Pourquoi un environnement ingrat peut-il être un stimulant économique ? (Vidéo)

Un environnement peu hospitalier et maigre en ressources vous oblige à vous développer économiquement si vous désirez survivre. Comprendre ce phénomène avec une vidéo de l’Ecole de la Liberté.

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Pourquoi un environnement ingrat peut-il être un stimulant économique ? (Vidéo)

Publié le 21 avril 2019
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Par Corentin de Salle.

Quand vous avez la chance d’habiter une région riche en ressources naturelles et propice au niveau climatique, vous n’avez pas beaucoup d’incitants à vous développer économiquement. Dans cette hypothèse-là, il est beaucoup plus rationnel de vivre sur vos acquis.

Par contre, si vous naissez dans un environnement peu hospitalier et maigre en ressources, il est indispensable de vous développer économiquement si vous désirez survivre. Pour comprendre ce phénomène, prêtons-nous, dit Julian Simons, à un petit exercice avec quatre pays existants… Surprenant… et c’est avec Corentin de Salle.

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  • C’est le cas de la Suisse!

  • La Suisse n’a pas non plus l’environnement le plus ingrat qui existe : belles vallées verdoyantes qui sont aussi des voies de circulation entre le nord et le sud de l’europe, massif montagneux au coeur d’un continent riche, ressource hydraulique… et le libéralisme qui tient en grande partie de cette géographie.

    • Votre antiphrase risque de tomber un peu à plat, tous les lecteurs ne savent peut-être pas combien la vie est rude dans les montagnes, ni combien d’efforts il faut pour creuser un tunnel ou construire un pont afin de devenir voie de circulation…

      • Non pas de figure de style, je ne vois pas trop pourquoi. Les populations se concentrent dans les vallées accueillantes et fertiles, et l’aménagement des cols alpins (avant les tunnels) n’étaient pas plus difficiles que franchir un fleuve ou le canaliser, surtout que cela présentait d’important avantages économiques en favorisant les échanges humains de part et d’autre des Alpes. Certes le pays n’avait pas de côtes maritimes mais sa position géographique à proximité des empires lui a bénéficié indirectement. Pour les pays enclavés plus à l’est, l’ingratitude de l’environnement ne les a pas stimulé plus que ça. Ce seul critère n’est donc pas déterminant. Ce qui importe en premier lieu c’est un environnement politiquement divisé donc concurrentiel, apte à exploiter les ressources et innover.

        • Eh bien quand je compare la vie de mes grands-parents dans le bocage normand avec celle des mes autres grands-parents qui ont fui la misère des montagnes, je ne suis pas d’accord avec vous.

          • Au contraire vous semblez d’accord avec moi et en opposition avec les propos de la vidéo. Vos grands-parents montagnards ont vécu misérablement, par conséquent leur environnement difficile n’a pas agi comme un stimulant, en tout cela n’a pas suffit.

            Ceci dit en zone montagneuse se sont les vallées qui se développent, question de facilité d’accès et de circulation.

            • A première vue, vous marquez un point, mais en fait non, parce que les émigrés sont devenus petits fonctionnaires, tandis que ceux qui restaient ont su faire de la région montagneuse un paradis touristique en haut et industriel en bas. Une caractéristique qui se retrouve chez mes amis tarins ou tyroliens. Du côté du bocage, on met de la crème dans tous les plats, mais on n’a rien développé de particulier…

              • ça prouve que la vérité d’un jour n’est pas celle du lendemain et ça ne prouve pas le stimuli par un environnement rude. Car c’est bien l’émergence des classes moyennes d’un périmétre géographique beaucoup plus large que les montagnes et les vallées qui ont permis la création de ces paradis touristiques. Parmi ces classes moyennes de petits fonctionnaires fuyards.

