L’Europe « ultralibérale », cet épouvantail

European Parliament @ European district @ Strasbourg By: Guilhem Vellut - CC BY 2.0

Ultralibérale, l’Europe ? À moins de trois semaines du scrutin, Contrepoints donne la parole à des penseurs libéraux pour qu’ils partagent leur vision de l’Union européenne.

Par Ludovic Delory.

Les institutions européennes sont célébrées en ce début mai, moins de trois semaines avant un scrutin qui renouvellera le panel d’euro-députés. Mardi soir, divers candidats étaient appelés à se prononcer sur la question : « Demain, quelle France dans quelle Europe ? » Leurs réponses furent sans surprise imbibées de cet étatisme qui baigne le monde politique français depuis des décennies.

Quelques éclaircies libérales, néanmoins. À l’extrême gauche, une « défense de la liberté de circulation et d’installation ». Ici et là, des souhaits de quitter l’Union européenne ou d’instiller davantage de démocratie représentative dans un système opaque.

Le Point a dévoilé le programme en 79 points de La République en Marche. Le premier mot de la première proposition est « taxer ». Le reste est à l’avenant.

Bien plus à gauche de l’échiquier politique, on trouve une actrice prêtant sa voix à la tête de liste communiste, candidat qu’elle soutient ouvertement dans une tribune à L’Humanité ! Probablement un geste d’ouverture aux électeurs des anciens pays du bloc de l’Est, qui ont trouvé dans l’intégration européenne une manière d’échapper au cauchemar.

À l’extrême droite, les discours et rengaines protectionnistes alliés aux discours hostiles à tout ce qui vient de l’étranger ont fini d’enterrer tout espoir d’assister à une campagne ouverte, positive et fondée sur les socles de ce qui, jadis, inspira les pères fondateurs de l’Europe.

Où sont les penseurs libéraux ?

L’indifférence qui entoure ce scrutin ne doit pas faire perdre de vue que l’Europe politique occupe une large place dans la vie des Français. C’est la raison pour laquelle Contrepoints a décidé d’apporter sa pierre à l’édifice. En l’absence de candidat libéral clairement déclaré, nous avons demandé à des penseurs libéraux de dresser le diagnostic et de proposer leurs solutions. Celles-ci portent sur la manière de repenser le mode de scrutin ou le système de protection sociale, sur la façon de libérer les énergies ou de faire entendre, simplement, les voix des individus libres.

Car le mythe de l’Europe « ultralibérale » a la peau dure. Il est brandi par tous les adversaires de la liberté pour éviter de leur faire prendre conscience de l’échec de leur constructivisme forcené. Faute d’adversaire sur la scène politique, ils avancent en terrain conquis.

Les libéraux ne doivent pas leur laisser cet honneur. C’est la raison pour laquelle nous avons demandé à de grands influenceurs de nous donner leur vision de l’Europe. Cécile Philippe ouvre le bal ce jeudi. Nos autres invités ne manqueront pas non plus de vous surprendre et de baliser le chemin qui mène au scrutin européen du 26 mai. L’Europe est trop importante pour être laissée aux étatistes.

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