Réflexion sur la Terre, sur son avenir et sur le scepticisme

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Réflexion sur la Terre, sur son avenir et sur le scepticisme

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 23 mars 2019
- A +

Par Gérard Dréan.

Dans mes moments de nostalgie (toute relative), j’exhume des articles que j’écrivais jadis dans différents organes, dont celui de mon École. Je ne peux pas résister au plaisir de vous proposer celui-ci, qui date de 2008 (à quelques détails près) et reste d’une brûlante actualité au moment où les bien-pensants du climat, unis derrière la bannière d’une nouvelle Jeanne d’Arc, nous ressassent le sophisme « La Terre se réchauffe, donc il faut que les États agissent pour l’empêcher » et ont le culot de traîner le gouvernement en justice pour « inaction ».

« Déconstruisons » donc ce prétendu raisonnement, pour y repérer une succession de non sequitur qui expliquent la position des « sceptiques ».

Admettons la réalité du réchauffement, sinon ce qui suit serait sans objet. Le scepticisme ne porte que sur son caractère exceptionnel, son ampleur et sa pérennité : la Terre a toujours connu des changements climatiques tout aussi amples et brutaux, ensuite résorbés par de nouveaux changements en sens inverse. Le véritable débat commence avec l’origine du réchauffement. Est-elle majoritairement, voire exclusivement anthropique, ou bien la part humaine est-elle minoritaire voire négligeable ? Il y a de solides arguments scientifiques des deux côtés, et à mon avis le débat serait loin d’être clos si le soi-disant « consensus » ne s’était pas transformé en excommunication de ceux qui osent mettre en question le dogme de l’origine anthropique, et qui croient davantage aux modèles mathématiques qu’à la simple observation de la réalité.

En admettant même que le réchauffement soit pérenne et d’origine anthropique, un deuxième niveau de débat, également de nature scientifique, porte sur ses effets. Le problème est ici que l’extrême complexité des phénomènes interdit pratiquement de prévoir leurs effets locaux, dont les scientifiques s’accordent à penser qu’ils sont très diversifiés. Les sceptiques font tout au plus remarquer qu’on dramatise les effets négatifs en passant sous silence les effets positifs, alors que dans l’histoire humaine les périodes de réchauffement ont toujours été des époques de prospérité et de développement, les périodes de refroidissement des périodes de misère et de violences.

Mais admettons qu’il faut agir. Dans quel sens ? Pour empêcher le réchauffement ou pour s’adapter à ses effets ? Il est clair que la réponse dépend de l’opinion qu’on a de son origine : si on pense que la part anthropique est faible, il n’y a pas d’autre choix que s’adapter. En tout état de cause, ce débat prend alors aussi une dimension économique : quelles actions constituent une utilisation optimale de nos ressources ? Cette analyse doit évidemment prendre en compte les effets secondaires des actions envisagées, où là encore l’extrême complexité des phénomènes réserve des surprises et incite à la plus grande prudence. Nombreux sont ceux qui pensent que la bonne voie est celle de l’adaptation, progressive par nature et qui devra se faire de toute façon, et que tenter d’empêcher le réchauffement est du gaspillage.

Enfin, à supposer qu’on ait défini ce qu’il faut faire, et quelle que soit l’action retenue, il reste la dernière étape du raisonnement, qui est de nature politique. Nous devons agir, soit, mais qui est ce « nous » ? On tombe là sur la confusion sémantique habituelle entre nous et l’État, qui sévit hélas dans tous les domaines. Nous, ce n’est pas nécessairement l’État, bien au contraire. Par exemple, pendant que le gouvernement des États-Unis refusait de signer le protocole de Kyoto, les USA était l’un des pays, sinon le pays, où les entreprises investissaient le plus pour la protection de l’environnement.

Depuis John Locke et bien d’autres, la tradition libérale dit que l’État n’a pas le droit d’imposer des actions à tous les citoyens, que ce soit au nom de la science ou de la majorité, et que remettre les problèmes entre les mains de l’État est à la fois une forme de démission, un gage d’inefficacité et la porte ouverte à la tyrannie. Se reposer sur l’État pour résoudre un problème est la meilleure des façons de s’assurer que ce problème ne sera jamais résolu. Cette position s’applique évidemment à tous les domaines, y compris la protection de l’environnement.

Du fait que la Terre se réchauffe ne découle donc pas nécessairement que les États doivent légiférer pour l’empêcher. Entre les deux extrémités du raisonnement se cachent des hypothèses tout à fait contestables que les « sceptiques » essaient de faire remonter à la lumière dans l’intérêt du débat, sans pour autant nécessairement nier la réalité du réchauffement.