                Et puis plus largement votre comparaison n’est qu’un exemple particulier. Le bocage représente quoi, et la Suisse n’est pas qu’un alignement de sommets inhospitaliers.
                De quelle époque parle t-on ? Ainsi de beaux et grands massifs montagneux, où la vie était rude autrefois, sont aujourd’hui avec le confort apporté par le progrès (qui vient rarement de ces montagnes) un atout pour l’économie du tourisme. Peut-on encore parler d’environnement ingrat ?

                • « 9 mois d’hiver, 3 mois d’enfer » disaient-on en Briançonnais, « z’étions pauvre mais z’étions libres » Rachat des droits seigneuriaux en 1343 auprès du dernier Dauphin avant qu’il ne transfère ses possessions à la couronne de France, afin de constituer les « Escartons » (à cheval sur la frontière, moitié en Piémont, moitié en France) et devenir « libres et francs bourgeois ». Dans ce contexte difficile et sur des terres pauvres, les Briançonnais ont diversifiés leurs activités (commerce transfrontalier, colportage et ouverture de commerces à Gênes, Turin, Lyon, trafic de livres censurés en Allemagne , en Espagne – [plusieurs grands éditeurs parisiens ont une origine à Monetier les Bains selon JL Beaucarnot], travail de la laine et du cuir). L’éducation est poussée (en 1750, 90 % des hommes savent lire à Vallouise et les femmes à peine moins – elles gèrent le patrimoine lors des départs hivernaux). 180 maitres de montagne (instituteurs) à Névache sur 600 habitants, qui descendaient en plaine pour apprendre à lire, compter, écrire à Marseille, Lyon ou Paris (cas de la famille Chopin de Saint-Crépin, partie en Lorraine puis en Pologne; le premier titulaire de la Chaire de Mathématiques du Collège Royal de François 1er est Oronce Fine de Briançon).

                • MichelO et Indivisible, pardon d’intervenir dans votre discussion, mais vous avez omis le fait que ce que le bonhomme raconte est du nawak de haut niveau.
                  « un environnement ingrat PEUT être un stimulant ». Oui il peut l’être; et donc il ne peut ne pas l’être. A la fin de sa vidéo, le sieur dit bien qu’il faut impérativement un gouvernement qui permet la libre-concurrence etc etc. pour que l’environnement ingrat soit un facteur de développement.
                  Et si on s’en tenait à la logique qu’il présente, un environnement riche serait donc a contrario un facteur de sous-développement.
                  Ce qui, vous en conviendrez, fera bien rire les USA, le Canada ou la France par exemple, pays aux multiples ressources et qui ne nagent pas dans la misère.
                  Deux remarques pour finir : le Samoan du début de la vidéo… à aucun moment le missionnaire libéral ne s’est demandé si le Samoan avait envie (liberté où est-tu ?) ou le besoin de se développer de cette manière. Le Samoan est peut-être totalement heureux de ne pas travailler pour s’enrichir. C’est une faute classique d’historicisme occidental.
                  Deuxième remarque : si son propos était vrai, l’auteur (et les contributeurs habituels ici) devraient se réjouir des discours catastrophistes des écolo… ben oui… raréfaction des ressources, des énergies) (encouragée même par les politiques environnementales en faveur de l’éolien, etc… = environnement ingrat, donc stimulant économique ! Les écolos sont un stimulant économique !!! Merci à eux !

  • Pas besoin de pourquoi pour comprendre qu’une cuillere en or dans la bouche entraine l’oisivete…mais la nature est bien faite la majorite des terres se trouve au nord ..au sud le sombrero remplace la cle a molette ,imaginez l’inverse !

  • Dire Hollande au lieu de Pays-Bas, c’est pas terrible. Sinon j’espère que mes amis libertariens ou libéraux seront d’accord pour dire que la création des polders et la lutte incessante contre la submersion des terres n’a pu être faite que grâce à l’Etat, son financement, son administration et son autorité.
    Sinon, pour la vidéo, ben c’est effarant… J’ai peur de trop critiquer et de me faire bannir, mais c’est épouvantablement réducteur, ignorant à dessein les particularités de ces pays, simpliste, et absolument subjectif.

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