aime ou si je n’aime pas, mais mon problème est que je n’ai pas la chance d’être abreuvé de service public/BFMTV/CNEWS etc à la maison car … je n’ai pas de TV.
    Je me suis dit que vu que c’est un article où on peut parler de sa vie, je peux en profiter aussi.

  • claude henry de chasne
    10 juin 2019 at 10 h 32 min

    est il choquant de ne pas aimer le foot tout court?
    voila la bonne question

  • claude henry de chasne
    10 juin 2019 at 10 h 33 min

    moi je n’aime pas le foot , je prefere passer du temps avec les femmes

  • Ais je le droit de dire que je n’en ai rien a ‘foot’ ?

  • le « féminin » est superflu. Pour ma part, je n’aime pas le foot du tout.

  • Pointu Dugauche
    10 juin 2019 at 11 h 56 min

    L’afflux d’argent sur le monde du sport permet à de plus en plus de gens de vivre de revenus publicitaires et salariaux grâce à l’exercice de leur passion.
    Un sportif renommé peut servir de support publicitaire à de nombreuses marques, les faisant profiter de son exposition médiatique. Ainsi, grâce à son partenariat avec Maradona à la grande époque, la fameuse marque «Medellin» a pu ouvrir une quatrième ligne d’emballage de sachets de cocaïne, générant une dizaine d’emplois en Colombie, qui ont eux-mêmes permis, par ruissellement, l’ouverture d’une boulangerie-kebab, un sex-shop et 5 bistrots.
    Personnellement j’aime le fric, je ne vois pas pourquoi j’en priverais les autres.

  • Il y a un énorme différence entre ne pas aimer le spectacle du foot féminin et ne pas accepter que les femmes jouent au foot !

    • @Tilto
      Bonjour,
      Je suis un footeux depuis plus de 40 ans.
      Pour ma part j’ai découvert le foot féminin professionnel en 2012, soit 2 ans après la honte planétaire que nous avait ingligée l’équipe de France en Afrique du Sud.
      Un match France-Belgique, avec un score fleuve 7 ou 8 à zéro. Des joueuses avec des qualités techniques, de la fluidité, du jeu collectif et de belles qualités individuelles, des frappes hors de la surface, du jeu de tête, bref du foot, et comme il a été dit dans l’article des joueuses qui ne tombent pas. Je les avais trouvées plus méritantes du maillot bleu que les mecs. C’est encore le cas. La dernière Coupe du monde masculine ne m’a pas enthousiasmé plus que ça. Je n’ai pas aimé le jeu de l’équipe de France de Deschamps, même si le score de la finale est flatteur, j’ai trouvé la Croatie plus agréable à regarder jouer.
      Hommes ou femmes, tant qu’il y a du jeu (et l’amour du maillot, de l’honneur et de la décence, ces deux dernières qualités ayant fait défaut en 2010), ça ne fait aucune différence.

      • François ALLINE
        10 juin 2019 at 18 h 37 min

        Le foot féminin a 150 ans d’existence.

        • @François ALLINE
          Bonsoir,
          Je vous remercie de la remarque qui m’instruit. Peut-être pourriez-vous m’éclairer quant à la durée du statut professionnel du football féminin, s’il vous plaît ?
          J’ai certes découvert le foot féminin professionnel grâce à la télé fort tard, mais je savais depuis des années que les filles et les femmes jouaient au foot. Je ne m’attendais pas à ce que les féminines, françaises en l’occurence, aient un tel niveau, tant européen que mondial, vu le peu de cas qu’on faisait d’elles il y a encore 4 ans.
          Dans la foulée de ma découverte, les lyonnaises ont été vice-championnes d’Europe, puis championnes d’Europe, et l’équipe de France a fait un beau mondial il y a 4 ans malgré la défaite en quarts. J’ai préféré ce mondial à la Coupe d’Europe des hommes l’année précédente.

  • François ALLINE
    10 juin 2019 at 18 h 36 min

    « Un Neymar féminin n’est pas concevable »
    Tu parles Charles !
    Wait and see…
    Quant aux salaires, ils sont proportionnels au marché. Ils devraient donc augmenter.
    Qui a entendu parler de revendications des mannequins hommes qui gagnent 100 fois moins que leurs homologues féminines ?

  • est il choquant de ne pas aimer le foot tout court?? oui pour ma part ..par contre la société sait me faire remarquer que je suis à part..perso je m’en glorifie.

    • @dekkard

      Ce qui est difficilement supportable est le temps consacré par les médias aux commentaires de résultats sportifs en général ce qui est parfaitement déplacé, car l’on peut aimer la pratique et le spectacle du sport en général et être indifférent aux commentaires dont on nous abreuve non stop en permanence et à forte dose. Heureusement que C.P. existe pour nous faire oublier ce type d’information avec un autre esprit d’ouverture.

  • « Un Neymar féminin n’est pas concevable »
    Je n’ai vu que 5 minutes du match Australie-Brésil pour voir une de ses compatriotes faire au moins 5 tours après un petit contact. On la croyait à l’arrêt, et hop! encore un tour. Même l’arbitre s’est mise à sourire

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par h16

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