Bien entendu, la position libérale rappelée ci-dessus laisse toute liberté à tous les convaincus de faire le travail d’information et de persuasion qu’ils jugent utile et d’entreprendre eux-mêmes les actions qu’ils pensent nécessaires, en mobilisant leurs partisans mais sans imposer aux sceptiques d’y participer en quelque façon que ce soit, ni de s’y soumettre.

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  • On ne peut pas debattre d’un sujet sans en avoir tous les elements.
    On ne mentionne plus depuis longtemps un truc important :
    La terre est en equilibre thermique , equilibre mis a mal par le volcanisme et autres phenomenes naturels sur lesquels on ne peut pas agir. L’homme serait aussi un de ces phenomenes….personne ne peut le nier ,mais si on regarde son avenir dans les yeux ,il accroit son empreinte donc forcement…c’est dangereux pour la terre ,aussi dangereux qu’un volcan en permanence en eruption et de facon croissante….jusqu’a l’explosion finale ….on ne peut pas ne pas agir n’estce pas ?
    Bien sur ce scenario catastrophe est aussi bancal qu’un film du meme nom ,les acteurs sont mauvais les dialogues insipides le caractere des personnages risibles….mais’on adore se faire peur !
    On est réellement foutu pas a cause des delires de nos politiques mais à cause de la nature profonde de l’homme et de siecles de manipulation religieuse faisant de l’homme un etre malefique .
    Pour le que faire..vu que les evenemnts catastrophiques prevus sont dans quelques millenaires ,on ne va pas perdre son temps a s’adapter ,s’adapter a quoi ? donc il faut limiter immediatement la croissance humaine ,montrer que l’on agit..pour juger de l’efficacite de l’action , rendez vous en 12 345 apres JC.

    • la terre n’est pas en équilibre thermique…. on constate que le climat présente ce qu’on qualifie de stabilité..
      si je vous demande une observable qui est invariante au cours du temps sur la terre que répondrez vous?
      la proposition, le climat de la terre est « stable’ modulo une variabilité naturelle est elle même une hypothèse, et une façon de voir les choses..
      dans la nature les systèmes qui montrent une forme de stabilité sont plutôt des systèmes qui montrent de constantes « oscillations » qui sont bornées par le fait que des contre réactions se produisent quand on s’éloigne de ce qui serait un état d’équilibre…
      mais pourquoi les nina/ nino ,est ce conforme à l’ide que la terre est en équilibre?
      un des problèmes des systèmes complexes un peu chaotique est qu’ils peuvent avoir plusieurs etat de pseudo équilibre et qu’ils passent leur temps autour de ces états en chageant de temps à autre…
      ON NE SAIT PAS!!!
      imaginons que en terme physique le système climatique soit un bon bougre…il n’ est pas soumis à des forces extérieures « stables! » rotation de la terre, orbite axe de rotation, orbite de la lune…

    • La croissance humaine n’est PAS un problème car elle va s’arrêter, puis diminuer d’elle même toute seule!

  • çà fait belle lurette qu’on a compris que personne ne peut prétendre
    que le réchauffement climatique a pour origine les activités humaines, exclusivement;
    la mobilisation des millénaristes n’a qu’un but, il est politique et économique. Point.
    C’est l’enfumage du siecle , le protestantisme de l’époque , le schisme du « tout consommation » ..

    • clairement on peut le prétendre :), le prouver est autre chose..

    • Personnellement je n’ai jamais rencontré une personne terrorisée par le réchauffement climatique. Au mieux les gens vous diront, oui c’est un problème, et l’auront assez vite évacué dans leurs actes. Si les « millénaristes » font du bruit, qu’ils aient quelque influence, ils n’ont jamais pris le pouvoir durablement dans l’histoire. Si on admet le protestantisme dans cette mouvance, alors il faut aussi admettre qu’aux effets négatifs se superposent des effets positifs.

      Vous avez peur des « millénaristes » parce que vous ne comprenez pas le fonctionnement du monde. C’est émotionnel.

      • j’ai cité le protestantisme , non pas pour en critiquer le fond , mais le
        séisme qu’il a provoqué en europe..a l’epoque..

        hé bien , je pense que « les verts » c’est la meme chose, outre le fait qu’ils recyclent le socialisme en perte de vitesse afin d’offrir des postes , ils ont une vision de la société qui s’apparente au meme rejet des structures sociales en place a l’époque du schisme..
        je n’ai pas peur des « millénaristes » mais comme tous les croyants
        ils font chier leur monde avec leurs dogmes..
        ils ne veulent pas comprendre que si la france n’émettait plus rien
        çà donnerait comme resultat une baisse du réchauffement de 0,0007%..
        pourquoi font ils une fixette sur l’énergie? parce que l’énergie c’est du pognon..
        la pollution concerne surtout les villes , a la campagne on a pas de probleme de pollution..pourquoi ne pas taxer les citadins alors?
        ben c’est parce qu’ils y vivent

        • @ claude henry de chasne
          Ça ne tient pas très bien debout, vos propos.
          Le protestantisme est une église du christianisme; il s’intéresse essentiellement au domaine spirituel et moral, pas au politique.
          « Les Verts » sont des écoloGISTES (= écologiques politisés). Le prosélytisme touche bien plus la politique que la religion, actuellement! On ne parle plus de « combats religieux » mais bien de combats politiques!
          Les dogmes ne sont ni dans l’évangile ni dans la bible (récits): ce sont des créations humaines des églises. Les guerres de religion étaient encore plus politiques! Le millénarisme, au sens littéral, est une aimable plaisanterie, rien de plus.
          Qui demande à la France de ne plus rien émettre? Personne!
          L’énergie, c’est évidemment essentiel à la vie et à la survie. De plus la combustion de l’énergie apporte des déchets dont le CO2 n’est pas le pire!
          Il faut aussi savoir que la « pollution » touche aussi les campagnes, l’ozone, entre autres. Et un seul paysan peut « polluer » des hectares, pas un citadin!
          Et oui, jusqu’à présent, on n’est pas taxé parce qu’on est vivant (les morts ne paient qu’une fois!).

          • « « Les Verts » sont des écoloGISTES (= écologiques politisés). Le prosélytisme touche bien plus la politique que la religion,  »
            A ma connaissance, il n’y a que le domaine religieux pour excommunier les divergents. Dans le domaine politique, il y a toujours possibilité de débattre. Pas dans le domaine religieux.

            • Quoi qu’il aie fait, le cas Dieudonné ressemble bien à de l’excommunication politique.
              Comme tout ce qui touche la ‘Bêteuimmondeuuu’, on est loin du principe de Voltaire…

        • Il ne veulent pas comprendre, non ils ne peuvent pas comprendre. Ils sont comme ça ! C’est ce qui vous agace, ils ne sont pas sensibles aux arguments justes, vous n’avez pas de prise. Ce n’est pas grave du moment que certains, comme vous par exemple, s’y opposent.

  • quelle prétention de la part de l’homme qui s’imagine pouvoir contrer , de par ses actes et ses décisions , la vie de notre planète , ses mouvements , sa puissance , les colères de dame nature , ses périodes de réchauffements ou de refroidissement , bref , ce qu’elle fait depuis des milliards d’années avec ou sans l’homme ;

    • ben si l’humanité peut agir et agit sur la planète de façon significative…il est certainement plus pervers de penser qu’elle peut contrôler le climat puisque ça implique déjà que l’humanité doit agir de façon concertée ..
      macron lui est un champion du climat..moi je me suis juste décerné le titre de grand chambellan du climat..

      • @ jacques lemiere
        Bien sûr! Et c’est le destin de l’homme de se battre contre la « nature » ou de l’utiliser ou de s’en protéger: les paysans et les soignants ne font que ça! les constructeurs de maisons anti-sismiques aussi, le paratonère, la ceinture de sécurité etc … etc …

  • bravo pour cet article, qui expose toute la complexité du problème de manière claire et sans parti pris

  • «alors que dans l’histoire humaine les périodes de réchauffement ont toujours été des époques de prospérité et de développement, les périodes de refroidissement des périodes de misère et de violences.»

    Cela ne veut rien dire si on ne donne pas une échelle de temps, une limite géographique et des seuils de température, sinon je peux très bien dire le contraire. Par exemple
    https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/climatologie-arbres-ont-parle-romains-avaient-plus-chaud-nous-ete-39994/
    Un stress climatique peut également entraîner des progrès (agriculture, moulin à vent, social). Bref la relation climat/société est complexe.

  • Le point important est celui-ci: la terre s’est réchauffée et refroidie des dizaines de fois à des allures variables, dont certaines très rapides, notamment après la dernière glaciation.
    La terre se réchauffe-t-elle plus vite aujourd’hui? La réponse est: NON.
    L’homme n’y est pour rien à 99,9% de probabilité. Et quand on sait que le CO2 n’y est pour rien, alors, on frise la certitude.

  • Réjouissons-nous que la terre se réchauffe, ce qui signifie une période de prospérité. Il sera toujours temps de se lamenter lorsque la terre se refroidira et que nous irons vers une nouvelle période glacière.

  • La lutte contre le RCA, c’est l’Europe qui pète un câble (électrique), les USA qui n’y croient pas, la Chine qui s’en fout, l’Afrique qui réclame des sous et la Russie que cela arrange (ou qui arrange ?) que l’occident se saborde.

    Mais supermacron va sauver le monde dans sa superbe combi de ski bleue avec un ‘M’ sur la poitrine.

  • Bonjour, Internet fourmille d’informations sur la succession inexorable des changements climatiques, rarement fournies avec la finesse de Gérard Dréan. Comment discerner le vrai et le faux dans tout ça ? D’où le vrai problème : l’humanité n’est-elle pas en train de déséquilibrer encore plus le climat par sa pollution massive, contribuant ainsi à sa propre extinction ? Plus besoin de guerres et que la m..de submerge tout ! Cqfd…

  • Contrairement à ce qui est dit, il n’y a pas d’argument scientifique prouvant que les émissions humaines de CO2 provoquent un réchauffement global par augmentation de l’effet de serre. Il y a par contre une démonstration physique que l’effet de serre du CO2 est négligeable. Tous les modèles sont basés sur la corrélation entre l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère et l’extrapolation de l’évolution chaotique de la température globale. Ils sont donc tous faux. Il suffit de voir le décrochement entre les prévisions et les observations. Le graphique le plus clair a été publié dans Contrepoints il y a quelques jours.

    • Le point essentiel que l’effet de serre dû au CO2 est saturé depuis longtemps. Donc augmenter ou diminuer un peu le CO2 = zéro effet sur la température.

  • Extraordinaire ! Enfin une approche rationnelle sur l’observation du climat sur la Planète, et les analyses que l’on pourrait en faire. Il était temps !
    Depuis que le GIEC brode des conneries, sur le sujet, relayées par des troupeaux de tarés qui « Marchent » pour sauver la Planète, un smartphone a la main, et repartent en 4X4. Peut-être qu’un jour, ce qui sert de cervelle aux écolos cessant de surchauffer connement, la terre se refroidira.

    • @ Esprit critique
      Il semble que tous ceux qui pensent que le GIEC « brode des des conneries » ont lu le résumé mais pas le rapport authentique (avec les chiffres) du GIEC, assemblée impressionnante de scientifiques confirmés qui tentent de modéliser progressivement les connaissance sur le climat, tentative scientifique très récente: décrire, ça s’est fait depuis qu’on a écrit! Expliquer et vérifier, c’est très récent!

  • Excellent article qui expose très clairement le problème de l’environnement. Je me demande comment et pourquoi les catastrophistes , menés maintenant par des enfants manipulés, bénéficient d’une tribune si importante dans les media et même d’un Ministère. Pour moi, c’est incompréhensible!

    • Taxes écologiques, subventions aux assoces, subventions aux « renouvelables », subventions aux médias. Un parfait petit écosystème avec votre feuille d’impôt en premier maillon de la chaîne alimentaire. Il y a des douzaines d’articles sur CP et ailleurs qui mettent en évidence le racket sous-jacent. L’écologie politique n’a plus besoin d’élus pour être influente.

  • Hors propos ou pas …la terre se rechauffe ,ca me fait marrer quand je lis ca ,personne ne mesure la temperature de la terre sauf les plantes ,l’homme mesure la temperature de l’air et celle ci en fait ne mesure que le transfert d’energie de la terre vers le ciel…faudrait s’inquiéter , si l’air se rechauffe cela signifie que …la terre se refroidit …normal d’ailleurs vu l’age du systeme solaire ..

    • @ reactitude
      Ah bon! Moi je croyais que le soleil réchauffait la surface terrestre, moins chez moi, qu’à l’équateur!

  • Merci à l’auteur pour cet article et les précédents sur d’autres sujets toujours clairs, instructifs et pédagogiques. Le regard de l’observateur qui recherche la réalité mesurable sans chapelle ni dogme est salutaire pour l’époque. Au plaisir de lire la (les)
    suites.

  • Bon article ! (ya quand même un petit côté « si on croit aux licornes » où on sent l’opinion de l’auteur, mais au moins il ne fait pas que réciter le laïus des Zantitout)

  • Excellent article qui montre qu’il n’y a nul besoin d’être un « spécialiste du climat » pour comprendre pourquoi la théorie du « catastrophisme climatique dont seul L’État pourrait venir à bout » est une vaste supercherie dont l’unique but est de justifier la poursuite de l’augmentation liberticide des règlements et des prélèvement obligatoires.

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